Chaque année, nous célébrons la Semaine du patrimoine au Nouveau-Brunswick en février, le mois également connu comme Mois de l’histoire des Noirs. L’Université du Nouveau-Brunswick a créé une excellente ressource en ligne sur les loyalistes noirs au Nouveau-Brunswick. On y trouve une multitude de ressources pédagogiques pour les enseignants et les élèves qui souhaitent explorer ce riche segment de l’histoire de la province.
Bien que de nombreux loyalistes noirs soient arrivés au Nouveau-Brunswick aprés la Révolution américaine, ce n’est qu’en 1804 que les Noirs ont été autorisés à servir dans la milice locale, comme les York Rangers. En 1813, une compagnie d’Africains fut formée et annexée au régiment du comté de Saint-Jean. Lorsque le 104e Régiment de Fantassins fut chargé de se rendre au Haut-Canada à pied, il y avait parmi les siens des membres d’une section de pionniers (probablement dix hommes) habiles dans l’utilisation d’outils. Leurs tâches consistaient à construire des routes, à ériger des ponts et à bâtir et réparer des fortifications simples. Les pionniers du 104e Régiment du Nouveau-Brunswick étaient apparemment tous des Noirs.
En mai 1815, après avoir échappé à la guerre en Virginie et au Maryland, trois cents réfugiés noirs sont arrivés dans le port de Saint John à bord du NSM Regulus. Ils finirent par obtenir des terres octroyées près de Loch Lomond, mais ils endurèrent de rudes épreuves pour s’établir dans la localité de Willow Grove, près de Loch Lomond.
Jusqu’en 1849, une compagnie d’Africains était rattachée aux 1er et 3e bataillons de la milice du comté de York. Celle-ci jouait habituellement le rôle d’unité de sapeur, spécialisée dans la construction. Les Noirs servirent avec diverses unités de milice jusqu’à la Première Guerre mondiale, lorsqu’ils s’intégrèrent aux forces régulières. Cependant, les Noirs qui essayaient de s’enrôler étaient souvent confrontés à la discrimination, et même après avoir été acceptés, les soldats noirs étaient habituellement ségrégés en unités particulières.
Durant la Première Guerre mondiale, le seul bataillon noir du Canada, le 2e Bataillon de construction, a été formé dans le cadre du Corps forestier canadien, mais seulement après que de nombreuses lettres et pétitions eurent convaincu les autorités de permettre l’admission des Canadiens de race noire dans la milice. Un film décrivant l’histoire du bataillon noir, intitulé « Honour Before Glory », a été inspiré du journal du capitaine honoraire William A. White, aumônier et seul officier noir de la compagnie. Outre les hommes enrôlés dans le bataillon noir, 2 000 autres Canadiens de race noire se joignirent aux unités régulières durant la Première Guerre mondiale.
Durant la Deuxième Guerre mondiale, les milliers de Canadiens de race noire qui s’enrôlaient étaient dispersés dans la milice plutôt que d’être combinés en unités ségrégées. Mais la discrimination raciale existait malheureusement encore, ce qui rendait la vie difficile aux Noirs qui voulaient se faire admettre à la Marine royale du Canada ou à l’Aviation royale du Canada. Malgré et contre tout, cinq frères Carty, de Saint John, réussirent à se joindre à l’ARC.
Molly Lamb Bobak, une artiste de Fredericton, a été retenue comme seule Canadienne peintre de guerre durant la Deuxième Guerre mondiale. Un de ses tableaux montre une collègue du Service féminin de l’Armée canadienne, la soldate Roy, pendant que les deux se trouvaient dans une cantine, à Halifax, avant de se rendre outre-mer.

Les Canadiens de race noire poursuivent leur carrière tout en servant dans la milice canadienne. Parmi les exemples les plus marquants se trouve Donald « Carl » Seale, de Saint John, qui s’est joint aux Forces canadiennes à l’âge de 27 ans et a passé la grande partie de sa carrière militaire à titre d’officier d’approvisionnement et d’analyste de systèmes.
En 1981 et 1982, le major Wally Peters a piloté avec les Snowbirds, l’équipe de vol de précision des Forces canadiennes.

Des soldats de race noire continuent de faire le sacrifice suprême. Parmi eux se trouve entre autres le caporal Ainsworth Dyer (3e bataillon, Princess Patricia’s Canadian Light Infantry) de Montréal, au Québec, qui a été abattu le 18 avril 2002, à l’âge de 24 ans, lors d’un incident de tir fratricide survenu près du terrain d’aviation de Kandahar, en Afghanistan.

le caporal Ainsworth Dyer
(3e bataillon, Princess Patricia’s Canadian Light Infantry)
décédé le 18 avril 2002
IDÉES DE PROJETS POUR LES FÊTES DU PATRIMOINE
- Pionniers du 104e Régiment de Fantassins
- Le NSM Regulus et le village de Loch Lomond
- Le Bataillion noir : 2e Bataillon de construction, Première Guerre mondiale
- Biographies de soldats noirs particuliers :
- Les frères Carty
- Donald « Carl » Seale
- Le caporal Ainsworth Dyer
- Molly Lamb Bobak, peintre de guerre
Documentation :
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