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La Guerre de 1812 au Nouveau-Brunswick


La tour-martello-de-Carleton. En 1813, les Royal Engineers et les garnisons locales construisirent cette imposante tour Martello sur la colline surplombant le port de Saint John (lithographie de William S. Pendleton d’après William Henry Hunt; avec la permission de Bibliothèque et archives Canada).L’année 2012 marque le deux centième anniversaire du début de la guerre de 1812, un conflit opposant essentiellement la Grande-Bretagne et les États-Unis d’Amérique. Pourtant, les États-Unis venaient de lutter pour leur indépendance de l’autorité britannique il n’y avait que trois décennies.

Quelle importance la Guerre de 1812 revêt-elle dans l’histoire du Canada et du Nouveau-Brunswick? Certains avancent qu’elle a déclenché le mouvement pour la confédération, car pour la première fois, plusieurs colonies britanniques unissaient leurs forces afin de lutter contre l'ennemi commun. Les cérémonies bicentenaires organisées pour commémorer cet événement sont peut-être plus nombreuses en Ontario et au Québec (connu sous le nom du Haut-Canada et du Bas-Canada à l’époque), où se sont déroulées la plupart des batailles, mais la Guerre de 1812 a néanmoins eu des répercussions importantes sur le Nouveau-Brunswick.


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Sir John Harvey

Une plaque en son honneur a été érigée afin de commémorer son rôle dans la Bataille de Stoney Creek.L’un des officiers britanniques les plus influents de la campagne militaire était Sir John Harvey, un soldat de carrière qui plus tard deviendrait lieutenant-gouverneur du Nouveau-Brunswick (de 1837 à 1841). Sa première participation remonte à 1813, lorsqu’il se rendit en raquettes du Nouveau-Brunswick au Haut-Canada, au devant du 104e Régiment de Fantassins. Il a ensuite participé à bon nombre des campagnes se déroulant dans la péninsule du Niagara, y compris la bataille de la ferme Crysler, le 11 novembre 1813. Une plaque en son honneur a été érigée afin de commémorer son rôle dans la Bataille de Stoney Creek.

Il ne faut pas oublier le rôle qu'ont joué le régiment des Fencibles du Nouveau-Brunswick, la milice et les autres Britanniques (infanterie, artillerie et ingénierie) en vue de défendre le Nouveau-Brunswick pendant la guerre de 1812.

Plus tard, durant son mandat à titre de lieutenant-gouverneur du Nouveau-Brunswick, Sir John Harvey a participé à plusieurs confrontations politiques, dont l’important litige de frontière avec le Maine. Le village de Harvey, établi en 1837, tient son nom de Sir John Harvey.


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Batailles en mer

Dans la baie de Fundy et le golfe du Maine, la marine britannique s’activait à la recherche de pirates et de corsaires. Durant la Guerre de 1812, il y avait trois petits navires de guerre: le sloop provincial Brunswickois du Nouveau-Brunswick, la goélette Bream de Son Majesté, et le brick de guerre Boxer de Son Majesté, qui tous ont joué les rôles vital dans la défense des eaux de l'est Amérique du Nord britannique. Bien que rarement opérant dans les escadrons, ces navires escortés, navires entre les ports britanniques, patrouillaient la baie des forces hostiles, et perquisitionne les côtes ennemies, en jouant un rôle essentiel dans cette guerre. Au Nouveau-Brunswick, la plus grande bataille navale de la guerre a eu lieu en Septembre 1813, contre le brick de guerre Entreprise des États-Unis.

Vue du cimetière Riverview prise du sud, montrant le plan des pierres tombales. Restigouche Regional Museum, Dalhousie.Perry Dumaresq, lieutenant de marine, s’est distingué en capturant de nombreux vaisseaux durant la Guerre de 1812. Il s’est plus tard établi dans le nord du Nouveau-Brunswick, où il défendit l’établissement de Restigouche comme comté distinct. Il est inhumé dans le cimetière Riverview, à Dalhousie, dans le comté de Restigouche.

Pendant que Dumaresq opérait sur la scène nord-américaine, en Europe, Sir William Carr, premier vicomte de Beresford, commandait les troupes portugaises membres de l’armée de Wellington qui se battait contre Napoléon Bonaparte dans la guerre péninsulaire. Bien que le vicomte de Beresford n’ait jamais mis le pied au Nouveau-Brunswick, ni même près, son nom a été choisi pour le village et la paroisse de Beresford.

104e Régiment de Fantassins (Nouveau-Brunswick)Les connexions néo-brunswickoises
le 104e Régiment de Fantassins (Nouveau-Brunswick)

Durant l’hiver de 1813, des soldats britanniques du 104e Régiment de Fantassins (Nouveau-Brunswick), en service à Fredericton, ont été dépêchés pour aider à défendre les Canadas. En raquette, au plein cœur de l’hiver, ils longèrent la vallée de la rivière Saint-Jean jusqu’à Québec. Ils poursuivirent leur chemin jusqu’à Kingston, où ils arrivèrent après un périple de près de deux mois. Les troupes se rendirent alors par voie fluviale jusqu’à la péninsule du Niagara, où elles participèrent aux batailles de Sackets Harbour, de Beaver Dam et de Lundy's Lane, au blocus de Fort George et à l’assaut du fort Érié.

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Fortifications

Des fortifications ont été érigées partout au Nouveau-Brunswick, mais surtout sur la baie de Fundy, parce qu’on craignait l’invasion des Américains. Cette même peur d’être attaqué avait donné lieu à l’établissement de Fredericton comme capitale du Nouveau-Brunswick en 1785, car la ville se trouvait bien en amont de la rivière Saint-Jean. Quelques-unes des fortifications originales (blockhaus ou tours) construites durant la Guerre de 1812 existent encore aujourd’hui, tandis que d’autres ont été reconstruites pour mettre en valeur le patrimoine du Nouveau-Brunswick. La majorité des forts ont été dressés dans la région de Saint John, endroit qu’on croyait le plus susceptible aux attaques, mais diverses fortifications ont été érigées un peu partout dans la colonie :

Le blockhaus de St. AndrewsOn trouve des fortifications élevées ou reconstruites pour la Guerre de 1812 dans d’autres endroits de la province, de Madawaska jusqu’à Richibucto. Le blockhaus de St. Andrews, qui a été classé lieu historique national, offre aux visiteurs un exemple du genre de conditions dans lesquelles travaillaient les soldats pendant que le Nouveau-Brunswick était en guerre il y a deux cents ans.

  • Comté de Victoria – fort Carleton (Grand-Sault)
  • Comté de Carleton – près de Simons (sur la route 103, pour protéger l’indispensable rivière Saint-Jean)
  • Comté de Kent – près de l’embouchure de la rivière Richibucto
  • Comté de Kings – blockhaus et batterie d’Eagle’s Nest (sur la route 124, près d’Evansdale Ferry)
  • Comté de Charlotte – blockhaus de Saint Andrews
  • Comté de Charlotte - Fort Tipperary
  • Comté de Charlotte - Blockhaus de Joe’s Point
  • Comté de Charlotte - Dipper Harbour – avant-port britannique (épave du NSM Plumper – coulé en 1812)
  • Comté de Charlotte - Blockhaus de Piskahegan (près de Pomeroy Bridge, sur la route 770)
  • Comté de Charlotte - St. George – fort Vernon (la rivière Maguadivic)
  • Comté de Sunbury – fort Hughes (Oromocto)
  • Comté de Sunbury - Blockhaus de Fredericton Junction (route 101)

Bien que la menace d’une invasion américaine soit omniprésente, la perception de sa gravité variait d’une localité à l’autre. Par exemple, on raconte encore que la ville frontalière de St. Stephen fournissait de la poudre noire à sa ville voisine de Calais, au Maine, l’autre bord de la rivière Sainte-Croix, pour ses célébrations annuelles de la Journée de l’indépendance. Néanmoins, la guerre ne peut faire autre que perturber des vies. Les préparatifs de défense, comme la construction de fortifications, font partie intégrante de l’histoire et du patrimoine d’une région.

IDÉES DE PROJETS POUR LES FÊTES DU PATRIMOINE :

  • Biographies de personnages éminents comme Sir John Harvey, Perry Dumaresq et le vicomte de Beresford
  • Histoire du 104e Régiment de Fantassins
  • Histoire des fortifications locales

Documentation :

le 13 février 2012