Glossaire des termes et
expressions
Assurance
Selon la définition de la Loi sur les
assurances, il existe deux genres d’assurance, soit l’assurance-vie et les
autres assurances. Dans la catégorie des autres assurances, les sociétés
d’assurance générale offrent l’assurance automobile. Bon nombre de ces assureurs
proposent non seulement de l’assurance automobile, mais aussi des polices pour
les propriétaires occupants et d’autres genres
d’assurance.
L’assurance est essentiellement la mise en commun des risques. Quand les consommateurs
payent leurs primes d’assurance, ils placent leur argent dans une cagnotte avec
d’autres dans le but de faire droit aux demandes de règlement de ceux qui
subissent une perte à la suite d’un accident, dans le cas de l’assurance
automobile.
Police type d’assurance automobile
Les lois de la province exigent actuellement que les véhicules immatriculés au
Nouveau-Brunswick et circulant au Nouveau-Brunswick soient couverts par une
police d’assurance d’une valeur minimale et que les consommateurs puissent
bénéficier de garanties minimales. Ces garanties sont les suivantes
:
L’assurance
de responsabilité civile,
parfois appelée l’assurance de dommages corporels ou matériels ou la garantie du
chapitre A, vous protège comme propriétaire du véhicule et comme conducteur si
vous blessez quelqu’un ou si vous endommagez le véhicule ou les biens d’un tiers
avec votre voiture. La valeur de la protection minimale obligatoire au
Nouveau-Brunswick est de 200 000 $, mais de nombreux Néo-Brunswickois
préfèrent se procurer une police d’une valeur supérieure.
Les
indemnités d’accident,aussi appelées les garanties du chapitre B, sont des prestations versées sans
égard à la responsabilité qui englobent les frais médicaux et funéraires, les
frais de réadaptation ainsi que les indemnités en cas de décès et de perte de
revenu. Étant donné qu’il s’agit d’une protection sans égard à la faute, vous
pouvez la réclamer de votre propre assureur même si vous êtes responsable de
l’accident.
La couverture d’automobiles non assurées,
qu’on appelle aussi la garantie du chapitre D, protège les personnes si, comme
conducteur, vous avez un accident avec un conducteur qui n’est pas assuré ou si
vous êtes victime d’un délit de fuite et qu’il est impossible de retracer le
véhicule et d’identifier le conducteur.
En
plus de ces protections obligatoires, bien des consommateurs choisissent de se
procurer d’autres garanties facultatives (les garanties du chapitre C). Ces
protections sont les suivantes :
La
protection contre la collision ou le versement
couvre les dommages à votre propre véhicule, peu importe l’identité du
responsable, c’est-à-dire qu’elle est exigible même si vous êtes responsable de
l’accident. En règle générale, une franchise est déduite de chaque règlement. La
valeur de la franchise a une incidence sur le montant de la
prime.
L’assurance
tous risques
vous protège contre les dommages à votre propre véhicule causés par le vol, le
vandalisme ou l’incendie. Une franchise est également déduite de chaque
règlement, sauf en cas de vol ou d’incendie.
Prime d’assurance
La
somme que l’on verse pour se procurer de l’assurance s’appelle une prime, et le
montant de la prime dépend du genre et de la valeur de la protection. Le montant
qui est exigé tient compte de l’évaluation que fait l’assureur du risque qu’il
doit endosser s’il assure votre véhicule. Dans leur évaluation du risque, les
compagnies d’assurance tiennent compte de nombreux facteurs dont l’âge, le sexe,
l’état matrimonial, le lieu de résidence, le genre de véhicule, l’âge du
véhicule, l’utilisation qui en est faite, le nombre de kilomètres parcourus
chaque année, le dossier du conducteur et des autres assurés et les sinistres
antérieurs.
Assurance
sans égard à la responsabilité
L’assurance
sans égard à la responsabilité est
un régime dans lequel toutes les prestations sont versées par l’assureur
directement à l’assuré, c’est-à-dire que votre propre compagnie d’assurance vous
dédommage, peu importe que vous soyez ou non responsable de l’accident. Le
régime d’assurance sans égard à la responsabilité a pour but principal de
remettre en état les parties qui ont subi un préjudice. Il ne verse aucun
dédommagement ou des prestations limitées en cas de préjudice moral, comme les
souffrances et les douleurs, et il ne donne généralement pas le droit de
poursuivre en justice. Le remboursement des dommages aux biens et des préjudices
personnels est assujetti à des limites prédéterminées. Le régime d’assurance
sans égard à la responsabilité est en vigueur de façon intégrale dans deux
provinces canadiennes, soit le Manitoba et le Québec. Jusqu’à cette année, le
régime d’assurance sans égard à la responsabilité était aussi en vigueur en
Saskatchewan, mais la province s’est récemment dotée d’un régime facultatif qui
permet aux consommateurs de souscrire une police sans égard à la responsabilité
ou une police d’assurance de responsabilité civile. Il convient de souligner que
même dans un régime d’assurance sans égard à la faute, l’identité du responsable
de chaque accident est toujours établie pour les besoins des dossiers des
conducteurs. Ce facteur peut avoir une influence sur les primes exigées des
conducteurs.
Délit civil
Le
« délit civil » est un préjudice ou une injustice causé à une personne
par une autre personne. La responsabilité civile est un domaine du droit qui
permet aux victimes de préjudice de poursuivre les tiers qu’elles considèrent
responsables du préjudice. Dans un régime d’assurance de responsabilité civile,
il incombe à la partie responsable de dédommager la victime innocente et de la
remettre dans l’état dans lequel elle se trouvait avant l’accident, dans la
mesure du possible. Dans un régime de responsabilité civile, les particuliers
ont le droit de poursuivre pour se faire rembourser leurs pertes matérielles et
pour se faire indemniser pour les préjudices moraux qu’ils ont subis.
Régime de
référence
Jusqu’en 1997, un
« régime de référence » était en vigueur au Nouveau-Brunswick. Dans le
cadre de ce régime, la Commission des entreprises de service public recueillait
des données auprès de l’industrie, notamment sur les revenus en primes, les
sinistres réglés et les tendances futures, et elle établissait des tarifs de
référence que devaient facturer les assureurs pour leurs polices d’assurance
automobile. Si un assureur désirait facturer des tarifs qui n’étaient pas
supérieurs ou inférieurs de 5 p. 100 au tarif de référence, il était
autorisé à le faire. Toutefois, les compagnies d’assurance étaient tenues de se
présenter devant la Commission tous les deux ans, à quelques exceptions près.
Mais si un assureur désirait facturer des tarifs supérieurs ou inférieurs de
5 p. 100 au tarif de référence, il devait se présenter devant la
Commission pour en faire la demande.
Système de dépôt et
d’application
À l’heure actuelle au
Nouveau-Brunswick, les compagnies d’assurance sont assujetties à un régime de
réglementation des tarifs qui s’appelle le « système de dépôt et
d’application ». Les tarifs sont présentés à la Commission des entreprises
de service public qui a le pouvoir de faire enquête et d’entériner ou de
modifier les tarifs proposés, si elle juge qu’ils sont excessifs, inadéquats ou
discriminatoires. Si la Commission des entreprises de service public
n’intervient pas, les compagnies d’assurance peuvent facturer les tarifs
qu’elles lui ont présentés 30 jours après leur dépôt. La Facility Association
est toujours tenue de se présenter devant la Commission des entreprises de
service public pour toute modification de ses
tarifs.
Étant donné que l’assurance
automobile est obligatoire pour tous les conducteurs au Nouveau-Brunswick, il
faut que tous les conducteurs aient accès à l’assurance, même les conducteurs
qui présentent un risque élevé. Les conducteurs qui ne peuvent se procurer une
police d’assurance auprès d’un assureur ordinaire doivent faire appel à la
Facility Association (la FA), un regroupement à but non lucratif de compagnies
d’assurance qui mettent en commun des ressources en vue d’assurer les clients
qui présentent un risque élevé.
Régime tarifaire
territorial
Au
Nouveau-Brunswick, il est permis de pratiquer une tarification territoriale pour
toutes les garanties du contrat d’assurance, à l’exception de la protection
contre la responsabilité civile (chapitre A). Le Nouveau-Brunswick est la
seule province qui n’autorise pas la tarification territoriale pour ce volet de
la police (à l’exception de l’Île-du-Prince-Édouard qui ne compte qu’un seul
territoire à toutes fins utiles).
Le
régime tarifaire territorial s’appuie sur les antécédents en matière de risque
du lieu de résidence de l’assuré qui sont considérés dans l’évaluation globale
du risque. Le régime peut tenir compte de facteurs qui sont pertinents dans le
contexte d’une protection en particulier, comme les conditions météorologiques,
les distances normalement parcourues pour les besoins du travail, les conditions
routières et le nombre de vols d’automobiles.
Lignes directrices sur la
sélection des risques
La
décision par un assureur d’accepter ou non un risque est fondée sur ses méthodes
de sélection des risques. Différents assureurs se spécialisent dans différents
risques pour cibler leurs marchés. En général, les assureurs qui consentent à
tolérer le risque le plus grand facturent les tarifs les plus élevés.
Les compagnies d’assurance ont élaboré des lignes directrices sur la
sélection des risques pour permettre aux agents et aux courtiers de savoir quels
risques elles sont prêtes à accepter. Ces lignes directrices ne font
actuellement l’objet d’aucune réglementation au Nouveau-Brunswick. Les lignes
directrices les plus courantes en la matière touchent des facteurs comme l’âge,
le sexe, l’état matrimonial, l’utilisation du véhicule, le dossier du
conducteur, ses accidents précédents et ceux subis par les autres conducteurs
habituels du véhicule ainsi que le genre et la valeur du véhicule.
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