L'économie du Nouveau-Brunswick

Croissance du PIB plus forte que prévu en 2000
- L’économie du Nouveau-Brunswick a été plus forte que prévu en 2000. Elle découle principalement des grands projets de construction dans les secteurs du transport, de la fabrication et de l’énergie.
- Selon les prévisionnistes du secteur privé, le PIB réel du Nouveau-Brunswick connaîtra une croissance de l’ordre de 2,9 % à 5,5 %. Le ministère des Finances prévoit une croissance de 3,5 %.
- Les secteurs de la construction, de la fabrication, des transports, du commerce, et des finances et des assurances ont enregistré une forte croissance. Certains secteurs traditionnels axés sur les ressources ont profité d’une hausse des prix des marchandises.
- En général, les industries productrices de biens ont enregistré une croissance plus forte que les industries productrices de services. Le secteur public a connu une croissance positive.
- Le revenu personnel a augmenté de 5,2 % en raison d’une forte croissance du revenu du travail et de la croissance du revenu des entreprises non constituées. Les bénéfices des entreprises ont également enregistré une hausse importante.
- Du côté des dépenses, les achats de biens et services par les consommateurs ont connu une forte hausse. Les dépenses courantes nettes du gouvernement à ce chapitre ont aussi augmenté. Les grands projets d’investissement étant terminés ou sur le point de l’être, les dépenses en capital ont connu le deuxième plus haut niveau jamais enregistré.
Ralentissement de la croissance du PIB en 2001
- Selon les prévisionnistes du secteur privé, la croissance du PIB réel du Nouveau-Brunswick connaîtra une croissance de l’ordre de 1,1 % à 2,8 % en 2001.
- On prévoit un ralentissement de l’activité économique, notamment en raison d’une baisse dans le secteur de la construction où l’activité devrait se situer au niveau observé avant les grands projets d’investissement des deux dernières années. Le maintien de ce niveau d’activité économique sera assuré par les investissements en capital dans les services publics, dans le commerce de détail, dans l’information et la culture, dans les finances et les assurances, et dans l’immobilier.
- Presque toutes les branches d’activité, à l’exception du secteur de la construction, devraient enregistrer une croissance positive au Nouveau-Brunswick.
- On s’attend à ce que la croissance plus lente observée aux États-Unis et au Canada entraîne au Nouveau-Brunswick une baisse de la demande des produits manufacturiers et des produits provenant de ressources naturelles.
- La baisse de la demande devrait être compensée par une hausse de la demande des consommateurs, celle-ci étant stimulée par des taux d’imposition et d’intérêt moins élevés. On prévoit que l’économie du Nouveau-Brunswick progressera de 2,1 %.
Forte croissance des exportations
- En 2000, la valeur des exportations du Nouveau-Brunswick vers les marchés étrangers a augmenté de 21,6 % pour atteindre plus de 7,4 milliards de dollars. Les prix des marchandises plus élevés ont eu un impact sur les résultats, plus particulièrement pour les produits pétroliers raffinés, la pâte, le papier journal et le zinc. L’augmentation nationale a été de 16,0 %.
- La majeure partie du gain est attribuable à des hausses des produits énergétiques (+57,9 %) et forestiers (+8,9 %). Les machines et l’équipement (+34,7 %) et les produits alimentaires (+9,0 %) ont également connu des hausses importantes.
- Trois secteurs représentent plus de 85 % des exportations de la province : les produits forestiers (37 %), les produits énergétiques (32 %) et les produits alimentaires (17 %).
- Environ 87 % des exportations du Nouveau-Brunswick sont destinées vers le marché des États-Unis. Le Japon se situe au deuxième rang à 3 %, suivi du Royaume-Uni, de l’Allemagne et du Brésil à 1 % chacun.
Montée en flèche de l’inflation
- En 2000, l’indice des prix à la consommation (IPC) a augmenté de 3,3 % au Nouveau-Brunswick, ce qui constitue la plus forte augmentation annuelle depuis l’instauration de la taxe sur les produits et services (TPS) en 1991, et représente plus du double du taux de 1,6 % de l’année dernière. Les prix plus élevés de l’énergie ont exercé la plus forte influence sur l’augmentation.
- Le taux d’inflation du Nouveau-Brunswick a été supérieur à la moyenne canadienne pour la première fois depuis 1997.
- Les prix à la consommation dans la province ont augmenté pour sept des huit composantes principales de l’IPC. Les coûts dans le domaine des transports et les frais de logement ont enregistré les gains les plus importants, de 6,4 % et 5,0 % respectivement. Les prix des vêtements et des chaussures ont baissé pour la première fois depuis 1995.
- En 2001, l’IPC du Nouveau-Brunswick devrait augmenter à un rythme semblable à la moyenne nationale d’environ 2,5 %.
Ralentissement de la croissance du commerce de détail
- Le commerce de détail au Nouveau-Brunswick a connu une hausse de 4,6 % en 2000 après une croissance presque record en 1999. Les ventes au détail par habitant dans la province ont été de 9 133 $ en 2000, excédant la moyenne nationale de 9 013 $.
- On a noté une augmentation dépassant les 10 % au Nouveau-Brunswick pour les stations-service, les magasins de meubles et d’appareils ménagers, et les magasins de vêtements spécialisés. Les concessionnaires de véhicules automobiles et récréatifs, les magasins de vêtements pour hommes, les magasins de vêtements pour femmes, les magasins de chaussures et les magasins d’alimentation spécialisés ont tous enregistré des baisses.
- Les ventes de véhicules à moteur neufs ont connu une légère baisse après une forte performance l’année dernière. En 2000, la valeur des ventes de véhicules à moteur neufs a diminué de 1,3 %, tandis que le nombre de véhicules neufs vendus a enregistré une baisse de 2,0 %.
- En 2000, les ventes en gros ont connu une hausse de 6,6 % après une croissance de 12,3 % l’année précédente.
- Le secteur du commerce de détail représente plus de 7 % du PIB du Nouveau-Brunswick et les ventes en gros représentent quant à elles 6 %.
- Les travaux entrepris en 2000 comprennent l’aménagement de nouveaux magasins Sobeys, The Future Shop et Staples. Les projets qui doivent être achevés ou entamés en 2001 visent Canadian Tire, Home Depot, Kent Home Improvement, un magasin Sears de meubles et d’appareils ménagers et un autre magasin Sobeys.
Progression continue des salaires et traitements
- En 2000, les salaires et traitements au Nouveau-Brunswick ont progressé de 6,3 %, se situant sous la moyenne nationale de 7,1 %. Cette croissance est attribuable à la progression des gains et du secteur de l’emploi.
- La hausse dans le secteur des services (+6,5 %) a dépassé celle des industries productrices de biens (+5,7 %).
- Si 11 des principaux groupes industriels ont connu une hausse, 4 ont enregistré une croissance de plus de 10 % : l’administration publique; les finances, les assurances et l’immobilier; les services publics; et les mines, les carrières et les puits de pétrole. L’administration fédérale a enregistré une augmentation importante (+29,3 %) en raison des paiements d’équité salariale qui ont été effectués en avril 2000.
- Plus de 70 % des salaires et traitements sont répartis dans quatre groupes industriels : services communautaires, commerciaux et personnels (30,1 %), fabrication (14,7 %), commerce (14,5 %) et administration publique (11,6 %).
- En 2000, les gains hebdomadaires moyens pour ces groupes ont varié entre 417,87 $ pour le commerce, 478,65 $ pour les services communautaires, commerciaux et personnels, 667,22 $ pour la fabrication, et 693,97 $ pour l’administration publique. En général, les gains hebdomadaires moyens ont été de 553,77 $.