Mieux-Être, Culture et Sport Accueil | English


 

Les femmes en temps de guerre et de paix


Le roman de Laura Secord, par Richard GogueonSi les batailles de guerre étaient généralement réservées aux hommes, les femmes ont tout de même joué divers rôles de soutien dans l’effort de guerre. À titre d'exemple, les efforts de Mme Laura (Ingersoll) Secord, le personnage féminin le plus important de la Guerre de 1812, dans la péninsule du Niagara, sont devenus légendaires.

Mme Sarah Emma Edmunds, de la région de Magaguadavic, dans l'ouest du Nouveau‑Brunswick, est la seule femme connue à recevoir une pension des anciens combattants pour la guerre de Sécession (1861-1865), qui s’est déroulée à la même époque que la Confédération du Canada. Mme Edmonds, afin d'éviter un mariage arrangé, fuit la maison familiale et se déguise en homme. Sous le nom de Franklin Thomson, elle s’enrôle alors dans l’armée à titre de soldat pour la compagnie « F » de la seconde infanterie de bénévoles du Michigan (« Second Regiment Michigan Volunteer Infantry »). Par la suite, elle se marie et fonde une famille. Une plaque commémorative à la mémoire de Mme Sarah Emma Edmonds a été dévoilée le 19 juin 2005 sur la route 635, chemin Saunders, à Magaguadavic, dans le comté de York près de son domicile d’enfance, en présence de « membres » du 20e régiment d’infanterie de bénévoles du Maine (acteurs de reconstitution).

Les femmes et la Première Guerre mondiale

Pendant la Première Guerre mondiale, les femmes désireuses de fournir un soutien devenaient généralement des « infirmières militaires ». L’historienne Shawna Quinn explique ce que ces femmes ont vécu : « Lorsque le Canada prit part à la Grande Guerre, en 1914, des milliers de femmes désireuses de jouer un rôle actif se sont portées volontaire pour soigner les blessés. Les expériences qu’elles ont vécues dans les hôpitaux derrière les zones d’attaque resteront gravées dans leur mémoire à jamais. Dans le bruit des explosions tonitruantes et les éclairs de mauvais présage illuminant le ciel lointain, les infirmières militaires travaillaient d’arrache‑pied pour traiter les plaies saignantes, les membres blessés ou manquants et les autres blessures dévastatrices de la guerre » [traduction libre]. En examinant les lettres de l’infirmière Agnes Warner, Mme Quinn a pu décrire la motivation, les expériences et les réactions des femmes peu accoutumées à de telles circonstances.

Les femmes et la Seconde Guerre mondiale

Pendant la Seconde Guerre mondiale, la tradition se poursuit et bon nombre de femmes s’improvisent infirmières. Les expériences de Mmes Nancy de Boise Page et Nancy Butler soulignent les similitudes et les différences de la guerre en milieux différents. Mme Page, originaire de Saint John, soigne les blessés outre‑mer, tandis que Mme Butler, originaire d’Écosse, travaille dans les hôpitaux militaires de Saint John et Sussex. Leurs histoires se trouvent sur le site Web du projet Des héros se racontent, d’Anciens Combattants Canada.

Bien que les femmes ne sont pas autorisées à s’enrôler dans des unités de combat pendant la Seconde Guerre mondiale, elles peuvent se joindre à diverses divisions féminines. Mme Jessie Nason, de Rusagonis, par exemple, a servi dans la Division féminine de l'Aviation royale du Canada (ARC). Elle était basée à la station d’entraînement aérien du Commonwealth britannique, à Pennfield Ridge.

Jessie Nason was stationed for most of World War II at RCAF Station Pennfield.
Mme Jessie Nason – Division féminine de l'ARC

Mmes Ella Rosalie Mountain Curtis, de Blackville, et Celia May (McEwan) Brown, de Sussex, se sont toutes les deux jointe à l'ARC, tandis que Mme Laurie Winifred (Theobald) Drain, de Fredericton, a décidé de se joindre au Service féminin de la Marine royale du Canada. Ces trois femmes racontent leurs expériences dans le cadre du Projet mémoire, une initiative de l’Institut du Dominion.

La seule femme à être nommée « artiste de guerre » au cours de la Deuxième Guerre mondiale est Mme Molly Lamb Bobak, qui a choisi de s’établir à Fredericton une fois la guerre terminée. Elle s’enrôle dans le Service féminin de l’Armée canadienne en 1942, les émotions embrouillées. Dans son journal, elle écrit : « La citoyenne Lamb s’est enrôlée à contrecoeur et de plein gré, malgré elle et volontiers, dans le Service féminin de l’Armée canadienne » [traduction libre]. Avant d'être officiellement nommée artiste de guerre, elle reçoit une formation militaire, apprend à documenter la guerre et voyage partout au Canada afin d’acquérir de nouvelles compétences. Puis on l’envoie outre‑mer, où elle rencontre l’homme qu’elle va épouser, M. Bruno Bobak, lui aussi artiste de guerre.

Molly Lamb Bobak painting.jpg
Mme Molly Lamb Bobak – artiste de guerre

Le groupe des épouses de guerre est un autre groupe important associé au Canada et à la Seconde Guerre mondiale. En effet, des centaines de femmes ayant vécu une histoire d’amour avec un militaire canadien en Grande‑Bretagne et en Europe ont tout laissé derrière elles pour suivre leur mari ou leur petit ami au Canada et commencer une nouvelle vie. Certaines se sont donc mariées à des Néo‑Brunswickois autochtones, d’autres à des Acadiens et d’autres encore à des Néo‑Brunswickois de descendance britannique. Ces nouvelles Canadiennes ont dû surmonter diverses difficultés dans ces terres étrangères.

On compte parmi ces femmes Mme Patricia Pyne, qui s’est installée à Richibucto, au Nouveau‑Brunswick, avec son mari. Elle fait partie des femmes qui ont servi dans les forces avant même que cette vocation ne devienne généralement acceptée, une situation qui a changé de façon radicale au cours des dernières décennies.


Patricia (Wellman) Pyne served in the British WAAF before marrying and immigrating to Canada as a war bride.
Mme Patricia Pyne, épouse de guerre

 IDÉES DE PROJETS POUR LES FÊTES DU PATRIMOINE

  • La biographie de Sarah Emma Edmunds
  • Les infirmières militaires
  • La biographie de Néo‑Brunswickoises ayant joué un rôle dans la Seconde Guerre mondiale
  • Les épouses de guerre du Nouveau‑Brunswick
  • La biographie de l’artiste de guerre Molly Lamb Bobak

Documentation :

le 13 février 2012