Voir ce bulletin sur notre site web. / View this newsletter in your browser.
Vous recevez ce bulletin parce que vous êtes inscrit-e. / You're receiving this message because you subscribed.
Vous n’êtes plus intéressé-e ? Se désabonner / Not interested anymore? Unsubscribe
Abonnez-vous au bulletin Women Femmes NB. / Subscribe to Women Femmes NB

Tous les numéros
2011 Bulletins
2012 Bulletins
(English version follows)
Women Femmes NB
le 18 juillet 2012
 

DANS CE NUMÉRO :

  • LES CANADIENS DISENT OUI : ACCÈS À L'AVORTEMENT & MARIAGES GAIS
  • AVIS
  • UNE ÉQUIPE D'INTERVENTION EN CAS D'AGRESSION SEXUELLE À FREDERICTON
  • LES CAS DE TRAFIC DES PERSONNES AU CANADA
  • POURQUOI EXISTE-T-IL BEAUCOUP MOINS D'ESPACES FESTIFS LESBIENS QUE GAYS ?
  • CHOISIR SA CONTRACEPTION AVEC SOIN

………………………………………………………………….……………

LES CANADIENS DISENT OUI : ACCÈS À L'AVORTEMENT & MARIAGES GAIS

Selon un sondage réalisé par Ipsos Reid pour le National Post & Global TV, les Canadiens sont de plus en plus favorables à l'accès à l'avortement. 51% des femmes (47% des hommes) disent que l'avortement devrait être accessible à la femme qui le choisit. Ces chiffres recoupent ceux d'autres sondages antérieurs. 44% des femmes (hommes, 46%) sont d'avis que l'avortement devrait être accessible dans certaines circonstances. 6% des Canadiennes (7% des Canadiens) réclament son interdiction dans tous les cas. L'appui pour le choix est surtout élevé chez les personnes à revenu élevé & chez celles ayant un degré universitaire. (En 1988, 35% des Canadiens étaient favorables à l'accès à l'avortement sans restriction; un autre 39% y étaient favorables avec restrictions).

Une majorité de Canadiens sont contents du statu quo & de la loi permettant le mariage entre personnes du même sexe: 72% des femmes (52% des hommes) sont d'avis que ces mariages doivent être égaux aux unions traditionnelles. 13 % des femmes (23 % des hommes) y sont opposées. (En 2004, 39% des Canadiens étaient d'avis que les mariages entre personnes du même sexe devraient avoir un statut égal.)

- National Post, 4 juillet 2012, http://natpo.st/Lm1wTb

 

AVIS

Que faites-vous le 11 octobre 2012? Ce sera la première fois que sera célébrée la Journée internationale des filles, déclarée par les Nations-Unies parce que « l'investissement dans les filles & leur autonomisation sont essentiels pour la croissance économique, l'élimination de la pauvreté, la discrimination & la violence ». Dites-nous ce que vous planifier : wib-dqf@gnb.ca . Force des filles, force du Canada : engagées dès le départ est le thème que suggère le gouvernement fédéral pour l'édition 2012 . Des ressources : http://bit.ly/MAPiHr ; http://bit.ly/MJfluE ; http://bit.ly/NHgrxW ; http://bit.ly/NKEEC2 ; http://bit.ly/LWGAog

S.V.P., Vos citations préférées sur l'égalité & droits des femmes – Nous voulons renflouer notre filière de citations et dictons pour ce bulletin. Veuillez nous envoyer vos préférées : wib-dqf@gnb.ca

Jeunes féministes - Le Caucus des jeunes féministes du Regroupement Féministe du N.-B. est à la recherche d'une représentante régionale de la région nord-est du N.-B. Elle serait la personne contact aidant à gérer les activités organisées dans sa région. Le travail est bénévole. La personne doit être membre du RFNB & être âgée de moins de 30 ans. Communiquer avec Crystal Ouellette, adjointe aux projets, crystal.ouellette@rfnb.ca ou 381-2255. Voir www.rfnb.ca ; http://on.fb.me/OBniCQ

Fonds pour organismes de charité enregistrés - La Fondation Muriel McQueen Fergusson invite des soumissions pour des projets concernant la violence familiale - abris de secours, services de counselling, préparation de programmes pour les conseillers & de programmes d'éducation publique. Au plus 3 000$. Au plus tard le 13 août 2012. http://bit.ly/qa80wx

Sommet sur les aînés – 6-7 nov 2012, Fredericton Inn. Repenser en profondeur l'approche de notre système envers les soins aux aînés. Ouvert au public. Organisé par une douzaine d'organismes, de ministères & le Centre d'études sur le vieillissement, U de Moncton. Détails à venir.

Prendre soin de soi & mettre ses limites : pas si simple que ça! - Télé-atelier gratuit pour proches aidants. Jeudi 26 juillet 2012 à 13h (heure du N.-B.). Comment prendre soin de soi & mettre des limites sans avoir l'impression de laisser tomber l'autre? Centre de soutien aux aidants naturels http://bit.ly/MrrCXt

Zoom sur les filles – 27-28 sept 2012 à Moncton, en français. Filles d'action organise un rassemblement régional. Pour individus qui travaillent avec filles & jeunes femmes. Afin de soutenir les stratégies, le réseautage & le partage de connaissances & de ressources. Pratiques exemplaires lorsqu'on travaille avec les filles en milieu rural. Date limite : 26 août. Subventions disponibles. karine@girlsactionfoundation.ca ; 1.888.948.1112).

 

UNE ÉQUIPE D'INTERVENTION EN CAS D'AGRESSION SEXUELLE À FREDERICTON

Le 13 juin 2012, plus de 50 fournisseurs de services de divers organismes communautaires se sont réunis pour travailler à la mise en place d'une équipe d'intervention en cas d'agression sexuelle (EIAS) à Fredericton.

Il s'agit d'un modèle de prestation de services qui met l'accent sur une approche communautaire coordonnée, axée sur la collaboration, afin que les victimes d'agression sexuelle puissent avoir accès à des soins complets en temps opportun. L'EIAS est composée de professionnels & de bénévoles ainsi que de prestataires de services juridiques, de soins de santé, de sécurité publique, de counseling & de défense des droits des victimes.

Le concept a été présenté aux prestataires de services lors de la journée d'apprentissage communautaire pendant laquelle sont notamment intervenus des représentants de l'EIAS de Saint John, qui a été créée en 2009.

L'EIAS de Saint John exerce ses activités à partir du service d'urgence de l'Hôpital régional de Saint John. Une personne qui a survécu à une agression sexuelle peut décider de se rendre directement à l'hôpital pour obtenir de l'aide ou de communiquer avec le poste de police le plus près de l'endroit où elle se trouve, d'où elle sera transportée à l'hôpital afin que l'EIAS puisse intervenir. Cette personne peut choisir de signaler ou non l'agression sexuelle à la police. Elle recevra les soins médicaux & l'aide dont elle a besoin, quelle que soit sa décision. La victime qui désire recevoir des services de consultation à court ou à long terme sera aiguillée vers des conseillers qualifiés de l'EIAS. On communiquera ensuite avec elle pour lui donner un rendez vous dans la semaine suivant l'aiguillage.

Même si l'EIAS de Fredericton sera différente de celle de Saint John, l'équipe de Saint John lui a fait part des leçons qu'elle a apprises au cours des trois dernières années.

À la suite de cette journée, les membres de l'équipe d'intervention en cas d'agression sexuelle de Fredericton se sont réunis pendant toute une journée afin de discuter du fonctionnement de l'EIAS, de ses objectifs & de son mandat. Soucieux de poursuivre le travail commencé en juin, les membres travailleront dur pendant tout l'été afin de mettre en place une telle structure dans la région de Fredericton.

Pour en savoir plus, veuillez communiquer avec le Centre pour les victimes d'agression sexuelle de Fredericton au 506-454-0460.

 

LES CAS DE TRAFIC DES PERSONNES AU CANADA

La GRC a connaissance de 23 cas où des accusés ont été reconnus coupables d'infractions liées à la traite de personnes ou des infractions connexes. En date de octobre 2011, 9 condamnations spécifiquement pour traite de personnes au Canada avaient été prononcées (6 grâce au Service de police régional de Peel & 1 par chacun des services de Gatineau, Longueuil & Montréal). 42 personnes ont été condamnées, & 56 victimes ont été sauvées. Actuellement 98 autres personnes sont accusées d'infractions de traite de personne, touchant 147 victimes.

Les condamnations récentes pour traite de personnes concernent principalement des victimes qui sont des citoyennes canadiennes ou des résidentes permanentes du Canada trafiquées à des fins d'exploitation sexuelle.

La traite de personnes à des fins d'exploitation sexuelle est généralement associée au proxénétisme organisé qui se produit dans les services d'escorte & les maisons closes. De nombreuses personnes soupçonnées de traite de personnes sont associées à d'autres activités du crime organisé.

Des réseaux du crime organisé ayant des liens avec l'Europe de l'Est participent à l'introduction organisée au Canada de femmes de l'ex-Union soviétique, pour les employer dans des services d'escorte ou de massage. Selon l'évaluation du Service canadien de renseignements criminels, les réseaux du crime organisé recrutent des jeunes femmes nées au Canada, âgées entre 12 ans & 25 ans, pour le trafic dans leur province ou entre provinces.

On a découvert de la traite de personnes dans des maisons de débauche exploitées par des réseaux de proxénétisme asiatiques. La plupart des étrangères découvertes dans des maisons de débauche asiatiques étaient entrées légalement au Canada & avaient cherché du travail dans l'industrie du sexe après leur arrivée au Canada.

Les victimes de la traite intérieure de personnes sont la plupart du temps recrutées par Internet ou par une connaissance. Les victimes sont préparées, manipulées & forcées à entrer dans le commerce du sexe. Certaines victimes de la traite intérieure de personnes sont des mineures exploitées dans la prostitution dans des boîtes de nuit exotiques ou des services d'escorte. Les méthodes de contrôle exercées par les trafiquants pour garder leurs victimes dans des situations d'exploitation comprennent l'isolation sociale, la séquestration, la confiscation de leurs papiers d'identité, la restriction des mouvements, ainsi que les menaces & la violence. Les ressortissantes africaines identifiées comme victimes de la traite de personnes ont été exploitées à des fins sexuelles avant leur arrivée au Canada.

D'importants indicateurs de traite de personnes ont été relevés dans certains cas concernant des travailleurs domestiques étrangers introduits en fraude au Canada par leur employeur. Ces travailleurs domestiques résidants étaient contrôlés, menacés, sous-payés & forcés à travailler par leurs employeurs.

Les provinces atlantiques ne sont pas à l'abri de ce type de trafic. «C'est partout, notamment dans les villes portuaires. Je pense entre autres à Halifax », selon le sociologue de l'Université d'Ottawa, Richard Poulin. Selon Marie-Claude Arsenault, du Centre de coordination contre la traite de personnes à la GRC, les jeunes filles victimes n'ont souvent pas l'impression d'être une victime. Chez les jeunes, la culture du proxénétisme est mise en valeur. «On se rend compte que chez les jeunes, c'est une culture qui est glorifiée au niveau des vidéos & la musique où on voit des «pimps» célèbres. On l'associe à l'argent & aux beaux vêtements. Ça devient tentant pour les jeunes de se faire recruter».

En juin 2012, un homme a été condamné à 9 ans de prison pour traite humaine. Le Hongrois Ferenc Domotor était entré au Canada en 1998 comme demandeur d'asile, avant d'obtenir la résidence permanente deux ans plus tard. Il a orchestré un important réseau de trafic d'immigrants clandestins hongrois. 12 personnes ont été condamnés dont son épouse & son fils. Domotor avait créé une fausse entreprise de construction qui lui a permis de faire venir 19 de ses compatriotes au Canada en leur faisant miroiter un emploi bien payé. Or ces hommes travaillaient sans salaire, parce qu'on leur avait fait croire qu'il fallait qu'ils paient leurs dettes en Hongrie & leur voyage au Canada. Ils étaient confinés dans le sous-sol de sa maison, étaient forcés de travailler de longues heures & n'avaient droit qu'à un repas par jour. Tamas Miko, un des 19 esclaves, dit qu'ils étaient forcés de travailler 12 heures par jour, sans être payés. La nuit, ils étaient confinés au sous-sol, portes & fenêtres barricadées. Ferenc Domotor, le dirigeant de ce réseau, a été condamné à neuf ans de prison & pourrait être déporté. C'est la peine la plus sévère jamais octroyée au Canada pour ce type de crime. " Tamas Miko travaille dans un motel & espère être reçu officiellement comme immigrant.

- Divers: GRC http://bit.ly/Lm1MSe ; Rapport de la GRC, La traite de personnes au Canada : Évaluation de la menace : http://bit.ly/Ntxlex ; Sécurité publique Canada : http://bit.ly/NwXYke ; SRC Radio, 3 avril 2012 ; Trafic humain, L'Étoile, 27 juin 2012.

 

POURQUOI EXISTE-T-IL BEAUCOUP MOINS D'ESPACES FESTIFS LESBIENS QUE GAYS ?

Les lesbiennes & les gays n'échappent pas au conditionnement & aux inégalités homme-femme, notamment sur le plan économique. Les femmes gagnent en général 20% de moins. Sur l'écart de salaire ou de poste à niveau d'étude égal, les lesbiennes subissent les mêmes disparités que les hétérosexuelles. Elles ouvriront sans doute davantage de lieux commerciaux quand les inégalités structurelles entre hommes & femmes sur le plan économique bougeront.

Il y a plus de lesbiennes qui élèvent des enfants que de gays. Forcément, cela implique des tâches domestiques supplémentaires & du temps libre en moins. De plus, le fait d'être en couple ou pas est important pour les lesbiennes. On le voit très nettement dans leurs trajectoires socioaffectives. Si elles sont dans un modèle cohabitant de couple qui dure, elles vont moins sortir. Les lesbiennes ont moins que les gays des rapports qui séparent l'affect de la sexualité, & pratiquent donc moins une sexualité dite récréative. En cela, elles restent proches de la socialisation traditionnelle des femmes.

Historiquement, l'histoire du lesbianisme s'est moins mise en scène que celle des gays, qui ont une sexualité beaucoup plus visible dans l'espace public, dans les lieux de drague, dans certaines carrières professionnelles, etc. Les gens remarquent moins les lesbiennes dans la rue. Deux hommes qui se tiennent par la main, cela sera assez clair, alors que pour deux femmes on aura tendance à penser que ce sont deux copines.

Dans les entretiens que je peux mener, la question de la visibilité est centrale. Elles ont aussi la volonté d'avoir des espaces non mixtes pour ne pas avoir à subir le regard des hommes.

- Tiré de La question de la visibilité est centrale, entretien avec Natacha Chetcuti, anthropologue & sociologue au Centre de recherche en épidémiologie & santé des populations, auteure en 2010 de Se dire lesbienne : vie en couple, sexualité & représentation de soi. Libération, 9 avril 2012.

 

CHOISIR SA CONTRACEPTION AVEC SOIN

Très majoritairement utilisée en France - plus que partout ailleurs dans le monde -, la pilule n'est pourtant pas forcément le contraceptif adapté à la vie que l'on mène. Si elle fait partie des méthodes les plus efficaces théoriquement, c'est autre chose en pratique. Les « erreurs d'utilisation au quotidien » sont nombreuses. En 2000, une grossesse non désirée sur 5 concernait une femme qui était sous pilule. Une campagne rappelle « qu'en cas d'oublis fréquents, d'autres modes de contraception peuvent être envisagés ». Préservatif ou le stérilet, mais aussi implant, timbre ou anneau contraceptif... Il s'agit aussi de développer le réflexe de la contraception d'urgence, encore sous-utilisée.

- Les Nouvelles news, 26 oct 2011. Voir http://bit.ly/MA0zqs .

 

EN FIN DE COMPTE

Toute référence à la beauté (ou non) d'une femme est une injure à sa personne. Car il confirme le droit de celui qui la juge ainsi de son bon droit à le faire. Refuser d'emblée d'être jugée sur ce critère : mieux, que l'hypothèse même en soit exclue. L'intelligence, notamment masculine, un moment déstabilisée, s'en trouverait fort bien. Déjà, en 1792, Mary Wollstonecraft écrivait : « si… les femme ne renoncent pas au pouvoir arbitraire de leur beauté, ce sera la preuve qu'elles sont moins intelligentes que les hommes. »

- Abécédaire, Marie-Victoire Louis.

 


 

 

wib-dqf@gnb.ca
Sans frais : 1-877-253-0266
télécopieur : (506) 453-7977
www.gnb.ca/femmes

Women Femmes NB
est publié deux fois par mois par la Direction des questions féminines du gouvernement provincial. Il diffuse des nouvelles sur les questions d’égalité - des événements, des rapports, des initiatives et des renseignements nous provenant des groupes de femmes, des gouvernements, des universités et autres.

**Les textes fournis par des organismes non gouvernementaux seront publiés dans la ou les langues dans lesquels ils nous sont fournis

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

     

 

Women Femmes NB
July 18 , 2012

 

 

IN THIS ISSUE:

  • POLL SHOWS SUPPORT FOR ABORTION RIGHTS, GAY MARRIAGE
  • NOTICES
  • SEXUAL ASSAULT RESPONSE TEAM IN FREDERICTON
  • CASES INVOLVING HUMAN TRAFFICKING IN CANADA
  • WHEN ARE VICTIMS NEWSWORTHY?
  • SUBJECTS ARE SEXUAL, OBJECTS ARE SEXY
  • HOW TO REDUCE PEOPLE'S ENDORSEMENT OF SEXISM


………………………………………………………………………………

POLL SHOWS SUPPORT FOR ABORTION RIGHTS, GAY MARRIAGE

A survey by Ipsos Reid reveals that support for a woman's right to an abortion has increased in Canada over the years. 51% of Canadian women (47% of men) think abortion “should be permitted whenever a woman decides she wants one.” 44% of women (men, 46%) said abortion should be permitted in certain circumstances. 6% of women (men, 7%) said it should not be permitted under any circumstances. Support is highest among affluent Canadians & those with a university degree. (In 1988, 36% of Canadians supported unrestricted abortion rights; 39%, with restrictions.)

A majority of Canadians are happy with the status quo allowing gays & lesbians to get married. 72% of women (52% of men) believe same-sex marriage “should be fully recognized & equal to conventional heterosexual marriage.” 13% of women (men, 23%) said “it is wrong & it should never be lawful.” (In 2004, 39% of Canadians felt same-sex marriage should be considered equal to heterosexual marriages).

- National Post, 4 July 2012, http://natpo.st/Pa9fJ5

 

NOTICES

What Are You Doing October 11, 2012? – That's when the world celebrates the “International Day of the Girl Child” for the first time. Declared by the U.N. because “empowerment & investment in girls are critical for economic growth, the eradication of poverty, & to break the cycle of discrimination & violence”. Tell us what you're planning: wib-dqf@gnb.ca . Strong Girls, Strong Canada: Leaders from the Start is the theme the federal government is suggesting for 2012. More info: http://bit.ly/M3xoxH ; http://bit.ly/Mmjk1V ; http://bit.ly/N0Db5Q ; http://bit.ly/M5R6Lm ; http://bit.ly/NHfe9N ; http://bit.ly/KfYYFM

Send us your Favourite Quote About Equality / Women's Rights – We are replenishing our stock of quotes and sayings for use in this enewsletter. Send us yours: wib-dqf@gnb.ca

Funding for Registered Charities - Muriel McQueen Fergusson Foundation is accepting proposals for projects dealing with family violence. Grants of up to $3,000 for emergency shelters, provision of counseling & other services to victims; development of counseling & training programs for counselors, public education programs; research into causes; & training of victims. By 13 Aug 2012. http://bit.ly/OJDgfd

Caregiving: When I Say No I Feel Guilty! – Free webinar on caregiving, Wed. 25 July 2012, 4pm (NB time) Techniques to identify stressors of caregiving & strategies to help. Caregiver Support Centre. http://bit.ly/NDvGS2

What the New EI Rules Mean - a policy brief that concludes the reforms do little to address the system's structural problems & are likely to have a disproportionately negative impact on young, urban, & immigrant workers & businesses in Ontario & the West – though there are some positive features. Mowat Centre, School of Public Policy, U of Toronto. http://bit.ly/LUZIGX

Occupy Papers – Read the lectures given during that Occupy speaker series organized in early 2012 by STU & UNB faculty & students. Topics include How the City Shapes your Life (And How You Can Shape the City)”; What Students Can Learn From the Occupy Movement; NB's Deficit and Debt Problem: Root Cause and Solution; Why Poetry is Better than Money; When Being “Tough on Crime” has Nothing to do with Crime, Justice nor Public Safety. http://bit.ly/O2ewkW

Life Skills Coach Certification – YWCA Moncton. Phase 1: 10-14 Sept 2012. Phase 2: 17-21 Sept. $ 975 each. Course outlines: http://bit.ly/MDEJDg ; http://bit.ly/O7ndKP

 

SEXUAL ASSAULT RESPONSE TEAM IN FREDERICTON

On June 13, 2012, over 50 service providers from various community agencies met to take the initial steps in creating a Sexual Assault Response Team (SART) in Fredericton.

A sexual assault response team is a model of service delivery that emphasizes a coordinated, collaborative community approach so that victims of sexual assault can access comprehensive & timely care. A SART is typically comprised of professionals & volunteers, & service providers from legal & health care agencies, public safety, counselling agencies, & victim advocates.

For the Community Learning Day, service providers were introduced to the SART concept, & heard from the Saint John SART, who established their team in 2009.

The Saint John SART operates out of the Saint John Regional Hospital Emergency Department. When a sexual assault occurs, the survivor may decide to go directly to the hospital for assistance, or may contact the closest police station where they will be transported to the hospital for the SART to be initiated. A survivor has the right to choose whether or not to report the sexual assault to police & will receive the medical care & support needed, regardless of their choice. If a survivor wishes to seek counseling (short-term or long-term) they will be referred to trained counselors on the SART team & contacted for an appointment within one week of a referral being received.

While the Fredericton SART will look different from the Saint John model, the Saint John Team shared many words of wisdom they have learned over the past 3 years.

Following the Community Learning Day, members of the Fredericton Sexual Assault Response team met for a full day to discuss how the team will function, its goals & objectives, & its mandate. The team members are very eager to continue the work started in June, & will be working hard throughout the summer to establish a sexual assault response team for the Fredericton region.

For more information, contact the Fredericton Sexual Assault Crisis Centre at 454-0460.

 

CASES INVOLVING HUMAN TRAFFICKING IN CANADA

The RCMP is aware of 23 cases in which the accused was convicted of either human trafficking or related offences, including 9 convictions specifically for human trafficking under the Criminal Code (6 by PEEL Regional Police, 3 in Québec). 42 people have been convicted & 56 victims saved from traffickers. Currently 98 others are accused of human trafficking offences, involving 147 victims.

Recent convictions have mostly involved victims who are Canadian citizens or permanent residents trafficked for sexual exploitation, through escort agencies & brothels. The Criminal Intelligence Service has found that organized crime in Canada recruit Canadian-born women aged 12 to 25 to traffic in their province & between provinces for forced prostitution. A 2010 RCMP study revealed a number of groups of young people to be vulnerable to trafficking, especially from First Nations communities. Organized crime networks with Eastern European links have also been involved in the entry into Canada of women from former Soviet States for employment in massage & escort services. Human trafficking has also been identified in bawdy houses operated by Asian rings. Most foreign nationals found working in bawdy houses had entered Canada legally. African nationals who were identified as victims of human trafficking were trafficked for sexual exploitation before arriving in Canada.

Domestic human trafficking victims have mostly been recruited through the Internet or by an acquaintance. The victims were groomed, manipulated, & coerced to enter the sex trade. Some victims have been underage girls exploited in dance clubs or escort services, controlled through social isolation, forcible confinement, withholding identification documents, limitation of movement, threats & violence.

RCMP Const. Sebastian Decaens, of the Atlantic Region Immigration & Passports section, said a lot of smuggling begins in the Maritimes. "When they start luring or grooming the victims, it happens in the Maritimes; later on they get either to Montreal, Toronto but the source is here."

In May 2012, Omar McFarlane of Toronto was sentenced to 9 years for human trafficking & kidnapping. He entered into romantic relationships with women while they were working as adult entertainment dancers. They would eventually be kidnapped at gun point to be trafficked into the sex trade.

A Hungarian family ran the largest human trafficking ring in Canadian history, bringing people from their home country to work for no pay, buying some for a few thousand dollars & using them on construction sites & as household servants. The kingpin, Ferenc Domotor, & his brother were facing extortion charges in Hungary when they arrived in Canada in 1998. Both settled with their families in Hamilton, & got into the stucco business. Associates in Hungary recruited unemployed men promising good jobs. Tamas Miko had spent months looking for a job in Hungary when an acquaintance put him in touch with Domotor, who bought him a plane ticket to Canada. Domotor's wife took his passport & he slept on a mattress in their basement, with 6 other men. The men were shuttled to work sites, finished work around 11 pm, were fed one meal a day & not paid. The windows & doors of the house were alarmed. He didn't speak English. He was told he had to pay off the cost of his flight, plus $2,700 in recruitment cost. They were ordered to make fraudulent welfare claims & set up bank accounts. Gang members took their debit cards. The gang's only known female victim was used as an unpaid maid. Eventually a 51-year-old victim who had arrived two weeks earlier told officials what was going on when they took him to the welfare office. Around the same time, Miko told a contractor what was happening, & the man called the RCMP. Early one morning, the contractor came to pick Mr. Miko up for work. As they sat in his car, the police arrived. The RCMP walked up to the vehicle and, reading from a piece of paper, told Miko in Hungarian: “I can take you to a safe place.” “I was surprised & I asked [the contractor] what to do. He said ‘Go, go, go!'”. He was taken to a shelter. Police moved the victims from safe house to safe house but the Domotors seemed to be always able to find them. Things got so bad for Miko's family in Hungary that police drove them to Budapest, where an NGO flew them to Canada. In April 2012, Ferenc Domotor was sentenced to 9 years in prison, after which he will be deported. His wife, son & several others were also convicted. 19 victims had come forward. Miko has applied for landed immigrant status & found work. If Canada lets him stay, he has decided what he wants to do with his life: become a police officer.

- Various: RCMP http://bit.ly/McTlNp ; Peel police http://bit.ly/McTpfP ; CBC NB, 20 April & 6 June 2012; Langley Times, 18 June 2012.

 

WHEN ARE VICTIMS NEWSWORTHY?

A comparison of local press coverage of cases of missing/murdered women - 3 Aboriginal women from Saskatchewan & 3 White women from Ontario - found the Aboriginal women received three & a half times less coverage & their articles were shorter & less likely to be on the front page. Depictions of the Aboriginal women were more detached in tone & scant in detail.

While the Canadian news media have devoted considerable attention to the extreme conditions in which many Aboriginal Peoples live, reports do not situate these conditions in their relevant socio-historical colonial contexts & so readers may be left with the idea that such problems stem from Aboriginal cultural inferiority or their inability to “fit into” society. Representations of Aboriginality in mainstream media are steeped in negative stereotypes stripping Aboriginal Peoples, including missing/murdered Aboriginal women, of status as human beings. The stereotype of Aboriginal women as a “squaw” who is dirty, lazy, degraded, & easily sexually exploited has profoundly shaped the experiences of Aboriginal women since colonial contact. The stereotype is a “grotesque dehumanization [that] has rendered all Native women & girls vulnerable to gross physical, psychological, & sexual violence”. As a child Aboriginal scholar Maracle internalized that “the world hates women & ‘squaws' do not even qualify as women”. The stereotypes not only increase Aboriginal women's risks of violence but also “pre-packages” them as “bad”/“unworthy” victims, & influences news media & societal responses to their victimization.

- Excerpts, Kristen Gilchrist, Feminist Media Studies, 2012, http://bit.ly/O2eLwn

 

SUBJECTS ARE SEXUAL, OBJECTS ARE SEXY

How do we know sexual objectification when we see it? The Sex Object Test measures the presence of sexual objectification in images. Sexual objectification is present if the answer to any of the following questions is “yes”: Does the image: show only part of a sexualized person's body?; present a sexualized person as a stand-in for an object?; show sexualized persons as interchangeable? ; affirm the idea of violating the bodily integrity of a sexualized person who can't consent?; suggest that sexual availability is the defining characteristic of the person?; treat a sexualized person's body as a canvas?

In a culture with widespread sexual objectification, women (especially) tend to view themselves as objects of desire for others. This internalized sexual objectification has been linked to problems with mental health (clinical depression, “habitual body monitoring”), eating disorders, body shame, self-worth & life satisfaction, sexual dysfunction, access to leadership & political efficacy. Beyond the internal effects, sexually objectified women are seen as less competent & less worthy of empathy by both men & women. Exposure to images of sexually objectified women causes male viewers to be more tolerant of sexual harassment & rape myths. Add to this the hours that some girls/women spend primping, & the erasure of middle-aged & elderly women who have little value in a society that places women's primary value on their sexualized bodies.

Theorists have contributed to understanding the harm of objectification culture by pointing out the difference between sexy & sexual. Subjects act & objects are acted upon. Subjects are sexual, while objects are sexy.

- Excerpts from series by Caroline Heldman, Ms Magazine, July 2012.
What it is: http://bit.ly/Nz3NA1 ; The Harm: http://bit.ly/LV5Z5x ;
Daily Rituals to Stop: http://bit.ly/MrrCGM ; Daily Rituals to Start: http://bit.ly/LV5NTR

 

HOW TO REDUCE PEOPLE'S ENDORSEMENT OF SEXISM

Women who kept track of sexist incidents in their personal lives later were more likely to reject sexist beliefs. The findings from 3 studies involving 2 countries suggest women endorse sexist beliefs because they don't recognize subtle forms of sexism, & don't notice the aggregate amount of sexism in their daily lives. Sexism included stereotypes about women, witnessing or experiencing treatment based on gender, hearing dismissive comments about sexism, feminists, etc, unwanted sexual attention & verbal sexism.

For men, increased attention to sexist information alone was insufficient to reduce sexist beliefs, possibly because of men's higher status in society & their interest in maintaining this status. Our results point out the crucial role of empathy & perspective taking in changing their attitudes toward gender relations: Those men who paid attention to the frequency of everyday sexism & took the target's perspective reduced their endorsement of sexist beliefs & evaluated the man described as a Modern Sexist less favorably. However, men maintained their endorsement of Benevolent Sexism – beliefs that women are ‘‘pure,'' the ‘‘better'' sex, idealized caregivers, reinforcing the idea that women should be protected & provided for - the positive tone of such incidents covers up their fundamental sexism.

Interventions to reduce women's endorsement of sexism can be effective by heightening their sensitivity to different aspects of sexism in their personal lives, whereas for men, effective interventions must also aim to increase empathy. Interventions need to directly highlight the individual & societal harm that comes from Benevolent Sexism because perspective taking alone is not sufficient to increase this awareness.

- Seeing the Unseen: Attention to Daily Encounters With Sexism as Way to Reduce Sexist Beliefs, Psychology of Women Quarterly, March 2011, http://bit.ly/MzZmPP

 

IN PARTING

Women's style adviser Russell Smith answering the question, “Am I too old to wear tight pants?” (Globe & Mail, 25 Feb 2012):

I get the “age-appropriate” question so often that I know how to translate its code. Here is what it says: “I long to wear sexy & fashionable item X but fear I am too old for X & will be derided for ‘trying too hard.' I think I look quite respectable wearing X and, in fact, I think X is quite flattering, but I can't trust my own opinion on how I look because of a lifetime of hearing & reading caustic comments about what women look like. Who exactly will mock me for this transgression? Not men. I know that they prefer tight clothing & have little sense of ‘appropriateness.' & not many women would, either. No, to be honest, it's Ethel Mugstone, a woman in my book club, who makes me nervous, because she doesn't hesitate to raise her eyebrows when she doesn't like something & she seems to like so little, particularly since she put on all that weight herself, poor thing.”

See, if you phrase the question like that, it answers itself. You know you look hot in the extra-slim pants and, for that, you don't need my permission or anyone else's.



 

wib-dqf@gnb.ca
Toll free:
1-877-253-0266
Fax: (506) 453-7977  
www.gnb.ca/women

Women Femmes NB
is sent out twice a month by the provincial government Women's Issues Branch. It provides news related to equality issues, including events, studies, initiatives and information from women's groups, governments, universities, etc.

**Text from non-governmental sources will be published in the language(s) in which it is provided.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

     

To unsubscribe, click here. / Pour désabonner, cliquez ici.
Subscribe to Women Femmes NB / Abonnez-vous au bulletin Women Femmes NB
Questions or comments? E-mail us at wib-dqf@gnb.ca or call 1-877-253-0266
. /
Avez-vous des questions ou des commentaires?
Communiquez avec nous par courriel
wib-dqf@gnb.ca ou sans frais 1-877-253-0266
Women's Issues Branch | 551 King Street, Suite A | Fredericton, NB E3B 5H1 /
Direction des questions féminines | 551, rue King, suite A | Fredericton, N.-B. E3B 5H1