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PROFIL DE L'INSTALLATION

la Corporation de production Énergie Nouveau-Brunswick

Centrale thermique de Grand Lac


Préparé par la :
Direction des agréments
Ministère de l'Environnement
Mai 2005



TABLE DES MATIÈRES

CONTEXTE

CONCEPTION DE LA CENTRALEPLANT DESIGN

     Description du procédé
     Matériel de contrôle de la pollution atmosphérique
     Modalités d'exploitation
     Surveillance continue de l'air ambiant
     Mesures de prévention de la pollution

EFFETS POSSIBLES SUR LA QUALITÉ DE L'AIR

     Effets sur la qualité de l'air ambiant
     Émissions d'anhydride sulfureux
     Émissions d'oxydes d'azote
     Émissions de particules
     Émissions de dioxyde de carbone
     Effet sur les dépôts acides

CONFORMITÉ AUX NORMES ENVIRONNEMENTALES

     Résumé des conditions de l'agrément d'exploitation
     Conformité aux conditions de l'agrément
     Exécution

PARTICIPATION DU PUBLIC

PERSONNES-RESSOURCES

RÉFÉRENCES



CONTEXTE

La Corporation de production Énergie Nouveau-Brunswick (Énergie NB) exploite la Centrale thermique de Grand Lac à Newcastle Creek, dans la paroisse de Canning, comté de Queens, Nouveau-Brunswick. C'est la plus ancienne centrale alimentée au combustible fossile qui est encore en service au Nouveau-Brunswick. Elle produit jusqu'à 60 mégawatts d'électricité à partir de la combustion de charbon pulvérisé comme combustible principal et de mazout no 2 comme combustible d'appoint pour faibles puissances.

La Centrale de Grand Lac est située à environ 8 km à l'est du village de Minto. Elle a été mise en service en 1931 avec deux tranches, chacune ayant la capacité de produire 5 mégawatts d'électricité. La centrale a été construite pour approvisionner la ville de Fredericton et la filature de coton à Marysville. Située sur les rives du Grand Lac, elle est à un endroit idéal puisqu'elle repose pratiquement sur le dessus des terrains houillers de Minto, qui l'approvisionnent en combustible (1).

En 1936, une troisième tranche, d'une capacité de 6,25 mégawatts, a été ajoutée à la centrale. Une quatrième tranche, d'une capacité de 7,5 mégawatts, a été installée en 1944 pour répondre à la demande accrue d'électricité dans la province.

Une deuxième centrale a été construite près du premier bâtiment en 1951-1953. Trois tranches ont été installées pour répondre à la demande résidentielle et industrielle accrue d'électricité. Les tranches 5 et 6 d'une capacité chacune de 5 mégawatts, ont été mises en service en 1951 et 1952 respectivement. La tranche 7, d'une capacité de 15 mégawatts, a été mise en service en 1953. La tranche no 8 d'une capacité de 60 mégawatts a été ajoutée à ce bâtiment en 1963.

Les tranches 1 et 2 ont été mises hors service en 1967 après avoir été exploitées pendant 36 ans. Les tranches 3 et 4 ont été mises hors service en 1976 après avoir été exploitées pendant 40 et 32 ans respectivement. Le premier bâtiment de chaudière a été démoli en 1987.

Les tranches 5, 6 et 7 ont été mises hors service en 1993 après avoir été en exploitation pendant plus de 39 ans. La chaudière de la tranche 5 continue d'être exploitée comme un système de chauffage d'appoint d'urgence pour la centrale au cas où la tranche 8 ne fonctionnerait pas. Cependant, la tranche 5 ne produit plus d'électricité.

Aujourd'hui, la Centrale de Grand Lac a la capacité de produire 60 mégawatts d'électricité à partir d'une tranche alimentée au charbon, la tranche 8. En 2004, la centrale de Grand Lac a brûlé 152 046 tonnes de charbon.

Comme l'exige le Règlement sur la qualité de l'air - Loi sur l'assainissement de l'air (2), la centrale doit mener ses opérations conformément aux conditions énoncées dans l'agrément d'exploitation délivré en vertu de ce règlement. L'agrément d'exploitation précise les conditions qui doivent être respectées afin de prévenir les conditions défavorables pour la qualité de l'air. Les conditions des agréments sont habituellement assez générales, et peuvent inclure diverses exigences : contraintes sur les paramètres opérationnelles; exigences relatives aux essais, à la surveillance et à l'exploitation de matériel antipollution atmosphérique; limites sur les émissions évacuées dans l'atmosphère; dispositions pour l'amélioration du matériel ou l'entretien; exigences pour l'urgence environnementale ou rapports de conformité et diverses autres conditions visant à minimiser l'impact de l'installation sur l'environnement. Le Règlement prévoit la délivrance d'agréments par le ministre de l'Environnement pour une durée précise, ne dépassant pas cinq ans.

Le certificat d'agrément de la Centrale thermique de Grand Lac en vertu du Règlement sur la qualité de l'air, portant le numéro I-3694, expire le 30 novembre 2005. Le Règlement sur la participation publique (3) en vertu de la Loi sur l'assainissement de l'air (4) précise qu'un processus de participation publique doit avoir lieu avant le renouvellement des agréments d'exploitation des grandes sources d'émissions (source de catégorie I), dont la Centrale de Grand Lac. Le profil de cette installation fournira de l'information générale sur l'exploitation de la Centrale thermique de Grand Lac, y compris sa conception, ses effets sur la qualité de l'air et la conformité à son agrément.

CONCEPTION DE LA CENTRALE

La Centrale thermique de Grand Lac est la plus ancienne centrale alimentée au combustible fossile encore exploitée au Nouveau-Brunswick. Elle a une capacité de production totale d'environ 60 mégawatts d'électricité. La centrale est alimentée au charbon local, le mazout no 2 étant utilisé comme combustible d'appoint à des puissances faibles.

Description du procédé

Dans le procédé de production d'électricité thermique utilisé à cette centrale, la vapeur est produite par la combustion de charbon local. Le charbon local est livré à la centrale par camion où il est broyé à une grosseur d'environ 2 cm avant d'être transporté par convoyeur aux trémies de stockage. À partir des trémies, le charbon est envoyé à un pulvérisateur où il est broyé en poudre fine de façon à assurer une combustion plus efficace du combustible.

Dans le procédé de combustion, le charbon pulvérisé est injecté dans la chaudière où il est mélangé avec l'air à de hautes températures. Le charbon et l'air subissent une réaction chimique qui donne lieu au brûlage du charbon, ce qui émet de grandes quantités de chaleur. La chaleur de la réaction de la combustion est transférée, à travers les parois des tubes de la chaudière, à l'eau s'écoulant à l'intérieur des tubes de la chaudière, ce qui fait bouillir l'eau pour produire de la vapeur. La vapeur est surchauffée dans la section supérieure de la chaudière et ensuite dirigée vers une turbine que l'énergie calorifique de la vapeur fait tourner. Le mouvement de rotation de la turbine actionne un générateur qui convertit l'énergie mécanique en électricité pour le réseau électrique du Nouveau-Brunswick. La vapeur est ensuite condensée et réutilisée dans le procédé.

Le reste du matériel de procédé à la centrale assure le contrôle environnemental des polluants produits par la combustion du charbon. La réaction de combustion produit des gaz d'échappement à partir du brûlage du charbon et des volatils dans le charbon. Les gaz d'échappement comprennent généralement des particules solides (particules) et des gaz de combustion (comme l'anhydride sulfureux, les oxydes d'azote, le monoxyde de carbone, le dioxyde de carbone, l'air et la vapeur d'eau). Ce matériel de contrôle de la pollution atmosphérique est expliqué ci-dessous.

Matériel de contrôle de la pollution atmosphérique

La Centrale thermique de Grand Lac est munie d'un dépoussiéreur électrique qui enlève les particules produites par la combustion, en donnant aux particules une charge d'un courant électrique et fait la collecte des particules énergisées. Le dépoussiéreur électrique a été installé en 1989 et comprend deux banques de serpentins et de plaques chacun ayant trois champs, utilisés pour l'enlèvement efficace des particules des gaz de combustion.

Les gaz de combustion sont ensuite émis dans l'atmosphère par une cheminée d'une hauteur de 76,2 mètres (250 pieds) au-dessus du niveau du sol. La tranche 8 à Grand Lac est équipée d'instruments qui surveillent l'opacité (c'est-à-dire la noirceur) des gaz de combustion sur une base continue à un lieu en aval du dépoussiéreur électrique. Par conséquent, un programme de surveillance continue des émissions (MSCE) mis au point par Énergie NB est utilisé afin d'estimer le taux des émissions d'anhydride sulfureux et des oxydes d'azote sur une base continue.

Modalités d'exploitation

La centrale a un programme quotidien de prévisions de la qualité de l'air, appelé Système de contrôle supplémentaire. Grâce à ce programme, les exploitants de la centrale déterminent la contribution maximum de la centrale au niveau ambiant de polluants pour chaque heure sur une période de 24 heures.

Le Système de contrôle supplémentaire comprend un modèle de dispersion de la qualité de l'air pour le site. Il est alimenté avec des données sur le profil de la température de l'atmosphère obtenues d'un ballon-sonde météorologique (appelé une " mini-sonde "), les prévisions de la météo d'heure en heure d'Environnement Canada, les prévisions de la charge d'heure en heure pour la centrale et les données de la plus récente analyse du combustible. Le ballon-sonde est relâché une fois par semaine et pour les autres essais du système de contrôle supplémentaire, un scénario du pire cas est présumé.

Le modèle calcule ensuite la concentration maximale prévue au niveau du sol d'anhydride sulfureux de l'installation pour chaque heure de la journée. Le Système de contrôle supplémentaire fournit de l'information valable au personnel de la centrale sur les concentrations d'anhydride sulfureux prévues, sur la direction du vent et sur la durée et sur les sautes de vent. Le Système de contrôle supplémentaire prédit les problèmes. Si des concentrations d'anhydride sulfureux élevées sont constatées dans le bassin atmosphérique, des mesures de contrôle sont prises et les prévisions du Système de contrôle supplémentaire servent à déterminer la durée du problème qui est prévisible. S'il est prévu que la durée sera prolongée, la tranche 8 peut être mise hors service.

Surveillance continue de l'air ambiant

Toutes les centrales d'Énergie NB, y compris celle de Grand Lac, ont des systèmes de surveillance continue des émissions (SCE) ou des systèmes équivalents pour mesurer sur une base continue les niveaux d'émission dans l'atmosphère. À Grand Lac, les émissions d'anhydride sulfureux et d'oxydes d'azote (NOx) sont évaluées sur une base continue à l'aide d'un programme de surveillance continue des émissions. L'opacité des gaz de combustion est vérifiée sur une base continue à l'aide des instruments situés à l'intérieur de la cheminée. Grâce à ces moniteurs, Énergie NB peut estimer les taux d'émission de ces polluants sur une base continue, et ajuster les paramètres d'exploitation lorsque les niveaux de polluants indiquent la probabilité d'un problème d'émission.

De plus, la centrale exploite un réseau de surveillance de la qualité de l'air ambiant dans la région environnante pour vérifier les concentrations au sol d'anhydride sulfureux et des particules dans l'air ambiant. Le réseau comprend quatre stations de surveillance de la qualité de l'air situées à Flower's Cove, Newcastle Center, Bailey Point et Cox Point. Chaque station de surveillance est munie d'un moniteur d'anhydride sulfureux pouvant fournir des données continues à la salle de commande de la centrale. Chaque station est aussi munie d'un échantillonneur à grand débit des particules qui fonctionne tous les six jours selon le calendrier du Réseau national de surveillance de la pollution atmosphérique d'Environnement Canada (RNSPA). En plus du moniteur d'anhydride sulfureux et de l'échantillonneur à grand débit au site de Newcastle Center, un moniteur mesure les niveaux ambiants de fines particules (particules inférieures ou égales à 10 microns de diamètre, PM10). Si les émissions de la centrale ou les conditions atmosphériques donnent lieu à des concentrations élevées d'anhydride sulfureux qui sont proches de la norme provinciale pour la qualité de l'air ambiant, la centrale réduira sa charge de production et par conséquent ses émissions afin d'atténuer le dépassement de la norme.

Énergie NB exploite également une station de surveillance des dépôts acides dans un rayon de 80 kilomètres de l'installation du Grand Lac, afin de surveiller les niveaux de dépôts de sulfate humide, de nitrate humide et d'acidité dans la région. La centrale est située à Coles Island.

Mesures de prévention de la pollution

Le concept de la prévention de la pollution est fortement appuyé par des agences de réglementation à l'échelle mondiale comme une stratégie efficace de protection et d'amélioration de l'environnement. La prévention de la pollution vise à réduire et à minimiser la formation de polluants environnementaux grâce à un certain nombre de changements fonctionnels plutôt que par des efforts visant à contrôler les émissions de ces polluants après qu'ils ont été émis. La prévention de la pollution présente l'avantage également de réduire les émissions de plusieurs polluants en même temps. Elle permet d'éviter l'ajout de matériel coûteux de contrôle de la pollution atmosphérique qui est généralement conçu pour contrôler les émissions d'un seul polluant particulier.

Les mesures de prévention de la pollution visant à limiter au minimum les effets sur la qualité de l'air de la Centrale de Grand Lac comprennent le Système de contrôle supplémentaire décrit ci-dessus. Également, l'adoption de nouvelles normes pour le système de gestion environnementale comme l'ISO 14000, est une mesure très prometteuse en ce qui a trait à l'avancement du principe de la prévention de la pollution. Énergie NB a commencé à mettre en oeuvre un système de gestion environnementale conforme à la norme ISO 14000 à la Centrale thermique de Coleson Cove à la fin de 1997. Des projets semblables ont été appliqués à d'autres centrales, y compris Grand Lac, qui a mis en oeuvre son Système de gestion environnementale en 2000.

EFFETS POSSIBLES SUR LA QUALITÉ DE L'AIR

Effets sur la qualité de l'air ambiant

La centrale exploite quatre stations de surveillance de l'air ambiant près du site. Ces stations sont situées à Flower's Cove, Newcastle Center, Bailey Point et Cox Point. Chacune de ces stations de surveillance mesure, sur une base continue, les niveaux d'anhydride sulfureux dans le bassin atmosphérique et les particules sont surveillées une fois tous les six jours selon le calendrier du Réseau national de surveillance de la pollution atmosphérique d'Environnement Canada. Une tour météorologique située à proximité fournit des relevés continus des conditions météorologiques près de la centrale, y compris la température de l'air ambiant, la vitesse du vent, la direction du vent et la pression barométrique. Les données recueillies par ces moniteurs depuis leur mise en service n'ont pas révélé de concentrations sensibles d'anhydride sulfureux ou de particules. Des incidents périodiques ont été notés pour l'anhydride sulfureux qui généralement sont de courte durée mais qui causent occasionnellement un dépassement des normes de la qualité de l'air ambiant. Ces moniteurs détectent les concentrations intégrées du milieu général et des sources locales et régionales dans la région.

Énergie NB exploite également une station de surveillance de dépôts acides à l'intérieur d'un rayon de 80 kilomètres de la centrale, située à Coles Island. L'analyse des données de surveillance recueillies depuis 1996 révèle que les dépôts acides dans la région du Grand Lac sont demeurés relativement constants.

Émissions d'anhydride sulfureux

Depuis 1994, Énergie NB exploite à un niveau inférieur au plafond des émissions d'anhydride sulfureux annuelles de 123 000 tonnes pour son réseau. Ce plafond a été attribué à Énergie NB à la suite de l'Entente Canada-Nouveau-Brunswick concernant un programme de réduction des émissions d'anhydride sulfureux - 1992 (5) et est la principale contrainte qui limite les activités d'Énergie NB. Énergie NB peut répartir les émissions entre les différentes centrales comme elle le juge à propos, pourvu que la qualité de l'air ambiant n'en subisse pas d'effets néfastes dans une région donnée. Le tableau 1 résume les émissions historiques d'anhydride sulfureux pour l'ensemble du réseau d'Énergie NB et pour la centrale de Grand Lac plus particulièrement, au cours des neuf dernières années.

Tableau 1 : Émissions d'anhydride sulfureux historiques pour l'ensemble du réseau d'Énergie NB et la centrale de Grand Lac.

Année Total des émissions de SO2 d'Énergie NB(tonnes par année) Émissions de SO2 de Grand Lac(tonnes par année) Émissions de Grand Lacen pourcentage dutotal d'Énergie NB
1993 117 000 15 000 12,82
1994 85 600 18 900 22,08
1995 67 300 24 000 35,66
1996 51 600 26 600 51,55
1997 85 000 22 500 26,47
1998 99 100 22 500 22,70
1999 84 100 21 200 25,21
2000 97 300 25 100 25,80
2001 110 400 28 300 25,63
2002 83 110 24 200 29,12
2003 72 030 23 300 32,35
2004 70 500 24 700 35,04


Les données du tableau 1 permettent de faire quelques observations. D'abord, on peut constater que le plafond des émissions de 123 000 tonnes pour l'ensemble du réseau d'Énergie NB n'a pas été dépassé depuis son entrée en vigueur en 1994. Deuxièmement, les émissions de la Centrale de Grand Lac représentent une partie importante (environ 25 %) du total des émissions d'Énergie NB. Cette situation est attribuable à la teneur relativement élevée en soufre (environ 8 % de soufre) du charbon indigène utilisé comme combustible.

La centrale doit respecter les conditions précisées dans son agrément d'exploitation. Une des conditions exige qu'Énergie NB réduise la charge d'exploitation sur la chaudière lorsque les concentrations d'anhydride sulfureux au sol mesurées aux stations de surveillance ambiantes, atteignent presque ou dépassent les normes ambiantes établies dans le Règlement sur la qualité de l'air. Cela réduit les émissions de la centrale de façon à éviter un dépassement de la norme de l'air ambiant dans le bassin hydrographique. La centrale respecte constamment ces limites au niveau du sol à la suite de modalités de réduction de la charge mais il peut y avoir des dépassements à l'occasion.

Émissions d'oxydes d'azote

Les oxydes d'azote se forment dans un procédé de combustion par la dissociation de l'azote dans l'air (appelé " NOx thermique ") et de la teneur en azote du combustible (appelé " NOx du combustible "). Dans presque tous les cas, les NOx thermiques sont prédominants puisque la teneur en azote du combustible fossile est relativement faible. Une fois émis dans l'atmosphère, les oxydes d'azote participent à une réaction chimique secondaire avec des composés organiques volatils en présence de la lumière du soleil pour former l'ozone trosphosphérique, la principale composante du smog photochimique. Il est largement reconnu qu'en général l'ozone trosphosphérique qui se trouve au Nouveau-Brunswick provient du transport à longue distance des polluants provenant de l'Est des États-Unis et du centre du Canada. Les oxydes d'azote peuvent également s'associer à la vapeur d'eau dans l'atmosphère pour former des nitrates humides, qui plus tard se déposent au niveau du sol et peuvent causer l'acidification.

Les émissions d'oxydes d'azote de Grand Lac varient légèrement d'une année à l'autre, mais depuis 1994, elles sont demeurées relativement constantes, variant de 800 à 1 000 tonnes par année.

Émissions de particules

Les particules se forment dans un procédé de combustion à partir de la combustion incomplète du combustible, et à partir de diverses impuretés que peut contenir le combustible comme les oligo-éléments. Les particules sont importantes en particulier du point de vue de la nuisance, les particules (la " suie ") pouvant se déposer sur les propriétés avoisinantes. Toutefois, les fines particules sont de plus en plus préoccupantes dans les régions nord-américaines en raison des effets que peuvent avoir sur la santé de l'inhalation des particules, qui peuvent se loger à l'intérieur du poumon humain.

À la Centrale de Grand Lac, les émissions de particules sont contrôlées dans un dépoussiéreur électrique pour atteindre un taux d'enlèvement de 99,5 %. Depuis 1994, les émissions de particules à l'installation ont varié de 30 et 120 tonnes de particules par année, qui est une quantité relativement faible vu la dimension de la centrale.

Le certificat d'agrément de la centrale précise une limite des particules de 160 milligrammes de particules par mètre cube d'air (dans des conditions standards de 25 oC et 101,3 kilopascals et corrigées à 3 % d'oxygène). C'est la même limite qui a été établie dans les Lignes directrices nationales sur les dégagements des centrales thermiques nouvelles (6). Les essais à la source effectués sur une base annuelle, ont démontré que les émissions de particules sont en deçà de cette limite. Par exemple, les essais effectués en 2002 ont révélé des concentrations de particules de 61,8 milligrammes par mètre cube. Les essais en 2003 et 2004 ont donné des concentrations de particules de 38,3 et de 53,18 milligrammes par mètre cube respectivement. Par conséquent, la centrale n'est pas un contributeur important aux émissions de particules.

Émissions de dioxyde de carbone

Les émissions de dioxyde de carbone dans l'atmosphère sont importantes en raison de leur contribution aux changements climatiques (également désignés sous le nom de " réchauffement de la planète " ou " effet de serre "). Les changements climatiques sont le résultat des polluants naturels et industriels qui captent la radiation solaire et la chaleur dans l'atmosphère de la terre, ce qui entraîne un réchauffement graduel de l'atmosphère de la planète. Des variations naturelles des températures atmosphériques mondiales se sont produites au cours des derniers siècles. Le taux auquel les températures atmosphériques mondiales augmentent (évalué actuellement à environ 0,1 degré Celsius par décennie) semble être plus élevé qu'il ne l'a jamais été par le passé. Cette situation serait attribuable à une augmentation graduelle des niveaux de polluants dans l'atmosphère. Les changements climatiques, si aucune mesure n'est prise pour y remédier, peuvent causer de sérieux dommages écologiques et modifier considérablement les climats de la terre.

Le dioxyde de carbone se forme dans une station génératrice à partir de la combustion des combustibles fossiles. En général, plus le procédé de combustion est efficace, plus la quantité de dioxyde de carbone produite par une unité de chaleur est grande, puisque la majeure partie du carbone dans le combustible est brûlé entièrement.

Grand Lac contribue entre 0,3 et 0,41 million de tonnes de dioxyde de carbone par année, qui représente moins de 0,1 % du total des émissions de dioxyde de carbone pour tout le Canada. Comparativement au contexte mondial, ces émissions sont relativement faibles.

Le Canada a ratifié le Protocole de Kyoto en vue de réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES) de 6 % des niveaux de 1990 d'ici 2008 2012. Le gouvernement fédéral a entamé des négociations avec les grandes sources d'émission de GES en vue d'en arriver à une entente concernant les réductions visées. Le cadre de l'entente comprend des dispositions pour un programme d'échanges intérieurs des émissions.

En outre, les gouverneurs de la Nouvelle Angleterre et les premiers ministres de l'Est du Canada ont accepté en 2001 un Plan d'action concernant les changements climatiques afin de réduire les émissions régionales de GES en privilégiant une méthode qui soit économique tout en maintenant des sources d'énergie fiables. Ce plan établit des cibles de réduction régionales :


Même si le Nouveau Brunswick produit environ 3 % des émissions de GES au Canada, toutes les administrations seront appelées à s'attaquer aux changements climatiques. Environ 90 % des 20 millions de tonnes d'émissions de dioxyde de carbone du Nouveau Brunswick proviennent de la combustion des combustibles fossiles utilisés pour la production d'électricité, ce qui équivaut environ à 47 % ou à 9 millions de tonnes. Les possibilités en vue de modifier substantiellement le mélange de production, à court terme, comme moyen d'action pour lutter contre les GES, sont limitées. La remise à neuf de la Centrale de Point Lepreau constitue l'élément clé de la stratégie d'Énergie NB en vue d'atténuer les émissions de dioxyde de carbone et de répondre aux limites prévues. Chaque année, la Centrale de Point Lepreau réduit ses émissions de dioxyde de carbone d'environ 2 à 4 millions de tonnes comparativement aux autres solutions de rechange de production d'énergie pas l'utilisation de combustibles fossiles.

Énergie NB prévoit réduire les émissions de dixoyde de carbone afin d'atteindre l'objectif de 2010 des premiers ministres de l'Est du Canada et des gouverneurs de la Nouvelle Angleterre par :


Afin de réaliser la réduction supplémentaire fixée pour 2020, les exportations à marges plus élevées seront abandonnées ou des crédits de réduction des émissions de dioxyde de carbone seront acquis. Ces crédits de réduction des émissions peuvent être obtenus par l'achat d'énergie à faible taux d'émission de l'intérieur et de l'extérieur de la province ou par l'achat de crédits par l'entremise des mécanismes d'échange d'émissions.

L'économie du Nouveau Brunswick repose grandement sur les ressources naturelles. Les industries manufacturières sont de gros consommateurs d'énergie et sont axées sur l'exportation. Cela pose le défi d'établir un lien entre les stratégies de réduction des émissions de gaz à effet de serre et les coûts énergétiques et la compétitivité économique. Le gouvernement provincial élabore actuellement un plan d'action sur les changements climatiques pour le Nouveau Brunswick. Au début de 2003, une première consultation comprenait une discussion sur les objectifs de réduction d'émissions, les mesures de séquestration et les incidences économiques des mesures d'atténuation et d'adaptation. Préciser le rôle de l'énergie nucléaire et définir la réduction visée pour chaque secteur de l'économie (7,8), voilà qui constituera une priorité du processus de consultation.

Effet sur les dépôts acides

Les émissions d'anhydride sulfureux, d'oxydes d'azote et d'autres gaz acides, combinées avec la vapeur d'eau dans l'air, peuvent contribuer à la formation de dépôts acides. Des études effectuées en 1991 et 1993 ont révélé qu'environ 80 à 85 % des dépôts de sulfate humide et 98 % des dépôts de nitrate humide dans notre région résultent du transport à longue distance des polluants provenant de régions de l'extérieur du Nouveau-Brunswick (9,10).

En novembre 1995, une station de surveillance de dépôts humides a été installée dans une région près de la centrale de Grand Lac. Cette station de surveillance a été installée à Coles Island. Les résultats de la surveillance révèlent que les dépôts acides sont demeurés en deçà de la charge mondiale visée de 20 kilogrammes par hectare par année mais a dépassé la charge critique de 8 kilogrammes par hectare par année (11).

CONFORMITÉ AUX NORMES ENVIRONNEMENTALES

La Centrale thermique de Grand Lac est exploitée conformément aux normalités et aux conditions établies dans son agrément d'exploitation, délivré conformément à l'article 3 du Règlement sur la qualité de l'air - Loi sur l'assainissement de l'air. Les conditions visent à assurer que l'impact environnemental de la centrale pendant ses activités quotidiennes n'ont pas d'effets néfastes sur la qualité de l'air dans les zones avoisinantes, ainsi qu'à l'échelle régionale et mondiale. Le respect des conditions de l'agrément est obligatoire et toute infraction peut faire l'objet des mesures d'application décrites dans la Politique d'observation et d'exécution du ministère de l'Environnement (12).

Résumé des conditions de l'agrément d'exploitation

Les principales conditions de l'agrément d'exploitation I-3694 délivré le 15 décembre 2002 pour la Centrale de Grand Lac peuvent être résumées comme suit :

  1. Limiter le taux d'évacuation des particules de la cheminée à moins de 160 milligrammes par mètre cube de gaz de combustion (à des conditions normales et corrigé à 3 % d'oxygène);

  2. S'assurer que la contribution de la centrale aux concentrations au niveau du sol dans l'air ambiant d'anhydride sulfureux ne dépasse pas 900 microgrammes par mètre cube (34 pphm) sur une base horaire, 300 microgrammes par mètre cube (11 pphm) sur une base de 24 heures, ou 30 microgrammes par mètre cube (1 pphm) sur une base annuelle. Également, la centrale ne peut pas causer un dépassement des normes de la qualité de l'air ambiant figurant à l'annexe B du Règlement sur la qualité de l'air;

  3. Exploiter un système de surveillance continue des émissions pour mesurer de façon continue les taux d'évacuation d'anhydride sulfureux et d'oxydes d'azote de la cheminée et tenir des dossiers de ces relevés;

  4. Exploiter un moniteur de surveillance continue de l'opacité situé à un point en aval du dépoussiéreur électrique en tout temps pendant que la centrale fonctionne de façon continue;

  5. Exploiter un système de contrôle supplémentaire sur une base quotidienne pour prédire les concentrations au niveau du sol de l'anhydride sulfureux résultant de l'exploitation de la Centrale thermique de Grand Lac;

  6. Entreprendre une réduction de la charge d'exploitation sur la chaudière afin de réduire les effets environnementaux de la centrale lorsque les concentrations d'anhydride sulfureux mesurées au niveau du sol approchent ou dépassent les limites établies dans le Règlement sur la qualité de l'air;

  7. Effectuer un échantillonnage des gaz de combustion sur une base annuelle pour déterminer le taux d'émission d'anhydride sulfureux, d'oxydes d'azote et de particules à l'aide de la méthodologie approuvée et fournir un rapport de ces mesures au ministre;

  8. Exploiter un réseau de surveillance de la qualité de l'air ambiant dans la région de la centrale, muni d'au moins quatre stations de surveillance pouvant mesurer l'anhydride sulfureux sur une base continue, et mesurer les particules une fois tous les six jours selon le calendrier du Réseau national de surveillance de la pollution atmosphérique d'Environnement Canada;

  9. Installer et exploiter un moniteur ambiant capable de mesurer les fines particules (particules inférieures ou égales à 10 microns de diamètre, PM10);

  10. Exploiter au moins une station de surveillance de dépôts de sulfate humide située à moins de 80 kilomètres de la centrale;

  11. Soumettre un rapport trimestriel sur l'exploitation de la centrale, pour inclure les détails de toutes perturbations ou conditions anormales, un résumé des concentrations prévues au niveau du sol obtenu du SCS et fournir toutes les données du Système de surveillance continue des émissions ayant fait l'objet d'un contrôle de la qualité ainsi que les données sur la qualité de l'air ambiant;

  12. Soumettre un rapport annuel sur les quantités et la qualité du combustible brûlé chaque année, ainsi que les taux d'émission calculés de l'anhydride sulfureux, des oxydes d'azote, des particules et du dioxyde de carbone;

  13. Soumettre un rapport annuel détaillé de l'exploitation de la centrale, qui comprend des renseignements sommaires sur toute infraction, le facteur de capacité annuel et un résumé de l'exploitation des systèmes de surveillance continue des émissions dans l'air ambiant et des systèmes de dépôts acides.

Conformité aux conditions de l'agrément

Toutes les conditions de l'agrément d'exploitation I-3694 ont été satisfaites depuis la délivrance de l'agrément le 15 décembre 2005, à l'exception de quelques dépassements de la norme horaire d'anhydride sulfureux dans l'air ambiant (voir numéro 2 ci-dessous). Voici un résumé de la conformité de la centrale aux principales conditions de l'agrément indiquées ci-dessous au cours des années civiles 2002, 2003 et 2004.

  1. Un échantillonnage des gaz de combustion a été effectué chaque année et les résultats ont révélé que le taux d'émission de particules est bien en deçà de la limite de 160 mg/m3 (résultat de 2002 = 61,8 mg/m3, résultat de 2003 = 38,3 mg/m3, résultat pour 2004 = 53,8 mg/m3).

  2. Pendant la durée de l'agrément, peu nombreux ont été les dépassements des limites de contrôle de la qualité de l'air ambiant et des normes de la qualité de l'air ambiant indiquées en détail dans l'annexe B du Règlement sur la qualité de l'air. Voici un résumé des dépassements constatés en 2002, 2003 et 2004 :

    Type de dépassement Nombre dedépassementsen 2002 Nombre dedépassementsen 2003 Nombre dedépassementsen 2004
    Moyenne horaire de SO2 supérieure à la norme de 900 µg/m3 (34 pphm) pour l'air ambiant 8 6 7
    Moyenne de 24 heures pour le SO2 supérieure à la norme de 300 µg/m3 (11 pphm) pour l'air ambiant 0 0 0
    Moyenne annuelle de SO2 supérieure à la norme de 30 µg/m3 (1 pphm) pour l'air ambiant 0 0 0
    Moyenne annuelle de SO2 supérieure à la norme de 60 µg/m3 (2 pphm) pour l'air ambiant 0 0 0


  3. Le Système de surveillance des émissions continues pour l'anhydride sulfureux et les oxydes d'azote a été exploité sur une base continue pendant toute la durée de l'agrément, à une disponibilité du système de 100 %.

  4. Un moniteur d'opacité continu a été exploité en tout temps lorsque la centrale était exploitée de façon continue et les données sur l'opacité sont tenues dans un dossier à la centrale de Grand Lac.

  5. Le Système de contrôle supplémentaire a été exploité sur une base quotidienne pendant toute la durée de l'agrément.

  6. Les mesures de contrôle, par la réduction de la charge sur la chaudière, ont été mises en oeuvre à environ 330 occasions depuis janvier 2002, à la suite de concentrations accrues d'anhydride sulfureux au niveau du sol ou de mauvaises conditions atmosphériques. Les réductions de la charge ont été mises en oeuvre afin de prévenir les dépassements des limites d'anhydride sulfureux dans l'air ambiant.

  7. L'échantillonnage dans la cheminée pour les particules, l'anhydride sulfureux et les oxydes d'azote a été effectué sur une base annuelle par le personnel qualifié.

  8. Quatre moniteurs d'anhydride sulfureux ambiants et quatre moniteurs de particules à haut débit ont été exploités pendant toute la durée de l'agrément, sauf pendant les périodes de calibrage et d'entretien régulier qui ont été généralement de courte durée. Aucun problème de fiabilité n'a été constaté par rapport aux moniteurs. Tous les moniteurs d'anhydride sulfureux envoient des données continues à la salle de commande de la centrale et les relevés sont surveillés sur une base continue par les exploitants de la centrale.

  9. En plus du moniteur d'anhydride sulfureux et de l'échantillonneur à haut débit au site de Newcastle Center, un moniteur mesure les niveaux ambiants de fines particules (particules inférieures ou égales à 10 microns de diamètre, PM10).

  10. Une station de surveillance des dépôts de sulfate humide a été exploitée avec fiabilité à moins de 80 kilomètres de la centrale. Le moniteur est situé à Coles Island.

  11. Des rapports trimestriels ont été soumis à temps et tous étaient complets.

  12. Des rapports de la consommation annuelle de combustible et de la qualité du combustible ont été soumis à temps et ils étaient complets, en plus des taux des émissions calculés d'anhydrides sulfureux, d'oxydes d'azote, de particules et de dioxyde de carbone.

  13. Des rapports annuels détaillés ont été soumis à temps et ils étaient complets.

Exécution

Les méthodes d'exécution utilisées par le ministère de l'Environnement sont expliquées dans la Politique d'observation et d'exécution du ministère (12). Celles-ci peuvent inclure, mais de façon non limitative : calendrier de conformité, avertissements oraux et écrits, ordonnances et poursuites. Même si la politique ne le précise pas de façon particulière, il est possible de modifier les agréments en y ajoutant des conditions plus rigoureuses, pendant la période valide et au moment du renouvellement, pour régler les questions de conformité particulières ou réduire les effets de la centrale sur l'environnement. Le nouveau Règlement en vertu de la Loi sur l'assainissement de l'air permet d'imposer des pénalités administratives pour des infractions mineures comme solution de rechange aux méthodes d'exécution traditionnelles.

Jusqu'à maintenant, aucune ordonnance, amendes administratives, ou aucun avertissement relativement à la qualité de l'air n'a été délivré à la Centrale thermique de Grand Lac. De plus, aucune poursuite n'a été entamée relativement à des questions de qualité de l'air pour cette centrale.

PARTICIPATION DU PUBLIC

Énergie NB a indiqué qu'elle favorise des relations communautaires positives et rend compte aux contribuables du Nouveau-Brunswick, en appliquant une politique de la porte ouverte pour toutes ses installations, y compris Grand Lac. Un membre du public ou un intervenant intéressé qui veut obtenir d'autres informations sur ses centrales d'électricité peut communiquer avec Énergie NB pendant les heures normales. La Société peut également prendre des arrangements pour faire visiter la centrale ou assurer d'autres types d'interactions communautaires.

Il est possible d'obtenir de l'information concernant les centrales d'Énergie NB en consultant le " Rapport de performance environnementale ". Cette publication annuelle est accessible à tout membre du public, sur demande. La Société d'énergie a également un site Web sur lequel figurent des renseignements concernant l'électricité, les centrales, la performance environnementale et un éventail d'autres sujets.

PERSONNES-RESSOURCES

Pour obtenir plus d'information sur l'exploitation de la Centrale thermique de Grand Lac, communiquer avec :

Personne-ressource de la Société :

Monsieur Jim Samms
Assistant technique II
Services de l'environnement
Corporation de production Énergie Nouveau-Brunswick
C.P. 2010, 515, rue King
Fredericton (N.-B.) E3B 5G4
Téléphone : 506 458-3756
Télécopieur : 506 458-4000
Courriel : jsamms@nbpower.com

Personne-ressource de la Centrale:

Monsieur Jack Walsworth
Gérant de la centrale Centrale de Grand Lac
Corporation de production Énergie Nouveau-Brunswick
25, chemin Wharf
Newcastle Creek (N.-B.) E4B 2J8
Téléphone : 506 327-2806
Télécopieur : 506 327-2809
Courriel : jwalsworth@nbpower.com

Pour obtenir de l'information sur ce document ou sur les règlements environnementaux concernant la qualité de l'air, communiquer avec :

Monsieur Mark Glynn, ing.
Gérant de la section d'énergie et fabrication
Direction des agréments
Ministère de l'Environnement du Nouveau-Brunswick
C.P. 6000, 20, rue McGloin
Fredericton (N.-B.) E3B 5H1
Téléphone : 506 454-4599
Télécopieur : 506 457-7805
Courriel : mark.glynn@gnb.ca

Pour exprimer des commentaires ou obtenir des renseignements sur le processus de participation publique, communiquer avec :

Madame Michelle Daigle
Agente de participation du public
Direction des communications et des services éducatifs
Ministère de l'Environnement du Nouveau-Brunswick
C.P. 6000, 20, rue McGloin
Fredericton (N.-B) E3B 5H1
Téléphone : 506 453-3700
Télécopieur : 506 453-3843
Courriel : michelle.daigle@gnb.ca

RÉFÉRENCES
  1. Société d'énergie du Nouveau-Brunswick. Demande d'agrément. Le 11 mars 2005.

  2. Gouvernement du Nouveau-Brunswick. Règlement sur la qualité de l'air. Règlement 97-133 établi en vertu de la Loi sur l'assainissement de l'air, 1997.

  3. Gouvernement du Nouveau-Brunswick, Règlement sur la participation publique. Règlement 2001-98 déposé en vertu de la Loi sur l'assainissement de l'air, 2001.

  4. Gouvernement du Nouveau-Brunswick, Loi sur l'assainissement de l'air. Chapitre C-5.2, L.N.B. 1997.

  5. Gouvernements du Canada et du Nouveau-Brunswick. Entente Canada-Nouveau-Brunswick concernant un programme de réduction des émissions d'anhydride sulfureux - 1992. Mars 1992.

  6. Gouvernement du Canada. Lignes directrices nationales sur les dégagements des centrales thermiques nouvelles. Environnement Canada, lignes directrices publiées en vertu de la Loi canadienne sur la protection de l'environnement. Février 1993.

  7. Société d'énergie du Nouveau Brunswick. Rapport de performance environnementale 2002. Août 2003.

  8. Société d'énergie du Nouveau Brunswick. Rapport de performance environnementale 2003. Mai 2004.

  9. Davis, C.S., Wong, V., Ciccone, A. Adaptation and Application of a Model for Predicting Wet Sulphur Deposition in New Brunswick. Concord Environmental, report CEC J1773, Décembre 1991.

  10. Davis, C.S., Wong, V., Ciccone, A. Adaptation and Application of a Model for Predicting Wet Nitrogen Deposition in New Brunswick. Concord Environmental, report CEC J1773N. Avril 1993.

  11. Ministère de l'Environnement du Nouveau-Brunswick. Résultats de la surveillance de la qualité de l'air au Nouveau-Brunswick pour l'année 2003. Décembre 2004.

  12. Ministère de l'Environnement du Nouveau-Brunswick. Politique d'observation et d'exécution. Décembre 1994.