L’Économie au Nouveau-Brunswick 2001 Publié par : Ministère des Finances Province du Nouveau-Brunswick Case postale 6000 Fredericton (Nouveau-Brunswick) E3B 5H1 Canada Internet : www.gnb.ca/fin Mars 2001 Couverture : Communications Nouveau-Brunswick (CNB 557) Traduction : Bureau de traduction, Approvisionnement et Services Photocomposition : Imprimeur de la Reine pour le Nouveau-Brunswick Imprimerie et reliure : Services d’imprimerie, Approvisionnement et Services ISBN 1-55236-500-X ISSN 0548-4073 Imprimé au Nouveau-Brunswick Table des matières Page Aperçu 5 L’économie internationale 6 L’économie canadienne 7 L’économie du Nouveau-Brunswick Croissance du PIB plus forte que prévu en 2000 9 Ralentissement de la croissance du PIB en 2001 10 Forte croissance des exportations 11 Montée en flèche de l’inflation 12 Ralentissement de la croissance du commerce de détail 13 Progression continue des salaires et traitements 14 Population active Niveau record de l’emploi 15 Renforcement du secteur de la production de biens 16 Baisse constante du taux de chômage 17 Croissance de l’emploi dans la plupart des régions 18 Population Amélioration de l’accroissement démographique 19 Population vieillissante 20 Construction Maintien du niveau élevé d’investissements en capital 21 Fabrication Montée en flèche des livraisons manufacturières 22 Secteur forestier Difficultés dans le secteur des produits du bois 23 Croissance vigoureuse dans le secteur du papier et des produits connexes 24 Mines Production minière à la baisse 25 Services publics et secteur des services Expansion des entreprises de services publics 26 Renforcement de la technologie et des communications 27 Expansion du secteur des transports 28 Croissance supérieure du secteur des services d’alimentation 29 Agriculture, pêches et aquaculture Croissance générale de la production alimentaire primaire 30 Tableaux statistiques 31 Basés sur les données disponibles le 1er mars 2001. 2000 Statistical Summary Bilan statistique de 2000 New Brunswick % Change ($ Million) 2000/1999 (unless otherwise stated) N.B. Canada Nouveau-Brunswick Écart (en %) (en millions de entre dollars, sauf 2000 et 1999 indication contraire) N.-B. Canada Output and Income / Production et revenus GDP / PIB Current $ / (en dollars courants) 19,425.0 5.6 8.4 Constant $ (1992) / (en dollars constants de 1992) 17,193.0 3.5 4.7 Personal Income / Revenu personnel 17,203.0 5.2 6.1 Capital Formation / Formation de capital 3,632.0 -4.9 7.3 Exports / Exportations 7,400.1 21.6 16.0 Retail Trade / Commerce de détail 6,910.2 4.6 6.3 Population and Labour Force / Population et population active Total Population (July 1) (’000) / Population totale au 1er juillet (’000) 756.6 0.3 0.8 Labour Force / Population active (’000) 371.7 1.6 1.8 Employment / Emploi (’000) 334.4 1.8 2.6 Unemployment / Chômage (’000) 37.3 0.0 -8.4 Unemployment Rate / Taux de chômage (%) 10.0 .. .. Participation Rate / Taux d’activité (%) 61.6 .. .. Industrial / Secteurs d’activité Farm Cash Receipts / Recettes monétaires agricoles 365.9 -1.7 6.7 Housing Starts (number) / Mises en chantier (nombre) 3,079 10.9 1.1 Manufacturing Shipments / Livraisons de biens de fabrication 10,594.2 20.7 9.2 CPI (1992 = 100) / IPC (1992 = 100) 112.8 3.3 2.7 Sawn Lumber Production (’000m3) / Production de bois d’œuvre (’000m3) 3,383.3 -2.7 0.2 Aperçu • Les économies nord-américaines ont continué à enregistrer une forte croissance en 2000. Au Canada, le produit intérieur brut (PIB) réel a affiché une croissance de 4,7 %, les investissements des entreprises et les dépenses de consommation venant en tête. La croissance économique de 3,5 % enregistrée au Nouveau-Brunswick a été plus forte que prévu. La poursuite des grands projets de construction dans le secteur des transports et dans le secteur manufacturier, ajouté à de nouveaux projets dans le secteur de l’énergie, ont contribué à la croissance générale. • Les augmentations observées au Nouveau-Brunswick au chapitre des livraisons manufacturières, des exportations, des mises en chantier et des recettes des restaurants ont dépassé les taux nationaux. Les livraisons manufacturières et les exportations, influencées par des prix des marchandises plus élevées, se sont accrues de plus de 20 %. Les mises en chantier ont atteint leur niveau le plus élevé depuis 1994. • Après avoir enregistré une croissance presque record en 1999, le secteur du commerce de détail a connu un ralentissement. Le taux d’inflation du Nouveau-Brunswick a été supérieur à la moyenne canadienne pour la première fois depuis 1997, les prix plus élevés de l’énergie exerçant une pression à la hausse. Les recettes provenant du tourisme se sont maintenues tandis que les investissements de capitaux ont diminué quelque peu par rapport aux niveaux records enregistrés l’an dernier. L’accroissement de la population a plus que doublé par rapport à l’année précédente. • L’emploi au Nouveau-Brunswick a atteint le chiffre record de 334 400 en 2000, soit une hausse de 1,8 %. La majorité des gains enregistrés ont été des emplois à temps plein. La croissance de la population active ayant ralenti (+1,6 %), le taux de chômage a baissé, passant à 10,0 %, le plus bas taux jamais enregistré. Le taux de participation a progressé pour la quatrième année de suite, atteignant 61,6 %. Les salaires et les traitements ont continué d’augmenter. • Les secteurs des mines, de la construction navale, de l’énergie électrique et des produits du bois doivent relever des défis. • On prévoit un ralentissement de la croissance économique en Amérique du Nord en 2001. Le Canada devrait toutefois afficher une meilleure performance que les États-Unis. Le PIB réel du Nouveau-Brunswick devrait progresser de 2,1 %. Les investissements en capital devraient être élevés malgré l’achèvement de grands projets. La baisse du taux de chômage provincial devrait se poursuivre. On prévoit une modération des prix de l’énergie, ce qui devrait entraîner une baisse du taux d’inflation pour les consommateurs. L’économie internationale • On estime que l’économie mondiale, telle que définie par le Fonds monétaire international, a progressé en 2000 de 4,7 %. Cette progression peut être attribuée à une forte croissance aux États-Unis, à une expansion vigoureuse en Europe et à une relance économique fragile au Japon. • Les États-Unis ont connu au cours de la première moitié de 2000 une croissance exceptionnelle suivie de signes d’un ralentissement considérable au cours de la seconde moitié. Le ralentissement a touché les dépenses des entreprises en biens d’équipement, les mises en chantier, les dépenses publiques et les achats des consommateurs. • Le territoire de l’euro a profité d’une confiance accrue du consommateur et des entreprises. L’euro a maintenu son mauvais rendement par rapport au dollar américain. • L’économie du Japon a connu une croissance en raison de l’accroissement des bénéfices des entreprises et des investissements dans les usines et l’équipement, particulièrement dans le secteur de la haute technologie. Le Japon a continué d’être aux prises avec la restructuration des entreprises et des opérations bancaires. • Une inflation supérieure s’est fait sentir surtout en raison de l’augmentation des prix de l’énergie, bien que l’inflation de base soit demeurée relativement peu élevée. On prévoit une modération des prix de l’énergie en 2001. • La croissance de l’économie mondiale en 2001 dépendra de la capacité des États-Unis de se rétablir en douceur. Selon les prévisionnistes du secteur privé, les États-Unis devraient connaître une croissance économique de l’ordre de 2,5 %. L’économie canadienne • L’économie canadienne a poursuivi sa forte croissance en 2000, avec un taux de 4,7 %. Les investissements des entreprises et les dépenses des consommateurs ont continué de contribuer fortement à la croissance économique. • Le taux d’inflation pour les consommateurs s’est accru de 2,7 %, surtout en raison de la hausse des prix de l’énergie. L’inflation de base a été de 1,5 %, se situant à l’intérieur des limites de la Banque du Canada. • L’emploi a augmenté de 2,6 % en 2000 pour atteindre 14,9 millions; le taux de chômage a diminué à 6,8 %, un niveau jamais atteint depuis le milieu des années 1970. • On prévoit un ralentissement de la croissance économique en 2001 (autour de 3 %), dépendant dans une certaine mesure du rétablissement en douceur de l’économie américaine. L’économie canadienne, qui est soutenue par des politiques budgétaires et monétaires ayant pour effet de stimuler la demande intérieure, devrait toutefois afficher de meilleurs résultats que l’économie américaine. • L’emploi devrait connaître une augmentation de l’ordre de 1 % à 2 % en 2001. On prévoit que le taux de chômage restera sensiblement le même que l’an dernier. • Les prix de l’énergie devraient diminuer en 2001, entraînant une baisse sensible de l’inflation pour les consommateurs. New Brunswick Economic Indicators Growth Rates, 1997 to 2001 Indicateurs économiques du Nouveau-Brunswick Taux de croissance de 1997 à 2001 1997 1998 1999 2000 20011 (percent change unless otherwise indicated) / (écart en pourcentage, à moins d’indication contraire) Economic Accounts / Comptes économiques Gross Domestic Product (GDP) / Produit intérieur brut (PIB) 1.2 4.0 5.3 5.6 4.3 Personal Expenditures / Dépenses de consommation 3.9 4.5 4.5 5.5 4.3 Government Current Expenditures / Dépenses publiques courantes -1.4 3.5 4.1 4.0 5.2 Capital Formation / Formation de capital -4.3 13.1 26.4 -4.9 -19.3 GDP (real) / PIB (réel) 0.4 4.0 4.2 3.5 2.1 Income / Revenus Personal Income / Revenu personnel 1.7 4.3 3.9 5.2 3.2 Labour Income / Revenu du travail 2.2 4.5 5.2 6.2 3.1 Corporate Profits Before Taxes / Bénéfices des sociétés avant impôts -7.4 -1.0 22.2 25.5 5.6 Population and Labour Market / Population et marché du travail Population, Total2 / Population totale2 0.2 -0.1 0.1 0.3 0.1 Labour Force / Population active 2.7 1.7 1.1 1.6 1.1 Employment / Emploi 1.5 2.3 3.3 1.8 1.3 Unemployment Rate (%) / Taux de chômage (%) 12.7 12.2 10.2 10.0 9.8 Participation Rate (%) / Taux d’activité (%) 59.9 60.7 61.0 61.6 61.9 Other / Autre CPI / IPC 1.9 0.6 1.6 3.3 2.5 ______________ 1Projections / Prévisions 2As of July 1 / Au 1er juillet Croissance du PIB plus forte que prévu en 2000 • L’économie du Nouveau-Brunswick a été plus forte que prévu en 2000. Elle découle principalement des grands projets de construction dans les secteurs du transport, de la fabrication et de l’énergie. • Selon les prévisionnistes du secteur privé, le PIB réel du Nouveau-Brunswick connaîtra une croissance de l’ordre de 2,9 % à 5,5 %. Le ministère des Finances prévoit une croissance de 3,5 %. • Les secteurs de la construction, de la fabrication, des transports, du commerce, et des finances et des assurances ont enregistré une forte croissance. Certains secteurs traditionnels axés sur les ressources ont profité d’une hausse des prix des marchandises. • En général, les industries productrices de biens ont enregistré une croissance plus forte que les industries productrices de services. Le secteur public a connu une croissance positive. • Le revenu personnel a augmenté de 5,2 % en raison d’une forte croissance du revenu du travail et de la croissance du revenu des entreprises non constituées. Les bénéfices des entreprises ont également enregistré une hausse importante. • Du côté des dépenses, les achats de biens et services par les consommateurs ont connu une forte hausse. Les dépenses courantes nettes du gouvernement à ce chapitre ont aussi augmenté. Les grands projets d’investissement étant terminés ou sur le point de l’être, les dépenses en capital ont connu le deuxième plus haut niveau jamais enregistré. Voir tableaux 4, 6, 7 et 8. Ralentissement de la croissance du PIB en 2001 • Selon les prévisionnistes du secteur privé, la croissance du PIB réel du Nouveau-Brunswick connaîtra une croissance de l’ordre de 1,1 % à 2,8 % en 2001. • On prévoit un ralentissement de l’activité économique, notamment en raison d’une baisse dans le secteur de la construction où l’activité devrait se situer au niveau observé avant les grands projets d’investissement des deux dernières années. Le maintien de ce niveau d’activité économique sera assuré par les investissements en capital dans les services publics, dans le commerce de détail, dans l’information et la culture, dans les finances et les assurances, et dans l’immobilier. • Presque toutes les branches d’activité, à l’exception du secteur de la construction, devraient enregistrer une croissance positive au Nouveau-Brunswick. • On s’attend à ce que la croissance plus lente observée aux États-Unis et au Canada entraîne au Nouveau-Brunswick une baisse de la demande des produits manufacturiers et des produits provenant de ressources naturelles. • La baisse de la demande devrait être compensée par une hausse de la demande des consommateurs, celle-ci étant stimulée par des taux d’imposition et d’intérêt moins élevés. On prévoit que l’économie du Nouveau-Brunswick progressera de 2,1 %. Forte croissance des exportations • En 2000, la valeur des exportations du Nouveau-Brunswick vers les marchés étrangers a augmenté de 21,6 % pour atteindre plus de 7,4 milliards de dollars. Les prix des marchandises plus élevés ont eu un impact sur les résultats, plus particulièrement pour les produits pétroliers raffinés, la pâte, le papier journal et le zinc. L’augmentation nationale a été de 16,0 %. • La majeure partie du gain est attribuable à des hausses des produits énergétiques (+57,9 %) et forestiers (+8,9 %). Les machines et l’équipement (+34,7 %) et les produits alimentaires (+9,0 %) ont également connu des hausses importantes. • Trois secteurs représentent plus de 85 % des exportations de la province : les produits forestiers (37 %), les produits énergétiques (32 %) et les produits alimentaires (17 %). • Environ 87 % des exportations du Nouveau-Brunswick sont destinées vers le marché des États-Unis. Le Japon se situe au deuxième rang à 3 %, suivi du Royaume-Uni, de l’Allemagne et du Brésil à 1 % chacun. Voir tableaux 34 et 35. Montée en flèche de l’inflation • En 2000, l’indice des prix à la consommation (IPC) a augmenté de 3,3 % au Nouveau-Brunswick, ce qui constitue la plus forte augmentation annuelle depuis l’instauration de la taxe sur les produits et services (TPS) en 1991, et représente plus du double du taux de 1,6 % de l’année dernière. Les prix plus élevés de l’énergie ont exercé la plus forte influence sur l’augmentation. • Le taux d’inflation du Nouveau-Brunswick a été supérieur à la moyenne canadienne pour la première fois depuis 1997. • Les prix à la consommation dans la province ont augmenté pour sept des huit composantes principales de l’IPC. Les coûts dans le domaine des transports et les frais de logement ont enregistré les gains les plus importants, de 6,4 % et 5,0 % respectivement. Les prix des vêtements et des chaussures ont baissé pour la première fois depuis 1995. • En 2001, l’IPC du Nouveau-Brunswick devrait augmenter à un rythme semblable à la moyenne nationale d’environ 2,5 %. Voir tableau 31. Ralentissement de la croissance du commerce de détail • Le commerce de détail au Nouveau-Brunswick a connu une hausse de 4,6 % en 2000 après une croissance presque record en 1999. Les ventes au détail par habitant dans la province ont été de 9 133 $ en 2000, excédant la moyenne nationale de 9 013 $. • On a noté une augmentation dépassant les 10 % au Nouveau-Brunswick pour les stations-service, les magasins de meubles et d’appareils ménagers, et les magasins de vêtements spécialisés. Les concessionnaires de véhicules automobiles et récréatifs, les magasins de vêtements pour hommes, les magasins de vêtements pour femmes, les magasins de chaussures et les magasins d’alimentation spécialisés ont tous enregistré des baisses. • Les ventes de véhicules à moteur neufs ont connu une légère baisse après une forte performance l’année dernière. En 2000, la valeur des ventes de véhicules à moteur neufs a diminué de 1,3 %, tandis que le nombre de véhicules neufs vendus a enregistré une baisse de 2,0 %. • En 2000, les ventes en gros ont connu une hausse de 6,6 % après une croissance de 12,3 % l’année précédente. • Le secteur du commerce de détail représente plus de 7 % du PIB du Nouveau-Brunswick et les ventes en gros représentent quant à elles 6 %. • Les travaux entrepris en 2000 comprennent l’aménagement de nouveaux magasins Sobeys, The Future Shop et Staples. Les projets qui doivent être achevés ou entamés en 2001 visent Canadian Tire, Home Depot, Kent Home Improvement, un magasin Sears de meubles et d’appareils ménagers et un autre magasin Sobeys. Voir tableaux 11, 29 et 30. Progression continue des salaires et traitements • En 2000, les salaires et traitements au Nouveau-Brunswick ont progressé de 6,3 %, se situant sous la moyenne nationale de 7,1 %. Cette croissance est attribuable à la progression des gains et du secteur de l’emploi. • La hausse dans le secteur des services (+6,5 %) a dépassé celle des industries productrices de biens (+5,7 %). • Si 11 des principaux groupes industriels ont connu une hausse, 4 ont enregistré une croissance de plus de 10 % : l’administration publique; les finances, les assurances et l’immobilier; les services publics; et les mines, les carrières et les puits de pétrole. L’administration fédérale a enregistré une augmentation importante (+29,3 %) en raison des paiements d’équité salariale qui ont été effectués en avril 2000. • Plus de 70 % des salaires et traitements sont répartis dans quatre groupes industriels : services communautaires, commerciaux et personnels (30,1 %), fabrication (14,7 %), commerce (14,5 %) et administration publique (11,6 %). • En 2000, les gains hebdomadaires moyens pour ces groupes ont varié entre 417,87 $ pour le commerce, 478,65 $ pour les services communautaires, commerciaux et personnels, 667,22 $ pour la fabrication, et 693,97 $ pour l’administration publique. En général, les gains hebdomadaires moyens ont été de 553,77 $. Voir tableaux 9 et 14. Niveau record de l’emploi • L’emploi au Nouveau-Brunswick a atteint le chiffre record de 334 400 en 2000, soit une croissance de 6 000, ou 1,8 %. À l’échelle nationale, le nombre de personnes employées a augmenté de 2,6 %. • La majorité des gains enregistrés ont été des emplois à temps plein, qui représentent 85 % de tous les emplois au Nouveau-Brunswick. • Bien que l’emploi ait progressé pour les hommes et pour les femmes, les deux tiers de la croissance sont attribuables à des gains dans le nombre de femmes employées. Les hommes représentent tout juste plus de 53 % du total des personnes employées. • Le nombre de jeunes (de 15 à 24 ans) ayant un emploi a diminué comparativement à l’année dernière (une baisse de 800), tandis que l’emploi pour les personnes de 25 ans ou plus a augmenté de presque 7 000. • Le taux d’activité au Nouveau-Brunswick a progressé pour la quatrième année de suite pour atteindre 61,6 % en 2000, ce qui rétrécit l’écart avec la moyenne nationale et constitue le meilleur résultat obtenu depuis 1976. • L’emploi devrait augmenter de plus de 1 % en 2001. Voir tableau 15. Renforcement du secteur de la production de biens • La majorité des gains au Nouveau-Brunswick en 2000 ont été enregistrés dans le secteur de la production de biens (une hausse de 4 000), qui remplace sur ce chapitre le secteur des services pour la première fois depuis 1997. • Les cinq industries productrices de biens ont enregistré des gains de l’emploi en 2000. Le secteur de la fabrication a connu la hausse la plus forte (+1 800) suivi par les ressources naturelles (+1 100). L’emploi dans les services publics a augmenté de 600, tandis que l’agriculture et la construction ont enregistré des gains de 300 chacune. • Parmi les 11 groupes du secteur des services, la gestion, les services administratifs et autres services de soutien (+1 800), ainsi que les soins de santé et l’assistance sociale (+1 700) ont enregistré les gains les plus importants. Trois secteurs ont subi des pertes d’emplois : les autres services (-2 800), le secteur de l’information, de la culture et des loisirs (-1 200), et le secteur des finances, des assurances, de l’immobilier et de la location (-900). L’emploi dans l’administration publique est demeuré inchangé, tandis que les autres secteurs ont enregistré des gains de moins de 1 000 chacun. • En 2000, le secteur des services a employé 250 100 personnes et les industries productrices de biens, 84 300 personnes. Voir tableau 17. Baisse constante du taux de chômage • En 2000, la croissance de l’emploi a dépassé celle de la population active, faisant diminuer le taux de chômage du Nouveau-Brunswick à 10,0 %. Le taux de chômage du Canada a baissé à 6,8 %. Les deux taux de chômage ont été les plus bas depuis 1976. • Pour la deuxième année de suite, le nombre de chômeurs dans la province s’est maintenu à 37 300, le plus bas niveau depuis 1981. À l’échelle nationale, le chômage a baissé de 8,4 % en 2000. • Le taux de chômage chez les hommes, qui représentent presque 60 % des chômeurs au Nouveau-Brunswick, a augmenté à 11,1 %; il était de 10,9 % l’année précédente. Le niveau de chômage chez les femmes a connu une troisième baisse de suite et leur taux de chômage est tombé sous les 9 %. • Les taux de chômage ont diminué parmi les personnes âgées de 20 à 44 ans, mais ils ont augmenté dans les autres groupes d’âge. • On prévoit que le taux de chômage du Nouveau-Brunswick en 2001 tombera sous les 10 %. Voir tableau 15. Croissance de l’emploi dans la plupart des régions • En 2000, quatre régions ont connu des hausses de l’emploi variant entre 700 à Edmundston-Woodstock et 3 100 à Moncton-Richibucto. La région de Fredericton-Oromocto a été la seule à enregistrer une baisse, diminuant de 1 400. • Les taux de chômage ont diminué dans les régions de Campbellton-Miramichi et de Moncton-Richibucto, tandis que ceux de Saint-Jean-St. Stephen et de Fredericton-Oromocto ont augmenté. Le taux de chômage est resté le même à Edmundston-Woodstock. • Bien que le nombre de personnes en âge de travailler se soit accru dans les cinq régions, le nombre de personnes de la population active n’a pas augmenté. Des taux d’activité plus élevés ont été enregistrés dans quatre des cinq régions. Le taux d’activité de la région de Fredericton-Oromocto a perdu 1,4 point de pourcentage, se retrouvant à 63,6 %. Campbellton-Miramichi, qui a enregistré le taux d’activité le plus faible de toutes les régions, a affiché la hausse la plus importante (gagnant 1,2 point de pourcentage pour atteindre 55,2 %). Voir tableau 16. Amélioration de l’accroissement démographique • Selon les estimations, la population du Nouveau-Brunswick au 1er juillet 2000 était de 756 598, soit une augmentation de 0,3 % comparativement au 1er juillet 1999. La population du Canada s’est accrue de 0,8 %, pratiquement le même taux qu’au cours des deux années précédentes. • Selon les estimations, entre le 1er juillet 1999 et le 30 juin 2000, la croissance du Nouveau-Brunswick a été de 2 250, soit plus du double du total de 927 enregistré au cours de la période précédente de 12 mois. La croissance de la population est la plus forte enregistrée depuis 1991-1992. • Le nombre de naissances est tombé à 7 659, tandis que le nombre de décès a augmenté pour atteindre 6 788. Il s’ensuit que l’accroissement démographique naturel a été le plus bas jamais enregistré. • Une augmentation considérable du nombre de personnes arrivant d’autres provinces a entraîné un accroissement de la migration interprovinciale nette (+524) pour la première fois depuis 1990-1991. La migration internationale est demeurée forte (+855), enregistrant un gain net pour une cinquième année de suite. • On prévoit que la population du Nouveau-Brunswick croîtra de 0,1 % en 2001. Voir tableaux 1 et 3. Population vieillissante • L’âge médian de la population du Nouveau-Brunswick a atteint 37,4 ans en 2000, ce qui est légèrement supérieur à la moyenne nationale de 36,8 ans. • La distribution de la population continue à diminuer parmi les groupes d’âge plus jeunes, les enfants de la naissance à 14 ans représentant 18,0 % de la population et le groupe des 15 à 24 ans, 13,7 %. Le groupe des jeunes adultes âgés de 25 à 34 ans a également connu une baisse, se chiffrant à 14,3 %. • Le groupe des 35 à 49 ans, qui comprend les personnes les moins âgées de la génération issue de l’explosion démographique, représente une proportion plus importante de la population, soit 24,7 %. • Les personnes les plus âgées de la génération issue de l’explosion démographique, celles qui se trouvent au début de la cinquantaine, commencent à avoir des répercussions sur la croissance du groupe des personnes âgées de 50 à 64 ans. Leur proportion a augmenté à 16,4 % en 2000; il s’agit du groupe qui connaît la croissance la plus rapide. • La proportion des personnes âgées continue de grimper, les personnes âgées de 65 à 79 ans formant 9,6 % de la population totale, et les personnes âgées de 80 ans ou plus, 3,3 %. Voir tableau 2. Maintien du niveau élevé d’investissements en capital • Les investissements en capital dans la province ont atteint 3,6 milliards de dollars en 2000, une diminution de 5,5 % par rapport au niveau record de l’année précédente. À l’échelle du pays, les investissements se sont accrus de 5,0 %. • Selon les estimations de 2000, les dépenses du secteur privé, qui représentent plus de 75 % du total des investissements, ont baissé de 4,1 %, tandis que les investissements publics ont chuté de 10,3 %. • En 2000, les travaux de construction de l’autoroute à quatre voies reliant Fredericton à Moncton se sont poursuivis. L’agrandissement de la raffinerie de pétrole Irving et le pipeline de gaz naturel de Saint-Jean ont été achevés, et les travaux du réseau de distribution de gaz naturel ont été entrepris. • Les dépenses de construction ont diminué de 7,9 %, se chiffrant à 2,3 milliards de dollars; les investissements dans les machines et l’équipement ont fléchi de 1,0 % pour se chiffrer à 1,3 milliard de dollars. • Selon la Société canadienne d’hypothèques et de logement, le nombre de mises en chantier en 2000 a augmenté à 3 079, soit un gain de 10,9 %, ce qui constitue le niveau le plus élevé depuis 1994. • Le secteur de la construction représente environ 6 % du PIB total du Nouveau-Brunswick. • Malgré l’achèvement de projets d’envergure, les investissements en capital devraient être relativement forts en 2001 et se chiffrer à 3,0 milliards de dollars. Voir tableaux 11, 12, 13 et 27. Montée en flèche des livraisons manufacturières • En 2000, la valeur des livraisons manufacturières a progressé de 20,7 % au Nouveau-Brunswick, dépassant de beaucoup la moyenne nationale de 9,2 %. • Le groupe des industries diverses1, qui représente plus d’un tiers de l’ensemble des livraisons, a progressé de 45,1 % en 2000, surtout en raison des prix élevés des marchandises sur les marchés mondiaux. D’autres hausses importantes ont été enregistrées dans les secteurs suivants : produits chimiques, produits fabriqués de métal, machinerie, imprimerie et édition, et papier et produits connexes. • L’emploi dans le secteur de la fabrication a crû de 1 800 pour atteindre 41 100 en 2000, soit une augmentation de 4,6 %. Le secteur représente presque 13 % du PIB provincial total. • Les travaux d’agrandissement de la raffinerie de pétrole Irving, d’une valeur de 1 milliard de dollars, sont achevés. D’autres projets comprennent la construction de l’usine de textile d’Atlantic Fine Yarns (150 millions de dollars), l’agrandissement d’Atlantic Yarns (70 millions de dollars) et l’achèvement de la construction de l’usine d’articles de toilette de Solutions International Inc. (19 millions de dollars). • À Saint-Jean, la raffinerie de sucre Lantic a fermé ses portes après 85 ans d’exploitation et le dernier contrat du chantier naval a pris fin en avril 2000. Un projet national a été entrepris afin de trouver des solutions pour l’industrie de la construction navale. • Le ralentissement prévu de l’économie américaine ainsi que la baisse des prix des marchandises sur les marchés mondiaux (en particulier le pétrole) entraîneront une modération de la croissance des livraisons manufacturières en 2001. Voir tableaux 11, 17 et 26. 1 Le groupe des industries diverses comprend des petites usines ainsi que des grosses entreprises comme la raffinerie d’Irving Oil, le chantier naval de Saint-Jean et Brunswick Mining and Smelting. Difficultés dans le secteur des produits du bois • Touchée par des prix parmi les plus bas depuis 1995, la valeur des livraisons manufacturières des produits du bois au Nouveau-Brunswick a régressé de 2,6 % en 2000. • La production du bois de sciage a diminué de 2,7 % pour l'année, passant à 3,4 millions de mètres cubes. • La demande de produits du bois a diminué en 2000, comme le démontre la chute de 4,4 % des mises en chantier aux États-Unis, ce qui a entraîné une augmentation des stocks et une baisse marquée des prix du bois d’œuvre. • L’industrie des produits du bois représente presque 2 % du PIB du Nouveau-Brunswick. • De nouveaux investissements de 12 millions de dollars par Weyerhaeuser, de 7 millions de dollars par Nelson Forest Products et de 6 millions de dollars par Produits Forestiers Alliance ont été annoncés. • Des négociations ont été entamées concernant les ententes sur les exportations canadiennes de bois d’œuvre, qui expirent le 31 mars 2001. Les Provinces maritimes profitent actuellement d’un libre accès au marché américain pour le bois d’oeuvre résineux en vertu d’un échange de lettres entre le Canada et les États-Unis. • Étant donné la chute continue des mises en chantier aux États-Unis, les conditions du marché pour 2001 ne sont pas prometteuses, car les prix devraient demeurer bas au cours du premier semestre. Voir tableaux 11 et 26. Croissance vigoureuse dans le secteur du papier et des produits connexes • Les livraisons manufacturières du Nouveau-Brunswick dans l’industrie du papier et des produits connexes ont augmenté de 27,7 % en 2000 grâce aux bonnes conditions du marché et à la forte demande sur le marché mondial (élections américaines et Jeux olympiques). • Le marché du papier et des produits connexes s’est continuellement amélioré tout au long de l’année 2000. Les prix du papier journal et de la pâte ont augmenté dès le début de l’année pour atteindre leur niveau le plus élevé depuis 1995. • Les entreprises du papier et des produits connexes représentent à peu près 2 % du PIB provincial total. • Plusieurs fusions et acquisitions ont eu lieu dans l’industrie des pâtes et papiers partout dans le monde. UPM- Kymmene, l’un des principaux fabricants mondiaux dans les industries forestière et papetière, a acheté Repap, y compris l’usine de Miramichi. • En raison la forte demande jumelée à une croissance prévue de la capacité se situant sous les niveaux des tendances enregistrées antérieurement, les prix des pâtes et des papiers devraient demeurer avantageux pendant une bonne partie de 2001. Voir tableaux 11 et 26. Production minière à la baisse • La valeur de la production minière au Nouveau-Brunswick a baissé de 6,8 % en 2000, pour se chiffrer à 791 millions de dollars. Bien que les prix du zinc et du cuivre aient été plus élevés, la valeur de la production dans le secteur des métaux a enregistré une baisse (-12,2 %) en raison de la fermeture de la mine Heath Steele. La production de la mine de métaux communs Brunswick a progressé légèrement pour atteindre 9 500 tonnes par jour. Au taux actuel d’extraction, la mine possède des réserves qui dureront environ 8 ans. Le secteur des métaux représente 66 % de la valeur totale de production. • Dans le secteur des minéraux non métalliques, la valeur de production a progressé de 9,6 %. Le secteur comprend la tourbe (+15,9 %), la potasse et le sel. La mine de la Potash Corporation of Saskatchewan située près de Sussex possède une capacité annuelle de 785 000 tonnes de minerai de potasse et de 650 500 tonnes de sel gemme. Les minéraux non métalliques comptent pour 26 % de la production totale; les matériaux de construction et le charbon représentent le reste de la production. • Le secteurs des mines, des carrières et des puits de pétrole représente plus de 2 % du PIB provincial. • L’exploration minière dans le nord de la province a été axée sur la recherche de gisements de fer, de zinc, de plomb et de cuivre et a entraîné des dépenses de 8,2 millions de dollars en 2000, par rapport aux 7 millions de dollars de l’an dernier. Dans le sud du Nouveau-Brunswick, la prospection a été axée sur d’autres minéraux comme le platinum-palladium, le nickel-cobalt-cuivre, l’or, l’antimoine et le minerai sulphuré de métaux communs. • Une importante découverte de gaz a été signalée au nord-est de Sussex en 2000. D’autres forages seront effectués afin d’évaluer l’importance des réserves. D’autres activités d’exploration ont été menées dans la région de Moncton, où des puits ont été sondés en vue de la production commerciale de pétrole brut. • Une étude ayant pour objectif de trouver une solution aux défis confrontant l’industrie minière au Nouveau-Brunswick a été rendue publique. L’étude contient 27 recommandations visant à revitaliser ce secteur. Voir tableaux 11 et 24. Expansion des entreprises de services publics • La production totale d’électricité au Nouveau-Brunswick a progressé de 1,4 % en 2000 tandis que l’utilisation provinciale totale a enregistré une hausse de 4,6 %. • Énergie NB prévoit des dépenses en capital d’environ 50 millions de dollars en 2001-2002, comparativement à 38 millions l’année précédente. L’entreprise consacrera 40 millions de dollars à l’étude sur la remise à neuf éventuelle de la centrale nucléaire de Point Lepreau. Une décision à cet égard devrait être prise en 2002. Par ailleurs, une deuxième ligne vers la Nouvelle-Angleterre visant à accroître la capacité de transport est en voie de planification. • La centrale de Bayside Power sera mise en service au printemps 2001. La conversion du mazout au gaz naturel de la centrale Courtenay Bay appartenant à Énergie NB a été réalisée par Westcoast Energy au coût de 180 millions de dollars. • Enbridge Gaz Nouveau-Brunswick travaille présentement à l’aménagement d’un réseau provincial de distribution de gaz naturel. La construction du gazoduc à Saint-Jean, Moncton et Fredericton devrait être terminée au printemps 2001, signalant le début de la distribution du gaz dans ces régions. À St. George, la construction du gazoduc est terminée. • Les industries de services publics (énergie électrique, distribution du gaz et de l’eau) comptent pour plus de 4 % du PIB du Nouveau-Brunswick. • Une politique énergétique proposant des orientations sur le développement futur de l’électricité, du gaz naturel et des produits de pétrole pour les 10 prochaines années a été rendue publique par le gouvernement du Nouveau-Brunswick. Voir tableaux 11 et 33. Renforcement de la technologie et des communications • La situation de l’emploi dans la technologie et les communications au Nouveau-Brunswick a continué de s’améliorer en 2000, progressant de 3,7 %, une croissance supérieure à la moyenne provinciale de 1,8 %. Ce secteur représente 6 % du PIB du Nouveau-Brunswick. • Les centres de communication avec la clientèle employaient environ 12 000 personnes au Nouveau-Brunswick. Des entreprises comme CIBC, CanJet Airlines, Cendant, ICT Group, Minacs Worldwide Inc., NBTel, The Spiegel Group et Virtual Agent Services Inc. ont toutes de nouveaux développements en 2000. L’expansion anticipée de quelques- unes de ces entreprises et l’arrivée de ClientLogic et Qualiflyer devraient assurer la croissance en 2001. • L’établissement au Nouveau-Brunswick d’un centre national de recherches sur le commerce électronique va bon train. Ce projet de 37 millions de dollars comprend la construction d’installations à Fredericton et d’autres activités connexes à Moncton, Saint-Jean et Miramichi. • NBTel consacrera 230 millions de dollars en 2000 et 2001 au développement de services Internet sur larges bandes et d’un réseau de télévision interactive au Nouveau-Brunswick. L’entreprise prévoit offrir le service sur larges bandes dans 70 % du territoire en 2001. Vibe, le service Internet à haute vitesse de NBTel, est disponible à grande échelle, et VibeVision, un service Web de télévision interactive, est offert à Saint-Jean et Moncton. • À la fin de 2000, Rogers Cable Inc. et Shaw Cable ont échangé certains de leurs actifs. Rogers Cable prévoit consacrer 90 millions de dollars au cours des deux prochaines années à la modernisation du réseau de câble au Nouveau-Brunswick. Rogers AT&T investira environ 15 millions de dollars pour étendre son réseau sans fil au Nouveau-Brunswick par l’ajout de 21 nouveaux sites à l’infrastructure actuelle. Voir tableaux 11 et 17. Expansion du secteur des transports • Dans le secteur des transports, l’emploi a enregistré une progression de 4,2 % au Nouveau-Brunswick en 2000, une hausse supérieure à la moyenne provinciale. Ce secteur compte pour 6 % total. • Maritimes and Northeast a terminé la construction de l’embranchement de Saint-Jean au coût de 93 millions de dollars. Les livraisons de gaz naturel à la clientèle industrielle ont débuté en décembre 2000. • Le tonnage total enregistré au port de Saint-Jean a diminué de 1,8 % en 2000 par rapport à l’année précédente. Une augmentation au chapitre des produits forestiers et des conteneurs a compensé la baisse enregistrée pour les expéditions de potasse, de sucre et de sel. Soixante-sept paquebots de croisière ont fait escale à Saint-Jean et plus de 101 000 passagers ont visité la région. Au cours des 5 prochaines années, les autorités portuaires prévoient consacrer 14 millions de dollars dans des travaux d’immobilisations et d’entretien. • En 2000, le port de Belledune a été transféré officiellement de Transports Canada à l’autorité portuaire de Belledune. • Les plans vont bon train en ce qui a trait à la construction d’une nouvelle aérogare de 18 millions de dollars à l’aéroport de Moncton. Les travaux devraient être achevés en août 2002. L’autorité aéroportuaire de Fredericton a terminé ses négociations avec Transports Canada en vue du transfert de l’aéroport à un groupe local. L’entente prévoit l’agrandissement de l’aérogare ainsi que le prolongement d’une piste. • WestJet Airlines a commencé à offrir des vols à partir de Moncton en 2000. En 2001, CanJet Airlines offrira des vols à partir de Saint-Jean et Royal Airlines desservira Fredericton. Voir tableaux 11 et 17. Croissance supérieure du secteur des services d’alimentation • Les recettes provenant des restaurants, des traiteurs et des tavernes ont progressé de 12,8 % pour atteindre 653 millions de dollars en 2000. La moyenne nationale était de 7,5 %. • Les hôtels et autres gîtes touristiques au Nouveau-Brunswick ont enregistré un taux d’occupation de 80 % en juillet et août et ce, pour une troisième année consécutive. • Dans le secteur de l’hébergement et des services de restauration, on note une croissance de l’emploi et des gains hebdomadaires moyens supérieure à la moyenne provinciale. L’emploi a progressé de 3,2 % en 2000, atteignant 22 440 emplois (soit 6,7 % du total des emplois), tandis que les gains hebdomadaires moyens ont connu une hausse de 6,8 % par rapport à 1999. • L’hébergement et la restauration représentent presque 3 % du PIB provincial, dépassant chacun des 4 secteurs primaires. • En 2000, les recettes touristiques se sont maintenues au niveau record de 920 millions de dollars enregistré l’an dernier. Bien que le nombre total de visiteurs ait diminué de 2,7 %, le nombre de visiteurs américains venus en automobile qui ont effectué un séjour d’une nuitée a augmenté de 4,5 %. À l’échelle nationale, le nombre de visiteurs en provenance des États-Unis a diminué de 1,6 %. Voir tableaux 11, 17 et 32. Croissance générale de la production alimentaire primaire • Les recettes monétaires agricoles au Nouveau-Brunswick ont fléchi de 1,7 % en 2000. Dans le secteur de l’élevage, les recettes se sont accrues de 6,0 % grâce à un redressement des prix du bétail. Les recettes provenant des cultures ont enregistré une baisse de 9,4 % en raison d’une diminution des prix de la pomme de terre. • Dans le secteur des pêches commerciales, le total des débarquements est à la hausse pour une deuxième année consécutive en 2000. Les débarquements ont augmenté pour le crabe des neiges, les crevettes (Golfe et plate-forme Scotian), le hareng et le homard (baie de Fundy). Bien que les prix soient restés sensiblement les mêmes pour la plupart des espèces, on note une légère augmentation pour le crabe des neiges. • La production aquacole du saumon a atteint 25 000 tonnes (+14 %) en 2000. La valeur à la ferme a augmenté de 27 %, atteignant 190 millions de dollars. Par ailleurs, d’autres produits de l’aquaculture comme les moules, les huîtres et la truite, ont atteint une valeur de 10 millions de dollars. • Les exportations de produits de la pêche et de produits agricoles ont progressé de 9,0 % pour atteindre 1,2 milliard de dollars en 2000. • Les industries de l’agriculture et de la pêche représentent presque 2 % du PIB du Nouveau-Brunswick. Dans le secteur des industries manufacturières, la transformation des aliments représente un autre 3 % du total. • Les recettes monétaires agricoles devraient friser les 400 millions de dollars en 2001. Les efforts de diversification se poursuivent dans le secteur des pêches et de l’aquaculture. Voir tableaux 11, 19, 22 et 35.