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couverture

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Introduction

Situation financière du Nouveau-Brunswick

Meilleure gestion

Budget équilibré

Économie en croissance

Budget de capital de 2000-2001

Renouvellement des soins de santé

Investissements dans l'éducation

Réduction des impôts

Création de nouvelles perspectives d'emploi

Conclusion

Annexe : Résumé budgétaire

Introduction

Monsieur le président, c'est vraiment un honneur et un plaisir pour moi de présenter le premier budget provincial du gouvernement actuel et du nouveau siècle au Nouveau-Brunswick.

Aujourd'hui, le gouvernement actuel tient ses engagements envers les gens de la province en présentant un budget équilibré, en augmentant le financement des soins de santé et de l'éducation et en réduisant les impôts des particuliers du Nouveau-Brunswick et des petites entreprises. Le présent budget comporte également une réduction globale de 100,2 millions de dollars au chapitre des dépenses budgétaires comparativement aux prévisions révisées de 1999-2000.

Grâce au présent budget et aux choix que nous avons faits, les gens du Nouveau-Brunswick jouiront des avantages suivants :

Le 7 juin 1999, les gens de la province ont fait un choix net visant à changer notre avenir ensemble. Les gens du Nouveau-Brunswick veulent un gouvernement attentif à leurs besoins et à leurs priorités. Monsieur le président, ils veulent un gouvernement qui fera les choix indiqués afin que notre province soit prête pour le XXIe siècle et travaille pour le présent, mais aussi pour la prochaine génération.

Le budget d'aujourd'hui réussit l'épreuve imposée par les gens du Nouveau-Brunswick : changer le mode de fonctionnement du gouvernement pour la population.

Monsieur le président, nous réussissons une telle épreuve en nous inspirant de trois principes fondamentaux :

Nous avons fait des choix nets pour l'avenir, et ces choix ont pour résultat des soins de santé renouvelés, des investissements dans l'éducation, de nouvelles perspectives d'emploi et des impôts réduits.

Nous prenons la voie du changement, qui vise à rendre le Nouveau-Brunswick plus compétitif sur le plan économique et empreint de compassion sur le plan social.

Monsieur le président, je prononce mon premier discours du budget, qui me rappelle celui qu'a prononcé mon arrière-grand-père, Robert Murray, secrétaire-trésorier provincial du Nouveau-Brunswick de 1917 à 1920.

M. Murray a dit qu'il présenterait un exposé simple, franc, honnête et détaillé décrivant la situation financière de la province d'une manière plus exhaustive et plus complète que les exposés des gouvernements précédents des dernières années.

Aujourd'hui, à notre tour, nous présentons un budget équilibré, qui est fondé sur une description honnête de la situation financière de la province.

Situation financière du Nouveau-Brunswick

Il a fallu du temps et des efforts pour atteindre un tel équilibre. Le gouvernement actuel a dû relever le défi de résoudre un grave problème financier.

La première étape pour aborder le problème a été de mener un examen indépendant des affaires financières de la province. L'objectif de l'examen était d'établir la véritable situation financière de la province pour l'année financière terminée le 31 mars 1999 et d'aider à établir des prévisions révisées des recettes et des dépenses de la province pour l'année financière 1999-2000 et après.

Par suite des recommandations de l'examen visant à changer la manière de déclarer certaines recettes et certaines dettes, l'excédent estimatif de 18,5 millions de dollars pour 1998-1999 s'est avéré être un déficit de 164,3 millions, ce qui s'est traduit par une augmentation équivalente de la dette nette.

Monsieur le président, la situation empirerait dans l'avenir au lieu de s'améliorer. Si la tendance se maintenait, le Nouveau-Brunswick se trouverait dans une situation financière précaire, caractérisée par un écart grandissant entre les dépenses et les recettes.

Comment en sommes-nous arrivés là? Au cours des 20 dernières années, la valeur globale des déficits a dépassé 3,5 milliards de dollars alors que la valeur globale des excédents s'est chiffrée à seulement 141 millions. Par conséquent, la dette nette de la province a fortement augmenté. Il est estimé que la dette nette cumulative se chiffre à 6,86 milliards pour l'année financière se terminant le 31 mars 2000.

De 1988-1989 à 1998-1999, le taux annuel moyen composé de croissance des dépenses globales s'est chiffré à 2,6 %, alors que le taux annuel moyen composé de croissance des recettes s'est chiffré à 2,4 %.

Pour empirer encore la situation, les transferts du gouvernement fédéral versés au Nouveau-Brunswick sont passés de 45,3 % des recettes globales en 1982-1983 à un niveau estimé à moins de 38 % en 2000-2001.

En 1988-1989, les transferts pécuniaires fédéraux à l'appui des soins de santé couvraient 24 ¢ pour chaque dollar que la province dépensait au titre des soins de santé. En 1998-1999, les transferts fédéraux couvraient seulement 12 ¢ par dollar. C'est bien loin de l'égalité des partenaires qui régnait entre le gouvernement fédéral et la province lors de la mise sur pied de programmes ayant une importance vitale pour la population canadienne, comme le régime d'assurance-maladie.

santé

En raison du manque à gagner lié aux transferts pécuniaires fédéraux à l'appui des programmes sociaux clés, y compris les soins de santé, le Nouveau-Brunswick pourrait recevoir jusqu'à 85 millions de dollars de moins en 2000-2001 pour dispenser ces programmes que si les transferts étaient intégralement rétablis à leurs niveaux de 1994-1995.

La véritable situation commence à se dessiner. Les dépenses augmentent plus vite que les recettes. Les emprunts augmentent pour combler l'écart. Les versements au titre des transferts fédéraux ont diminué. La dette brute et les frais du service de la dette s'accroissent. Un tel ensemble de facteurs crée un grave problème financier pour la province. Si la situation n'était pas corrigée, les contribuables du Nouveau-Brunswick subiraient des déficits annuels de près d'un demi-milliard de dollars au cours des quatre prochaines années.

Monsieur le président, nous ne permettrons pas qu'il en soit ainsi. Afin de régler le problème, le gouvernement actuel a dû se concentrer sur des priorités et faire des choix. Financerons-nous les soins de santé ou les entreprises parasites? Investirons-nous pour procurer plus de livres aux élèves ou pour augmenter la bureaucratie du gouvernement? Réduirons-nous les impôts ou créerons-nous d'autres programmes?

Chaque gouvernement élu a le mandat de faire de tels choix au nom de la population qu'il sert. Monsieur le président, nous savons que les gens du Nouveau-Brunswick ne choisiront jamais des déficits additionnels et des dettes accrues.

Le prix d'entrée dans le nouveau siècle est un budget équilibré. Voilà la base d'un Nouveau-Brunswick plus compétitif et plus empreint de compassion.

Meilleure gestion

Monsieur le président, nous avons choisi de mieux gérer. Le gouvernement actuel a pris des mesures concrètes, de la réduction de la taille du Cabinet à la réduction des formalités administratives qui visent les entreprises, pour améliorer le rendement des investissements des contribuables.

C'est pourquoi nous avons entrepris un examen approfondi de plus de 600 programmes et services pour déterminer s'ils répondent vraiment aux besoins économiques, sociaux et compétitifs pour l'avenir du Nouveau-Brunswick. Le document budgétaire d'accompagnement intitulé Examen des programmes et services expose plus en détail la démarche et les raisons qui l'ont motivée.

L'examen des programmes et services vise à offrir aux gens du Nouveau-Brunswick un gouvernement mieux structuré et plus axé sur des priorités d'intérêt public précises. Ainsi, nous faisons en sorte que les gens du Nouveau-Brunswick reçoivent les services dont ils ont besoin à des niveaux de fiscalité abordables.

Nous avons atteint notre objectif en posant des questions fondamentales sur le genre de gouvernement dont les gens du Nouveau-Brunswick ont besoin pour entamer un nouveau siècle, les priorités que le gouvernement devrait se donner et les meilleurs moyens de respecter ces priorités.

Monsieur le président, nous savons que, pour les gens du Nouveau-Brunswick, certaines choses ont une importance primordiale : garantir des soins de santé de qualité, instruire nos enfants, aider les personnes qui ne peuvent s'aider elles-mêmes, protéger la santé et la sécurité des gens du Nouveau-Brunswick, soutenir la création d'emplois et sauvegarder les biens de la Couronne. Le rapport final sur le renouvellement de la politique sociale, un processus auquel des centaines de personnes du Nouveau-Brunswick ont participé, énonce clairement l'idée que le gouvernement doit mieux gérer les fonds dont il dispose plutôt qu'accroître les programmes gouvernementaux. Je voudrais citer un passage de ce rapport :

Dans un contexte où il n'existe pas de « chèque en blanc », le dialogue avec les citoyens et les fonctionnaires gouvernementaux ne portait pas sur une augmentation des dépenses. Il s'agissait plutôt d'optimiser les ressources gouvernementales, financières, humaines et communautaires en présence pour réaliser une vision cohérente du développement social.

Comment optimiser les ressources gouvernementales en présence, voilà l'essence même d'une meilleure gestion.

Par suite de l'examen des programmes et services ainsi que du présent budget, des programmes seront abolis, d'autres seront regroupés, et d'autres encore seront améliorés.

Monsieur le président, c'est ainsi qu'il faut renouveler les soins de santé. C'est ainsi qu'il faut investir dans l'éducation. C'est ainsi qu'il faut réduire les impôts. C'est ainsi qu'il faut créer de nouvelles perspectives d'emploi.

Au cours de l'étude des prévisions budgétaires de 2000-2001, les ministres fourniront à tour de rôle à l'Assemblée législative les détails de l'examen des programmes et services dans leurs ministères.

Entre-temps, j'aimerais donner des exemples des résultats jusqu'ici. En plus d'augmenter le financement affecté aux soins de santé et à l'éducation et de réduire les impôts, le gouvernement a maintenu, et parfois même amélioré, un certain nombre de programmes.

Par exemple :

Monsieur le président, afin de maintenir les éléments énoncés, d'en améliorer d'autres et de réaliser un budget équilibré pour les gens du Nouveau-Brunswick, nous avons dû faire d'autres choix plus difficiles. Les choix suivants ont notamment été faits :

Le gouvernement collaborera diligemment avec tous les intervenants pour que les modifications, les réductions et les abolitions de programmes et de services soient effectuées de façon juste et équitable. Nous continuerons d'écouter leurs interventions sur les moyens d'améliorer la prestation et la rentabilité des services.

En outre, Monsieur le président, nous achevons un examen de six mois des organismes, conseils et commissions que le gouvernement finance. L'examen vise à évaluer la pertinence et l'utilité continues de ces organisations pour l'intérêt public. Plus de 270 OCC font l'objet d'un examen dans le cadre du processus.

Nous sommes en bonne voie de terminer le processus dans les délais visés. Il en résultera une réduction du nombre d'organismes, de conseils et de commissions ainsi que des économies accrues pour les contribuables. De plus amples détails de l'examen seront annoncés le mois prochain.

Monsieur le président, aucune mesure n'atteindra l'objectif à elle seule. C'est pourquoi nous avons également instauré le fructueux Programme de retraite anticipée volontaire pour les fonctionnaires. Pour aider à réduire le coût et la taille du gouvernement et à donner à la fonction publique un souffle de renouveau, nous avons offert aux membres du personnel qui le désirent la possibilité de prendre une retraite anticipée sans subir une réduction de leur pension de retraite.

Notre Programme de retraite anticipée volontaire a été offert à environ 1 700 employés de la partie I, dont environ 1 300 ont choisi de prendre leur retraite d'ici deux ans. Un tiers prendront leur retraite au cours de l'année financière 2000-2001. Les économies réalisées lorsque la mise en oeuvre sera terminée devraient dépasser 70 millions de dollars par année.

Les départs aideront à assurer la marge de manoeuvre nécessaire au sein des effectifs de la fonction publique et atténueront considérablement les répercussions pour les employés touchés par l'examen des programmes et services.

Le gouvernement traitera ses employés de façon équitable et avec compassion, et il offrira aux personnes touchées par l'examen des programmes et services toute une gamme d'options telles que les réaffectations, les mutations, le redéploiement et les placements temporaires.

Monsieur le président, nous apprécions grandement les contributions apportées par les membres de la fonction publique du Nouveau-Brunswick. Ceux-ci continuent de donner un exemple de professionnalisme, de compétence et d'intégrité. Nous espérons que la période de restructuration en cours permettra de donner à la fonction publique un souffle de renouveau et un regain de vigueur. Bien que l'adaptation à un nouveau contexte puisse parfois être stressant, nous croyons que les fonctionnaires pourront trouver de nouvelles possibilités stimulantes dans un gouvernement restructuré. Nous continuerons de compter sur leur créativité et leur dévouement à mesure que nous changerons notre avenir ensemble.

Le présent budget prévoit encore des augmentations modestes et raisonnables des salaires du secteur public. Cette année, nous négocierons avec un certain nombre de syndicats du secteur public qui représentent plus de 25 000 employés des services publics. J'espère bien conclure avec eux des conventions à la fin du processus de négociation collective.

Mieux gérer suppose un changement du mode de fonctionnement du gouvernement. Le changement est souvent difficile, mais nous devons nous demander : s'il n'est pas apporté maintenant, quand le sera-t-il? Nous avons dû prendre toutes les mesures maintenant, non seulement parce que la situation financière que nous connaissons l'exige, mais parce que, étant donné la croissance économique, c'est maintenant le moment opportun.

Si le « nuage financier » qui plane sur le gouvernement signifie que nous ne pouvons pas nous permettre d'attendre, le « soleil économique » qui se lève sur le Nouveau-Brunswick signifie que nous avons les moyens d'agir maintenant. Après tout, il faut réparer le toit quand le soleil brille.

Budget équilibré

Monsieur le président, les mesures que nous avons prises constituent les fondements d'une politique financière qui rétablira et maintiendra l'équilibre nécessaire entre les dépenses et les recettes de la province. Des économies de l'ordre de 238 millions de dollars seront réalisées grâce aux initiatives prises au cours de l'année financière actuelle par suite de l'examen des programmes et services. Lorsque ces initiatives seront entièrement mises en oeuvre, les économies se chiffreront à plus de 290 millions de dollars par année.

En raison de telles économies, j'ai le plaisir d'annoncer aujourd'hui que, pour l'année financière 2000-2001, la première du nouveau gouvernement, il y aura un modeste excédent de 21,3 millions de dollars.

Il ne s'agit pas d'un énorme excédent, et le gouvernement reconnaît qu'il n'a pas encore entièrement réalisé l'équilibre structurel entre les recettes et les dépenses. Le gouvernement doit prendre et prendra effectivement d'autres mesures pour gérer les dépenses maintenant et dans l'avenir. Monsieur le président, nous voulons nous assurer un budget équilibré au début de l'année, mais nous voulons surtout des résultats équilibrés lorsque l'année financière se termine.

Cette année est marquée par le premier budget équilibré d'une nouvelle période d'équilibre budgétaire de quatre années. Le gouvernement croit que les objectifs de la loi actuelle sur l'équilibre budgétaire sont pertinents. En conséquence, le budget de 2000-2001 est l'occasion de repartir à neuf. En se guidant sur l'examen financier indépendant, le présent budget, ainsi que notre engagement à mettre l'accent sur les priorités d'intérêt public et à mieux gérer pendant les prochaines années, amèneront des excédents croissants dans l'avenir, ce qui nous permettra de réduire le fardeau de la dette nette de la province.

crédit

MMonsieur le président, il est important de faire preuve d'une telle discipline financière. Il y a trois mois, Standard & Poor's a confirmé la cote de solvabilité AA- du Nouveau-Brunswick et a maintenu sa perspective de stabilité. Nous demeurons engagés à maintenir la meilleure cote de solvabilité à l'est de l'Ontario, ce qui se traduit par des frais d'emprunt moins élevés et de plus grandes économies pour les contribuables.

Économie en croissance

Monsieur le président, j'ai le plaisir de signaler à l'Assemblée que le rendement de l'économie du Nouveau-Brunswick a été bon au cours de l'année écoulée et que les perspectives sont effectivement favorables, car les prévisions indiquent que la croissance économique se poursuivra en 2000-2001.

Notre économie s'est raffermie au cours de l'année dernière et de cette année en raison d'importants travaux de construction et de la croissance dans les secteurs de la fabrication, du commerce, des communications, du tourisme, des services aux entreprises et de la technologie de l'information.

L'emploi au Nouveau-Brunswick, stimulé par des gains importants relativement aux emplois à temps plein, a atteint en 1999 un niveau record de 328 400.

Le chômage a considérablement diminué pour passer à 10,2 % en 1999.

Les exportations ont augmenté de 11,2 % par suite de gains importants dans les secteurs de la foresterie, des produits alimentaires et des produits énergétiques. Monsieur le président, le Nouveau-Brunswick s'implante sur de nouveaux marchés à travers le monde, et les exportations aident à créer des emplois. Il est essentiel à notre réussite globale d'encourager le secteur en question. C'est pourquoi nous avons constitué le nouveau ministère des Investissements et des Exportations.

Des renseignements préliminaires indiquent que les investissements publics et privés au Nouveau-Brunswick auraient atteint un niveau record de 3,7 milliards de dollars en 1999. Une telle augmentation de 20,9 % est de beaucoup supérieure au taux national de 4,2 %.

Les perspectives pour l'économie du Nouveau-Brunswick sont favorables cette année. La poursuite de projets majeurs comme la route de Fredericton à Moncton, l'agrandissement de la raffinerie d'Irving Oil et la distribution du gaz naturel dans la province assurera une forte croissance pendant l'an 2000.

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Les prévisionnistes du secteur privé établissent que la croissance du produit intérieur brut (PIB) réel du Nouveau-Brunswick pour l'année 2000 se situera entre 2,5 % et 3,4 %. Nous prévoyons une croissance de 2,8 % du PIB pour l'an 2000.

La situation de l'emploi également s'annonce meilleure. Le nombre de personnes du Nouveau-Brunswick ayant un emploi devrait augmenter de 2 % en 2000.

Monsieur le président, bien qu'ils soient favorables à court terme, de tels indicateurs sont partiellement attribuables à des investissements en immobilisations à court terme qui prendront fin d'ici 12 à 24 mois. En tant que gouvernement, notre rôle n'est pas de penser seulement au court terme, mais aussi de créer un climat économique favorable à long terme qui suscitera des perspectives d'emploi durables dans toutes les régions de la province. Le Nouveau-Brunswick peut et doit devenir une force vraiment compétitive dans la nouvelle économie pour que la prochaine génération dans la province soit assurée de pouvoir bénéficier, elle aussi, de la croissance économique et de la prospérité.

Budget de capital de 2000-2001

Monsieur le président, une bonne gestion consiste à faire les bons choix au bon moment. Les gens du Nouveau-Brunswick ont choisi de faire des investissements dans les soins de santé et l'éducation et ont exigé une réduction des impôts.

Cette année et l'année prochaine, nous verrons des taux presque records d'investissements dans d'importants projets d'immobilisations pour l'ensemble de la province, dont la plus grosse partie viendra du secteur privé. Celui-ci n'a jamais, dans l'histoire de la province, créé autant d'activité au chapitre des projets d'immobilisations. L'agrandissement de la raffinerie d'Irving Oil à Saint John représente, à lui seul, une injection de 1 milliard de dollars dans l'économie. Les investissements globaux dans la construction routière, y compris le projet de route entre Fredericton et Moncton, s'élèveront cette année à 250 millions de dollars.

Étant donné le niveau d'activité économique, le meilleur choix pour le gouvernement est de réduire pour l'instant ses dépenses en capital. Le gouvernement effectue de façon plus stratégique ses propres investissements en immobilisations en construisant ce dont nous avons besoin et en s'assurant que nous pouvons maintenir convenablement ce que nous avons.

En conséquence, le budget de capital brut de cette année, qui se chiffre à 151,4 millions de dollars, sera utilisé là où les besoins sont les plus grands, soit pour l'entretien de nos infrastructures de routes, de ponts et d'écoles. De plus, nous comptons bien participer au programme d'infrastructures fédéral-provincial-municipal proposé.

Renouvellement des soins de santé

Monsieur le président, le renouvellement des soins de santé est une priorité absolue pour les gens du Nouveau-Brunswick. Il est aussi une priorité absolue du gouvernement actuel. Nous nous engageons à assurer un financement stable, croissant et viable des soins de santé aujourd'hui et pour l'avenir.

Nous avons écouté les gens du Nouveau-Brunswick, nous avons respecté nos engagements et nous avons fait d'importants investissements afin de renouveler les soins de santé pour les familles et de créer un système de soins de santé plus axé sur les malades. Nous avons déjà pris les mesures suivantes :

De telles mesures ont quelque peu diminué la pression subie par notre système de soins de santé ; toutefois, nous savons que nous devons en faire plus et nous le ferons.

Le gouvernement fédéral doit en faire autant. Malgré les excédents fédéraux records, les provinces n'ont jamais eu tant de difficulté à trouver l'argent qu'il leur faut pour satisfaire aux exigences de la Loi canadienne sur la santé dont le pays s'est doté.

Reconnaissant les contraintes et les pressions subies par notre système de soins de santé, l'Assemblée législative a adopté l'année dernière une motion unanime demandant au gouvernement fédéral de rétablir intégralement le montant retranché au Transfert canadien en matière de santé et de programmes sociaux. L'ensemble des premiers ministres provinciaux et des dirigeants territoriaux ont repris à leur compte le message demandant au gouvernement fédéral d'écouter les gens du Canada et d'être attentif à leurs demandes d'un système viable de soins de santé.

Le récent budget fédéral a toutefois montré clairement que le gouvernement fédéral n'écoutait pas. À un moment où le ministre fédéral des Finances brossait pour les Canadiens et Canadiennes le tableau financier le plus optimiste depuis un quart de siècle, le gouvernement fédéral n'a pu faire mieux que de couvrir les frais de fonctionnement du système de soins de santé du Nouveau-Brunswick pendant trois jours par année!

Alors que les Canadiens et Canadiennes voulaient un engagement à long terme quant à un financement fédéral suffisant, prévisible et sûr pour les soins de santé, nous avons plutôt reçu un don unique de seulement 15 millions de dollars pour chacune des quatre prochaines années, ce qui suffit à peine à couvrir le tiers des déficits actuels des corporations hospitalières.

Monsieur le président, une telle mesure ne répond pas aux besoins des gens du Nouveau-Brunswick en matière de soins de santé.

Le gouvernement actuel continuera à insister, de concert avec les gouvernements des autres provinces et des territoires ainsi que les Canadiens et Canadiennes qui sont du même avis, afin d'obtenir un financement suffisant et stable pour notre système de soins de santé.

Entre-temps, nous apporterons notre contribution maintenant en vue de renouveler les soins de santé pour les familles du Nouveau-Brunswick.

Le présent budget prévoit le niveau de financement des soins de santé le plus élevé dans l'histoire du Nouveau-Brunswick, soit plus de 1,5 milliard de dollars.

santé

Afin de renouveler les soins de santé dispensés aux gens du Nouveau-Brunswick, nous fournirons, pendant l'année qui se termine et l'année qui vient, 143 millions de dollars de plus que le montant budgété en 1999-2000.

Les faits saillants de l'engagement additionnel en faveur des soins de santé sont notamment :