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2011 Bulletins
2012 Bulletins
(English version follows)
Women Femmes NB
le 11 avril 2012
 

DANS CE NUMÉRO :

  • UNE VIE ASSEZ OU EXTRÊMEMENT STRESSÉE
  • AVIS
  • AVOIR LE TAUX LE PLUS ÉLEVÉ D'AGRESSIONS SEXUELLES SIGNALÉES AU CANADA…
  • MESURER LE «BIEN-ÊTRE» AU LIEU DE LA PRODUCTION
  • EGALITÉ DES SEXES : LES QUOTAS EFFICACES EN INDE
  • ABOLITIONNISTES DU SYSTÈME PROSTITUEUR : CE QUE NOUS VOULONS
  • LES SOINS AUX AUTRES DOIVENT PRENDRE PLUS DE PLACE DANS L’ESPACE PUBLIC

………………………………………………………………….……………

UNE VIE ASSEZ OU EXTRËMEMENT STRESSÉE

22% des femmes & 19% des hommes au N.-B. en 2010 ont dit que la plupart de leurs journées étaient assez ou extrêmement stressantes (Canada: 25% des femmes & 22% des hommes).

Dans le groupe d’âge des 20 à 34 ans au N.-B., la différence entre les sexes était plus grande: 27% des femmes, 17% des hommes considèrent que leur vie est assez ou extrêmement stressée. (Canada: 25% des femmes & 21% des hommes).

Les adolescents au N.-B. semblent ressentir encore plus de stress que la moyenne canadienne. Parmi les 12 à 19 ans, 17% des filles & 18% des garçons ressentent assez ou beaucoup de stress, comparativement au taux canadien de 23% des filles & 14% des garçons.

-Statistique Canada, CANSIM Tableau 105-0501.

 

AVIS

Ombres de violence - Un ballet original multi média par le Ballet-Théâtre Atlantique du Canada, situé à Moncton, qui s'inspire de la vie de femmes ayant perdu la vie aux mains d'un partenaire intime. Centre culturel La Nacelle, Caraquet, 24 avril 2012, 20h. 32$ http://bit.ly/Hyx20t

Tiers secteur & établissement des immigrants au N.-B.: Répondre à l'appel pour la croissance démographique? – présentation par Luc Thériault, prof de sociologie. Résultats d'une enquête sur les organismes travaillant à l’établissement des immigrants. Entretiens avec 21 informateurs, analyse avec attention aux questions de genre, discussion de la tension observée avec les gouvernements. 3 mai 2012, 15h, s. 458, Taillon, U. de Moncton. http://bit.ly/ImRRuM

Tutoriels interactifs gratuits sur l’Analyse des influences du genre & du sexe - Le physique (le sexe) & la société (le genre) exercent une influence sur la vie & la santé des gens. AIGS favorise la mise en place de politiques inclusives & de services pertinents & efficients, ainsi qu’une rigueur scientifique. Ce cours vous donne l’occasion de la pratiquer, appliquant des exemples tirés de votre travail. Plusieurs études de cas. Accompagne le livre Se montrer à la hauteur du défi : l’analyse des influences du genre & du sexe en planification, en élaboration de politiques & en recherche dans le domaine de la santé. Centre d’excellence de l’Atlantique pour la santé des femmes. http://bit.ly/HyxnAq

Sommet sur les mauvais traitements commis par l'intermédiaire des médias sociaux dans les fréquentations chez les jeunes - Début d’un dialogue provinciale. Animé & organisé par un groupe de jeunes. Pour toute personne de 15 ans & plus. Fredericton, 20 avril 2012. Partners For Youth & Vague par vague. http://bit.ly/GXsVLx

« L’émigration des femmes acadiennes célibataires vers la Nouvelle-Angleterre 1906-1924 » - Thèse de maîtrise ès arts en histoire de Julie Williston, U. de Moncton.

La conciliation travail-famille : c'est le temps, maintenant! – Nouveau guide d'accompagnement des milieux de travail pour implantation de mesures de conciliation. Outils de travail en annexe. Table de concertation de Laval en condition féminine. http://bit.ly/HR8bZ2

 

AVOIR LE TAUX LE PLUS ÉLEVÉ D'AGRESSIONS SEXUELLES SIGNALÉES AU CANADA…

… pourrait être une bonne nouvelle pour Saint-Jean si nous avions la moindre preuve montrant l'existence de programmes de soutien aux victimes d'agression sexuelle éprouvés & efficaces dans cette ville... Toutefois, cela pourrait tout aussi bien être que les agressions sexuelles sont très nombreuses. Tout ce qu'on peut dire, c'est qu'on ne sait pas vraiment ce qui se passe à Saint-Jean. & on devrait le crier haut & fort, sinon les personnes qui pourraient être en mesure d'éclaircir ou de rectifier la situation risquent de disparaître & des détails importants ne seront pas rendus publics & rien ne changera.

Après la parution de la liste dans MacLean’s, des journalistes ont cherché à trouver pourquoi Saint-Jean pourrait être la «ville la plus dangereuse» pour les agressions sexuelles. Ils se sont entretenus avec des intervenants auprès des victimes. Ceux-ci se sont faits rassurants & ont affirmé qu'il n'y avait pas lieu de s'inquiéter, car d'excellents services de soutien sont offerts aux victimes signalant ces crimes. L'an dernier, lorsque Saint-Jean figurait en première place du même palmarès de MacLean’s, des journalistes ont demandé au service de police de Saint-Jean de commenter. Le porte-parole du service de police trouvait lui aussi que c'était une bonne nouvelle. Il a même déclaré qu'il était fier que le taux était élevé.

Si on laisse à une personne le soin de choisir si elle fait un bon travail ou non, il est fort probable qu'elle réponde qu'elle fait un bon travail. Quoi qu'il en soit, il ne suffit pas de répéter des affirmations pour les rendre factuelles. Les médias auraient dû approfondir leurs recherches.

Le problème est le suivant: Saint-Jean compte un taux très élevé d'agressions sexuelles depuis longtemps. Depuis plusieurs décennies en fait. Le taux était élevé bien avant la création de nouveaux programmes destinés aux victimes. En d'autres mots, il existe sans doute un véritable problème. Néanmoins, le service de police & d'autres intervenants agissent comme si le problème était déjà réglé.

Une autre raison de douter que les victimes d'agression sexuelle à Saint-Jean se fassent un tel devoir de le signaler est qu'il ne se passe pas grand-chose après le dépôt d'une plainte au service de police de la localité. Le taux d'accusations portées suivant le signalement d'une agression sexuelle est très faible à Saint-Jean.

La situation se résume ainsi: Saint-Jean présente un taux élevé d'agressions sexuelles déclarées. Cela devrait être traité comme une mauvaise nouvelle jusqu'à preuve du contraire. Tous ceux & celles qui se soucient des victimes leur rendent un bien mauvais service lorsqu'ils déclarent que tout va bien, qu'il n'y a pas de problème...

- Tiré de la chronique de Jody Dallaire, 22 mars 2012, http://bit.ly/IeIHAG

 

MESURER LE «BIEN-ÊTRE» AU LIEU DE LA PRODUCTION

Les inégalités, c'est LE sujet » sur lequel il faut travailler, estime l'économiste & lauréat du Prix Nobel Joseph Stiglitz. Avant la crise, la PIB (Produit intérieur brut) américain avait l'air de bien se porter mais pour le travailleur américain moyen, la situation était pire que dans les années 70. C'est donc que le PIB ne reflète pas ce qui se passe. La mesure du bien-être se doit aussi d'insister sur « le lien social ». & l'économiste de fournir un exemple: « D'un point de vue économique, cela apparaît bénéfique de fermer un bureau de poste. Mais cela peut avoir un effet dévastateur sur la collectivité ». - Des indignés & des statistiques, Arnaud Bihel, 12 oct 2011, http://bit.ly/GLonv2

Il faut réformer le mode de mesure de la croissance économique & davantage mesurer le «bien-être» de la population. A l'heure actuelle, la croissance économique est mesurée par le produit intérieur brut (PIB), qui reflète le niveau de production de biens & de services dans un pays & dont la pertinence est depuis longtemps contestée. Ces experts de la commission rappellent ainsi que «les embarras de la circulation peuvent faire croître le PIB du fait de l'augmentation de la consommation d'essence» sans pour autant améliorer la qualité de vie. Le PIB est utilisé de façon erronée quand il est présenté comme une mesure du bien-être économique. Cette confusion risque d'entraîner des «décisions politiques inadaptées». Ces nouveaux instruments devraient notamment permettre de prendre en compte les activités non-marchandes (travaux domestiques, bénévolat), les conditions de vie matérielles, la santé ou l'insécurité, tout en reflétant davantage les inégalités sociales, générationnelles, sexuelles & celles tenant à l'origine culturelle. - Stiglitz, sept 2009.
Voir le Rapport de la Commission sur la mesure des performances économiques & du progrès social (dit rapport Stiglitz-Sen-Fitoussi), 2009. http://bit.ly/GLoI0J

 

EGALITÉ DES SEXES : LES QUOTAS EFFICACES EN INDE

Une loi imposant des femmes dans les conseils de village en Inde a un effet très positif sur les aspirations des filles, observent des chercheurs. Le rôle de modèle joué par ces femmes est crucial.

L'Inde a une loi datant de 1992 réservant un tiers des sièges aux femmes dans les conseils de villages. Une étude montre que ces quotas ont un effet positif en créant des modèles féminins qui font monter les aspirations des filles & de leurs parents. De 5% en 1992, la part des femmes dans ces conseils est passée à 40% en 2000. Dans l’Ouest du Bengale, où la loi a été mise en application à partir de 1998, un conseil sur 3 a ainsi été tiré au sort pour accueillir une conseillère. Dans 500 villages, les chercheurs ont interrogé les parents d’adolescents sur ce qu’ils souhaitaient pour l’avenir de leurs enfants. L’écart en filles & garçons se réduisaient dans les villages ayant des femmes chefs du conseil du village : l’écart était réduit de 25% chez les parents & de 32% chez les adolescents. Les filles étaient plus assidues à l’école, alors même que les structures éducatives n’avaient pas évolué. Une preuve que ces quotas sont efficaces pour faire évoluer la place des femmes.

En mars 2010, l’inde a adopté une loi réservant un tiers des sièges de la Chambre haute aux femmes. Tiré de Egalité des sexes, Cécile Dumas, Sciences & avenir, 2012, http://bit.ly/ItWXZW

 

ABOLITIONNISTES DU SYSTÈME PROSTITUEUR : CE QUE NOUS VOULONS

Nous parlons en qualité de témoins : chaque jour, dans le huis clos de nos associations de terrain, loin des plateaux de télévision, nous entendons des personnes prostituées nous dire la vérité de ce qu'elles vivent : violences, mépris, humiliations, insultes... C'est leur parole qui nous permet d'affirmer que pour la grande majorité de celles & ceux qui en vivent, la prostitution est une violence.

Mais nous parlons aussi en qualité de citoyens. L'axiome "je paye, tu t'exécutes" n'est pas précisément le projet de rapports hommes/femmes que nous ambitionnons. Nous ne voulons pas d'une société où certains hommes continuent de faire leur marché sexuel parmi des femmes – & des hommes – que la précarité, les violences ou la traite ont relégués dans la prostitution. Nous ne voulons pas d'une Europe où certains pays ont promu les proxénètes au rang d'hommes d'affaires ; où les "clients" consommateurs, sûrs de leur bon droit, continuent de faire comme si les femmes, de toute éternité, "étaient là pour ça"… Pour nous, toute prostitution est une défaite pour les femmes, pour les hommes & le vivre ensemble & un triomphe pour la précarité & les violences.

Ce que nous voulons - L'abrogation du délit de racolage & de toutes les mesures de répression à l'encontre des personnes prostituées ; mais aussi des mesures de protection, d'accompagnement social & d'alternatives, pour toutes, y compris pour les étrangères. L'interdiction d'acheter un acte sexuel & la pénalisation des clients prostitueurs. Le renforcement de la lutte contre le proxénétisme & la mise en place d'une politique ambitieuse d'éducation à la sexualité & de prévention de la prostitution.

Nous ne nions pas l'existence du consentement de celles & ceux qui choisiraient de se prostituer. L'addition de consentements individuels ne suffit pas à faire un projet de société. Certains "consentent" à travailler pour moins que le smic. Cela n'empêche pas la société de condamner légitimement tout employeur qui paierait un salarié moins que le smic. D'autres "consentent" à se séparer d'un organe & à la vendre pour vivre ou survivre. Cela n'empêche pas la société d'interdire l'achat d'un organe.

Tiré du manifeste de 19 groupes, Le Monde, 5 janv 2012, http://bit.ly/IBjx0Z

 

LES SOINS AUX AUTRES DOIVENT PRENDRE PLUS DE PLACE DANS L’ESPACE PUBLIC

Une constante lie les pourvoyeurs de soins (aux enfants, aux personnes âgées, handicapées, etc.) : ils sont souvent sous-payés. Pourtant, la société ne fonctionnerait pas sans ces mains invisibles. Ils sont donc exploités. Il faut valoriser l’acte de prendre soin d’autrui & changer de modèle de société. Par exemple, nous avons fini par reconnaître que rester à la maison pour s’occuper d’un bébé méritait une forme de rétribution, puisque ça « vaut » quelque chose, alors qu’avant, c’était inimaginable. Aujourd’hui, au Québec, vous parlez de « congé parental » sans spécificité de sexe. Cela illustre qu’on reconnaît désormais que la valeur liée aux soins est portée par tous, & non plus seulement par le genre féminin. Ces soins sont « socialement reconnus », ils sont passés du privé au public. Ce sont des féministes qui ont permis de sortir de l’ombre la question des soins, des tâches domestiques & de l’espace privé. Il faut continuer en ce sens.

La vraie question concernant le care est celle de la vulnérabilité & de l’invisibilité sociale dans une économie de marché. De nos jours, on produit beaucoup, mais pour cela, il faut pouvoir compter sur une main-d’œuvre silencieuse : mères, aidants naturels, domestiques. Au lieu d’exploiter des gens, on pourrait penser au partage des soins entre hommes & femmes, dans tous les domaines : la parentalité (avec des systèmes de garde plus accessibles & souples), mais aussi les soins aux personnes âgées, aux malades, etc.

Nous vivons dans une société qui révère l’image en papier glacé, qui aspire à produire à outrance. Elle glorifie l’idée de l’humain performant, qui travaille beaucoup. Or, les soins ne sont pas « vendables ». C’est cette conception qu’il faut changer. Il faut plus de féministes en politique. Il faut aussi une éducation au genre : pourquoi pas des cours sur l’égalité des sexes à l’école?

- Tiré d’un entretien avec Fabienne Brugère, auteure de L’éthique du « care », dans Gazette des Femmes, Pascale Navarro, 17 fév 2012. http://bit.ly/IoyO5M

 

EN FIN DE COMPTE

S'il n'y a pas de solution, c'est qu'il n'y a pas de problème.
Jacques Rouxel, Les Shadoks, série télévisée d'animation française


 

 

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est publié deux fois par mois par la Direction des questions féminines du gouvernement provincial. Il diffuse des nouvelles sur les questions d’égalité - des événements, des rapports, des initiatives et des renseignements nous provenant des groupes de femmes, des gouvernements, des universités et autres.

**Les textes fournis par des organismes non gouvernementaux seront publiés dans la ou les langues dans lesquels ils nous sont fournis

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

     

 
Women Femmes NB
April 11, 2012
 
IN THIS ISSUE:
  • “QUITE A LOT OF STRESS”
  • NOTICES
  • HAVING THE HIGHEST REPORTED RATE OF SEXUAL ASSAULTS IN CANADA…
  • MEDIA SEXISM HAS CONSEQUENCES FOR FEMALE POLITICIANS
  • NADINE, A CLERK IN A FACTORY, WAS FIRED…
  • REALITY-BASED ANALYSIS – EQUALIZATION PAYMENTS
  • ABOLITIONISTS: WHO WE ARE, WHAT WE WANT!


………………………………………………………………………………

“QUITE A LOT OF STRESS”

22% of women & 19% of men in New Brunswick in 2010 said that most days in their life are quite or extremely stressful. (Canada: 25% of women & 22% of men).

Among 20 to 34 yr olds in N.B., the sex difference is greater: 27% of women, 17% of men consider they have quite a lot of stress. (Canada: 25% of women & 21% of men).

N.B. teen boys seem to feel more stress than the Canadian average. Among 12 to 19 yr olds: 17% of girls & 18% of boys feel quite a lot of stress, compared to the Canadian rate of 23% of girls & 14% of boys.

- Statistics Canada, CANSIM Table 105-0501.

 

NOTICES

Tell – A powerful video on sexual assault by Miramichi Sexual Assault Awareness Cttee & Miramichi Online, with people aged 5 to 90. April is sexual assault awareness month. http://bit.ly/Hv520C

How To Facilitate Groups Using Open Space Technology - Tatamagouche, 26-28 Apr 2012. Donna Clark & Michelle Cooper, Courage Group Int’l. Create spaces for leadership & collective action to emerge. Rate for churches & non-profits: $395 (incl lodging & meals). 1-800-218-2220; http://bit.ly/zQzf6f

A Day in Her Shoes! - Spring fashions & mental health discussion during Mental Health Week. 9 May 2012, 6 pm, Saint John Market Square Atrium. With Olympic skater Elizabeth Manley. $40. http://bit.ly/IBkYwg Cdn Mental Health Assoc Saint John.

Free Interactive Tutorials On Sex & Gender-Based Analysis - Biology (sex) & society (gender) affect people’s lives & their health. SGBA promotes inclusive policies, appropriate & cost-effective services & good science. This tutorial lets you practice, use examples from your work. Many case studies. Companion to Rising to the Challenge Sex & Gender-based Analysis for Health Planning, Policy, & Research in Canada. Atlantic Centre of Excellence for Women’s Health. http://bit.ly/Hq0kO5

What Men Don’t Tell Women In Business - A look inside the Alpha Male playbook of business with entrepreneur/Author Chris Flett, of Ghost CEO business coaching model for women. 25 Apr 2012, Moncton Coliseum. Training session: 9am-12. $100. Keynote, 7-9pm $45. Register: http://bit.ly/HZ9f6X

Conflicts & Opportunities - workshop to help manage stress of conflict, find resolutions. Fri 20 Apr 2012, 9-4pm, Saint John. $90. Psychotherapist Michel Drisdelle. http://bit.ly/IeHJ7G

Mentorship Matters – Workshop for women in technology, with Suzie Labonne, CanWIT Canadian Women in Technology. How a mentor can promote your achievements, build critical skills. 26 April 2012, 3-6pm. $25. Pav Rémi-Rossignol, U. de Moncton. Register: www.catawit.ca/mentorship ; eboucher@cata.ca

Fredericton Women’s Show - April 14 (10:30am) to 15 (6pm). Convention Centre. Free! Donations for Women in Transition House accepted. Crafts, art, careers & services. http://bit.ly/GS7Lwl

Luncheon event - N.B. Women in ICT (Information Communication Technology) - 25 April 2012, Isaac's Way, Fredericton. Speaker: Kathleen Howard of Courage to Act™. http://bit.ly/GJ30q0 Follow their blog: http://bit.ly/GJ30q0

View an 8-min preview of the acclaimed Miss Representation film - How the media’s misrepresentations of women have led to underrepresentation in positions of power & influence. http://vimeo.com/28066212

Careful Measures: An Exploration of the Sex & Gender Dimensions of a Deprivation Index - New publication by B.C. Centre of Excellence for Women's Health with its Prairie & Atlantic counterparts. The gender dimensions of the 6 indicators in Institut national de santé publique du Québec’s deprivation index & replication of the analysis for Halifax & other cities. http://bit.ly/GKD2j5

Social Justice Youth Camp 2012 – Join youth (ages 14-19) from Atlantic Canada to learn, play & work to create the world you want to live in. 10 th year. 20-24 Aug 2012, $475 or what you can. http://bit.ly/Hv4qZ1

 

HAVING THE HIGHEST REPORTED RATE OF SEXUAL ASSAULTS IN CANADA…

… could be good news for Saint John, if there was evidence that shows that Saint John has proven & effective support programs for sexual assault victims... But it could just as easily be that Saint John simply has a lot of sexual assaults. All we can say is this: we don’t really know. & we should say it loudly because, otherwise, those that might be able to clarify or rectify the situation will just go away & nothing will be known or changed…

After the Maclean’s list came out, reporters went out looking for why Saint John might be the “most dangerous city” for sexual assault. They talked to people who work with victims, who said don’t worry, it’s because we’re doing a good job of supporting victims to report it. Last year, when the same MacLean’s list had Saint John on top, reporters asked Saint John police to comment. The police spokesperson also saw it as a good news story: “I’m absolutely proud of that number being high.”

If people get to decide whether they are doing a good or bad job, they would be likely to say they are doing a good job. But saying so doesn’t make it a fact, & media curiosity should not have ended there.

The problem is this: Saint John has long had a very high rate of sexual assaults. For several decades, in fact. Since long before new victim programs were put in place. In other words, there is likely a real problem, but police & others are acting as if it’s been solved already…

The other reason to doubt that Saint John sexual assault victims are so keen to report is that not much happens after they lay complaints of sexual assaults to the Saint John police. Saint John has a very low rate of charges being laid as a result of reports of sexual assaults.

So it comes down to this: Saint John has a high rate of reported sexual assaults. That has to be treated as a bad news story until proven otherwise. Anyone who cares about victims does them a disservice by saying, “We’re fine, there’s no problem here”...

- From a column by Jody Dallaire, Times Transcript, 21 Mar 2012. http://bit.ly/ImQ4WH

 

MEDIA SEXISM HAS CONSEQUENCES FOR FEMALE POLITICIANS

Sexism, even mild sexist language, has an impact on voters’ likelihood to vote for a female candidate & their perceptions of her trustworthiness & effectiveness.

After being given neutral profiles of a female & a male Congressional candidate, voters were more likely to say they would vote for the woman. If voters then hear nonsexist, negative coverage of both, the female is still preferred. (Other research shows voters give women candidates a slight edge because women are seen as more ethical & in politics for the right reasons). However, if voters hear sexist coverage of the woman, the race becomes even. Voters’ views are strongly impacted by sexist language & the attack doesn’t have to be egregious to have a negative impact. She is seen as less empathetic & her values are questioned. Sexism alone costs female candidates all the advantage of their gender in a way that nonsexist critiques don’t. However, when the female candidate responds to sexist mistreatment by the media, she regains a clear lead over her opponent. Calling attention to the sexism does have an impact, a positive one, whether done by her or by outside groups.

Reporters need to be aware that subtle sexism can actually be far more damaging to candidates than deliberate & outrageous sexism. It can be harder for candidates to respond directly to coverage that is subtly tilted against them, especially when the reporters aren’t even aware they are being sexist!

Gloria Steinem: "Studies show that like bullying, the trivializing sexism used against women candidates makes voters not want to associate with them. Sexism itself is viewed as trivial."

- Excerpts, Guide to Gender Neutral Coverage of Women Candidates & Politicians, Women’s Media Center, 2012. Includes a guide to words (& alternatives) for journalists, activists, http://bit.ly/IgjgDt

 

NADINE, A CLERK IN A FACTORY, WAS FIRED…

A Vice President known for his negative view of women used Nadine’s instances of minor tardiness due to child care issues to suggest she was unreliable. Nadine’s former supervisor Stephen Mackie testified men & women were treated differently with respect to absence. Mackie had even advised another woman to change the reason for her absence from needing to find a babysitter to car trouble, because there was an unwritten policy that absenteeism from women due to child care was unacceptable. Mackie believed this policy stemmed from the Vice President. Nadine averaged 11 minutes of missed work; men terminated for absenteeism averaged 5 to 8 hours of missed work in the weeks before discharge.

Christy, a clerk in a manufacturing plant, was fired. The work environment was described as “rough & tumble” with vulgar language, & men engaging in conduct similar or worse to hers, but she was fired for insubordination, being unable to control her temper & language. Her employers saw her as violating rules of femininity. Investigators concluded “the bias against women invaded all levels of the company’s managerial staff. The managers could not tolerate a woman acting like a man.”

Gender stereotyping combines with institutional policies across workplace settings to contribute to gender discrimination. Given broad beliefs in gender appropriateness, a woman who fails to do gender properly in any setting may be subject to discriminatory sanctions. Women’s experiences with discrimination result to a great extent from workplace policies & their use. Employers use discretion in applying policies to practice discrimination - selectively using criteria to select a man for a job, applying rules exclusively to women, holding women to higher standards, or investigating only certain allegations of wrongdoing.

A study, using 219 cases at the Ohio Civil Rights Commission over 15 years ending in 2003, demonstrated how gender stereotyping results in discriminatory actions. There was evidence of gender stereotyping in two-thirds of the cases studied. Most workplaces where discrimination occurred were segregated: over half were male-dominated, a third were female-dominated. In male-dominated work settings, men may view women as invaders, thus rendering their gender more salient, leading to gender stereotyping & enforcement of gender expectations.

The researcher looked for stereotyping in the workplace - expressions about how women in general are assumed to be, how women’s traits are incompatible with certain jobs, how a particular woman violates gender assumptions, how women are a liability due to gender or pregnancy. Examples of stereotyping: Women first, workers second – women’s personal lives make them less invested & reliable, a sexual distraction, or hormonal & overly emotional. Women workers, men’s jobs - a perceived mismatch between the gender of a potential worker & the expected gender of the job filler. Thinking that women cannot succeed because they’re not privy to the ole boys club, or clients would not like a female.

Gender discrimination is a product of cultural ideas about gender, of structural policies that affect women & men differently, & of decisions to apply those policies on workers by gender.

- Excerpts, Gender Discrimination at Work, Donna Bobbitt-Zeher, Ohio State U., in Gender & Society, 2011, http://bit.ly/H8p1R5

 

REALITY-BASED ANALYSIS – EQUALIZATION PAYMENTS

Canada’s Equalization program distributes money to provinces with below average capacity to raise their own revenues. Those less able to generate funds receive equalization payments. But the program makes no allowance for differences in what provinces have to spend to provide comparable levels of public services, because of differences in the population to be served (age, health, income), in severity of climate, remoteness, in the prices provinces must pay for wages etc to deliver services. Incorporating these differences would make equalization fairer & less costly. In its current form, equalization does only half that job assigned by the Constitution to the federal government - to ensure that provinces have the fiscal capacity to provide their residents with comparable levels of services at comparable levels of taxation. A new study proposes a prototype system showing how expenditure need would work in a test year. For N.B., it resulted in an increase of $83 million in equalization payments. Expenditure need is already used by provinces when transferring payments for municipalities & hospitals.

- Excerpts, Expenditure Need: Equalization's Other Half, Peter Gusen, Mowat, Feb 2012, http://bit.ly/ImPIiK

 

ABOLITIONISTS: WHO WE ARE, WHAT WE WANT!

We speak as witnesses: each day, in the privacy of our grassroot organizations… we hear prostituted women tell us the truth of their experiences: violence, contempt, humiliation, insults... It is their word that allows us to assert that for the vast majority of those women & men, prostitution is a form of violence.

But we also speak as citizens... We do not want a society where some men continue to go sex-shopping among the women - & men - whom insecurity, violence or trafficking have relegated to prostitution. We do not want a Europe where some countries have, under the guise of "legalization", promoted pimps to the rank of legitimate businessmen , where consumer "clients", confident in their right, continue to act as if women were perennially "there for that function"... For us, all prostitution is a defeat for women, for men, & for the ability to live together. It's also a triumph for financial insecurity & violence.

What We Want - The repeal of the offense of soliciting & of all measures of repression leveled at prostituted persons, but accompanied by protection measures, social support & alternatives for all, including foreigners. The prohibition of purchasing sex acts & the criminalization of prostituters. The strengthening of the fight against procuring… & the implementation of an ambitious policy of sex education & prevention of prostitution.

We do not deny the existence of consent among those who choose to prostitute themselves… Some people "consent" to work for less than the minimum wage. This does not keep society from condemning any employer who would pay less than that wage. Others "consent" to part with an organ & sell it. This does not preclude society from prohibiting the purchase of organs.

- Excerpts, Manifesto by 19 women’s groups in France, Le Monde, 5 Jan 2012, coordination@mouvementdunid.org . Translated by Martin Dufresne. http://bit.ly/IBjx0Z

IN PARTING

I was told that whistling wasn't ladylike, I knew then that women were simply not supposed to be that happy. - Anonymous



 

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Women Femmes NB
is sent out twice a month by the provincial government Women's Issues Branch. It provides news related to equality issues, including events, studies, initiatives and information from women's groups, governments, universities, etc.

**Text from non-governmental sources will be published in the language(s) in which it is provided.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



 

     

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