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2011 Bulletins
2012 Bulletins
(English version follows)
Women Femmes NB
le 4 juillet 2012
 

DANS CE NUMÉRO :

  • UN PIONNIER DE LA PARITÉ SALARIALE AU N.-B.
  • AVIS
  • FRANCES GRONDIN, PILOTE PROFESSIONNELLE
  • AUGMENTATION DU NOMBRE D'ENFANTS ÂGÉS DE 4 ANS ET MOINS
  • LES FEMMES PLUS SUSCEPTIBLES DE RENVOYER L'ASCENSEUR
  • MYTHE 1 : LES AUTOCHTONES NE PAIENT PAS D'IMPÔTS.
  • LES IDÉES NE MANQUENT PAS POUR DONNER AUX MÈRES LA PLACE QUI LEUR REVIENT
  • LA CROISSANCE ÉCONOMIQUE N'AIDE PAS NÉCESSAIREMENT TOUS ET TOUTES
  • LA DÉFENSE DE L'AVORTEMENT & L'ABOLITION DE LA PROSTITUTION

………………………………………………………………….……………

UN PIONNIER DE LA PARITÉ SALARIALE AU N.-B.

William End était un avocat originaire d'Irlande qui arriva dans cette province sans doute vers le début des années 1820. Il fut élu député de Gloucester à l'Assemblée législative en 1830… Lors de la session législative de l'hiver 1831, William End se leva en chambre pour proposer que les institutrices devaient recevoir le même salaire que les instituteurs au N.-B. Il fut le premier député à émettre une telle idée. Les femmes commençaient à occuper des postes d'institutrices & leur rémunération était inférieure à celle de leurs collègues masculins. La féminisation de la profession enseignante au 19e siècle allait accentuer cet état des choses. Plus les femmes devinrent présentes dans le monde de l'enseignement, plus les administrateurs des écoles voyaient en elles une ressource humaine à bon marché. Le superintendant en chef de l'éducation alla même jusqu'à proposer, en 1865, que les trois quarts des postes d'instituteurs de la province pouvaient être comblés par des femmes, ce qui assurerait des économies non négligeables…

Le domaine de l'enseignement est le premier où femmes & hommes pouvaient se côtoyer en faisant le même travail qui sera bientôt qualifié de professionnel. Lors de cette même session de 1831, le député End allait encore causer des débats en soutenant que les Acadiens avaient droit eux aussi à un financement public pour leurs écoles, car ils contribuaient également au développement de la province…

Il faudra attendre la deuxième moitié du 19e siècle pour voir l'arrivée d'un nouveau débat sur une forme d'équité salariale dans la province, cette fois-ci un débat où des femmes joueront un rôle de premier plan… Ce ne fut que le premier juillet 1920 que le N.-B. commença à accorder le même salaire aux femmes & aux hommes en enseignement.

-  Tiré d'une chronique de Maurice Basque, historien, Institut d'études acadiennes, L'Étoile, 20 juin 2012.

 

AVIS

Les Acadiennes de l'Île – Une exposition qui rend hommage aux femmes acadiennes de l'Î.-P.-É. Photos prises entre 1880 & 1960. Musée acadien de l'Univ de Moncton jusqu'au 30 sept 2012.

TRAVAILLONS ENSEMBLE pour la prévention de l'exploitation sexuelle des filles – Écouter les webinaires de ce projet de Filles d'action : L'exploitation sexuelle : plusieurs chemins, un sort commun. Mieux comprendre pour mieux intervenir, avec la Concertation des luttes contre l'exploitation sexuelle http://bit.ly/KHvOQ4 . Projet Hypersexualisation : Conception du projet & pratiques préventives préconisées avec la Table jeunesse de Côte-des-Neiges http://bit.ly/LIL3OS

Traçons les limites - Campagne ontarienne de sensibilisation à la violence à caractère sexuel. Bilingue. Par Action ontarienne contre la violence faite aux femmes & Ontario Coalition of Rape Crisis Centres. http://bit.ly/N2EhkL

Concevoir & évaluer des politiques publiques avec des données probantes - Conférence nationale du Réseau canadien des Centres de données de recherche. L'adoption de politiques publiques qui s'appuient sur les connaissances probantes les plus récentes est une des principales composantes d'un processus législatif efficace. Des années d'austérité fiscale ont non seulement réduit la capacité des fonctionnaires d'évaluer les politiques mais aussi leurs capacités d'interpréter les connaissances disponibles d'une manière adéquate. Wu Conference Centre, UNB, 23-24 oct 2012, avec ateliers de formation le 22 oct. http://bit.ly/N1EQJK

 

FRANCES GRONDIN, PILOTE PROFESSIONNELLE

Enfant, Frances Grondin a fait partie des scouts de l'air au sein desquels elle a acquis quelques notions sur l'aviation. Elle ne cessait de lever le regard vers les nuages pour regarder les avions passer dans le ciel, en songeant au jour où elle irait là-haut. Quand elle a eu 12 ans, son père a commencé à l'amener à l'aéroport pour des avions atterrir. Une fois, son père a pris des dispositions pour qu'elle fasse un tour d'avion. À son père qui lui demandait son impression sur le vol à sa descente de l'appareil, elle a répondu « Un jour, je piloterai un avion ». À l'adolescence, elle comptait plusieurs oncles dans tous les corps de l'armée, sauf l'aviation. Cependant, ses oncles avaient des amis dans la force aérienne qui, connaissant son intérêt, lui obtenaient quand ils le pouvaient des écussons figurant des ailes ou autre symbole et Frances les cousait sur son survêtement.

Née à Weston au Massachusetts, Frances Grondin a d'abord choisi la carrière d'infirmière. Après avoir obtenu son diplôme à la Memorial Hospital School, elle a entamé des études préparatoires en médecine où elle a fait la rencontre de son futur mari, un médecin qui effectuait une spécialisation en chirurgie. « Nous avons décidé à un certain moment qu'un médecin dans la famille suffisait », raconte-t-elle avec humour. Par la suite, elle a suivi son mari à Philadelphie et à Rochester (New York) pour sa formation, et finalement à Moncton afin de s'y établir, un retour aux sources en quelque sorte, puisqu'il est natif de Grand-Sault.

« Après mon mariage et mon déménagement à Moncton, j'ai décidé un jour de m'informer sur la possibilité de suivre des leçons de pilotage au club d'aviation de Moncton. » C'est ainsi qu'en 1960 elle a obtenu sa licence de pilote privé puis en 1966 sa licence de pilote professionnel– devenant la première femme pilote professionnelle diplômée du Moncton Flight College…

Frances a décidé que ses licences de pilote ne lui serviraient pas à faire carrière dans le domaine, même si ses collègues de classe l'incitaient à poser sa candidature auprès des compagnies aériennes. « Selon eux, comme je portais le nom de Frances, la plupart des compagnies ne pourraient deviner que j'étais une femme – car à cette époque, on n'embauchait pas de femmes pilotes. »

-  Lire la suite en suivant ce lien : http://bit.ly/OGGYKM

 

AUGMENTATION DU NOMBRE D'ENFANTS ÂGÉS DE 4 ANS ET MOINS

Pour la première fois en 50 ans, le nombre d'enfants âgés de 4 ans & moins a augmenté, dans l'ensemble des provinces du Canada entre 2006 & 2011. Canada, croissance de 11% ; N.-B., 6 %. Cette croissance s'explique principalement par une augmentation du nombre de femmes âgées de 20 à 34 ans & par une augmentation des taux de fécondité dans l'ensemble des provinces & territoires.

-  La population canadienne en 2011, Statistique Canada, http://bit.ly/MX1Nzf

 

LES FEMMES PLUS SUSCEPTIBLES DE RENVOYER L'ASCENSEUR

Les femmes sont plus promptes que les hommes de cultiver le talent d'autrui. 65% des femmes qui ont été appuyées dans l'avancement de leur carrière développent maintenant de nouveaux talents, comparativement à 56% des hommes. 73% des femmes qui développent de nouveaux talents le font auprès de femmes, comparativement à 30% chez les hommes.

«L'étude démontre que les femmes s'entraident beaucoup... Il est donc faux de considérer que les dirigeantes sont en général des prima donna, qui refusent d'appuyer leurs consoeurs pour ne se concentrer que sur leur propre carrière», dit Ilene Lang, PDG de Catalyst.

-  Tiré de Est-il payant, Les affaires.com, 12 juin 2012, http://bit.ly/L7vZKu

 

MYTHE 1 : LES AUTOCHTONES NE PAIENT PAS D'IMPÔTS.

C'est le cas pour certains, mais pas pour tous. Selon l'Agence du revenu du Canada, les Autochtones paient les mêmes impôts que les non Autochtones, sauf quelques exemptions limitées pour les Indiens inscrits, prévues à l'art. 87 de la Loi sur les Indiens. Environ la moitié du million de personnes Autochtones sont des Indiens inscrits. Les Autochtones qui sont Inuit ou Métis paient les mêmes impôts que toute autre personne au Canada. Les biens personnels d'un Indien se trouvant sur une réserve sont exonérés d'impôt. Le revenu d'un emploi tiré sur une réserve peut aussi être exonéré d'impôt, dépendamment du lieu de travail & du domicile des employés. La TPS n'est pas perçue sur les achats des Indiens inscrits faits dans la réserve ou y étant livrés par un fournisseur…

Mythe 2 : Les Autochtones n'ont pas à payer pour les études postsecondaires.

C'est le cas pour certains, mais pas pour tous. Le gouvernement fédéral verse des fonds aux gouvernements des Premières Nations & des Inuits pour permettre aux étudiants de fréquenter un établissement postsecondaire. (Il n'y a pas de programme semblable pour les étudiants Indiens ou Métis non inscrits). Comme la demande est plus grande qu'il n'y a de fonds, certaines collectivités privilégient les demandes des étudiants qui veulent obtenir leur premier certificat d'études postsecondaires. Dans d'autres cas, seuls les étudiants qui habitent la réserve pendant leurs études sont admissibles.

- Tiré de Pour en finir avec les mythes entourant la population autochtone du Canada, Banque TD, 18 juin 2012, http://bit.ly/QyHCZp

 

LES IDÉES NE MANQUENT PAS POUR DONNER AUX MÈRES LA PLACE QUI LEUR REVIENT

Une allocation pour les mères à la maison, des congés parentaux plus flexibles, une valorisation des soins aux autres… De tels programmes sont-ils réalistes? Souhaitables? L'idée d'une allocation pour le parent qui se consacre à plein temps aux soins de l'enfant n'a jamais fait l'unanimité. Entre autres parce qu'elle pose le problème de la sexualisation des rôles. « On le voit ailleurs, ce sont majoritairement les mères qui retournent à la maison pour bénéficier de ces allocations. En raison d'une tradition de rôles, mais aussi parce que le salaire des hommes est souvent le plus élevé. En France, où il y a un tel programme, on voit plus de mères rester à la maison, mais aussi plus de mères pauvres faire le choix de ne pas travailler. Ça crée un double écart : entre les hommes & les femmes, & entre les femmes pauvres & riches (ou de la classe moyenne). »"

« Le programme actuel permet d'arrêter de travailler pour une période maximale d'un an. Un congé parental plus flexible, sous forme de travail à temps partiel, pourrait être étiré jusqu'à ce que l'enfant soit en âge d'aller à l'école. Cette formule présente aussi un avantage pour les entreprises, qui perdraient moins d'employées. »"

Les généreuses politiques familiales des pays nordiques constituent aussi un modèle intéressant. « Là-bas, les femmes travaillent davantage à temps partiel que les hommes. Le temps partiel est plus intéressant qu'ici, il comprend plus d'heures travaillées. Même si ça amène les femmes à se conformer à la sexualisation des rôles (elles sont plus souvent à la maison), il faut reconnaître que ces pays ont innové' ». Pour s'assurer que les pères prennent davantage part aux tâches familiales, ils accordent un congé parental plus long aux couples qui choisissent de se le diviser à parts égales. »

Certains s'inquiètent de voir une nouvelle génération de mères scolarisées rester à la maison, estimant que, sous l'influence d'un conservatisme ambiant, les jeunes adoptent des positions de recul. À l'inverse, d'autres perçoivent chez elles une volonté de réinventer la famille. « [L]a jeune génération confirme l'évolution vers une conception de la vie & un système de valeurs organisés autour de plusieurs centres (le travail, la famille, les relations amoureuses, les loisirs, l'engagement…). »" À la lumière de ces constats & analyses, difficile de considérer comme une véritable marche arrière le choix de rester à la maison pour prendre soin des enfants.

« Il faut réexaminer nos programmes gouvernementaux, mais aussi la prémisse de la femme qui se réalise par le travail. Ces nouvelles mères au foyer nous forcent à nous remettre en question... »

-  Tiré d'un article par Marie Lachance, dossier Mères au foyer 2.0, Gazette des femmes, juin 2012, http://bit.ly/N2EpRi

 

LA CROISSANCE ÉCONOMIQUE N'AIDE PAS NÉCESSAIREMENT TOUS ET TOUTES

La politique économique devrait être mieux conçue de manière à amener une croissance plus inclusive, en faisant que les retombées bénéfiques d'une prospérité accrue soient plus également partagées dans toute la société, selon un nouveau rapport émanant de l'OCDE & de la Banque mondiale. Le rapport

évalue les options qui s'offrent aux pays alors qu'ils souhaitent rendre la croissance non seulement plus dynamique mais aussi plus inclusive. Les mesures classiques de l'expansion économique ne prennent pas pleinement en compte la façon dont les retombées bénéfiques de la croissance se partagent dans toute la société & affectent la pauvreté & la répartition du revenu.

Le soutien de l'État à la recherche-développement ne devrait pas privilégier certains secteurs, comme la haute technologie, mais viser plutôt un large éventail d'activités susceptibles de créer des emplois pour les travailleurs hautement qualifiés comme pour les travailleurs peu qualifiés. L'action des gouvernements pour une croissance plus verte peut aussi rendre l'expansion économique plus inclusive. Les politiques destinées à engendrer les changements technologiques & les innovations nécessaires à une croissance verte devraient aussi développer les investissements dans les compétences, dans l'éducation, dans la lutte contre la pauvreté & dans l'emploi, observe le rapport.

La politique de développement régional devrait être mise à profit pour garantir que les retombées bénéfiques de la croissance soient également distribuées à travers les territoires au sein des nations. De meilleures infrastructures & davantage de dépenses sociales peuvent aider les régions pauvres à rattraper leur retard. Au cœur du débat il y a la question de la juste répartition des recettes budgétaires, en particulier des recettes tirées de l'exploitation des ressources naturelles, entre tous les niveaux juridictionnels. La réforme de la réglementation dans le secteur financier devrait chercher à faire en sorte que les interventions gouvernementales élargissent & non pas restreignent l'accès au capital & aux services financiers, est-il noté dans le rapport.

-  Concevoir des politiques, 24 mai 2012, http://bit.ly/NWcCmi

 

LA DÉFENSE DE L'AVORTEMENT & L'ABOLITION DE LA PROSTITUTION

… L'abolitionnisme fait référence au projet de mettre un terme à une pratique. Ce terme a d'abord servi à désigner le mouvement qui cherchait à mettre fin à l'esclavage & à la traite négrière. Il est aujourd'hui utilisé par des féministes en référence à un mouvement cherchant à mettre fin à la prostitution & à la traite des femmes. Les féministes qui luttent pour l'abolition considèrent la prostitution comme une forme d'exploitation & un exemple de privilège & de pouvoir masculins… Les abolitionnistes ne réclament aucunement la criminalisation des travailleuses du sexe. Elles plaident au contraire pour la dépénalisation complète de femmes prostituées, mais pour la criminalisation des proxénètes & des clients. L'abolitionnisme & le mouvement pour le droit à l'avortement exigent tous les deux la liberté pour les femmes face à une société patriarcale qui enferme les femmes dans des rôles d'outils sexuels à l'usage des hommes.

-  Abolition n'est pas prohibition, Meghan E. Murphy, 2011. Traduction par Martin Dufresne. http://bit.ly/LILx7z

 

EN FIN DE COMPTE

On oublie trop souvent que c'est la misogynie qui a suscité le féminisme & non l'inverse. On oublie que, pendant les siècles des siècles, (la misogynie) a régné sans conteste, s'imposant d'abord par la force puis par l'usage & enfin par les lois qui consacrèrent un état de fait. On oublie qu'elle a su puiser sa justification dans la plupart des religions inventées par les hommes & le christianisme ne fait pas exception à la règle, qui aggravait l'infériorité physique & légale de la femme établie par le droit romain …, par le poids du péché originel. Depuis l'aube des temps notre civilisation occidentale, pour ne citer qu'elle, a fait de la femme une esclave à la fois dans sa personne & dans ses biens. Elle a été la première esclave, avant même que l'esclavage n'existe. Et elle l'est presque partout restée après l'abolition de l'esclavage.

-  Premier paragraphe du livre de Benoîte Groult, Le féminisme au masculin, 1977 & 2010.


 

 

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Women Femmes NB
est publié deux fois par mois par la Direction des questions féminines du gouvernement provincial. Il diffuse des nouvelles sur les questions d’égalité - des événements, des rapports, des initiatives et des renseignements nous provenant des groupes de femmes, des gouvernements, des universités et autres.

**Les textes fournis par des organismes non gouvernementaux seront publiés dans la ou les langues dans lesquels ils nous sont fournis

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

     

 

Women Femmes NB
July 4, 2012

 

 

IN THIS ISSUE:

  • A THOUGHT FOR NEW BRUNSWICK TEACHERS
  • NOTICES
  • COMMERCIAL PILOT FRANCES GRONDIN
  • NUMBER OF CHILDREN AGED 0-4 ON THE RISE
  • MYTH 1: ABORIGINAL PEOPLE DO NOT PAY TAXES
  • WOMEN MORE LIKELY TO PAY IT FORWARD
  • ACCESS TO CONTRACEPTION = REDUCED ABORTION RATE FOR U.S. WOMEN IN THEIR 20S
  • INTEGRATION OUTCOMES FOR IMMIGRANT WOMEN IN CANADA
  • MEMBERS OF SOCIETY DON'T ALL BENEFIT FAIRLY FROM STRONG GROWTH


………………………………………………………………………………

A THOUGHT FOR NEW BRUNSWICK TEACHERS

In 1898, there were in N.B. 1,530 female teachers & 382 male teachers. Salary:

Women: up to $650 per year
Men: up to $2,000 per year

- From the handbook, “Women of Canada: Their Life & Work”, by National Council of Women for the 1900 Paris International Exhibition.

From the third quarter of the 19th century, New Brunswick women had begun to dominate the teaching profession. Since few attractive career options were open to women, they worked for whatever pay they were offered. Government quickly saw the economic advantages of having female teachers & legislated lower pay scales for them.

It was to take a virtual crisis before the government was to bring in equal pay for female & male teachers. The First World War caused an acute shortage of trained male teachers. By the end of the war, female teachers, were looking elsewhere for better employment. Schools were reported closed apparently for lack of teachers. To attract potential teachers, the government introduced one pay scale for all teachers based on years of experience.

Equal pay was finally extended to everyone 41 years later – the Female Employees Fair Remuneration Act in 1961. In effect until 1976, it required employers to give women & men equal pay for equal work. The act's usefulness was limited in large part because the majority of the female work force has never worked concurrently in the same occupations as the male work force.

- From Chapter 2 of We, the Undersigned, A History of New Brunswick Women 1784-1984, N.B. Advisory Council on the Status of Women, 1985, http://bit.ly/L53xJa

 

NOTICES

Island Acadian Women - Travelling exhibition of photos of P.E.I. women between 1880 & 1960. Musée acadien, Univ de Moncton, until Sept. 30. http://bit.ly/L53xJa .

The Bully, the Bullied & the Bystander - Workshop with Barbara Coloroso. What to do to help bullies & targets before violence becomes entrenched. H.J. Flemming Forestry Ctre, Fredericton, 25 Sept 2012, 9-4pm. $175 incl lunch. NB Assoc for Community Living. http://bit.ly/Mt4das. Grants available: tsteeves@nbacl.nb.ca ; 453-2449.

For Families Raising a Child with a Disability - Evening workshop with Barbara Coloroso. Strategies to empower those targeted by bullies. Fredericton Inn, 25 Sept 2012, 7-9pm. $10/person. Register by 17 Sept: Rebecca Pilson 453-8635.

The Angel Express Expedition - 2 men horseback riding across Canada to raise money & awareness about child sexual abuse. Approximate arrival in Fredericton: 7 Aug 2012. Arrange other stops, ride with them or just come out. http://bit.ly/MZ4j6J; http://on.fb.me/LTKder .Supported by Lloydminster Sexual Assault Centre Saskatchewan, www.lsaic.com

Draw the Line – Interactive campaign to engage Ontarians in dialogue about sexual violence. Bilingual. By Action ontarienne contre la violence faite aux femmes & Ontario Coalition of Rape Crisis Centres. http://bit.ly/LTKfmB

Engaging Men in Building Gender Equality – Conference, Centre for Research on Men & Masculinities. 29-30 Nov 2012, Univ of Wollongong., Australia. Submit abstract by 1 Sept to give presentation. http://bit.ly/N1tSWx

Evidence-Based Policy Formation & Evaluation – National conference by the Canadian Research Data Centre Network. A crucial component of effective policymaking is that policy be consistent with the best available empirical evidence. Years of fiscal austerity & budget crises in many jurisdictions have meant the government's capacity to formulate evidence-based policy can be limited, in terms of the ability to conduct evaluative research & to interpret the research effectively. Wu Conference Centre, Fredericton, 23-24 Oct 2012, with training sessions on 22 Oct. http://bit.ly/QtHzxP

International Museum of Women - This innovative online museum showcases art, stories & ideas to celebrate & advance the lives of women around the world. See its online exhibit on Women, Power & Politics: http://bit.ly/MYxk0d . Museum: http://bit.ly/OEquUV

Invisible War – New documentary on sexual abuse in the U.S. military . 20% of female veterans have been sexually assaulted during their service. A female soldier is more likely to be raped by a fellow soldier than killed in enemy fire. View a 9-min. interview with the filmmakers about what must be done. http://bit.ly/QtI2QJ

 

COMMERCIAL PILOT FRANCES GRONDIN

As a child, Frances Grondin belonged to the Wing Scouts, a group that allowed her to learn a few things about aviation. She kept looking up at the sky and watching the planes go by, thinking “Someday I'm getting up there”. From the age of 12, her father would take her to the airport to watch the airplanes land. On one occasion her father arranged for her to take a little flight; when she came down he asked her what she had thought. “I'm going to fly someday” said Grondin. When she was in her teens she had various uncles in all the branches of the service but none in the air force, “…but they had friends in the air force and they knew of my interest so if they could they would get a wings patch or something and they would send it to me and I would sew it on my sweatshirt.”

Born in Weston Massachusetts, Frances Grondin's first career was as a nurse. She graduated at Memorial Hospital School and went on to pre-med studies where she met her husband, a doctor doing his training in surgery. “We decided at one point that one doctor in the family might be enough” laughs Grondin. From there, she followed him to Philadelphia and to Rochester, New York for his training, finally returning to settle in Moncton, a place close to home, as he is a Grand Falls native.

“After I married and moved to Moncton, I decided at one point that I would see if I could take flying lessons at the Moncton Plane club”. She received her private pilot license in 1960, then went back for her commercial course and got her commercial pilot's license in 1966 – the first female to get commercial pilot's license at the Moncton Flight College.

She decided her pilot licenses wouldn't be something she would use for employment, though her classmates wanted her to apply to aviation companies “With my name being Frances, they thought most companies would not be able to identify that I was a female pilot – and at that time the aviation companies just didn't hire female pilots,”

-  Read the rest of the article at http://bit.ly/xOZdfP

 

NUMBER OF CHILDREN AGED 0-4 ON THE RISE

For the first time in 50 years, the number of children aged 4 & under has increased, in all provinces between 2006 & 2011. Canada saw an increase of 11%; N.B., 6%. The main factors explaining the growth are increases in the number of women aged 20 to 34 in most provinces & territories, & increases in fertility levels in all provinces.

-  The Canadian Population in 2011, Statistics Canada, http://bit.ly/MYxo0e

 

MYTH 1: ABORIGINAL PEOPLE DO NOT PAY TAXES.

Some don't, some do. According to Canada Revenue Agency, Aboriginals pay the same taxes as non-Aboriginals with a few limited exemptions for Status Indians (s 87, Indian Act). About half of the 1 million people who identify as Aboriginal are Status Indian. Inuit & Métis pay the same taxes as anyone else in Canada. Employment income while working on a reserve can be tax exempt – it depends on location of work & residence of employees. GST is not levied for purchases by Status Indians, but the purchase must be made on reserve or delivered to a reserve by a vendor…

Myth 2: Aboriginal people do not pay for postsecondary education.

Some don't, some do. The federal government provides money to First Nation & Inuit governments for students to attend a post-secondary institution. (There are no similar programs for students who identify as Non-Status Indian & Métis). With more demand than funds, some communities resort to limiting applications to only those who are pursuing their first post-secondary certification or only those students who live on reserve while they undertake their studies.

- Excerpts, Debunking Myths Surrounding Canada's Aboriginal Population - Special Report, TD Bank, 18 June 2012, http://bit.ly/LjkwTM

 

WOMEN MORE LIKELY TO PAY IT FORWARD

Women, the report finds, are even more likely than men to develop other talent. Sixty-five percent of women who received career development support are now developing new talent, compared to 56 percent of men, & 73 percent of the women developing new talent are developing women, compared to only 30 percent of men. This finding helps bust the oft-cited “Queen Bee” myth that women are reluctant to provide career support to other women & may even actively undermine each other.

“This report dispels the misconception that women's career advancement lags behind men's because they don't pay it forward to other women. It shows that women are in fact actively helping each other succeed,” said Ilene H. Lang, President & CEO of Catalyst. “The notion that women executives are Queen Bees who are unwilling to support other women needs to be put to rest.”

-  Leaders Paying it Forward, 2012, http://bit.ly/ME9oAO

 

ACCESS TO CONTRACEPTION = REDUCED ABORTION RATE FOR U.S. WOMEN IN THEIR 20S

Between 1990 and 2008, pregnancy and abortion rates dropped dramatically for U.S. women in their twenties; pregnancy rates fell by 18% and abortion rates fell by a third. The two main causes for this drop are: The introduction of new contraceptive methods and discontinuation of existing ones and changes in the use of existing methods; and the proportion of women using any method, the methods used, and how consistently and effectively they are used.

70% of women who started having sex between 1990 and 1994 used protection versus 84% of those who started between 2005 and 2008. Currently, over half of pregnancies are unintended in the U.S.

-  Think Progress, June 2012, http://bit.ly/N1uz23

 

INTEGRATION OUTCOMES FOR IMMIGRANT WOMEN IN CANADA

It is from the perspective of an immigrant woman's role & relationships within the family that her settlement is best understood & that make her needs & barriers to integration uniquely gendered. Between 1994 & 2003, 72% of female immigrants came as family class, spouses or dependents of economic class immigrants… The decision who migrates, where & when, is often a family decision …Women's work behavior should also be viewed in this light. While not negating the impact of sexism & racism on immigrant women's labour force participation, work related decisions may also be made “in the best interests of the family”. Women may have family obligations in their home countries that force them to take whatever work they can get. The de-skilling of women's work & the ready availability of menial work for women also means that immigrant women are more likely to be employable should husbands be unemployed or waiting for credential assessment or recertification…

Priorities: Policies & practices that better reflect the centrality of caregiving in immigrant women's lives. Culturally appropriate, gender sensitive service delivery in health, justice & education that recognize immigrant women's need to access services both for themselves & on behalf of their families. Continued examination of immigration policies that may increase women's vulnerability to dependency, poverty, violence, isolation & lack of access to services.

- Excerpts, Integration Outcomes for Immigrant Women in Canada: A Review of the Literature, 2000-07, Madine VanderPlaat, St Mary's Univ., 2007 Atlantic Metropolis Ctre, http://bit.ly/Lx2pIc .

 

MEMBERS OF SOCIETY DON'T ALL BENEFIT FAIRLY FROM STRONG GROWTH

Economic policy should be better designed to bring about more inclusive growth, ensuring that the benefits of increased prosperity are shared more evenly across society, according to a new report from the OECD & the World Bank. “Strong growth is not necessarily inclusive, in that all members of society usually don't benefit to the same degree,” said the OECD Chief Economist. “The challenge facing governments in the age of Occupy Wall Street is to do more to ensure that economic growth leads to positive change in living standards & well-being across all social groups.”

The report highlights the wide scope governments have for using innovation policy to foster inclusive growth. State support for research & development should not be biased toward certain sectors, such as high-tech, but rather focused on a wide range of activities capable of creating jobs for high-skilled & low-skilled workers. Policies aimed at bringing about the innovation necessary for green growth should also enhance investment in skills, education, poverty reduction & employment opportunities, according to the report. Regional development policy should be used to ensure that the benefits of growth are distributed evenly across territories. Better infrastructure & more social spending can help poorer regions catch up with richer ones. Central to this debate is the fair distribution of budgetary revenues, notably from the exploitation of natural resources. Reform in the finance sector should seek to ensure that government intervention widens, rather than curtails, access to capital & financial services.

-  OECD, 24 May 2012, http://bit.ly/QtJ2nS

 

IN PARTING

Women are persons in matters of pains & penalties, but are not persons in matters of rights & privileges.

-  From a ruling in an 1876 British case which was used to deny Canadian women standing under the British North America Act, until the successful 1929 Persons Case.



 

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Women Femmes NB
is sent out twice a month by the provincial government Women's Issues Branch. It provides news related to equality issues, including events, studies, initiatives and information from women's groups, governments, universities, etc.

**Text from non-governmental sources will be published in the language(s) in which it is provided.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

     

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