Cabinet du premier ministre
 
Cabinet du premier ministre

Discours sur l'état de la province

Fredericton
le 31 janvier 2008

Merci, Jamie. Merci, Mesdames et Messieurs, d’être ici ce soir. À ceux qui nous regardent à la maison, merci de vous joindre à nous. Un gros merci également à la Chambre de commerce de Fredericton et à tous les organismes qui nous parrainent ce soir.

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Au début du mois de décembre, j’ai reçu une carte de Noël de l’ambassadeur des États‑Unis au Canada, David Wilkins. Comme beaucoup de gens le font, l’ambassadeur Wilkins et son épouse, Susan, avaient écrit un mot pour résumer leur année. L’un des meilleurs moments de l’année pour l’ambassadeur avait été une excursion de pêche sur la rivière Restigouche avec son fils. Cette journée ensoleillée du mois de juillet, passée sur les eaux miroitantes de la Restigouche, à jeter sa ligne avec son fils, prenait rang avec le vol d’un F-18 et une cérémonie commémorant les victimes du 11 septembre, tenue avant un match opposant les Blue Jays et les Yankees.

J’ai eu le privilège de participer à cette excursion de pêche avec l’ambassadeur Wilkins et Robert. En lisant sa carte à mon bureau une soirée froide de décembre, le souvenir de cette visite m’a réchauffé le cœur. Si un aussi bref séjour au Nouveau-Brunswick peut laisser une telle impression, me suis-je dit, quelle empreinte la province laisse-t-elle sur les gens qui ont la chance de vivre ici?

Vous savez, Mesdames et Messieurs, cet endroit a quelque chose d’exceptionnel.

Nous en prenons conscience dans les bons moments, et certainement dans les moments difficiles. Plus tôt, ce mois-ci, la province a apporté son soutien à la ville de Bathurst à la suite d’une tragédie inconcevable qui a coûté la vie à huit Néo-Brunswickois. J’aimerais commémorer ces victimes ce soir. J’aimerais aussi rendre hommage au maire, Stephen Brunet, au directeur général du district scolaire, John McLaughlin, et à la directrice de l’école, Coleen Ramsay. Les dirigeants communautaires espèrent toujours ne jamais avoir à affronter des tragédies de cette ampleur. Toutefois, lorsque le moment est venu d’aider leur collectivité à traverser une période difficile, ces personnes et plusieurs autres se sont montrées à la hauteur de la situation. Je sais que les gens du Nouveau-Brunswick éprouvent beaucoup de reconnaissance à l’égard de tout le courage que ces gens ont montré.

Cet endroit a vraiment quelque chose de très exceptionnel. Et ce soir, j’aimerais parler brièvement de l’année écoulée, de l’année à venir et de notre cheminement commun vers l’autosuffisance.

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Au tournant de 2008, nous prenons appui sur les fondements solides établis au cours de l’année qui vient de s’écouler.

En 2007, le Nouveau-Brunswick a vu son plus faible taux de chômage en 30 ans, et notre taux de croissance de l’emploi était le plus élevé de tout le pays. Mesdames et Messieurs, à la fin de l’année, il y avait au-delà de 12 500 Néo-Brunswickois de plus sur le marché du travail par rapport à la fin de 2006.

Des projets intéressants sont en branle dans le secteur de l’énergie. Nous mettons en œuvre un nouveau plan audacieux pour l’éducation. Il s’intitule Les enfants au premier plan et il fera de notre système d’éducation le meilleur au Canada.

Nous avons augmenté le financement pour le tourisme et nous ferons d’autres investissements dans ce secteur important.

Nous avons pris des décisions difficiles afin d’équilibrer le budget et d’être en mesure de faire les investissements nécessaires pour assurer l’autosuffisance du Nouveau-Brunswick.

Nous avons rempli plus de 40 p. 100 des engagements énoncés dans le Pacte pour le changement, et nous prévoyons porter ce taux à 65 p. 100 d’ici notre deuxième anniversaire.

Et le discours du Trône de novembre dernier contenait les modifications législatives nécessaires pour appuyer le cheminement du Nouveau-Brunswick vers l’autosuffisance d’ici 2026.

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Nous avons maintenant établi les bases de la transformation au Nouveau-Brunswick. C’est cette année que ça va rouler, comme mon père disait. Quand je me tiendrai devant vous l’an prochain, je m’attends à ce que 2008 soit considérée comme un point tournant dans notre province. Bon nombre de nos institutions auront changé, et le fonctionnement du gouvernement aura changé. Si nous voulons changer le destin de notre province, nous devons absolument changer du tout au tout notre façon de faire les choses.

J’aimerais maintenant vous parler pendant quelques instants de certains projets intéressants que nous mettrons en route en 2008. Nous allons amorcer la transformation de notre économie, de notre main‑d’œuvre, de nos relations et de notre gouvernement.

En premier lieu vient la transformation de l’économie.

En 2008, nous commencerons à voir clairement les signes d’un environnement plus compétitif au Nouveau-Brunswick pour le développement des entreprises. Le secteur privé sera incité à faire des investissements pour voir à ce que notre province soit plus productive et plus concurrentielle.  Nous allons continuer de travailler avec nos petites et moyennes enterprises  - elles sont l’épine dorsale de notre économie.  Nous attirerons de nouveaux employeurs dans la province, nous encouragerons l’expansion des entreprises nationales et multinationales déjà établies au Nouveau-Brunswick, nous tirerons profit du secteur de l’énergie et nous établirons des grappes technologiques dans le but de diversifier davantage notre économie.

C’est le bon moment de faire des investissements importants dans l’infrastructure stratégique afin de stimuler le développement économique. Au cours de la prochaine année, le budget des dépenses en capital comportera les investissements les plus importants qu’on ait jamais vus au Nouveau-Brunswick pour les routes, les écoles et les hôpitaux. Nous avons également mis en place un nouveau système de gestion des actifs pour déterminer le bon moment et la bonne façon d’améliorer nos routes au coût le plus bas pour les contribuables.

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Chers compatriotes du Nouveau-Brunswick, bien qu’il y ait de nombreuses possibilités intéressantes en perspective, nous faisons face également à des défis majeurs. La foresterie est depuis longtemps l’élément moteur de l’économie du Nouveau-Brunswick, et le recul enregistré récemment dans ce secteur a été difficile pour notre province.

Nos amis de Dalhousie, par exemple, vivent une journée difficile. Aujourd’hui, après 78 années d’activité, l’usine Bowater ferme officiellement ses portes. J’ai visité la ville, j’ai discuté avec les dirigeants communautaires et je peux vous dire, de façon catégorique, que cette collectivité montre une forte résistance et un espoir formidable. Et notre gouvernement est prêt à faire son possible pour aider Dalhousie à se redresser, à prospérer et à apporter une pierre importante à la création d’un Nouveau-Brunswick autosuffisant.

Il faut trouver de nouvelles façons de faire les choses afin de relever ces défis. Mesdames et Messieurs, il faut mettre fin à l’époque des solutions à court terme, des solutions symboliques et des faux espoirs. En tant que gouvernement, nous devons faire des investissements judicieux afin d’aider les travailleurs et les collectivités à se préparer aux nouvelles réalités du secteur forestier.

C’est pourquoi je suis heureux d’annoncer ce soir que nous avons engagé une équipe d’experts nationaux et locaux en produits de la forêt, menée par Don Roberts, de Marchés mondiaux CIBC inc. M. Roberts dirige l’équipe de recherche sur les produits de papier et de la forêt de CIBC et se classe de façon constante parmi les meilleurs analystes en recherche de capitaux propres dans le secteur des produits de la forêt. Il sera secondé par Peter Woodbridge, de Woodbridge Associates, un cabinet conseil international dans le secteur forestier, installé à Vancouver, ainsi que par Dan Campbell et Mike Carr, de Stantec (auparavant Neil & Gunter), qui possède une très grande expertise locale.

Notre gouvernement a demandé à cette équipe de travailler avec le secteur aux fins suivantes :

  1. trouver des moyens pour que notre province devienne compétitive, tout en respectant l’environnement et en préservant la forêt de sorte que les générations à venir puissent l’utiliser à des fins multiples;
  2. trouver des façons d’établir une future industrie capable de fabriquer de nouveaux produits, tout en tirant profit des forces d’activités traditionnelles efficaces;
  3. effectuer une analyse du secteur forestier, mieux comprendre la situation du marché futur et déterminer comment positionner le Nouveau-Brunswick le mieux possible dans le marché mondial des produits de la forêt.

Le gouvernement utilisera les résultats de cette analyse pour mieux comprendre les besoins futurs du Nouveau-Brunswick en fibres du bois, ainsi que le potentiel de l’industrie, avant de prendre des engagements futurs relativement aux ressources ligneuses de la Couronne. Nous savons que le temps file et que l’industrie change rapidement; j’ai donc demandé que ce travail soit achevé d'ici juin. 

Nous devons agir vite et de manière décisive pour affronter les difficultés du secteur et reprendre notre position compétitive dans le marché mondial. Et nous y parviendrons.

Mesdames et Messieurs, dans nos efforts pour innover davantage et pour diversifier notre économie, nous devons rester fidèles à nous-mêmes. Nous devons mener à notre façon. Et nous comptons plusieurs chefs de file mondiaux au Nouveau-Brunswick.

Je pense à ADI Ltd. Cette firme d’ingénierie a vu le jour il y a 60 ans, ici même à Fredericton. Aujourd’hui, elle a des bureaux à Antigua, en Alberta et à Austin, au Texas. Son siège social est encore ici, au Nouveau-Brunswick. La firme manifeste ici des idées de pointe qui sont commercialisées à l’échelle du monde. Le succès recueilli par ADI ici même est la preuve que le Nouveau-Brunswick a l’étoffe d’un chef de file mondial.

L’an dernier, nous avons conclu un marché de 1,7 milliards de dollars avec le plus grand producteur de potasse au monde, Potash Corp en Saskatchewan. Ils ont choisi d’investir au Nouveau-Brunswick en raison de la rapidité d'accès aux clients de l'Amérique centrale et de l'Amérique latine. Un autre exemple des capacités du Nouveau-Brunswick à être chef de file mondial.

Prenons Accreon, une toute nouvelle entreprise issue de la fusion de trois entreprises en technologies de l’information très respectées du Nouveau-Brunswick. La nouvelle entreprise regroupe maintenant plus de 50 spécialistes. Son plan d’affaires prévoit un rôle majeur sur le marché mondial et plus de 300 spécialistes d’ici les quelques prochaines années. Elle a l’intention elle aussi de prouver que le Nouveau-Brunswick a l’étoffe d’un chef de file mondial.

Je pense aussi à Miramichi. Il ne fait aucun doute que la région connaît des moments difficiles, mais il s’y passe aussi de grandes choses. Le Centre d’excellence en fabrication métallurgique du Atcon Group créera jusqu’à 150 nouveaux emplois dans la région. Le centre fournira des poutres d’acier pour le premier pont à traverser la rivière MacKenzie dans les Territoires du Nord-Ouest. Les ponts et ouvrages partout en Amérique du Nord nécessitent d’importantes remises en état, et l’entreprise en mesure d’être à la tête de ce secteur a de bonnes chances de grandir. Le Nouveau-Brunswick peut aussi être un chef de file ici.

Nous pouvons devenir des chefs de file mondiaux au Nouveau-Brunswick, mais nous devons croire en nous-mêmes. Nous avons besoin d’un leadership solide : au gouvernement, dans le secteur privé et dans nos collectivités. Nous devons adopter de nouvelles façons de faire les choses. Je vous invite à unir vos efforts aux miens pour faire du « statu quo » et des « affaires comme d’habitude » des adages des générations passées. Mesdames et Messieurs, je suis absolument convaincu que nous pouvons rendre le Nouveau-Brunswick meilleur. Mesdames et Messieurs, je vous donne ce soir ma parole d’honneur : nous allons absolument rendre le Nouveau-Brunswick meilleur.

C’est un plaisir pour moi ce soir de vous informer que le mois prochain, Entreprises Nouveau-Brunswick s’engagera énergiquement dans un plan triennal qui a pour but d’attirer de nouveaux investissements dans la province et d’annoncer à ceux qui cherchent le succès en affaires que le Nouveau-Brunswick est l’endroit par excellence.

J’ai le plaisir d’annoncer également que, dans deux ou trois semaines, le ministre Greg Byrne et moi donnerons le coup d’envoi à ce plan avec une campagne-éclair sur Bay Street, la plus dynamique depuis notre entrée au pouvoir.

Nous commencerons par rencontrer les investisseurs du Toronto Stock Exchange. En plus d’assister à plusieurs rencontres privées, je communiquerai le message d’autosuffisance et de transformation aux dirigeants de Bay Street au moment de m’adresser au Economic Club de Toronto. Nous rencontrerons plus d’une centaine d’expatriés du Canada Atlantique par l’intermédiaire d’East Coast Connected. Nous rencontrerons également en personne plusieurs de nos ambassadeurs du Nouveau-Brunswick.

À propos des ambassadeurs du Nouveau-Brunswick…

Mesdames et Messieurs, vous savez que lorsque nous avons lancé le programme en octobre, nous avons établi l’objectif de trouver 100 ambassadeurs en 100 jours. Eh bien, nous en avions 100 au bout d’une semaine, et au bout d’un mois, nous avions dépassé le seuil des 200 membres. Cela montre bien la passion que nous éprouvons tous pour le Nouveau-Brunswick et notre conviction que le Nouveau-Brunswick est effectivement l’endroit où faire des affaires au Canada. Ce genre de détermination alimentera nos efforts et nous aidera à attirer les investissements dont nous avons besoin pour bâtir un Nouveau-Brunswick autosuffisant.

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En plus d’accroître les investissements des entreprises dans notre province en 2008, nous continuerons de promouvoir le Nouveau-Brunswick en tant que plaque tournante de l’énergie de la côte est. Cela est possible en raison de notre emplacement stratégique à proximité d’un marché à forte consommation d’énergie, de notre connaissance du marché et des ressources que nous possédons.

La possibilité d’un deuxième réacteur nucléaire à la centrale de Point Lepreau est l’un des projets les plus prometteurs en perspective. L’équipe Candu a entrepris une étude de faisabilité au mois d’août. Cette étude sera bientôt terminée, mais je peux vous affirmer ce soir, Mesdames et Messieurs, que les résultats dépassent les attentes. Il s’agit d’une excellente nouvelle, car le projet pourrait créer jusqu’à 4 000 emplois durant la construction, en plus de 500 emplois permanents et bien rémunérés pour faire fonctionner les installations. C’est l’occasion également pour le Nouveau-Brunswick de créer une grappe nucléaire englobant la recherche, la formation, la fabrication et la conception.

Nous réalisons aussi des progrès par rapport à l’énergie renouvelable, en exploitant l’énergie de nos vents et marées. Et nous avons bien des raisons d’être fiers.

Le ministre de l’Énergie, Jack Keir, et moi-même avons eu récemment l’occasion de faire l’annonce d’un parc éolien à Lamèque. Ce nouveau projet coopératif de 100 millions de dollars est entrepris par les actionnaires de la collectivité et Acciona North American Energy. Plus tôt cette semaine, un autre investissement de 125 millions de dollars a été annoncé à Sackville. Mesdames et Messieurs, ces deux annonces comptent pour très peu. Les investissements du secteur privé dans l’énergie éolienne atteindront 1 milliard de dollars au total.

Nous réalisons aussi des progrès par rapport à l’étude de la possibilité d’alimenter le Nord du Nouveau-Brunswick en gaz naturel. Encore une fois, le secteur privé fait un pas en avant pour entreprendre cette étude, et nous suivrons leurs efforts de près.

Toutes les régions du Nouveau-Brunswick ont un rôle à jouer dans notre plaque tournante. Je ne peux pas fournir de renseignements détaillés ce soir, mais restez à l’écoute, car d’autres nouvelles positives touchant le secteur de l’énergie seront annoncées, dans le Nord et partout au Nouveau-Brunswick. C’est un projet audacieux, et nous sommes bien partis avec nos partenaires du secteur privé.

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À mon avis, afin de transformer notre économie et de tirer pleinement profit de ces nombreuses possibilités, nous devons absolument transformer notre main-d’œuvre. Pour commencer, il faut donner à chaque enfant la possibilité de réaliser son plein potentiel.

Les cinq premières années de la vie sont déterminantes pour le développement à long terme de la personne. C’est la raison pour laquelle nous avons créé un comité spécial du cabinet sur le développement et la garde des jeunes enfants. Ce groupe travaillera avec les organismes communautaires et les intervenants partout dans la province.

Mesdames et Messieurs, afin de renforcer encore plus notre engagement à cet égard, je suis très heureux de vous annoncer ce soir que l’ancienne lieutenante-gouverneure, l’honorable Margaret Norrie McCain, apportera son concours au comité du cabinet et lui fournira une orientation. Mme McCain est co-auteur de deux rapports innovateurs traitant de la petite enfance, et son expertise s’avérera précieuse pour les progrès importants que nous accomplirons dans le domaine clé que constitue le développement de l’enfant.

J’ai vu de première main certains des projets qui sont issus de travaux semblables entrepris par Mme McCain en Ontario. Je suis extrêmement heureux qu’une Néo-Brunswickoise et Canadienne aussi distinguée décide de retrouver ses racines dans notre province afin de nous aider à transformer le secteur du développement et de la garde des jeunes enfants.

Si nous donnons le meilleur départ possible à nos enfants, ils seront prêts à apprendre au moment d’arriver à la maternelle. En passant par la porte de la maternelle, ils entreront dans l’un des meilleurs systèmes d’éducation au pays. C’est l’objectif de notre plan pour l’éducation, intitulé Les enfants au premier plan.

Le rapport Les enfants au premier plan lance à tout le monde le défi de transformer notre système d’éducation. Nous nous préoccuperons avant tout d’aider les enfants à découvrir ce qu’ils aiment ainsi que leurs talents. Nous récompenserons les écoles et les enseignants les meilleurs et les plus innovateurs. Nous doterons une nouvelle génération des compétences et des aptitudes nécessaires pour participer à l’autosuffisance du Nouveau-Brunswick et en profiter.

Il nous faut une main-d’œuvre compétitive et bien formée pour rendre le Nouveau-Brunswick autosuffisant. C’est la raison pour laquelle notre gouvernement a entrepris l’examen et la réforme les plus ambitieux du système d’éducation postsecondaire en 40 ans. J’aimerais ce soir dire quelques mots au sujet de certains progrès importants que nous accomplissons à cet égard.

Au cours des prochaines semaines, le Groupe de travail sur l’éducation postsecondaire terminera son examen du rapport de la Commission sur l'éducation postsecondaire du Nouveau-Brunswick et il présentera ses recommandations finales. La mise en contact des directions des universités et des collèges communautaires au sein de ce groupe a approfondi le respect et la compréhension entre les universités et les collèges communautaires, en plus d’inspirer le désir ardent et sincère d’une collaboration future.

L’accès accru à une éducation de qualité était à la base des efforts du groupe. Cela veut dire avoir la possibilité d’étudier ou de suivre une formation près de chez soi et à un coût abordable. Cela veut dire aussi encourager les populations sous-représentées, par exemple les jeunes Autochtones du Nouveau-Brunswick, à se tailler une place dans nos établissements d’enseignement postsecondaire.

Chacune des quatre universités du Nouveau-Brunswick a un rôle important à jouer; chacune a des forces particulières. Pour commencer, le groupe de travail proposera pour chaque université un rôle, un mandat et une mission essentielle qui seront énoncés dans la loi.

Et ce soir, Mesdames et Messieurs, je suis très heureux d’annoncer que l’Université du Nouveau-Brunswick à Saint John demeurera l’Université du Nouveau-Brunswick à Saint John. L’UNBSJ conservera ses programmes, tels les arts libéraux, mais elle offrira aussi de nouveaux programmes qui tiendront compte des possibilités économiques qui se présentent dans la ville portuaire et ailleurs.

L’Université du Nouveau-Brunswick créera bientôt une commission qui sera chargée d’examiner les relations entre les campus de Fredericton et de Saint John et de formuler des recommandations en vue de les améliorer. Notre gouvernement appuie cette initiative importante.

L’Université de Moncton a un rôle unique à jouer en tant que seule université francophone de la province, et elle conservera le mandat important d’offrir des cours universitaires dans le nord-est et le nord-ouest de la province. Elle offrira également de nouveaux programmes appliqués afin de répondre aux besoins découlant des nouvelles possibilités économiques.

Nous avons besoin de centres de recherche avancée afin d’accroître le secteur du savoir et d’attirer les meilleurs diplômés. Le groupe de travail recommandera une démarche concrète et coopérative, dirigée par l’Université du Nouveau-Brunswick et l’Université de Moncton est destinée à mettre à contribution les talents de toutes les universités, de même que ceux des collèges communautaires dans les domaines de la recherche appliquée. Encore une fois, ces nouveaux développements sont opportuns.

Mesdames et Messieurs, le moment est venu pour nos collèges communautaires de passer à la prochaine étape : le groupe de travail recommande que le réseau des collèges communautaires deviennent un organisme indépendant du gouvernement et mieux adapté aux collectivités.

Le groupe de travail prévoit également une collaboration beaucoup plus grande entre les universités et les collèges communautaires. S’il y a lieu, les cours universitaires de première et de deuxième année seront davantage accessibles partout dans la province. Le renforcement de cette relation nous aidera également à atteindre la masse critique nécessaire pour rendre nos universités plus compétitives et plus durables.

Nous examinerons plusieurs possibilités dans le but de créer un système d’éducation postsecondaire mieux coordonné, notamment le partage des installations et l’intégration des tâches administratives et éducatives.

Ces démarches s’inscrivent dans la ferme volonté de créer un meilleur équilibre entre la formation théorique et la formation appliquée. De nouveaux partenariats seront formés afin d’élargir les possibilités de formation appliquée entre les collèges communautaires et les universités et d’offrir des grades, des diplômes et des certificats dans des programmes de formation appliquée.

Le groupe de travail recommandera également une nouvelle approche de la formation en apprentissage pour faire en sorte que ces programmes soient suffisamment flexibles pour s’adapter rapidement à un marché du travail sans cesse changeant.

Afin de répondre aux besoins d’une économie en évolution, le milieu des affaires doit faire un pas en avant pour former des partenariats étroits et concrets avec nos établissements postsecondaires. Je suis convaincu que vous tous ici présents et le reste du milieu des affaires du Nouveau-Brunswick fera bon accueil à cette possibilité.

En dernier lieu, Mesdames et Messieurs, le groupe de travail est uni dans la conviction que l’endettement des étudiants du Nouveau-Brunswick est trop élevé. Je suis extrêmement heureux d’annoncer que le rapport final du groupe contiendra des recommandations sérieuses à cet effet. Je suis heureux également de vous dire que notre gouvernement donnera suite à ces recommandations, dans les limites d’une gestion financière responsable. Le niveau d’endettement des étudiants doit être réduit, et il le sera.

Ce soir, j’aimerais faire remarquer à l’honneur du ministre de l’Éducation postsecondaire, de la Formation et du Travail, Ed Doherty, que grâce à son leadership ferme et à sa détermination, le Nouveau-Brunswick aura un système d’éducation postsecondaire plus solide et de meilleure qualité.

Ce que disent le ministre Doherty et le gouvernement, c’est que la réforme de l’éducation postsecondaire se résume en réalité à deux choses : réduire le niveau d’endettement des étudiants et s’assurer que les diplômés possèdent les compétences dont ils ont besoin pour occuper les emplois présents et futurs, ici au Nouveau-Brunswick.

Nos jeunes doivent établir des racines dans la province, c’est-à-dire faire partie de notre main-d’œuvre, acheter une première maison ou s’installer dans un quartier ou une collectivité. Pour un jeune de 22 ans qui est chargé de 40 000 $ de dettes, la première maison semble un rêve impossible. Si les emplois disponibles ici ne correspondent pas aux compétences des jeunes, ils vont aller ailleurs. C’est la raison pour laquelle nous perdons nos jeunes, et, Mesdames et Messieurs, il faut absolument mettre un terme à cet exode.

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Partir du Nouveau-Brunswick parce qu’on le veut est une chose, mais partir du Nouveau-Brunswick parce qu’on est obligé est tout autre chose.

La semaine prochaine, notre gouvernement dévoilera la stratégie de croissance démographique du Nouveau-Brunswick. Le ministre Byrne aura le privilège de dévoiler le plan dans tous ses détails, mais j’ai le plaisir ce soir de vous faire part de certaines composantes clés de cette stratégie.

Des ressources humaines supplémentaires seront mises en place pour soutenir les efforts visant la croissance démographique.

Nous renforcerons les liens avec les employeurs afin de leur donner un meilleur accès à des travailleurs qualifiés.

Les relations avec les collectivités seront améliorées, et le projet pilote de parrainage communautaire sera élargi.

Nous investirons de nouveaux fonds dans les cours de langue, dans les organismes d’aide aux immigrants et dans les associations multiculturelles.

Nous créerons une culture de l’apprentissage afin de faciliter la transition au travail, et nous renforcerons les liens entre les jeunes, les collectivités et les employeurs afin de garder les jeunes ici, au Nouveau-Brunswick.

Nous prendrons contact avec notre réseau de Néo-Brunswickois expatriés. Nous utiliserons tous les outils à notre disposition, notamment la technologie, les voyages d’extension et les partenariats, afin d’annoncer que le Nouveau-Brunswick est en effet l’endroit par excellence.

Nous formerons des partenariats stratégiques partout au Canada atlantique. En outre, nous collaborerons avec le gouvernement fédéral dans divers secteurs, notamment l’immigration francophone et la création de collectivités durables.

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Mesdames et Messieurs, ces nouveaux partenariats sont des exemples de ce que l’on entend par la transformation des relations. Nous devons renouveler et renforcer nos liens avec les autres gouvernements, le secteur privé, les travailleurs, les organismes sans but lucratif et les collectivités autochtones.

Depuis notre entrée au pouvoir, nous avons travaillé avec les Premières Nations à l’établissement d’une nouvelle relation latérale fondée sur la bonne volonté et le respect mutuel. Nos progrès ont été mis en évidence en juin dernier lorsque je me suis joint aux dirigeants de toutes les 15 collectivités des Premières Nations pour signer un accord bilatéral historique.

Ce soir, j’ai le plaisir de vous annoncer que nous en sommes aux dernières étapes de la mise en place d’un accord-cadre entre les Mi’kmaqs, les Malécites, le Nouveau-Brunswick et le Canada.Cet accord aura pour effet de renouveler et de renforcer les relations entre les Premières Nations, le gouvernement provincial et le gouvernement fédéral.

Les Premières Nations contribuent de façon importante à la diversité culturelle que nous valorisons en tant que Néo-Brunswickois et Néo-Brunswickoises. Je suis heureux d’annoncer que notre gouvernement parrainera la vitrine autochtone aux ECMA de 2008. La vitrine sera présentée le 8 février, au Musicplex de Fredericton. J’espère que vous serez nombreux à aller découvrir certains des grands talents qui passeront sur scène ce soir-là.

Mesdames et Messieurs, en transformant nos relations, nous devons établir des contacts avec nos voisins du Canada atlantique et de l’autre côté de la frontière, en Nouvelle-Angleterre.

La Nouvelle-Angleterre a toujours constitué un débouché économique important pour nous. C’est plus que jamais le cas, compte tenu des nouvelles possibilités du secteur de l’énergie. J’ai fait la promotion du Nouveau-Brunswick auprès du sénateur du Massachusetts, John Kerry, et du gouverneur, Deval Patrick. Je suis particulièrement heureux de l’amitié et de la collaboration que je suis en train d’établir avec le gouverneur John Baldacci, de l’État du Maine.

L’an dernier, le gouverneur Baldacci et moi avons signé un protocole d’entente sur la production d’énergie, de même qu’un accord visant une plus grande collaboration entre nos collèges communautaires. Le gouverneur Baldacci a visité le Nouveau-Brunswick et a pris la parole devant notre Assemblée législative. Je lui retournerai le compliment le 12 février, lorsque je m’adresserai à la législature de l’État du Maine ainsi qu’à des dirigeants communautaires de Bangor.


Plus tard cette année, le gouverneur et moi grimperons le mont Katahdin, dans le Maine, et le mont Carleton, le plus haut sommet de notre province. Vous savez, la dernière fois que j’ai escaladé le mont Carleton, il faisait moins 30 et j’étais en raquettes. J’espère que les conditions seront plus clémentes l’été prochain.
Au fait, je me demande combien parmi vous ont escaladé cette montagne? Quand on se trouve au sommet et qu’on jette un regard sur le Nouveau-Brunswick, on est porté à croire que les possibilités sont effectivement aussi étendues que cette vue spectaculaire.

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Mesdames et Messieurs, ces objectifs, ces projets et notre cheminement vers l’autosuffisance ne visent pas à rendre les choses meilleures pour le gouvernement, mais bien pour les gens du Nouveau-Brunswick. Pour ce faire, nous devons transformer le gouvernement. Nous devons le rendre plus ouvert et plus accessible. Nous devons accorder la priorité aux besoins de l’ensemble des gens du Nouveau-Brunswick.

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Un système de soins de santé moderne et de classe mondiale, par exemple, est essentiel pour assurer la croissance d’une population prospère, productive et en bonne santé. Nous ne ferons pas que traiter les gens une fois qu’ils sont malades. Nous encouragerons les gens du Nouveau-Brunswick à rester en santé pour commencer.

Notre système de soins de santé nous a bien servis au cours des ans. Les gens qui ont absolument besoin de soins de santé y ont accès. Le système en vigueur ne peut cependant pas durer. Il ne répondra pas à nos attentes et besoins futurs.

Le ministre Mike Murphy a fait une tournée de la province récemment pour décrire les grandes lignes de l’orientation que prendront nos plans pour les soins de santé, et il dévoilera bientôt une vision détaillée pour un système de soins de santé durable et de premier plan.

Je vous fais part ce soir de deux composantes qui m’enthousiasment particulièrement.

Tout d’abord, l’un de nos plus grands problèmes demeure l’accessibilité aux fournisseurs de soins de santé. Nous devons tout de suite prendre des mesures de recrutement énergiques. Mesdames et Messieurs, j’ai le plaisir de vous annoncer ce soir que notre nouveau plan pour la santé prévoit le financement d’au moins 100 nouveaux médecins au Nouveau-Brunswick au cours des quatre prochaines années.

La création d’un système de soins de santé amélioré et plus réceptif consiste en partie à fournir les bons soins au bon moment et au bon endroit. Tous les troubles de santé ne nécessitent pas une visite à la salle d’urgence ou à l’hôpital. C’est la force des centres de santé communautaires. Ils sont dotés d’une équipe interdisciplinaire de professionnels de la santé qui offrent une grande variété de services.

Notre nouveau plan pour la santé prévoit l’ajout de six centres de santé communautaires qui viendront compléter les services des hôpitaux. Je suis heureux d’annoncer ce soir que cela comprend un nouveau partenariat avec la faculté des sciences infirmières de l’UNB afin de soutenir la clinique de santé communautaire ici-même au centre-ville de Fredericton. De plus, le centre de santé communautaire actuel de Fredericton appuiera un second centre auxiliaire au Centre communautaire Sainte-Anne.

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Au Nouveau-Brunswick, nous respectons grandement la contribution des aînés à notre province, et nous avons la ferme intention de les traiter avec la dignité qu’ils méritent.

J’ai le plaisir de vous informer ce soir que nous établirons plus tard cette année un secrétariat des aînés en santé. En plus d’élaborer des stratégies destinées à aider les aînés à rester le plus longtemps possible autonomes, en santé et actifs sur le plan physique et social, ce nouveau secrétariat offrira un soutien accru aux soignants naturels. Les aînés continueront également de recevoir des services de soins de longue durée dans des milieux sécuritaires et respectueux dotés d’un personnel connaissant et qualifié.

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Notre lien avec notre environnement naturel est parmi les caractéristiques qui rendent notre province si exceptionnelle. L’an dernier, notre gouvernement a présenté un plan d’action sur les changements climatiques afin de s’assurer que la province, dans son cheminement vers l’autosuffisance, demeure responsable en matière de gérance environnementale.

À cette fin, je suis fier de dire que le Nouveau-Brunswick est en train de devenir un véritable chef de file en matière d’efficacité énergétique. Les efforts déployés par Efficacité NB pour élaborer et mettre en œuvre des programmes d’efficacité énergétique de premier plan ont été reconnus à l’échelle internationale.

Ce soir, j’ai le plaisir de vous annoncer que plus tard cette année, Efficacité NB créera les prix du premier ministre reconnaissant les réalisations exceptionnelles en matière d’efficacité énergétique. Ces prix mettront en valeur et souligneront les efforts innovateurs et les réalisations exceptionnelles dans le domaine de l’efficacité énergétique.

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Mesdames et Messieurs, des décisions financières et budgétaires cruciales s’imposeront pendant la transformation de notre gouvernement et de notre province.

Le 1er avril, nous ouvrirons un nouvel exercice financier qui annonce de bonnes perspectives économiques. Trois projets clés, que nous avons mentionnés ce soir, favoriseront notre croissance, soit le plus important budget de dépenses en capital de l’histoire de la province, la nouvelle mine de potasse de 1,7 milliard de dollars à Sussex et la remise en état du réacteur nucléaire de Point Lepreau.

Ces trois projets créeront à eux seuls près de 7 000 emplois directs au Nouveau-Brunswick.

Ces projets et l’activité déployée dans les entreprises partout dans la province sont des signes que nous gagnons du terrain.

En ce qui concerne le prochain budget, nous nous trouvons à un carrefour. Le gouvernement peut faire un pas en arrière et voir combien longtemps il peut poursuivre sur sa lancée. Toutefois, si nous voulons réaliser l’autosuffisance d’ici 2026, cela n’est pas une option. Nous devons aller de l’avant. Nous devons faire des choix et passer à l’action. Nous devons aussi poser des questions importantes.

  1. Sommes-nous prêts à trouver un nouvel équilibre entre les investissements dans les gens et les compétences, d’une part, et les investissements dans les ressources, d’autre part?
  2. Sommes-nous prêts à investir davantage dans la croissance et la transformation de l’économie plutôt que de maintenir le statu quo économique?
  3. Sommes-nous prêts à faire partie de la solution des problèmes environnementaux au lieu de simplement ignorer les problèmes?
  4. Sommes-nous prêts à investir dans ce qui nous rapproche de l’autosuffisance, et à nous défaire de ce qui nous en éloigne?

En dernier ressort, Mesdames et Messieurs, cela se résume à la question suivante : sommes-nous prêts à transformer notre province une fois pour toutes? Je vous affirme ce soir, sans l’ombre d’un doute, que je suis convaincu que nous le sommes.

Au mois de mars, nous déposerons un budget réellement axé sur la transformation. Il provoquera des débats. Il entraînera des désaccords. Cependant, si nous voulons transformer notre province et changer notre destin, nous devons sortir des demi‑mesures. Nous devons être courageux. Nous devons changer les choses. Nous devons passer à l’action. Nous devons être prêts. Et, cette année, nous sommes prêts.

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Je vous ai présenté ce soir quelques exemples seulement des projets que nous entreprendrons pour continuer le parcours vers l’autosuffisance d’ici 2026.

Ce sera comment en 2026?

Bien, en 2026, au Nouveau-Brunswick, nous serons maîtres de notre destin. Nous créerons davantage nos propres richesses et nous briserons le cycle de notre dépendance à l’égard d’Ottawa. La province sera un endroit où les gens peuvent envisager un avenir autosuffisant.

En 2026, le Nouveau-Brunswick sera compétitif à l’échelle nationale. Ses revenus seront comparables à la moyenne nationale, et il pourra garder davantage de jeunes dans la province et attirer de nouveaux Néo-Brunswickois. La diversité culturelle de la province sera encore plus riche. Les collectivités autochtones participeront davantage à l’économie de la province.

Grâce à des niveaux d’alphabétisation plus élevés et à une plus grande reconnaissance des antécédents, la province augmentera sa productivité en éliminant les obstacles qui empêchent de profiter des possibilités.

Notre province sera axée sur la famille; elle offrira un meilleur accès aux services de garde, un congé parental et des heures flexibles. Offrant des soins de santé de pointe et des écoles publiques de premier plan, le Nouveau-Brunswick sera l’endroit par excellence pour les jeunes familles.

Le Nouveau-Brunswick sera axé sur l’acquisition continue du savoir. Les Néo‑Brunswickois seront plus nombreux que jamais à poursuivre des études supérieures. Nos écoles publiques seront les plus innovatrices et les plus avancées au pays.

Nous serons des chefs de file de la gérance de l’environnement ainsi que des nouvelles technologies de réduction des gaz à effet de serre, d’économies d’énergie et d’énergie renouvelable.

Moins d’enfants vivront dans la pauvreté. Moins de gens souffriront de maladies chroniques. Les gens du Nouveau-Brunswick seront plus nombreux à faire des choix plus sains afin de favoriser leur mieux-être personnel.

En 2026, le Nouveau-Brunswick sera un lieu de possibilités. Il fera l’envie de notre pays. Le Nouveau-Brunswick sera l’endroit par excellence au Canada.

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Il nous reste encore 18 ans avant d’arriver au Nouveau-Brunswick de 2026. C’est le temps qu’il faudra pour mettre en place bon nombre des changements que nous avons mentionnés.

Nous allons entreprendre de changer le mode d’apprentissage de toute une génération d’enfants.

Nous allons devoir soulever des montagnes en ce qui concerne les taux d’alphabétisation des adultes.

Ce sera tout un défi de renverser la tendance sociale à l’inactivité et à l’obésité au point de commencer à réduire le stress qui s’exerce sur le système de soins de santé.

Le cycle de la dépendance à l’égard des paiements de péréquation est un énorme obstacle à franchir.

Mesdames et Messieurs, vous comprenez probablement ce que je dis : il va falloir du temps pour bâtir un Nouveau-Brunswick autosuffisant.

Je sais toutefois que chaque personne ici ce soir et à la maison se demande comment ce sera possible de mesurer le succès de ce gouvernement ou de savoir s’il est sur la bonne voie. Ce sont des questions légitimes. Chers compatriotes du Nouveau-Brunswick, je suis heureux d’annoncer ce soir des points de repère dans quatre domaines clés qui nous aideront à réaliser l’autosuffisance d’ici 2026.

Une population croissante

Tout d’abord, la diminution de la population est probablement le plus grand défi de nos collectivités, de notre économie et des familles partout au Nouveau-Brunswick. Comme gouvernement, nous avons l’obligation d’aborder ce défi, et c’est ce que nous faisons.

Mesdames et Messieurs, nous devons renverser le courant de la diminution de la population, et c’est ce que nous sommes en train de faire. En 2007, les données du recensement indiquaient une augmentation de la population dans notre province, mettant fin à la plus longue période de diminution de la population depuis la grande dépression. Et nous gagnons du terrain. Nous faisons des progrès chaque fois qu’un jeune revient au Nouveau-Brunswick et chaque fois qu’un nouveau Canadien éventuel choisit de recommencer à zéro dans notre province.

Voici ce que je vous promets ce soir : d’ici 2009, nous aurons augmenté notre population d’au moins 6 000 personnes grâce aux efforts coordonnés du Secrétariat de la croissance démographique. Notre but est d’augmenter la population du Nouveau-Brunswick de 25 000 personnes d’ici 2015; nous serons ainsi en bonne voie d’augmenter la population de 100 000 personnes d’ici 2026.

Une croissance importante de l’emploi

Deuxièmement, Mesdames et Messieurs, nous savons que la création de nouvelles possibilités économiques est la meilleure façon de garder nos jeunes, de les ramener au bercail et d’attirer de nouveaux Canadiens.

Ce soir, je promets que nous créerons de 25 000 à 30 000 nouveaux emplois ici au Nouveau-Brunswick pendant la période allant des dernières élections aux prochaines élections.

Une approche active du développement social

Troisièmement, en bâtissant un Nouveau-Brunswick autosuffisant, nous voulons nous assurer que chaque personne aura un rôle à jouer. C’est la raison pour laquelle nous avons élargi le mandat du ministère des Services familiaux et communautaires et changé son nom à ministère du Développement social. Nous changeons notre orientation afin d’adopter une approche plus active fondée sur le développement social.

Je suis très heureux que notre nouveau sous-ministre du Développement social, James Hughes, se joindra bientôt à nous. James, pouvez-vous vous lever, s'il vous plaît? Mesdames et Messieurs, James possède d’excellents antécédents pour ce qui est d’aider les plus vulnérables à se remettre sur pied. Nous comptons sur son expérience et sur le leadership de la ministre, Mary Schryer. Et ce soir, j’ai le plaisir de vous annoncer que le nombre de bénéficiaires d’aide sociale diminuera de 2 500 au cours de notre mandat.

Des tarifs d’électricité plafonnés

Dans nos efforts pour faire du Nouveau-Brunswick l’endroit par excellence, nous voulons nous assurer que les consommateurs du Nouveau-Brunswick garderont plus d’argent dans leurs poches. Nous recevrons bientôt la décision de la Commission de l’énergie et des services publics du Nouveau-Brunswick concernant la hausse des tarifs de 2007 demandée par Énergie NB. Nous reconnaissons l’importance des tarifs d’électricité, tant pour les particuliers que pour les propriétaires d’entreprise. C’est donc un très grand plaisir pour moi d’annoncer ce soir que notre gouvernement promet que pour chacune des trois prochaines années jusqu’à 2010, la hausse maximale des tarifs d’électricité ne dépassera pas en moyenne 3 p. 100, à moins de circonstances imprévues.

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Chers compatriotes du Nouveau-Brunswick, j’ai commencé par dire ce soir que le Nouveau-Brunswick a quelque chose d’exceptionnel. J’ai parlé des choses du passé et des choses à venir. J’aimerais, pour terminer, parler de qui nous sommes.

Plus tôt aujourd’hui, nous avons présenté pour la première fois en plus de 15 ans une nouvelle image de marque pour la province. Dans la plupart des autres provinces, l’image de marque met l’accent sur ce que la province a à offrir; la nôtre fait ressortir ce qu’il est possible d’être au Nouveau-Brunswick.

Notre image de marque porte d’abord et avant tout sur les gens. Elle évoque notre esprit, notre énergie, nos valeurs et notre profonde fierté d’être au Nouveau-Brunswick.

Cette image a été entièrement conçue par des gens de la province, et elle témoigne du mode de vie unique, de la diversité culturelle, des chances de réussir et du bonheur potentiel dont jouissent les gens dans cet endroit qu’on appelle le Nouveau-Brunswick.

Notre image de marque s’appuie sur l’énoncé suivant :

« Au Nouveau-Brunswick, vous pouvez être vous-même, être chez vous, être meilleur. »

Vous pouvez être vous-même. Au Nouveau-Brunswick, les gens découvrent qui ils sont vraiment et vivent leur vie de façon très authentique.

Vous pouvez être chez vous. Au Nouveau-Brunswick, on trouve un vrai sentiment d’appartenance, une possibilité naturelle de faire partie de quelque chose de plus grand que soi. Cette possibilité vient du fait de se connaître et de connaître sa place au sein de sa collectivité.

Vous pouvez être meilleur. Au Nouveau-Brunswick, vous pouvez être meilleur, car votre vie est authentique et vous faites partie de quelque chose que vous valorisez. Il se dégage de cet endroit un esprit qui vous pousse à trouver de meilleures façons de vivre, d’apprendre et de travailler.

J’aimerais maintenant attirer votre attention sur l’un des grands écrans dans la salle. Nous allons vous présenter une courte vidéo, en anglais et ensuite en français, qui, à mon avis, saisit tout à fait ce qu’il y a d’exceptionnel à propos d’être au Nouveau-Brunswick.

Si vous voulez bien regarder…

 

Mesdames et Messieurs, nous avons vraiment beaucoup de chance. Le Nouveau-Brunswick est si unique et si exceptionnel pour chacun de nous. C’est ce qui me pousse et me motive tous les jours de la semaine, sans exception.

Comme beaucoup le savent, parce que je l’ai souvent dit, j’adore mon emploi. J’adore me lever chaque matin et penser à ce qui rend cette province si formidable. J’adore la possibilité de me servir comme tremplin des fondements solides que nous avons au Nouveau-Brunswick. J’adore travailler à améliorer les choses pour les gens du Nouveau-Brunswick.

Je ne voudrais absolument pas être ailleurs qu’ici. Car, Mesdames et Messieurs, nous vivons un moment historique. Il y a une vague de possibilités, de dynamisme et d’optimisme qui déferle sur la province.

Mesdames et Messieurs, je vous affirme ce soir que la province est forte. Nous sommes forts et nous sommes prêts pour le parcours. Nous sommes prêts à entreprendre les premières démarches audacieuses et essentielles de notre cheminement vers l’autosuffisance.

En travaillant avec vous, le milieu des affaires, le milieu culturel, le secteur sans but lucratif et l’ensemble des Néo-Brunswickois et des Néo-Brunswickoises, dans un esprit de collaboration et en nous serrant les coudes, nous aurons, sans l’ombre d’un doute, le dynamisme, la détermination et l’ingéniosité nécessaires pour réaliser notre objectif fondamental : l’autosuffisance du Nouveau-Brunswick d’ici 2026.

Mesdames et Messieurs, montrons au monde entier que le Nouveau-Brunswick est l’endroit où être.

Merci, et bonne soirée.  

Le premier ministre,
Shawn Graham