Gouvernement du Nouveau-Brunswick
Santé

Gestion du stress en cas d’incident critique

Pour les travailleuses et travailleurs de première ligne

Qu’est-ce qu’un incident critique?

Un incident critique est une situation qui est traumatique pour les intervenants qui la vivent. L’incident provoque chez l’intervenant touché une réaction émotive exceptionnellement forte pendant ou après celui-ci.

Exemples d’incidents critiques :

  • blessure grave ou décès d’un collègue dans l’exercice de ses fonctions;
  • perte d’un patient après une longue tentative de sauvetage;
  • incidents qui attirent considérablement l’attention des médias;
  • identification particulière à une victime ou à sa situation;
  • suicide d’un collègue;
  • blessure grave ou décès d’une personne; et
  • décès d’un enfant ou violence envers un enfant.

Le programme

Le programme vise à restreindre l’accumulation de stress chez les gens qui font un travail comportant un taux d’épuisement professionnel élevé. D’autre part, il fait la promotion d’une bonne santé mentale chez les précieux travailleurs de première ligne du Nouveau-Brunswick.

L’équipe provinciale est composée de professionnels de la santé mentale et de pairs des travailleurs de première ligne formés dans la gestion du stress en cas d’incident critique. Formée en collaboration avec les Services de santé mentale et le Collège des psychologues du Nouveau-Brunswick, l’équipe est chargée de la sensibilisation au stress avant la prestation de services, de la formation en prévention et des interventions à la suite d’incidents critiques.

L’utilité du programme

Il existe une croyance populaire qui veut que les travailleurs de première ligne aient des capacités surhumaines et soient immunisés contre le stress qu’entraînent couramment leurs fonctions. Or, personne n’est prêt à composer, jour après jour, avec des incidents comme la perte d’une vie et la souffrance humaine. Lorsque ce stress s’accumule, il entraîne l’épuisement professionnel, la perturbation des habitudes, et, dans bien des cas, le départ de travailleurs de première ligne.

Selon certaines études, le fait de comprendre les effets du stress en cas d’incident critique et d’appliquer les interventions appropriées le cas échéant aide beaucoup les travailleurs de première ligne à gérer le stress inhabituel qu’ils peuvent vivre dans le cadre de leur travail. De plus, le programme s’avère rentable : des recherches ont démontré que pour chaque dollar investi dans les services de prévention du stress en cas d’incident critique, on économise sept dollars en services d’aide aux employés.

Services offerts

Les services de gestion du stress en cas d’incident critique constituent une gamme d’interventions visant à prévenir l’épuisement professionnel des travailleurs de première ligne et à leur offrir l’occasion d’aborder l’impact des traumatismes. Les services offerts comprennent ce qui suit :

  • séances de sensibilisation au stress avant la prestation de services, offertes en milieu de travail;
  • séances de désamorçage à l’intention de personnes ou d’équipes immédiatement après un incident critique;
  • debriefing de groupes d’intervenants provenant de divers organismes à la suite d’un incident critique, pour permettre aux travailleurs d’exprimer leurs pensées et leurs réactions dans le cadre d’une discussion. Il s’agit d’une séance éducative, à ne pas confondre avec une séance de debriefing au sens propre. La confidentialité est assurée;
  • suivi des intervenants et orientation vers un fournisseur de services de santé mentale, au besoin;
  • démobilisation des travailleurs de première ligne pendant une intervention continue d’envergure en réponse à un incident critique;
  • formation continue des membres de l’équipe.

Les équipes et leur emplacement

L’Équipe de GSIC du Nouveau-Brunswick est formée d’un réseau de 14 équipes régionales basées dans chacun des centres de santé mentale communautaires. Ces équipes sont formées de professionnels de la santé mentale régionaux, tels que des psychologues, des travailleurs sociaux, des infirmières et des membres du clergé. Les équipes comprennent aussi des pairs de travailleurs de première ligne, par exemple des pompiers, des policiers, des techniciens en urgence médicale, des membres du personnel des services d’urgence hospitaliers, des travailleurs de la protection de l’enfance, des infirmières-hygiénistes, des agents de correction, des coroners, des agents d’application des lois sur les véhicules utilitaires, des gardiens des ressources naturelles ainsi que des ratisseurs et sauveteurs bénévoles.

L’Équipe provinciale de GSIC travaille aussi en étroite collaboration avec la GRC, les forces l’armées, le Service correctionnel du Canada et la Croix-Rouge. Ces intervenants sont particulièrement formés pour déceler les problèmes éventuels qu’éprouvent les travailleurs de première ligne, pour offrir du soutien dans leur propre lieu de travail et pour participer aux interventions en cas d’incident critique.

Personnes-ressources

Votre centre de santé mentale communautaire est en mesure de vous fournir le nom et le numéro de téléphone du chef de votre équipe régionale de gestion du stress en cas d’incident critique. Cette personne est chargée d’organiser des interventions avant et après les incidents critiques pour votre groupe, de même que d’assurer des services de suivi, au besoin.

Centres de santé mentale communautaires
Moncton 856-2444
Richibucto 523-7620
Saint John 658-3737
Sussex 432-2090
St. Stephen 466-7380
Fredericton 453-2132
Woodstock 325-4419
Edmundston 735-2070
Grand Falls 475-2440
Campbellton 789-2440
Bathurst 547-2038
Caraquet 726-2030
Miramichi 778-6111
Perth-Andover 273-4701

Responsabilités de votre organisme

Votre organisme doit s’assurer que tous ses employés sont invités à assister aux séances de sensibilisation au stress. Si des membres de votre organisme sont intervenus lors d’un incident critique, il vous appartient d’encourager toutes les personnes touchées à participer aux séances offertes après l’incident. Votre organisme est aussi chargé de payer les frais engagés par vos employés, c’est-à-dire les heures de travail ou les frais de transport requis pour assister à une séance d’intervention à la suite d’un incident critique.

Personnes-ressources au niveau provincial :

Tania (Carr) Bubar, directrice clinique
(506) 444-5478

Juanita Mureika, directrice de l’éducation
(506) 453-4133

Andrée Guy, directrice des services aigus
 (506) 444-5241