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2011 Bulletins
2012 Bulletins
(English version follows)
Women Femmes NB
le 1 août 2012
 

DANS CE NUMÉRO :

  • TAUX ÉLEVÉ D'AGRESSIONS SEXUELLES RAPPORTÉES
  • AVIS
  • JE N'HÉSITE PAS À RECOMMANDER AUX FEMMES DE PRÉSENTER CANDIDATURE À LA GRC
  • BEAUTÉ ET VIOLENCE CONJUGALE
  • LES AVORTEMENTS NON CHIRURGICAUX
  • UN NOMBRE ACCRU DE VICTIMES PORTANT PLAINTE RÉSOUT LE PROBLÈME ???
  • DES CONCOURS QUI TRANSFORMENT LES FEMMES EN OBJETS
  • LES FEMMES ET L'ALCOOL

………………………………………………………………….……………

TAUX ÉLEVÉ D'AGRESSIONS SEXUELLES RAPPORTÉES

En 2011, 539 agressions sexuelles ont été rapportées à la police au N.-B. donnant un taux de 71 pour 100 000 de population. Le taux moyen au Canada est de 61. Pour le N.-B., il s'agit d'un nombre et d'un taux inférieur aux données des 3 dernières années.

Ces chiffres sont pour les agressions de niveau 1, très peu d'agressions sont des autres niveaux, plus graves, impliquant des armes, des menaces ou des blessures.

Statistique Canada, CANSIM 252-0051, Programme de déclaration uniforme de la criminalité, http://bit.ly/MgVF81

 

AVIS

Cours d'été international relatif aux droits de l'enfant – 8-18 août 2012, Univ de Moncton. Le Groupe de travail sur les droits de l'enfant dans l'espace francophone & Conseil canadien des défenseurs des enfants et des jeunes. http://bit.ly/PinUxs

Nouveau site du Réseau canadien pour la santé des femmes – Harper leur enlève les fonds en mars 2013 mais allez voir les articles intéressants sur leur site : projet de carte postale sur la prévention du cancer du sein suite au documentaire « L'industrie du ruban rose » ; magazine en ligne Le Réseau ; entrevue sur les femmes et l'alcool. http://bit.ly/M881JN

Pour l'excellence dans la recherche sur le genre, le sexe et la santé - Conférence, Montréal, 29-31 oct 2012. Institut de la santé des femmes et des hommes des Instituts de recherche en santé du Canada. Examiner les progrès réalisés dans la compréhension de l'incidence du sexe / genre sur la santé. Parmi les présentatrices : Dre Raewyn Connell, théoricienne sur le genre reconnue mondialement, http://bit.ly/OGtzBp

L'Institut d'été sur les collectivités sûres et en santé au Canada Atlantique – 22-24 août 2012, Charlottetown. 3 jours de formation sur la promotion du leadership dans les collectivités actives. Conférencière de marque : Nathalie Boivin, PhD, de Bathurst. Un certificat de participation est offert. S'inscrire : http://bit.ly/PEnENl ; asi@thequaich.pe.ca . Programme : http://bit.ly/Pio6wV

Vous travaillez avec des filles et jeunes femmes ? - Le 11 octobre 2012 sera la première célébration de la Journée internationale des filles, déclarée par les Nations-Unies parce que « l'investissement dans les filles & leur autonomisation sont essentiels pour la croissance économique, l'élimination de la pauvreté, la discrimination & la violence ». Dites-nous ce que vous planifier : wib-dqf@gnb.ca . Des ressources : http://bit.ly/MAPiHr ; http://bit.ly/MJfluE ; http://bit.ly/NHgrxW ; http://bit.ly/NKEEC2 ; http://bit.ly/LWGAog

 

JE N'HÉSITE PAS À RECOMMANDER AUX FEMMES DE PRÉSENTER CANDIDATURE À LA GRC

Devenir agente de la GRC a toujours intéressé Mélanie Cambia. « Je ne me suis jamais vraiment imaginé faire autre chose, dit cette native de Montréal. Ma mère est originaire de Tracadie, alors nous passions du temps à Tracadie l'été quand j'étais jeune. Je voyais les agents de la GRC et je m'intéressais beaucoup en quoi consistait les services de police au Nouveau-Brunswick. »...

Après avoir obtenu son diplôme d'études secondaires, Mélanie a présenté sa candidature à un programme de techniques policières, qui mène à un diplôme obligatoire au Québec pour ceux et celles qui veulent devenir agents de police. Bien qu'elle n'ait pas été admise la première fois, elle n'a pas abandonné. Elle a poursuivi des études collégiales en sciences, puis deux ans plus tard, a de nouveau présenté sa candidature au programme de techniques policières et a été admise.

Tout en poursuivant ses études, Mélanie a fait une demande d'admission à la GRC. « Après avoir terminé mes trois années au sein du programme de techniques policières, j'ai été admise à l'académie de formation de la GRC à Régina, en Saskatchewan. » Six mois plus tard, elle a été affectée à Oromocto.

Mélanie a toujours été attirée par ce qu'elle estime être les responsabilités d'un agent de la GRC. « Les agents de police sont responsables de maintenir la paix, de faire respecter la loi et de fournir un service de qualité en partenariat avec nos communautés, dit-elle. Un emploi au sein de la GRC offre tout un éventail de défis riches et stimulants, la possibilité de travailler partout au Canada et un régime de rémunération et d'avantages sociaux concurrentiel. »

La diversité et la possibilité de changer de parcours professionnel figurent parmi les caractéristiques qui intéressent Mélanie...

Mélanie est présentement affectée à un poste de recrutement à Fredericton : elle est l'agente de recrutement proactif pour le N.-B…

À l'heure actuelle, environ 20 % des agents assermentés du corps policier sont des femmes1. Selon Mélanie, « de plus en plus de femmes poursuivent cette carrière au fil des ans. Jusqu'à présent, tous mes collègues ont été excellents. Les obstacles auxquels je me heurte en tant qu'agente de police sont de nature intérieure. Je me demande parfois si je suis suffisamment forte, suffisamment imposante, suffisamment confiante… mais chaque fois que surgissent ces questions, j'essaie de les écarter en ayant confiance en mes actions et en ayant la certitude que la GRC m'a adéquatement entraînée à me fier à mes instincts et à réagir correctement dans différentes situations ».

-Le reste de l'article et des liens vers des renseignements sur la carrière de policière : http://bit.ly/MVAgzE

 

UN NOMBRE ACCRU DE VICTIMES PORTANT PLAINTE RÉSOUT LE PROBLÈME ???

Les journalistes s'adressent régulièrement aux services de police ou aux autres intervenants auprès des victimes de violence pour obtenir leurs réactions quant aux statistiques montrant que le N.-B. ou une région de la province compte une forte incidence de violence conjugale ou d'agressions sexuelles...

Souvent, l'intervenant-e donne une réponse du genre: «Non, non, nous n'avons pas beaucoup de violence au N.-B. Nous réussissons tout simplement à convaincre les victimes à porter plainte». Il semble que l'on souhaite véhiculer le message que tout va bien, que l'on doit leur laisser le soin de s'occuper des victimes et que plus les victimes sont nombreuses, mieux c'est.

C'est un peu comme si un représentant d'une banque d'alimentation affirmait: «Oui, nous sommes plus achalandés que jamais, mais c'est tant mieux. Cela veut dire que les gens n'ont pas honte de dire qu'ils ont faim. La collectivité devrait être fière. Si nous travaillons fort à servir des repas, nous réussirons à enrayer la pauvreté».

Qu'est-ce que c'est que cela? La pensée de groupe? Un manque de réflexion? Une vision à court terme? Un œil vigilant fixé sur le financement? Une attitude défensive?

Lorsque les agents de police ou les intervenants affirment que tout va bien au N.-B. et qu'il ne faut pas s'en faire au sujet des statistiques, ils ne présentent aucune preuve à cet effet. Les journalistes, qui semblent en avoir assez d'entendre parler du dossier perpétuel de la violence faite aux femmes, posent très rarement des questions plus poussées. C'est ce que vous affirmez à votre patron pour vous donner bonne figure, mais comment pouvons-nous avoir la certitude que le taux de violence n'est pas élevé ou n'augmente pas au N.-B.? Comment «une intervention directe efficace auprès des victimes» explique-t-elle notre taux provincial de meurtres suivis d'un suicide et d'homicides de femmes par leur partenaire? Si le taux d'agressions sexuelles est élevé depuis des décennies dans votre région, comment pouvez-vous dire que les taux sont élevés en raison des nouvelles méthodes? Comment au juste le N.-B. fait-il les choses autrement et mieux que les autres provinces ?

Comment au juste un nombre accru de victimes portant plainte réduit-il les cas de violence?

Dans les années 70, époque où les Néo-Brunswickoises ont commencé à se regrouper pour lutter contre la violence faite aux femmes par les hommes…, je doute qu'elles pensaient voir le jour où les collectivités auraient le seul objectif d'augmenter le nombre de victimes qui demandent de l'aide…

-Tiré d'une chronique de Jody Dallaire, Acadie nouvelle, 20 juin 2012. http://bit.ly/O4Lore

 

DES CONCOURS QUI TRANSFORMENT LES FEMMES EN OBJETS

Avec l'été viennent les festivals, beaucoup de festivals, avec une pléiade d'activités associées à divers thèmes. Entre les spectacles et les compétitions de toutes sortes, on retrouve souvent des concours de beauté féminine. Le problème majeur avec ces concours de beauté, c'est l'objectification de la femme. Dans ces compétitions, on juge la femme comme un objet, puisqu'on la juge avant tout selon son apparence physique. On renforce donc cette image de femme-objet déjà trop présente dans la société et dans les médias... De nombreuses études laissent croire que l'objectification de la femme pourrait contribuer à des problèmes qui touchent majoritairement les femmes, tel que les troubles alimentaires (p. ex. anorexie), une faible estime de soi et la violence. D'autres études ont même démontré que les femmes parlent moins lorsqu'elles sont objectifiées et qu'elles sont en présence d'hommes, alors que ce n'est pas le cas des hommes objectifiés…

On peut aussi se questionner sur l'effet des concours de beauté sur la société. Quel message envoyons-nous aux femmes, aux filles et même aux hommes, aux garçons? Nous offrons aux jeunes filles des modèles qui ont une qualité: la beauté telle que décrite par les normes, qui est d'ailleurs souvent une beauté sexualisée. Certes, elles ont d'autres qualités, mais ces dernières ne sont pas importantes; elles ne leur permettent pas d'être reconnues et appréciées, elles ne donnent pas de pouvoir. Du moins, c'est le message que les jeunes filles reçoivent.

L'idée n'est pas de rendre les concours de beauté responsables de tous les maux de la société... Le sexisme existait bien avant que ces concours ne voient le jour. Or, ils perpétuent les stéréotypes…

Les filles et les femmes qui participent à des concours de beauté font ce choix parce qu'elles s'y trouvent valorisées. Ceci est aussi vrai pour beaucoup de choix, non seulement de toute femme, mais de tout être humain. Mais, parmi les options disponibles aux femmes pour se sentir valorisées, l'apparence tient une place démesurée. Et il ne faut pas oublier que le message qui est transmis aux filles dès leur plus jeune âge est que leur valeur et leur pouvoir dépendent de leur apparence physique. Pas étonnant que plusieurs femmes se penchent vers cette avenue. Si on valorisait autant la participation des femmes à la vie démocratique, à la gouvernance, aux entreprises ou aux médias, nos problèmes de sous-représentation des femmes dans ces sphères seraient peut-être vite réglés...

-Commentaire par Sylvie Morin, prés., Regroupement féministe du N.-B., professeure de psychologie, UMCE, Acadie Nouvelle, 23 juillet 2012. http://bit.ly/QxYEsZ ; ou http://bit.ly/LRQn1y

 

BEAUTÉ ET VIOLENCE CONJUGALE

Il existe un lien étroit entre la violence conjugale et les standards de beauté auxquels on pousse les femmes à adhérer. Ce lien réside dans la vulnérabilité que vivent les femmes quant à leur apparence... La limite entre une parole indélicate et la violence verbale de la part du conjoint est très subtile, insidieuse. Des paroles comme « Regarde de quoi tu as l'air ! », ou encore « Pas un autre homme ne voudrait de toi ! », ont forcément un impact sur l'estime de soi de la femme qui les reçoit.

Si la violence ciblant l'image corporelle n'est pas propre aux relations de couple (elle est, par exemple, fréquente à l'école), elle y revêt un caractère particulier : le sentiment d'échec que bien des femmes, même parmi les plus conformes aux standards, éprouvent de ne pouvoir correspondre au modèle féminin prédominant, tel que défini par l'industrie de la beauté.

Cette forme de violence, il faut non seulement la reconnaître, mais la situer dans son contexte social et tracer son parcours. Dès leur plus jeune âge, les femmes sont conditionnées à se préoccuper de leur apparence. Elles se font sans cesse rappeler l'importance d'être jolies et de soigner leur corps... Un des effets pervers de ce discours sur la beauté féminine est qu'il permet à tous, à commencer par les hommes, de commenter le corps des femmes. Non seulement cette situation rend-elle les femmes vulnérables, elle leur fait aussi perdre leur pouvoir sur leur corps, comme s'il était propriété publique. Les attaques visant l'image corporelle ont un impact moindre sur les femmes qui se sentent bien dans leur peau et qui se réalisent autrement que devant leur miroir, et via leur apparence. C'est donc dire que plus les femmes refusent de jouer à tout prix le jeu du physique agréable, de la minceur et de la jeunesse, plus elles refusent de se nier pour répondre aux pressions extérieures. Conséquence : plus les attaques glissent sur leur dos en y laissant des marques moindres, plus elles ont du pouvoir sur leur vie.

-Tiré de Beauté et violence conjugale, Réseau québécois d'action pour la santé des femmes, sept. 2011, http://bit.ly/Qlc7QH

 

LES AVORTEMENTS NON CHIRURGICAUX

Un avortement non chirurgical aussi appelé médicamenteux ou médical ou chimique, consiste en l'ingestion de pilule afin d'interrompre la grossesse, d'une méthode alternative d'avorter depuis les années 70. Le taux d'utilisation de cette méthode au Canada, avec le méthotrexate ou le misoprostol, était d'environ 3% en 2008. (http://bit.ly/ORZJGs )

Finlande 86% France 52%
Norvège 78% Angleterre & Pays de galles 47%
Écosse & Suède 74% Danemark 38%
Suisse 64% Allemagne 18%
Islande 57% É.-U. & Belgique 17%

-  Voir les sources des données pour chaque pays dans cet article Wikipedia (en anglais) http://bit.ly/LUC8Er

 

LES FEMMES ET L'ALCOOL

L'alcool est cancérogène et les risques associés à sa consommation dépassent grandement les facteurs protecteurs. Il existe un lien clair de cause à effet entre l'alcool et un grand nombre de cancers, y compris 2 des cancers les plus souvent diagnostiqués : le cancer du sein et le cancer colorectal. La consommation d'alcool serait directement responsable d'un cas de cancer sur 10 chez les hommes et d'un cas sur 33 chez les femmes. Très peu de Canadiens sont au courant qu'une consommation par jour accroît le risque de cancer du sein. Quadruplez votre consommation et vous quadruplez votre risque.

Au Canada, notre consommation d'alcool est 50% supérieure à la moyenne mondiale, et on observe une convergence croissante entre les taux de consommation des hommes et des femmes.

Les femmes sont vulnérables du simple fait qu'elles ont plus de tissu adipeux que les hommes. Comme ce tissu contient peu d'eau, elles ont moins de liquide pour diluer l'alcool. Elles ont moins d'une enzyme clé de métabolisation qui aide le corps à éliminer l'alcool. Les femmes deviennent dépendantes de l'alcool beaucoup plus rapidement que les hommes. Des déficits cognitifs et maladies du foie se produisent chez les femmes après une exposition beaucoup plus courte à l'alcool. Les femmes qui boivent 4 consommations alcooliques ou plus par jour quadruplent leur risque de mourir d'une maladie du cœur. Les grands buveurs des deux sexes courent le risque d'avoir une attaque hémorragique fatale, mais les risques sont 5 fois plus élevés pour les femmes. La consommation occasionnelle excessive d'alcool à l'adolescence peut interrompre la croissance normale des cellules du cerveau, surtout dans les régions frontales qui sont critiques à la pensée et au raisonnement.

La valeur prédictive la plus forte d'une consommation d'alcool tardive est d'avoir subi des sévices sexuels pendant l'enfance. « Cela a un effet néfaste croissant au cours de la vie des femmes. »…

Seulement l'Alberta et la N.-É ont des stratégies en place relativement à l'alcool.

Jürgen Rehm du Centre de toxicomanie et de santé mentale cite une longue liste de pays qui ont fait de la politique sur l'alcool une priorité. « L'alcool est ce qui cause le plus de dommages dans notre société. À moins que l'on ne commence à voir un leadership en matière de politique sur l'alcool, notre espérance de vie va diminuer par rapport à d'autres pays. Nous devrions agir sur les taxes, les prix, la publicité et sa disponibilité. Le Canada est en train de passer à côté du problème de consommation d'alcool. »

-Ann Dowsett Johnston est une journaliste canadienne qui a obtenu une bourse de recherche de la Atkinson Charitable Foundation pour étudier la question des femmes et de l'alcool. Réseau canadien pour la santé des femmes, http://bit.ly/LUGzz5

 

EN FIN DE COMPTE

Pour changer les conditions de vie, il faut apprendre à les voir
avec le regard d'une femme.

Leon Trotski, 1923.


 

 

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Women Femmes NB
est publié deux fois par mois par la Direction des questions féminines du gouvernement provincial. Il diffuse des nouvelles sur les questions d’égalité - des événements, des rapports, des initiatives et des renseignements nous provenant des groupes de femmes, des gouvernements, des universités et autres.

**Les textes fournis par des organismes non gouvernementaux seront publiés dans la ou les langues dans lesquels ils nous sont fournis

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

     

 

Women Femmes NB
August 1, 2012

 

 

IN THIS ISSUE:

  • HIGH LEVEL OF REPORTED SEXUAL ASSAULTS
  • NOTICES
  • I WOULD ALWAYS RECOMMEND YOUNG WOMEN TO APPLY FOR THE RCMP
  • HOW DOES ‘MORE VICTIMS COMING FORWARD' TRANSLATE TO ‘PROBLEM SOLVED??
  • MANY FEMALE FIRST NATIONS LEADERSHIP CANDIDATES
  • WOMEN & ALCOHOL
  • MEDICAL ABORTIONS AS A PERCENTAGE OF ALL ABORTIONS
  • MORE HUMAN SEX TRAFFICKING IS UNINTENDED IMPACT OF (MALE) U.N. PEACEKEEPERS


………………………………………………………………………………

HIGH LEVEL OF REPORTED SEXUAL ASSAULTS

In 2011, 539 sexual assaults were reported to police in N.B., giving a rate of 71 per 100,000 population. The average for Canada is 61. For N.B., that number & rate are lower than for the last 3 years. These are level 1 sexual assaults; few assaults are of the more severe levels (weapons, threats, or wounding).

-Statistics Canada, CANSIM 252-0051, Incident-based Uniform Crime Reporting Survey. http://bit.ly/LUAnHq




NOTICES

Free Entrepreneurship Course For Unemployed Or Underemployed Women - 2 evenings/ week for 20 weeks, Sept. to Jan, Saint John Community Loan Fund with help from Canadian Women's Foundation. Apply by 10 Aug 2012. http://bit.ly/PQB5dI .

Trauma 101: Understanding & Practicing from a Trauma Informed Perspective – workshop with Sheri Coburn. For social workers, health care & criminal justice professionals, outreach workers & anyone whose job brings them in contact with people who have experienced acute or complex trauma. 15-16 Nov 2012, 8:30-4:30pm. Location tba. $75 ($65 by 15 Sept) incl handouts & lunches. Space is limited. Ask to receive additional info & registration & payment form when available: sheri.coburn@horizonnb.ca

New website of the Canadian Women's Health Network – the Harper government is cutting their funding in March 2013 but visit their site for good info: breast cancer prevention postcard project in response to the film Pink Ribbons, Inc.; Network on-line magazine; women & alcohol. http://bit.ly/MOqi0Q

Atlantic Summer Institute on Healthy & Safe Communities - Inspiration to Action: Leadership for Active Communities, 22-24 Aug 2012, Charlottetown. Cross-generational leadership training. Keynote: Dr. Nathalie Boivin, Bathurst. Register: http://bit.ly/PEnENl ; asi@thequaich.pe.ca . http://on.fb.me/QNMbli

Advancing Excellence in Gender, Sex and Health Research – Conference, 29-31 Oct 2012, Montréal. Canadian Institutes of Health Research Institute of Gender and Health. Explore our understanding of how sex and gender influence health. Showcasing excellence across full scope of health research, from cell to society. http://bit.ly/ysvVfq

Attention Anyone Who Works With Girls /Female Youth – Thurs. 11 Oct 2012 is when the “International Day of the Girl Child” will be celebrated for the first time. Declared by the U.N. because “empowerment & investment in girls are critical for economic growth, the eradication of poverty, & to break the cycle of discrimination & violence”. Tell us what you're planning: wib-dqf@gnb.ca . Info: http://bit.ly/M3xoxH ; http://bit.ly/Mmjk1V ; http://bit.ly/N0Db5Q ; http://bit.ly/M5R6Lm ; http://bit.ly/NHfe9N ; http://bit.ly/KfYYFM

 

I WOULD ALWAYS RECOMMEND YOUNG WOMEN TO APPLY FOR THE RCMP

Becoming an RCMP officer was always something that interested Melanie Cambia. “I never really saw myself doing anything else,” says Cambia, who grew up in Montreal. “My mother is from Tracadie, N.B. and when I was young we used to visit Tracadie during the summer. I saw the RCMP and was very much interested in what policing was like in N.B.”…

When she graduated from high school, she applied for the police technology program, a degree needed in Quebec to become a police officer, and although Cambia didn't get accepted with her first try, she didn't give up. She returned to college to study sciences and after two years of college, she reapplied to the police technology course and got accepted.

While going through the course, Cambia applied to join the RCMP. “I did my 3 years of the Police Technology program, and after graduating I got accepted to the RCMP training academy in Regina Saskatchewan”. After her 6 months of training Cambia was posted in Oromocto.

Cambia was always attracted to what she deemed as the responsibilities of an RCMP officer. “Police officers are responsible for preserving the peace, upholding the law and providing quality service in partnership with our communities,” says Cambia. “Working with the RCMP offers a variety of dynamic and meaningful challenges, opportunities to be posted across Canada and a competitive salary and benefits package.”

Some of what Cambia was looking for in a career were diversity and ability to change path anytime. “At this point of my career I see that the RCMP will offer this to me as long as I am a qualified member.”

Cambia is posted in Fredericton in a recruiting position; she is the proactive recruiter for New Brunswick….

Currently, just over 20% of the force's sworn officers are women. Cambia says, “as time passes, more females are coming into this career path. Everyone I have worked with has been excellent. The challenges I face by being a female police officer are within me. I sometimes think, am I strong enough, am I big enough, am I confident enough… but every time those questions come up, I try to push them away by having confidence in my actions and confidence in the knowledge that the RCMP has properly trained you to trust your instincts and react correctly to different situations.”

-Rest of article and links to information about becoming a police officer: http://bit.ly/OeMZe1

 

HOW DOES ‘MORE VICTIMS COMING FORWARD' TRANSLATE TO ‘PROBLEM SOLVED??

Regularly, reporters approach police or others who work with victims of violence for reaction to statistics showing that N.B. or a region of the province has a high incidence of wife assaults or sexual assaults… Often the person working with victims says something like, “No, no, it's not that N.B. has a lot of violence. It's that we do such a good job convincing victims to come forward.”

It sounds like they're saying ‘everything's fine, leave us to take care of the victims, the more victims the better.' That's like a food bank saying, ‘Yes, we're busier than ever, but that's a good thing. It means people aren't ashamed to say they're hungry. The community should be proud. If we just work hard at serving more meals, we'll beat poverty.'

What is that? ‘Groupthink?' Lack of thinking? Short-sightedness? Having an eye on your funding? Defensiveness?

No proof is ever given when police or interveners say N.B. is doing fine, don't worry about those statistics. The reporters, who seemingly are bored with this never-ending issue of violence against women, never ask the follow-up questions. Like, that's what you say to your boss to make yourself look good, but how do we know that N.B. doesn't have a high or increasing rate of violence? How does ‘doing good outreach to victims' explain our rate of murder suicides & of homicides of women by their partner? If the rate of sexual assaults has been high for decades in your area, how can you say that the rates are high because of your new way of reaching out to victims? What exactly is N.B. doing better than other provinces that makes victims lay complaints more?

How does ‘more & more victims coming forward' translate to ‘reducing violence?'

In the 70s, when N.B. women first came together to address male violence against women, I doubt they thought they would live to see when all the community aimed for is to get more victims calling for help...

-Excerpts, column by Jody Dallaire, Times & Transcript, 21 Jun 2012, http://bit.ly/O4FM08

 

MANY FEMALE FIRST NATIONS LEADERSHIP CANDIDATES

Half of the 8 candidates in the recent election for national chief of the Assembly of First Nations were women - a novel event, not just for the native organization but for Canadian politics in general. The secret to such high female participation is two-fold, says Michele Audette, president of Quebec Native Women's Association: women on reserves have been taking the reins more often; & an inclusive approach to men, making them realize their own health & welfare improve along with the empowerment of women...

The momentum of First Nations women in politics may partly reflect their better success in the job market, said Dawn Mahdabee, who spearheaded a report on aboriginal well-being for the National Aboriginal Economic Development Board. When it comes to participation in the workforce, there is a smaller gap between aboriginal men & women than between non-aboriginal men & women.

The 4 women candidates were Ryerson professor Pam Palmater, Winnipeg lawyer Joan Jack, Quebec activist Ellen Gabriel, & former treaty chief Diane Kelly.

But in the end, Shawn Atleo won reelection as national chief. Palmater blamed her distant second-place finish partly on the old boys' club. Jack spoke out publicly about sexism among the leadership candidates themselves during the pre-election campaign. & many chiefs wondered out loud whether the AFN was ready for a female leader.

111 out of 633 chiefs are women - about 17.5%, just slightly higher than the percentage of female mayors in cities across Canada.

-Excerpts, Heather Scoffield, Canadian Press, 22 July 2012.

 

WOMEN & ALCOHOL

Alcohol is a carcinogen, & the risks of drinking far outweigh the protective factors. For some time, there has been a clear causal link between alcohol & a wide variety of cancers, including two of the most frequently diagnosed: breast & colorectal. Alcohol consumption is directly responsible for one in 10 cancer cases for men, & one in 33 for women. Few Canadians are aware that a daily drink increases the risk of breast cancer. Quadruple your intake, quadruple your risk.

Alcohol consumption in Canada is more than 50% above the world average, & there is a growing convergence between consumption rates for men & women.

Women have more body fat than men. Since it contains little water, there is less to dilute the alcohol consumed. Women have a lower level of a key metabolizing enzyme which helps the body eliminate alcohol. A larger proportion of what women drink enters the bloodstream. Women become dependent on alcohol much faster than men. Other consequences including liver disease occur earlier in women, with significantly shorter exposure to alcohol. Women who consume 4 or more alcoholic beverages a day quadruple their risk of dying from heart disease. Heavy drinkers of both genders run the risk of a fatal hemorraghic stroke, but the odds are five times higher for women.

Binge drinking in adolescence can interrupt normal brain cell growth, particularly in the frontal brain regions critical to logical thinking & reasoning. It damages cognitive abilities especially in female teens.

The strongest predictor of late onset drinking is childhood sexual abuse. “It has an increasingly adverse pattern over the course of women's lives.” “The central question isn't, ‘What's wrong with this woman? It's, ‘What happened to this woman?'”

Only two provinces have alcohol strategies in place: Alberta & N.S. CAMH's Jurgen Rehm cites a long list of countries that have made alcohol policy a priority. “When you consider the science, alcohol is doing the most harm in our society. Unless we start seeing leadership on alcohol policy, our life expectancy will decrease compared to other countries. We should move on taxes, on pricing, on advertising, on the general availability of alcohol.”

-Excerpts, Ann Dowsett Johnston, Canadian journalist, 2011 recipient of the Atkinson Fellowship in Public Policy, focusing on Women & Alcohol. http://bit.ly/N7N1m9

 

MEDICAL ABORTIONS AS A PERCENTAGE OF ALL ABORTIONS

Medical abortions - non-surgical abortions where pills are used to induce the end of the pregnancy - became an alternative method of abortion in the early 70s. In Canada, the percentage of abortions performed non surgically, using methotrexate or misoprostol, was about 3% in 2008. ( http://bit.ly/LcfYND )

Finland 86% France 52%
Norway 78% England & Wales 47%
Scotland & Sweden 74% Denmark 38%
Switzerland 64% Germany 18%
Iceland 57% United States & Belgium 17%

- See sources for each country in Wikipedia article: http://bit.ly/LUC8Er

 

MORE HUMAN SEX TRAFFICKING IS UNINTENDED IMPACT OF (MALE) U.N. PEACEKEEPERS

Any factor that increases domestic demand for prostitution will lead to the expansion of human sex trafficking. A largely understudied factor that alters demand is the introduction of a large, foreign military force into a crisis area. Foreign soldiers & the support networks that surround them (private military contractors, other internationals) use prostitutes. Thus, a seemingly benevolent UN action, intended to bring peace, serves to promote a shadow economy with dramatic consequences for the population.

In each of our 3 test cases: Kosovo, Haiti & Sierra Leone, we find strong support for the link between UN intervention & the emergence of human trafficking networks. Prior to the introduction of UN forces, there was an absence of global human trafficking networks. After, human trafficking networks grew in all 3 cases. It seems a stretch to assert that these same increases in trafficking would have occurred without the peacekeepers, their desires & their money. The severity of the trafficking problem seems quite clearly tied to the size of the entering UN force. These findings underscore the need to consider the impact of UN intervention on human rights.

It may be the case that the origin countries of the force leads to significant variation in outcome with respect to human trafficking. A consideration of the best method for reducing the spread of human trafficking in the wake of UN intervention should be undertaken before the next intervention. Future attempts to prevent this increase must address the inherent consequences of introducing a substantial foreign force into impoverished, war-torn regions. This will require identifying & remedying several institutional factors, the disparity between the wealth of troops & of the local population not least among them. More aggressive monitoring of trafficking patterns following the departure of the forces will aid in the policymaking process by providing more understanding of the legacy of foreign interventions.

-Human Trafficking: The Unintended Effects of United Nations Intervention. Charles Anthony Smith & Heather M. Smith, 2011. International Political Science Review, http://bit.ly/KPqSNC

 

IN PARTING

A Tweeted event by @roseneath_rd, 25 June 2012:

Yesterday, a family at breakfast at our hotel. Sleepy toddler in high chair,
mushing cheerios with hammy fist. Mum, dad & 4 year old girl.
The girl settles down at table with toast, knife & fork. She mutters quietly to them,
arranging them into shapes. She's clearly playing.
In her head, some dreamworld is taking place. Parents load their plates from the
hot buffet & join her. She looks up. "Mom, you be dazzle."
Mom eats scrambled eggs. "Sure, I'm Dazzle. Am I planting my garden today?"
"No, you're helping Rainbow make potions", says the little girl.
"Cool, potions. Sounds fun. Who's Rainbow?",
says mom as she catches the toddler's bowl before it tumbles to the floor.
"Daddy is Rainbow!" says the little girl excitedly. And then it all goes wrong.
Daddy grunts from his plate "I'm not being Rainbow".
"Why not, daddy? You could be Sparkle" she adds hopefully.
Daddy doesn't play along.
"I'm not being either of those. I'll be Tiger."
"But there's no Tiger, Daddy. There's Sparkle, Rainbow, & Dazzle"
she cries. Daddy insists, "Fine, I'll be Snake".
I had an inkling why he'd ruined her game. Then he spelled it out for me.
"Boys can't be Dazzle. That's for girls. Boys are Snake."
Daddy was seriously upset. His 4-year-old daughter had undermined his
masculinity by asking him to be 'Dazzle' for breakfast.
He then said, "I'm not playing. This is stupid" & walked off to the buffet.
His daughter scrunched her lips & went back to muttering.
That was apropos of nothing. It just struck me as one of the saddest things
I've seen in a while.



 

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