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En temps de guerre comme en temps de paix, des Canadiens offrent leurs services aux citoyens de leur localité, de leur province, de leur pays et d’ailleurs. Au XXe siècle, des dizaines de milliers de Canadiens se sont portés volontaires pour la Première Guerre mondiale, la Seconde Guerre mondiale et la guerre de Corée. Depuis la création de la force de maintien de la paix de l'Organisation des Nations Unies dans les années 1950 (à l’idée de M. Lester B. Pearson qui est ultérieurement devenu premier ministre du Canada), des milliers d'autres Canadiens ont servi comme Casques bleus sous la direction de cette organisation internationale. Entre‑temps, des agents de police enrôlés pour maintenir l’ordre et la paix au pays étaient aussi parfois appelés à servir à l’étranger.

Avant la Confédération, lorsque le Nouveau‑Brunswick était une colonie anglaise, des soldats étaient envoyés de la Grande‑Bretagne afin de protéger les intérêts britanniques. De nombreux membres de la garnison britannique décédés alors qu’ils étaient stationnés à Fredericton sont enterrés avec bon nombre des familles loyalistes dans l'ancien cimetière public de cette ville. Datant de 1787, le premier enterrement consigné était celui de M. Anthony Foster, un officier anglais dont la pierre tombale se dresse encore. À l’extérieur des grilles du cimetière sur la rue Brunswick se trouve un monument dédié au bicentenaire de l’arrivée des Loyalistes, en 1783. Sur le chemin menant au cimetière, on peut apercevoir aussi un monument dédié aux soldats britanniques qui ont servi à Fredericton entre 1784 et 1869.
Même si des unités de milice de comté se sont enrôlées volontairement, ce n’est qu’après la Confédération du Canada que les soldats britanniques ont été remplacés par leurs homologues canadiens. Une des premières unités, l’École du corps d’infanterie formée à Fredericton en 1883, est devenue « The Royal Canadian Regiment ». Elle était stationnée dans le quartier historique de la garnison. À l’établissement de la base des Forces canadiennes de Gagetown à proximité dans les années 1950 comme la plus grande base militaire au Canada, le Régiment est retourné à ses racines au Nouveau‑Brunswick.
Entre l’établissement de l’École du corps d’infanterie et de la base des Forces canadiennes de Gagetown, deux grandes guerres ont mobilisé des centaines de milliers de soldats canadiens. Le Musée du Nouveau‑Brunswick a monté l’exposition virtuelle intitulée Marquer notre place : images et souvenirs de Néo‑Brunswickois en temps de guerre, qui réunit une multitude de photographies et de souvenirs afin de rappeler aux élèves les conditions des troupes en temps de guerre durant la première moitié du XXe siècle.
Même si un fort pourcentage des Canadiens se sont portés volontaires pour la guerre à l’étranger, des gens devaient rester au pays afin de mener les activités agricoles, minières et manufacturières ainsi que les activités de pêche nécessaires pour appuyer l'effort de guerre. Les journaux de M. Daniel MacKinnon, fermier du comté d’York, donnent un aperçu du service au front intérieur durant la Première Guerre mondiale.
 Les Néo‑Brunswickois faisaient tout particulièrement preuve d’une grande habileté au cours de la nouvelle guerre aérienne. Parmi les « as » de la Première Guerre mondiale, mentionnons M. Albert Desbrisay Carte, de Pointe de Bute, qui a survécu à cette guerre pour décéder ensuite dans un accident d’aéronef en 1919.
Un autre pilote de la Première Guerre mondiale était le futur industriel monsieur K.C. Irving, de Bouctouche, qui a reçu un entraînement dans le « Royal Flying Corps ». Toutefois, la guerre s'est terminée avant qu'il ne puisse participer aux opérations
Au cours de la Deuxième Guerre mondiale, des Néo‑Brunswickois ont joué un rôle important comme membres du Programme d'entraînement aérien du Commonwealth ainsi que dans l'Aviation royale canadienne et la « Royal Air Force ». Il est possible de prendre connaissance de leurs exploits sur le site Web intitulé L'aviation au Nouveau‑Brunswick : 100 ans déjà!
Un des meilleurs soldats du Nouveau‑Brunswick fut M. Milton F. Gregg, natif de la région rurale de Mountain Dale, dans le comté de Kings. En plus d’avoir participé aux deux guerres mondiales, le brigadier‑général Milton F. Gregg a reçu le plus important honneur de guerre, soit la Croix de Victoria. À son retour au Canada, il s’est distingué, tant du point de vue académique que politique, pour être finalement nommé Officier de l’Ordre du Canada en 1967. Le centre « Brigadier Milton F. Gregg Centre for the Study of War and Society » a été créé en son honneur à l’Université du Nouveau‑Brunswick.
Le ministère des Anciens Combattants du Canada a interviewé plusieurs soldats néo‑brunswickois, de Bathurst à Saint John Ouest, afin d’enregistrer leurs expériences militaires. Les transcriptions sont accessibles sur le site Web intitulé Des héros se racontent:
Par le truchement du Projet Mémoire de l’Institut Historial‑Dominion, les enseignants peuvent inviter d’anciens soldats dans leurs salles de classe afin de parler aux élèves de leurs expériences de guerre.
Le site Web intitulé Le Projet Mémoire – Histoires de la Deuxième Guerre mondiale renferme des entrevues réalisées avec de nombreux Néo‑Brunswickois ayant participé activement aux hostilités. Au titre des fournisseurs de sources primaires, citons M. Horace Hetherington et M. Frederick Price, de Sussex, ainsi que M. Harold Villers, M. Charles Solomon et M. David Dickson, de Fredericton.
Même si la participation du Canada aux guerres mondiales est commémorée chaque année lors du jour du Souvenir, les jeunes Canadiens pensent davantage aux soldats participant aux opérations de l’Organisation des Nations Unies ou de l’Organisation du Traité de l'Atlantique Nord (OTAN), surtout celles visant à maintenir la paix, menées depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale. Or, bien que la plus grande partie de la participation au maintien de la paix ne devait pas inclure de combats, 272 Canadiens en tout ont perdu la vie dans ces nombreuses missions, qui incluent Afghanistan.
Une des victimes était le sergent Cornelius Michael Ralph, un ingénieur de combat décédé en Bosnie en 1992 et dont la sépulture se trouve dans le cimetière de Burton, non loin de la base des Forces canadiennes de Gagetown.
Une autre personne qui figure au tableau d’honneur des Casques bleus est le sergent Mark Gallagher, un agent de la Gendarmerie royale du Canada du Nouveau‑Brunswick qui a fait partie du Contingent canadien en Haïti. Il a perdu la vie dans un tremblement de terre dévastateur ayant frappé ce pays au mois de janvier 2010. En Haïti, le sergent Gallagher travaillait notamment à la coordination de projets, et son amour de langue française faisait de lui le candidat idéal pour ce déploiement afin d’œuvrer auprès des gens de ce pays.
À l’initiative de M. Richard Blacquiere, un enseignant de Woodstock, des amis au Nouveau‑Brunswick ont réalisé un projet éducatif en Haïti afin d’honorer la mémoire du sergent Gallagher, soit le Projet d’école de formation professionnelle en mémoire du sergent Mark Gallagher.
Les agents de police peuvent aussi courir des dangers au Nouveau‑Brunswick. Par exemple, en 1987, M. Emmanuel Aucoin, membre de la Patrouille routière du Nouveau‑Brunswick, est mort au travail dans une fusillade près de Harvey. Son nom et celui d’autres agents de la paix décédés dans l'exercice de leurs fonctions sont gravés sur le Monument à la mémoire des agents de la paix du Nouveau‑Brunswick, situé près de la rivière Saint‑Jean, à Fredericton.
Chaque année, une cérémonie est tenue à la mémoire des agents de la paix qui sont décédés. Les paroles suivantes du lieutenant‑gouverneur Graydon Nicholas prononcées à l’occasion de la cérémonie de cette année pourraient s’appliquer à toutes les personnes qui ont offert leurs services afin de protéger leurs concitoyens : « Puissions‑nous toujours nous souvenir d’eux et ne jamais les oublier. Prononçons chaque jour une petite prière pour ceux et celles qui ont assumé une responsabilité majeure afin de nous protéger en tant que personnes, afin d’assurer la protection de nos collectivités et, aussi, afin de continuer à nous donner espoir ».
IDÉES DE PROJETS POUR LES FÊTES DU PATRIMOINE:
- Les anciens cimetières pour les soldats britanniques (à Fredericton et à Saint John)
- L’École du corps d’infanterie dans le quartier historique de la garnison, à Fredericton
- La biographie d’un soldat de votre localité ayant participé à la Première Guerre mondiale
- La biographie d’un soldat de votre localité ayant participé à la Seconde Guerre mondiale
- La biographie d'un soldat de votre localité ayant participé à la guerre de Corée
- Le Programme d’entraînement aérien du Commonwealth britannique au Nouveau‑Brunswick
- La biographie de M. Milton F. Gregg
- Les Casques bleus du Nouveau‑Brunswick
- La biographie du sergent Mark Gallagher de la Gendarmerie royale du Canada
- Le Monument à la mémoire des agents de la paix du Nouveau‑Brunswick
Documentation :
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