Fête provinciale du patrimoine 2010
 Sourires et histoires échangés lors de la Vitrine provinciale du patrimoine tenue à Caraquet
par Emma Jost
Oromocto High School
Oromocto (Nouveau-Brunswick)
Le 28 juin 2010 (CAMBRIDGE-NARROWS) – Cette année, la Vitrine provinciale du patrimoine a été mise en branle le vendredi soir à Caraquet, au Nouveau-Brunswick, lors d’une petite réception organisée en l’honneur des délégués et de leurs familles au Centre culturel de Caraquet. Antoine Landry, le maire de Caraquet, a prononcé un discours devant une salle remplie d’élèves anticipant avec enthousiasme une fin de semaine de découverte du patrimoine provincial et de rencontres. Une fois les présentations terminées, des rafraîchissements ont été servis et les gens ont bavardé amicalement. Après un certain temps, les familles ont regagné graduellement leur chambre d’hôtel pour se reposer en prévision du lendemain.
De bonne heure le samedi matin, les parents ont déposé les délégués au Village historique acadien. La plupart des élèves sont sortis avec leur animateur pour explorer le village, tandis que quelques-uns sont restés à l’intérieur pour donner des interviews. Lorsque le groupe s’est réuni à la Table des ancêtres à midi, plusieurs des élèves ont montré fièrement les clous qu’on venait de leur fabriquer à l’atelier du forgeron. Pour le dîner, on nous a servi de la soupe aux pois et du pain maison fraîchement cuit, et pour le dessert, du gâteau à la mélasse ou du pouding au choix. Après le repas, nous nous sommes vite rendus à l’église, sous la pluie, pour participer à un atelier au sujet du drapeau acadien. À la fin de l’atelier, les averses avaient cessé et le soleil commençait à briller, alors nous sommes retournés à l’autobus sans presse.
 Une fois les sacs de voyage et le matériel de camping chargés dans l’autobus, nous nous sommes dirigés vers un économusée à la découverte d’huîtres et de pirates. Les jeunes étaient surtout dégoûtés – ou emballés – selon les goûts, par la possibilité de goûter aux huîtres fraîches de Caraquet. On dit que ces huîtres goûtent les amandes parce qu’elles sont cultivées dans un mélange d’eau provenant de différentes sources. Lorsque tout le monde avait mangé des huîtres à volonté, nous sommes encore montés à bord de l’autobus pour nous diriger, cette fois-ci, vers Sainte-Anne-du-Bocage, lieu historique et sanctuaire religieux des Acadiens de toute origine. Chaque année, quelque 10 000 Acadiens s’y rassemblent pour célébrer la Fête de la Sainte-Anne. Notre groupe de jeunes historiens a bénéficié d’une visite guidée spéciale en compagnie de Roberta Dugas pour voir le cimetière, le sanctuaire du fondateur, la source naturelle, la chapelle et le monument de l’Assomption. De retour dans l’autobus, nous avons mis le cap sur Shippagan pour visiter l’Aquarium et Centre marin. Arrivés à destination, nous avons commencé la visite guidée en regardant un film de 20 minutes sur l’industrie locale de la pêche, après quoi nous avons écouté une présentation sur les nouveaux radeaux de sauvetage utilisés sur les bateaux de pêche de la région. Ensuite, nous nous sommes promenés librement dans le Centre marin pour observer différentes espèces de poisson d’eau salée et d’eau douce. Les jeunes ont surtout été impressionnés par les méduses, les poissons-loups, le homard géant et les esturgeons.
 Après avoir visité les aquariums, nous sommes allés dehors voir les phoques et explorer le bassin de manipulation. Tous les élèves ont été fascinés par le bassin et ont adoré pouvoir manipuler des étoiles de mer, des oursins, des concombres de mer, des homards, des palourdes, des moules et des éponges. L’animateur nous a même fait la surprise de sortir un homard bleu, et plusieurs jeunes ont eu l’occasion de le tenir dans leurs mains. Une fois notre curiosité assouvie, nous nous sommes rassemblés dehors autour des tables de pique-nique pour de la bonne vieille pizza traditionnelle! À l’heure qu’il était et après une journée bien remplie, nous avions tous assez faim et avions besoin de refaire le plein d’énergie en prévision des activités de la soirée.
 La dernière pointe de pizza avalée, nous sommes remontés dans l’autobus, mais cette fois-ci avec un passager de plus : un dénommé Jean-Gilles Lanteigne, de l’île de Lamèque, qui serait notre guide pour le trajet jusqu’à l’île de Miscou. En partant, Jean-Gilles nous a présenté des faits au sujet de l’industrie de la pêche locale et nous a montré le seul et unique feu de signalisation à Lamèque. En cours de route, nous avons vu de nombreuses tourbières à différentes étapes de production, ainsi que d’innombrables chalets. Quand nous sommes arrivés à l’extrémité de l’île, nous sommes descendus faire une visite guidée du phare de Miscou.
 Les jeunes ont été ravis de pouvoir se rendre tout en haut du phare pour voir des vues panoramiques de l’île et du golfe. Une fois la visite guidée terminée, nous sommes allés explorer la plage. À mesure que le soleil descendait, nous nous sommes dispersés sur le sable et les roches, certains pour fabriquer des colliers de fleurs, d’autres à la recherche de coquillages et de pierres précieuses. Finalement, comme il se faisait tard, nous sommes retournés à l’autobus à contrecœur pour le voyage de retour à Shipaggan, où nous avons déposé Jean-Gilles, et ensuite au Club de plein-air de Caraquet, pour un feu de joie et un repos bien mérité.
 Arrivés au Club de plein-air, les élèves ont installé leurs sacs de couchage et quelques-uns des animateurs ont allumé le feu. Une fois le feu bien parti, tout le monde est allé dehors et nous avons fait griller des guimauves pour faire des « s’mores » (sandwichs faits de biscuits Graham, guimauves grillées et chocolat). Les histoires, les blagues et les éclats de rire étaient au rendez-vous. Vers minuit, quand les gens ont commencé à bâiller de fatigue et la réserve de guimauves tirait à sa fin, nous avons décidé de rentrer nous coucher.
Tôt le lendemain matin, nous nous sommes réveillés et avons commencé les préparatifs pour la journée. Quelques « lève-tard » ont dû se faire traîner dehors en sac de couchage (question de leur donner un petit coup de pouce), mais nous étions tous prêts lorsque l’autobus est arrivé pour nous ramener au Village historique acadien. Arrivés à destination, quelques-uns des jeunes ont participé à des interviews, tandis que d’autres ont mis la dernière main à leur projet. Après une collation constituée de sucettes glacées, les jeunes se sont rassemblés pour signer des t-shirts avant de se préparer à entrer dans la salle pour la cérémonie d’ouverture de la Vitrine provinciale.
 Après la cérémonie et le chant de l’hymne national, version bilingue, l’honorable Graydon Nicholas, lieutenant-gouverneur du Nouveau-Brunswick, a remis des médailles d’honneur aux délégués. Il a par la suite déclaré que cette vitrine était une « merveilleuse exposition ayant beaucoup à offrir à la province au sujet de son patrimoine local. Elle donne une perspective provinciale [à notre histoire] ». Il ajouta qu’il avait beaucoup appris, non seulement lors ce cette vitrine provinciale, mais aussi lors des nombreuses fêtes régionales auxquelles il avait assisté.
Le ministre du Mieux-être, de la Culture et du Sport, Hédard Albert, a aussi pris la parole, indiquant que « connaître l’histoire, c’est se connaître soi-même », déclaration qui interpelle profondément bon nombre de nos participants cette année. Une fois la cérémonie terminée, on a invité les spectateurs à faire le tour de la salle pour écouter les délégués parler de leur projet. De nombreuses histoires ont été racontées et de nombreux sourires, échangés. Quoi de mieux pour conclure une fin de semaine sous le signe de la réussite!
Les 14 projets seront en montre au Village historique acadien jusqu’au 23 juillet.
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