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| Ministère
des Finances Budget 2005-2006 |
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Monsieur le président, jai le plaisir de prendre la parole à la Chambre aujourdhui pour présenter aux gens du Nouveau-Brunswick un budget équilibré qui bâtit un Nouveau-Brunswick plus fort pour tous et toutes.
Nous sommes attentifs aux préoccupations de la population, et le budget que je présente donne suite aux priorités de la population.
Il sagit dun budget qui a été établi compte tenu des avis dont nous ont fait part les gens du Nouveau-Brunswick au cours dun vaste programme de consultations et forums prébudgétaires.
Il sagit dun budget qui assure une meilleure gestion aujourdhui afin que nous puissions continuer à investir dans lavenir.
Il sagit dun budget qui honore les engagements du gouvernement actuel dinvestir davantage dans les services de santé, les soins aux personnes âgées, léducation, les enfants, les emplois, les familles, les personnes nécessiteuses et les routes.
Monsieur le président, il sagit aussi dun budget qui permet au Nouveau-Brunswick de continuer daller de lavant, qui crée de nouvelles perspectives et une prospérité renouvelée pour les gens, les collectivités et notre province.
Le tout est possible, Monsieur le président, parce que nous navons ni dérogé à notre plan de gestion financière rigoureuse ni rechigné à prendre les décisions financières difficiles mais nécessaires, et ce, dès notre premier budget. Le tout est possible, aussi, parce que les gens du Nouveau-Brunswick ont eux-mêmes pris linitiative de contribuer. Je désire les remercier tous et toutes.
Le budget de lannée dernière a représenté une étape cruciale pour nous amener là où nous en sommes aujourdhui. Jai dit alors aux gens du Nouveau-Brunswick que nous devions vivre selon nos moyens et mettre laccent sur les priorités. Jai signalé que, financièrement, notre province était à la croisée des chemins et que nous avions un choix net pour lavenir : la voie des déficits et dune dette accrue, ou la voie des budgets équilibrés et des nouveaux investissements.
Au nom de la population du Nouveau-Brunswick, nous avons choisi la deuxième voie. Par conséquent, nous suivons fermement la voie dune santé financière améliorée et dune viabilité financière accrue, que nous avons prise en 1999. La preuve concluante est que la cote de crédit du Nouveau-Brunswick a été révisée à la hausse deux fois lannée dernière ; il sagit des premières hausses de la cote depuis le début des années 90. Nous continuons davoir la meilleure cote de crédit à lest de lOntario.
Le budget de cette année renforce encore davantage notre situation financière. Cependant, il nous reste encore des défis financiers à relever. Ces défis ne seront pas surmontés en relâchant notre discipline financière ni en promettant davantage que ce qui peut être réalisé, et ils ne le seront certainement pas en faisant des dépenses au-delà de nos moyens.
Par suite de décisions difficiles mais cruciales prises lannée dernière, nous sommes cette année en mesure de réinvestir dans la prospérité du Nouveau-Brunswick et dans les priorités des gens du Nouveau-Brunswick.
Monsieur le président, le budget de cette année met encore une fois laccent sur les cinq mêmes objectifs précis que nous avons établis dans le budget de lannée écoulée.
Premièrement, investir dans les priorités. Monsieur le président, le budget prévoit des investissements records dans les priorités absolues des gens du Nouveau-Brunswick, à savoir les services de santé, les soins aux personnes âgées, léducation et les enfants.
Deuxièmement, investir dans la création demplois. Monsieur le président, le budget prévoit, au cours des trois prochaines années, dautres allégements fiscaux pour les petites entreprises en vue de favoriser la création demplois, plus dinvestissements en capital et de nouveaux programmes de développement économique communautaire.
Troisièmement, ne procéder à aucune augmentation fiscale. Monsieur le président, le budget ne prévoit aucune augmentation fiscale et ne crée aucun nouveau prélèvement fiscal. De fait, il prévoit des allégements fiscaux additionnels pour les gens du Nouveau-Brunswick.
Quatrièmement, optimiser les ressources pour les contribuables. Monsieur le président, le budget renforce notre engagement à réaliser des économies dans les activités administratives du gouvernement afin de les réinvestir dans les services de première ligne du gouvernement.
Cinquièmement, équilibrer le budget. Monsieur le président, le budget est équilibré et il comprend un excédent ainsi quune réduction de la dette nette.
Le budget présenté aujourdhui établit de nouveaux records et comprend de nouvelles réalisations. Permettez-moi den souligner quelques-uns.
Les dépenses au chapitre de la santé et des soins aux personnes âgées augmenteront de 163,1 millions pour passer à 2,3 milliards de dollars, soit un record absolu qui nous donnera plus de médecins et dinfirmières et infirmiers à plein temps que jamais auparavant.
Les dépenses pour léducation augmenteront de 38,5 millions de dollars pour passer à 1,2 milliard ; il sagit dun montant record qui représente pour nous le plus important investissement par élève jamais enregistré.
Plus de 75 % de toutes les nouvelles dépenses continuent dêtre consacrées à nos priorités absolues, à savoir les services de santé et léducation.
Le financement pour les universités augmentera de 4,6 % cette année, pour un total de 10 % au cours des trois dernières années, soit la sixième augmentation de suite.
Au cours des trois prochaines années, le taux dimpôt sur le revenu des corporations applicable à la petite entreprise passera à 1 % au Nouveau-Brunswick, et le plafond admissible sera relevé pour passer à 500 000 $, ce qui améliorera encore le meilleur taux du Canada.
Les dépenses en capital affectées aux routes, aux hôpitaux, aux écoles et à dautres priorités augmenteront trois fois plus vite que les dépenses de tous les autres programmes, et ce, afin daider à créer des emplois et une meilleure infrastructure publique pour les gens du Nouveau-Brunswick.
La dette nette sera réduite au cours des années financières 2004-2005 et 2005-2006 ; la réduction cumulative, depuis notre premier budget, dépassera 166 millions de dollars. Le rapport dette nette-PIB de la province sera réduit pour la sixième année de suite et atteindra son plus bas niveau depuis 1991-1992. Par ailleurs, les frais de service de la dette, en proportion des dépenses totales, seront les plus bas enregistrés depuis plus de deux décennies.
À lécoute de la population néo-brunswickoise
Monsieur le président, le budget daujourdhui donne suite à ce que nous ont dit un grand nombre de personnes du Nouveau-Brunswick au cours de la dernière année. Nous avons écouté leurs préoccupations, leurs idées et leurs espoirs.
Le premier ministre et moi-même avons tenu une vaste série de consultations et de forums prébudgétaires pour obtenir lapport des gens du Nouveau-Brunswick. Notamment, neuf rencontres publiques ont eu lieu dans des collectivités de la province. De plus, le premier ministre a tenu neuf forums de consultation auprès denviron 400 représentants de tous les secteurs de la société et de toutes les régions de la province. Les ministres ont aussi rencontré les parties prenantes de leurs domaines respectifs. Lapport que nous avons obtenu grâce au processus, ainsi quaux exposés reçus en ligne et par dautres moyens, nous a aidé à élaborer le budget.
Les gens du Nouveau-Brunswick nous ont dit, Monsieur le président, que les services de santé, les soins aux personnes âgées, léducation et les enfants sont leurs priorités absolues. Ils ont convenu de limportance des budgets équilibrés comme moyen dinvestir dans ces priorités. Ils ont parlé de limportance économique du secteur culturel, du besoin de retenir les jeunes du Nouveau-Brunswick dans la province, dinvestir dans le mieux-être et dencourager davantage limmigration. Ils ont suggéré des mesures incitatives pour créer des emplois et encourager davantage de gens à entrer sur le marché du travail. Les gens nous ont fait part de leur désir de voir le gouvernement investir dans nos écoles et nos établissements postsecondaires en tant quinvestissement dans lavenir. Ils ont souligné le rôle des collectivités dans la croissance économique tout comme limportance dencourager le commerce et les exportations, dinvestir dans linfrastructure stratégique et de réduire les impôts ainsi que les formalités administratives.
Nous avons considéré lensemble des aspects en question et dautres facteurs dans la préparation du budget. Au nom du premier ministre et en mon nom, jaimerais remercier tous ceux et celles qui ont participé au processus.
Perspectives économiques du Nouveau-Brunswick
Monsieur le président, jaimerais maintenant examiner le rendement économique du Nouveau-Brunswick au cours de lannée écoulée et donner les perspectives pour 2005.
Doté de léconomie provinciale du Canada la plus dépendante des échanges commerciaux, le Nouveau-Brunswick subit les contrecoups de la conjoncture au Canada, aux États-Unis et dans le monde entier. La force du dollar canadien, par exemple, a des répercussions sur la valeur de nos exportations de ressources naturelles et sur la demande à cet égard. La demande de consommation et la croissance en Amérique du Nord et dans dautres pays aident à soutenir la croissance économique ici au Nouveau-Brunswick. Le cours sur les marchés du pétrole a aussi des répercussions sur les particuliers, les entreprises et le gouvernement. Nous vivons véritablement dans une économie mondialisée.
En 2004, le fait a été clairement démontré.
Léconomie mondiale a connu une forte croissance lannée dernière. Les économies canadienne et américaine ont toutes deux poursuivi leur reprise après les ralentissements éprouvés en 2003 et ont connu une croissance vigoureuse en 2004. La croissance du produit intérieur brut le PIB réel au Canada a été de 2,8 % lannée dernière, tandis que léconomie américaine a fait un bond de 4,4 %. Toutefois, la croissance économique au Canada a été entravée surtout par la forte hausse du dollar canadien et par les cours élevés du pétrole, dont la province a aussi ressenti les effets.
Dans un tel contexte, le ministère des Finances estime que léconomie du Nouveau-Brunswick a affiché un rendement solide en 2004, soit une progression de
La croissance de lemploi est montée en flèche lannée dernière pour atteindre un niveau annuel record de 350 400 personnes du Nouveau-Brunswick qui avaient un emploi. Le taux de chômage a diminué pour passer à 9,8 %, et le taux de participation provincial a atteint un record de 63,9 %. Bien que les chiffres puissent fluctuer de mois en mois étant donné notre économie saisonnière et des facteurs économiques indépendants de notre volonté, lemploi est globalement à la hausse, et le chômage est à la baisse. Les dernières statistiques mensuelles indiquent que nous avons créé 28 000 nouveaux emplois nets depuis juin 1999.
Malgré les résultats dans lensemble favorables quant à la croissance, aux investissements et aux emplois, nous savons que les bénéfices ne sont pas répartis également entre les gens, les secteurs de notre économie et les collectivités. Le secteur des pâtes et papiers a connu une année difficile, par exemple, en raison de fermetures dusines, de pertes demplois et de marchés moins vigoureux. Nous continuerons de collaborer étroitement avec le secteur privé, les collectivités et les travailleurs et travailleuses afin de nous attaquer aux problèmes et de trouver des solutions.
Pour 2005, Monsieur le président, des économistes du secteur privé prévoient que la croissance du PIB réel du Nouveau-Brunswick se situera entre 1,7 % et
Notre plan de prospérité aide à réduire les écarts économiques entre le Nouveau-Brunswick et le reste du Canada. Pour chacun des objectifs de prospérité dont nous mesurons la réalisation PIB réel par habitant, emploi par rapport à la population en âge de travailler, revenu personnel réel par habitant, dépenses pour la recherche et le développement, ou R-D, productivité du travail et nombre et genre dentreprises exportatrices , des progrès sont enregistrés depuis 2000.
Monsieur le président, la prospérité ne simprovise pas. Il faut avoir un plan précis à long terme et lappliquer sans y déroger. Il faut avoir une gestion financière rigoureuse, des budgets équilibrés et des impôts réduits. Il faut mettre laccent sur les priorités, faire des investissements judicieux et devenir plus compétitifs à léchelle mondiale. Cest exactement ce que nous faisons.
Mise à jour financière pour 2004-2005
Monsieur le président, jaimerais maintenant présenter aux gens du Nouveau-Brunswick une mise à jour sur le rendement financier de la province au cours de lannée écoulée.
Pendant notre processus de consultation prébudgétaire de 2004-2005, jai déclaré nettement que les demandes au titre des dépenses dépassaient de loin les recettes prévues. Jai dit que, si nous ne prenions pas de mesures correctives, la province se trouverait devant un défi financier de taille. Si le problème nétait pas maîtrisé, les perspectives financières comprendraient de grands déficits croissants. Nous nétions pas disposés à laisser une telle situation se produire.
Vivre selon nos moyens et mettre laccent sur les priorités, thème du budget pour 2004-2005, était clairement révélateur de notre ferme volonté.
Notre budget pour 2004-2005 a fait état des décisions difficiles que nous avons prises, lesquelles nous ont permis de faire place à léquilibre budgétaire tout en continuant dinvestir dans les priorités. Ces décisions ont bien servi les gens du Nouveau-Brunswick.
Monsieur le président, jai le plaisir dannoncer aujourdhui que nous équilibrons effectivement le budget en 2004-2005. Nous prévoyons un excédent de
Selon les prévisions, les recettes consolidées brutes seront supérieures de 210,1 millions de dollars aux sommes budgétées, et ce, en grande partie grâce au succès de nos négociations avec le gouvernement fédéral en vue dobtenir des transferts additionnels en matière de santé et de péréquation, afin dappuyer les services prioritaires pour les gens du Nouveau-Brunswick. En tout, le Nouveau-Brunswick recevra 194 millions de dollars additionnels en 2004-2005 à la suite des négociations.
En même temps, les dépenses consolidées brutes ont augmenté de 159,4 millions de dollars, ce qui est en grande partie attribuable à la mise en oeuvre du plan provincial de la santé et à la prise en main des règlements salariaux pour le personnel infirmier et hospitalier. Dautres besoins de dépenses ont découlé dune plus forte demande à légard de certains services fournis par le ministère des Services familiaux et communautaires, de lentretien des routes en hiver et de laide stratégique.
Avant de quitter le sujet de la mise à jour financière pour lannée écoulée, Monsieur le président, je désire porter à la connaissance de la Chambre un important rajustement à la baisse que le gouvernement fédéral a fait à nos recettes au titre de la taxe de vente harmonisée, ou TVH, pour 2003. Ce rajustement aura une incidence sur les recettes du Nouveau-Brunswick pour lannée financière 2004-2005. Le gouvernement fédéral a imposé un rajustement à la baisse de 78 millions de dollars aux recettes de la province provenant de la TVH. Largent aurait pu servir directement à réduire davantage notre dette provinciale ou à améliorer les services de santé et déducation.
Nous navons été informés quen décembre 2004 du rajustement de 78 millions effectué par le ministère fédéral des Finances, Monsieur le président, après la fin des négociations sur les transferts en matière de santé et de péréquation.
Monsieur le président, il sagit de la deuxième année de suite que le gouvernement fédéral fait dimportants rajustements qui portent préjudice aux recettes du Nouveau-Brunswick. En plus du rajustement de la TVH en 2004-2005, nous avons subi en 2003-2004 une réduction de 112,7 millions de dollars des transferts de péréquation. Bien que nous ayons réussi, à la table des premiers ministres, à négocier des améliorations de la péréquation et du financement des services de santé, nous avons subi aussi deux importantes réductions des transferts fédéraux au cours des deux dernières années financières des réductions qui diminuent les recettes à investir dans les domaines prioritaires des gens du Nouveau-Brunswick.
Monsieur le président, le Nouveau-Brunswick continue dinsister sur le renouvellement du programme de péréquation en fonction dune norme fondée sur les 10 provinces et la couverture complète des recettes. Telle est notre position depuis notre arrivée au pouvoir, et elle demeure inchangée ; nous la défendrons devant la table ronde sur la péréquation, qui se réunira bientôt, ainsi quauprès des forums continus fédéral-provinciaux-territoriaux.
Perspectives financières pour 2005-2006
Je voudrais maintenant passer au budget de cette année en exposant dabord les perspectives financières pour lannée financière qui commence.
Le budget de 2005-2006 donne suite à la volonté qua le gouvernement actuel de vivre selon nos moyens. Il donne suite à notre engagement dinvestir dans les priorités qui comptent pour les gens. Il donne suite à laccent que nous mettons sur loptimisation des ressources pour les contribuables. Il donne suite à notre plan de créer de nouvelles perspectives demploi pour les gens du Nouveau-Brunswick.
Monsieur le président, jai le plaisir dannoncer que le budget de cette année sera équilibré et présentera un excédent de 98,9 millions de dollars ainsi quune réduction de 4 millions de la dette nette.
Selon les prévisions, les recettes consolidées brutes sélèveront à 6,109 milliards de dollars, ce qui représente une augmentation de 2,9 % par rapport aux prévisions révisées de 2004-2005.
Les dépenses consolidées brutes devraient atteindre 6,105 milliards de dollars, soit une augmentation de 3,7 % par rapport à lannée écoulée.
Monsieur le président, des budgets équilibrés sont prévus pour 2004-2005 et 2005-2006. La dette nette provinciale aura été réduite denviron 166,3 millions de dollars depuis notre premier budget. En outre, notre rapport dette nette-PIB devrait diminuer pour la sixième année de suite, pour passer à 28,0 %, soit le niveau le plus bas depuis 1991-1992. Selon les prévisions, les frais du service de la dette en pourcentage des dépenses globales seront de 9,8 %, soit le niveau le plus bas depuis plus de deux décennies. De fait, la dette provinciale par habitant du Nouveau-Brunswick se classe troisième parmi les plus basses du pays, selon le Dominion Bond Rating Service.
En fin de compte, une dette allégée signifie que nous avons davantage dargent à investir dans les services de santé, léducation et les emplois. Elle implique que nous réalisons des progrès réels en vue de réduire la charge financière sur les générations futures, nos enfants et nos petits-enfants.
Monsieur le président, nous sommes fiers dêtre le premier gouvernement du Nouveau-Brunswick qui a respecté la Loi sur le budget équilibré au cours dune période désignée de quatre années. Nous continuerons à nous efforcer de présenter des budgets équilibrés et de réduire notre rapport dette nette-PIB dans les années qui viennent.
Nous voulons aller plus loin dans notre engagement à légard de la responsabilité financière envers les gens du Nouveau-Brunswick. Pendant la session, une nouvelle Loi sur la responsabilité financière sera déposée, laquelle renforcera la transparence et la reddition de comptes en ce qui concerne les finances du gouvernement et prévoira dautres outils de mesure du rendement financier.
À titre dexemple, le vérificateur général provincial a exposé dans son rapport un certain nombre de mesures financières basées sur des travaux de lInstitut Canadien des Comptables Agréés. Linstitut définit la santé financière de la province « en termes de viabilité, de souplesse et de vulnérabilité, compte tenu de lenvironnement économique et financier global dans lequel il exerce ses activités ».
De telles mesures sont importantes pour évaluer la santé financière à long terme de la province et déterminer comment nous nous débrouillons au fil du temps. La viabilité vise les changements de la dette nette et du PIB. La souplesse vise les frais du service de la dette publique et les recettes de provenance interne par rapport à léconomie. La vulnérabilité vise la dépendance à légard des sources de financement externes. Dans son rapport du 14 décembre 2004, le vérificateur général a écrit que la province fait des progrès dans les domaines en question. Il a déclaré ce qui suit :
De façon générale, les indicateurs des 10 derniers exercices montrent que létat des finances du Nouveau-Brunswick sest amélioré pour ce qui est de la viabilité, de la souplesse et de la vulnérabilité, à lexception des exercices 1999 et 2000, pour lesquels des écarts à la tendance sont enregistrés. Pour la plupart, les indicateurs touchés par ces écarts affichent des résultats plus favorables pour les quatre derniers exercices.
Nous avons lintention de faire fond sur notre rendement jusquici et de continuer daméliorer la santé financière globale de la province.
Optimisation des ressources pour les contribuables
Monsieur le président, le budget reflète aussi notre engagement continu à optimiser, pour les contribuables, les ressources de lappareil gouvernemental. Grâce à une meilleure gestion et à une prestation plus efficiente et plus innovatrice des services publics, nous pouvons contribuer à éliminer le gaspillage, le double emploi et les chevauchements dans ces services. En mettant laccent sur des services administratifs plus efficients, nous pouvons investir davantage dans les services de première ligne. Notre priorité est claire : toutes les économies ainsi réalisées peuvent être réinvesties et seront réinvesties dans les soins de santé et dans léducation.
Les initiatives qui ont été prises pour canaliser les économies vers les domaines prioritaires comprennent lexamen des services communs, qui vise à réduire les coûts en regroupant les services communs internes du gouvernement et des districts scolaires, ainsi que lexamen des services non médicaux du système de soins de santé. Le Programme de réaménagement des effectifs a été prolongé pour donner suite aux conséquences de ces initiatives précises sur les ressources humaines.
Tout comme pour le budget de lannée dernière, Monsieur le président, la gestion de la masse salariale est essentielle à nos efforts collectifs pour équilibrer le budget et investir davantage dans les priorités des gens du Nouveau-Brunswick. Permettez-moi de faire la part des choses. Chaque augmentation de 1 % de la masse salariale globale des dispensateurs de services du secteur public entraîne des coûts additionnels denviron 25 millions de dollars pour les contribuables. Quelquun doit assumer ces coûts additionnels, en loccurrence les contribuables du Nouveau-Brunswick. Monsieur le président, des augmentations salariales raisonnables se traduiront par des services publics durables.
Au cours de lannée qui commence, 14 conventions touchant plus de 20 000 membres du personnel seront à négocier. Nous travaillerons de concert avec les syndicats et le personnel pour consentir des augmentations salariales équitables, raisonnables et abordables, et ce, en fonction du coût de la vie ainsi que des défis attestés en matière de recrutement et de maintien de leffectif. Comme toujours, nous sommes prêts à collaborer avec les syndicats et le personnel pour être ouverts aux suggestions et pour trouver des solutions qui nous permettraient de fournir les importants services publics de façon plus rentable.
Monsieur le président, les gens du Nouveau-Brunswick devraient être fiers de la qualité de leurs services publics. Afin de bâtir un Nouveau-Brunswick plus fort pour tous et toutes, nous continuerons de faire appel aux compétences professionnelles que recèlent les services publics de la province.
Bâtir un Nouveau-Brunswick plus fort pour tous et toutes
Monsieur le président, jaimerais maintenant passer au plan budgétaire du gouvernement actuel, qui vise à bâtir un Nouveau-Brunswick plus fort pour tous et toutes. Il sagit dun plan budgétaire qui comporte de nouvelles initiatives et renforce celles qui existent déjà dans chacun des quatre piliers de notre plan de prospérité : investir dans la population, créer un contexte fiscal et commercial compétitif, choisir linnovation, bâtir linfrastructure stratégique. Le budget daujourdhui, Monsieur le président, prévoit plus dinvestissements à la fois au titre du plan provincial de la santé et du Plan dapprentissage de qualité.
Le budget confirme, encore une fois, notre engagement à légard des priorités absolues des gens du Nouveau-Brunswick : les services de santé, les soins aux personnes âgées, léducation, les enfants, les familles, les personnes nécessiteuses, les emplois et la réduction des impôts. Le budget respecte aussi des engagements précis que nous avons pris dans notre plateforme aux dernières élections et qui figurent sur la liste de nos priorités absolues.
En exécution du budget, nous prendrons les premières mesures pour que, à la fin des trois prochaines années, la charge fiscale sur le revenu des particuliers soit inférieure dau moins 5 % à ce quelle aurait été autrement.
En exécution du budget, nous prendrons les premières mesures pour que le taux dimpôt sur le revenu des corporations applicable à la petite entreprise soit réduit dans le cadre dun plan triennal visant à ramener le taux à 1 % en 2007.
En exécution du budget, les comptes seront équilibrés et enregistreront un excédent.
Monsieur le président, le budget renforce une fois de plus laccent que nous mettons sur un financement accru des services de santé, des soins aux personnes âgées et de léducation. Depuis 1999, le nouveau financement cumulatif sélève à 3,4 milliards de dollars pour les services de santé et les soins aux personnes âgées, et à 1,2 milliard pour léducation. En application du budget, les dépenses par personne pour les services de santé et les soins aux personnes âgées auront augmenté de
Étant donné le coût toujours plus élevé de la dispensation de meilleurs soins de santé et les besoins importants de notre système déducation, afin de maintenir une telle orientation, il faut gérer de façon rigoureuse toutes les autres dépenses gouvernementales.
Monsieur le président, les investissements dans léducation et les enfants sont vraiment des investissements dans notre prospérité future. Le Plan dapprentissage de qualité, ou PAQ, est notre plan en vue daméliorer le rendement scolaire, délever les normes et de faire en sorte que nos enfants terminent leurs études avec la meilleure éducation possible.
Le budget de lannée qui commence investit plus que jamais auparavant dans notre système déducation afin de nous aider à atteindre de tels objectifs. Les dépenses globales pour léducation atteindront, grâce au budget, presque 1,2 milliard de dollars, soit une augmentation de 3,3 % par rapport à 2004-2005.
Le financement au titre de léducation de la maternelle à la 12e année augmentera de 23,0 millions de dollars par rapport aux dépenses révisées de lannée écoulée, pour passer à un total de 752,8 millions, soit le niveau le plus élevé jamais vu. Les initiatives prises dans le cadre du PAQ recevront 15,3 millions de plus au titre du budget daujourdhui.
Il y a deux ans, Monsieur le président, nous avons pris lengagement daugmenter de 500 le nombre de postes denseignement. Laugmentation vise à affecter davantage de ressources aux premières lignes de notre système déducation les salles de classe et à aider à régler les problèmes liés à la composition des salles de classe. Jai le plaisir dannoncer que le budget de cette année prévoit le financement de 85 postes denseignement de plus. En conséquence, nous aurons ajouté 410 postes denseignement dans le système scolaire depuis 2003, ce qui se rapproche de notre engagement de 500 postes.
Le budget annonce aussi le versement de 2,5 millions de dollars dans le cadre de notre Fonds de ressources pédagogiques de qualité, qui a été créé lannée dernière avec une dotation de 10 millions de dollars pour quatre années. En outre, nous investirons 1,1 million pour la deuxième année du programme pilote de recherche sur lutilisation dordinateurs portatifs en salle de classe, et 0,7 million dans le Fonds damélioration de linfrastructure technologique de qualité.
Monsieur le président, lobtention du diplôme détudes secondaires nest quune étape dans le cheminement éducatif dont nos enfants ont besoin pour trouver un emploi et prospérer dans léconomie mondiale daujourdhui, qui est incroyablement concurrentielle. Nous devons aussi faire augmenter le taux de diplomation aux universités et aux collèges communautaires du Nouveau-Brunswick. Voilà pourquoi le Plan dapprentissage de qualité fixe pour objectif le classement du Nouveau-Brunswick parmi les trois premières provinces canadiennes pour la participation aux études postsecondaires et parmi les cinq premières provinces pour la diplomation à luniversité ou au collège communautaire.
Notre gouvernement sest engagé fermement dès le début à légard de lenseignement postsecondaire. Nous avons augmenté nos investissements dans les universités et les collèges communautaires dans chaque budget sans exception. Aujourdhui, nous allons plus loin que tout gouvernement antérieur en accordant à nos universités davantage de nouvelles augmentations de financement à long terme au titre de deux autres engagements majeurs.
Premièrement, un financement à long terme accru est prévu. Le financement pour les universités augmentera de 4,6 % cette année, ce qui donne suite à notre engagement daccroître le financement de 10 % sur trois années. Jai aussi le plaisir dannoncer que nous augmenterons encore le financement, à raison de 3 % en 2006-2007 et de 3,4 % en 2007-2008, ce qui donne suite à lengagement pris dans notre plateforme électorale daugmenter le financement de 13 % en tout au cours des quatre années du présent mandat. En conséquence, le financement des universités aura augmenté de 24 %, ou 38,3 millions de dollars, depuis notre arrivée au pouvoir. Lengagement à long terme, qui comprend des augmentations prévisibles du financement, permettra à nos universités de mieux planifier pour lavenir.
Deuxièmement, un financement accru est prévu pour linfrastructure universitaire. Le discours sur létat de la province a mis en lumière une augmentation de
Pour simplifier le programme de prêts aux étudiants pour ces derniers, nous fusionnerons notre Programme provincial daide financière aux étudiants avec le programme fédéral. Ainsi, les étudiants et étudiantes nauront quun prêt à gérer au lieu de deux.
Monsieur le président, le budget investit plus que jamais dans les services de santé et les soins aux personnes âgées. Linvestissement total passera à 2,3 milliards de dollars, soit une augmentation de 7,6 % par rapport à ce qui a été dépensé en 2004-2005.
Monsieur le président, le financement au compte ordinaire du ministère de la Santé et du Mieux-être augmentera de 102,8 millions de dollars par rapport aux dépenses révisées de lannée écoulée, ce qui représente une augmentation de 6,1 %. Lélément Assurance-maladie recevra 20,5 millions de plus ; lélément Services hospitaliers recevra 55,5 millions de plus ; lélément Services dambulance recevra 8,2 millions de plus ; lélément Régime de médicaments sur ordonnance recevra 11,8 millions de plus.
Le niveau de financement est plus élevé, Monsieur le président, et celui des résultats lest aussi. Selon la Fiche de rendement du système de santé du Nouveau-Brunswick 2004, quelque 87,5 % des gens du Nouveau-Brunswick se sont dits satisfaits de leur système de soins de santé, soit un taux de satisfaction supérieur à celui du reste du Canada atlantique et à la moyenne canadienne.
Monsieur le président, la question du mieux-être a été soulevée au cours de nos consultations prébudgétaires comme domaine important pour les investissements. La prévention des maladies fait non seulement économiser de largent à notre système de soins de santé, mais elle aide aussi les gens à mener une vie valorisante et de qualité. Linvestissement accru dans le mieux-être constitue une stratégie clé de notre plan provincial de la santé. Nous avons déjà pris de nouvelles mesures importantes dans le domaine afin de réduire les disparités sur le plan de la santé entre le Nouveau-Brunswick et la moyenne canadienne, telles que nos mesures législatives sévères visant à combattre le tabagisme. Nous dépenserons 2 millions de dollars en 2005-2006 afin de favoriser un mode de vie sain pour nos enfants et nos jeunes dans les domaines suivants : activité physique ; alimentation et habitudes alimentaires saines ; cessation du tabagisme ; santé mentale et ressort psychologique.
Monsieur le président, notre Plan de recrutement et de maintien des ressources médicales, mis en oeuvre au cours de nos 200 premiers jours au pouvoir, donne des résultats positifs. Le Nouveau-Brunswick affiche lun des taux les plus élevés du pays quant à laccès direct à un médecin de famille, soit 93 %. La province compte actuellement 177 médecins de plus quen 1999. Lannée financière qui vient de se terminer aura été marquée par la plus importante augmentation du nombre de médecins jamais enregistrée au cours dune seule année : un total net de 50 nouveaux médecins sont venus exercer ici, au Nouveau-Brunswick, par rapport à seulement 15 en 1999. Des mesures additionnelles annoncées par le ministre de la Santé et du Mieux-être montrent notre engagement à faire encore davantage.
Monsieur le président, notre Stratégie en matière de ressources infirmières fonctionne bien aussi. Aujourdhui, 570 infirmières et infirmiers de plus quen 1999 travaillent à temps plein dans la province, soit une augmentation de 11 %. Nous savons que les infirmières et infirmiers sont des dispensateurs essentiels de soins de santé de première ligne. Nous savons aussi que nous devons veiller à ce que nous ayons suffisamment de personnel infirmier, non seulement aujourdhui, mais également dans lavenir. Voilà pourquoi le budget daujourdhui prévoit un nouveau financement de 4,4 millions de dollars pour les programmes de sciences infirmières, ce qui comprend lajout de 95 nouvelles places en sciences infirmières à UNB et à lUniversité de Moncton. Les 95 nouvelles places en sciences infirmières constituent laugmentation la plus importante en sciences infirmières depuis que les écoles de sciences infirmières ont été transférées aux universités en 1995.
Monsieur le président, grâce au plan provincial de la santé, nous sommes en bonne voie de créer un système de soins de santé axé sur les malades qui sera beaucoup plus viable dans lavenir quil ne laurait été sans de tels changements. La vision signalée dans le plan est claire : fournir les soins nécessaires, de la façon pertinente et au moment opportun, par le bon dispensateur, et ce, à un coût abordable pour les gens du Nouveau-Brunswick.
En vertu du plan provincial de la santé, les investissements dans les programmes et services de santé augmentent au lieu de diminuer. Les gens du Nouveau-Brunswick savent que, dans un système de santé si vaste, il est possible de réaliser des économies et daccroître lefficience. Notre plan visant à créer de nouveaux centres de santé communautaires, à réduire le nombre de lits dans les hôpitaux et à regrouper des services non médicaux nous permettra daugmenter les investissements au lieu de les réduire, afin daméliorer nos services de santé.
Depuis que le plan a été rendu public, en juin dernier, le ministre de la Santé et du Mieux-être a déjà annoncé dimportants nouveaux investissements pour faire ce qui suit : élargir la couverture vaccinale contre la grippe afin dinclure les enfants en bas âge ; ajouter de nouveaux vaccins afin de protéger nos adolescents et adolescentes contre la méningite, la varicelle, la coqueluche et la pneumonie ; affecter 3,8 millions de dollars au renforcement du Centre cardiaque du Nouveau-Brunswick ; créer quatre nouvelles unités satellites de dialyse ; créer le Réseau du Nouveau-Brunswick de lutte contre le cancer ; élargir le Programme extra-mural par le recrutement de 28 infirmières et infirmiers additionnels ainsi que dautres professionnels de la santé ; ouvrir quatre cliniques de méthadone ; renforcer les services dambulance grâce à la prolongation des heures de service et à lamélioration de la formation.
Monsieur le président, nous avons investi tous les nouveaux fonds que nous avons reçus pour les soins de santé au titre de lentente sur la santé conclue lannée dernière entre les premiers ministres et nous continuerons de le faire au cours des années qui viennent. Même avec ces nouveaux fonds, la contribution fédérale pour les soins de santé, léducation postsecondaire et les services sociaux au Nouveau-Brunswick est denviron 24 %, ce qui est inférieur au niveau dil y a une décennie. Il est prévu que le niveau diminuera sans un soutien fédéral additionnel, puisque les frais des soins de santé et dautres programmes sociaux augmentent plus vite que le financement fédéral.
Monsieur le président, les gens du Nouveau-Brunswick croient fermement aux familles et à laide aux personnes qui en ont le plus besoin. Le soutien aux personnes nécessiteuses prend de nombreuses formes, y compris les aider à saider elles-mêmes. La promotion dun sens des responsabilités personnelles et de lautosuffisance contribue à créer un meilleur avenir pour les particuliers et les familles. Cest pourquoi nous continuons de travailler avec les bénéficiaires de laide sociale afin de leur assurer la formation et les autres mesures de soutien quil leur faut pour faire la transition au marché du travail. Cest aussi pourquoi nous avons accru le soutien que nous fournissons aux familles à faible revenu pour que les services de garderie soient plus abordables, et cest pourquoi nous mettrons en oeuvre une prestation transitoire unique dun maximum de 300 $ pour les personnes qui cessent de recourir à laide sociale et intègrent le marché du travail.
Notre plan de prospérité réduit progressivement le nombre de bénéficiaires daide sociale. En juin 1999, le nombre mensuel de bénéficiaires daide sociale au Nouveau-Brunswick était de 60 941. Maintenant, il y en a 45 470, soit 25,4 % de moins. Monsieur le président, le meilleur programme social est toujours un emploi. Toutefois, nous nous rendons compte que le plein emploi ne se fera pas du jour au lendemain. Nous devons continuer de fournir un appui financier aux personnes qui en ont besoin. Cest précisément ce que prévoit le budget.
Jai donc le plaisir dannoncer que les taux daide sociale augmenteront pour la première fois depuis 1997. Nous majorerons les taux daide sociale de 6 % au cours des trois prochaines années, à commencer par une augmentation de 2 % cette année, soit laugmentation la plus importante depuis 1991. Lorsque la mesure sera intégralement appliquée, un parent célibataire avec deux enfants recevra une augmentation annuelle de 624 $ par rapport au taux actuel. Un parent célibataire avec un enfant recevra une augmentation annuelle de 576 $, et une personne handicapée qui reçoit des prestations prolongées recevra 432 $ de plus par année. Le coût de la nouvelle mesure sera de 2,8 millions de dollars cette année et sélèvera à 8,6 millions en tout dici 2007-2008.
Le gouvernement actuel continue daccorder une grande importance aux personnes âgées et à leurs soins. Jai le plaisir dannoncer aujourdhui que le budget prévoit une augmentation de 9,1 % du financement des foyers de soins. En plus de financer les changements dans la Directive sur la contribution financière uniformisée des familles, que nous avons mis en oeuvre le 1er janvier 2005, le budget prévoit des investissements dans des domaines tels que les soins, les salaires, les avantages et les activités générales, y compris deux foyers de soins nouvellement construits.
Le gouvernement accorde de limportance aux services que dispensent les organismes de soutien à domicile et leur personnel. Nous avons déjà majoré le taux horaire du personnel de soutien à domicile de 2,13 $ depuis 1999. Nous nous rendons compte que les organismes de soutien à domicile sont aux prises avec des frais de prestation des services à la hausse et que leur personnel mérite aussi une augmentation de salaire. À cette fin, les organismes de soutien à domicile recevront une augmentation de 10 % répartie sur les trois prochaines années. Nous prévoyons que la plus grosse part de cette augmentation sera affectée aux salaires et avantages.
Monsieur le président, le budget maintient notre engagement à légard de lapprentissage précoce et des services de garderie grâce à un investissement de
Le budget maintient notre soutien continu des familles, des enfants, des personnes handicapées et des personnes âgées. Cette année, 19 millions de plus seront affectés au budget du ministère des Services familiaux et communautaires, pour un budget total de 737,7 millions de dollars.
Monsieur le président, vous vous souviendrez que le gouvernement actuel a déposé en décembre dernier une mesure législative visant à modifier la Loi sur lévaluation afin de prévoir une exonération de limpôt foncier provincial pour les logements à loyer modique sans but lucratif. Jai le plaisir dannoncer que nous avons donné suite à la mesure et que les organisations admissibles pourront obtenir les formulaires de demande dexonération dici quelques semaines.
La mesure procurera un allégement de limpôt foncier très nécessaire aux organisations sans but lucratif qui fournissent un logement aux personnes à faible revenu ayant besoin dun logement acceptable à loyer abordable.
Impôts réduits et davantage demplois
Monsieur le président, des impôts plus bas contribuent à créer des emplois. Nous ne le disons pas simplement depuis cinq ans, mais nous le prouvons aussi depuis cinq ans. Personne ne devrait sétonner de savoir que, en même temps que nous avons des taux demploi records, nos taux dimpôt nont jamais été si bas. Les deux vont de pair.
Les réductions que le gouvernement actuel a instaurées au titre de limpôt sur le revenu des particuliers et des corporations ont grandement contribué aux investissements, à la création demplois, à la croissance économique et à la prospérité. Les taux dimpôt plus bas ont aidé à élargir lassiette fiscale du Nouveau-Brunswick pour quelle puisse financer les services publics dans lavenir. Les réductions dimpôt ont contribué à faire du Nouveau-Brunswick un endroit plus propice aux investissements commerciaux et à la création demplois. Davantage de personnes employées est synonyme de revenus accrus. Notre stratégie favorable à la croissance donne des résultats.
Depuis notre arrivée au pouvoir, nous avons réduit les impôts ou créé des encouragements fiscaux dans chaque budget. Le budget présenté aujourdhui ne fait pas exception, car il annonce des mesures qui réduiront davantage la charge fiscale sur les gens et renforceront lattrait du Nouveau-Brunswick comme endroit où vivre et investir.
Par suite des mesures dallégement fiscal que nous avons prises jusquà présent, les gens du Nouveau-Brunswick sont actuellement sujet à limpôt provincial sur le revenu des particuliers le plus bas à lest de lOntario. Depuis 1999, les particuliers et les familles ont bénéficié dallégements cumulatifs sélevant à 608 millions de dollars au titre de limpôt sur le revenu des particuliers. Au cours de la seule année 2005-2006, les gens du Nouveau-Brunswick économiseront 137 millions de dollars.
Depuis son arrivée au pouvoir, le gouvernement actuel a réduit limpôt sur le revenu des particuliers à tous les niveaux de revenu. Fait important, Monsieur le président, les gens à plus faible revenu gagné ont profité le plus de nos politiques dallégement fiscal. Le Nouveau-Brunswick a fait des progrès importants pour accorder aux personnes les plus nécessiteuses un plus fort pourcentage de réduction fiscale et pour réduire les impôts des personnes qui intègrent la population active.
Monsieur le président, jai le plaisir dannoncer que le budget prévoit un allégement fiscal additionnel dune valeur de 11 millions de dollars pour les contribuables et les familles qui travaillent du Nouveau-Brunswick, et ce, dès cette année. Dans le contexte de notre objectif consistant à réduire de 5 % limpôt provincial sur le revenu, en faisant fond sur la réduction de 10 % au cours de notre premier mandat, tous les montants de crédits dimpôts provinciaux sur le revenu et les tranches dimposition sont indexés depuis le 1er janvier 2005 afin dassurer une protection contre linflation. Lindexation sera élargie pour comprendre la réduction de limpôt applicable aux faibles revenus. En conséquence, les particuliers ayant un revenu maximum de 12 713 $ et les familles ayant un revenu maximum de 20 324 $ ne paieront aucun impôt néo-brunswickois sur le revenu pour 2005. La seule mesure exonérera encore 3 000 personnes du Nouveau-Brunswick de limpôt provincial sur le revenu.
Grâce aux mesures prises par le gouvernement actuel, plus de 43 000 personnes au Nouveau-Brunswick seront exonérées dimpôt provincial sur le revenu des particuliers pour lannée dimposition 2005, comparativement à 1999 et au régime fiscal du temps. Malheureusement, Monsieur le président, un grand nombre de ces personnes au Nouveau-Brunswick devront continuer à verser de limpôt fédéral en 2005 parce que le gouvernement fédéral na pas emboîté le pas et imité nos efforts. Par exemple, une personne célibataire au Nouveau-Brunswick qui ne demande que le montant personnel de base et qui touche un revenu de 12 713 $ sera exonérée dimpôt provincial mais paiera 730 $ en impôt fédéral sur le revenu. Une famille à un seul revenu qui ne demande que le montant personnel de base ainsi que le montant pour conjoint et qui touche un revenu de 20 324 $ sera aussi exonérée dimpôt provincial sur le revenu mais paiera 841 $ en impôt fédéral sur le revenu en 2005. Je demande à mes collègues à la Chambre de se joindre à moi pour exhorter le gouvernement fédéral à supprimer aussi limpôt fédéral sur le revenu applicable aux particuliers et aux familles à faible revenu en question.
Monsieur le président, depuis quil est au pouvoir, le gouvernement actuel a fait passer le taux dimpôt général sur le revenu des corporations de 17 % à 13 % et le taux applicable à la petite entreprise, de 6 % à 2,5 %. Conjuguées au relèvement du plafond dadmissibilité au taux de la petite entreprise, porté à 425 000 $, les mesures prises ont contribué à la croissance appréciable de léconomie et à la création de nouveaux emplois.
Le crédit dimpôt pour la recherche et le développement, qui a été amélioré, et le nouveau crédit dimpôt pour les investisseurs dans les petites entreprises ont aussi contribué à créer un contexte commercial plus propice à linvestissement.
Monsieur le président, au cours des cinq dernières années, nous avons réalisé des progrès importants pour créer un avantage concurrentiel favorisant les entreprises au Nouveau-Brunswick. Maintenir cet avantage est crucial. Nos entreprises veulent être certaines que leur gouvernement continuera de soutenir leurs efforts en vue de réaliser des profits, de croître et dinvestir. Le budget confirme notre détermination à appuyer les petites entreprises quand il sagit de demeurer compétitif et de créer des emplois. Nous remplissons ainsi lengagement que nous avons pris dans notre plateforme aux dernières élections.
Monsieur le président, notre taux dimpôt sur le revenu des corporations applicable à la petite entreprise est actuellement le plus bas du pays, et jai le plaisir dannoncer aujourdhui un plan triennal visant à le ramener à 1 % dici 2007, ce qui est de loin le taux le plus bas du Canada.
Le 1er juillet 2005, le taux dimpôt provincial sur le revenu des corporations applicable à la petite entreprise passera de 2,5 % à 2,0 %. Le même jour, le plafond dadmissibilité au taux dimpôt sur le revenu des corporations applicable à la petite entreprise passera de 425 000 $ à 450 000 $. Les mesures permettront aux entreprises du Nouveau-Brunswick de réaliser des économies annuelles supplémentaires de 4 millions de dollars, leur procurant ainsi des ressources additionnelles pour investir et créer des emplois dans la province.
Le 1er juillet 2006, nous réduirons davantage le taux dimposition, qui passera à 1,5 %, et nous relèverons le plafond dadmissibilité, qui passera à 475 000 $. Le 1er juillet 2007, nous réaliserons le dernier volet de notre engagement en réduisant le taux de limpôt sur le revenu des corporations applicable à la petite entreprise, pour le faire descendre à 1 %, et nous porterons le plafond dadmissibilité à 500 000 $.
Grâce à notre plan dallégement fiscal, les petites entreprises du Nouveau-Brunswick économiseront, selon les prévisions, 12 millions de dollars de plus par année une fois que les mesures en question seront intégralement appliquées.
Monsieur le président, nous nous sommes engagés, pendant la dernière campagne électorale, à venir au troisième rang au Canada en fait de taux avantageux dimpôt sur le revenu des corporations. Le budget maintient le faible taux actuel de 13,0 %, qui vient au troisième rang au Canada.
Depuis 1999, nous avons rendu possible la réalisation déconomies cumulatives estimées à 272 millions de dollars au titre de limpôt sur le revenu des corporations. Au cours de la seule année 2005-2006, les économies sélèveront à 76 millions de dollars.
Monsieur le président, notre plan de prospérité fonctionne. Lemploi au Nouveau-Brunswick se situe à des niveaux records, les investissements se situent à des niveaux records, le nombre de nos cas daide sociale est à la baisse, et les impôts sur le revenu des corporations et des particuliers ont été réduits.
Afin de renforcer notre engagement à réduire les impôts pour les gens du Nouveau-Brunswick, nous avons proclamé aujourdhui la Loi sur la protection des contribuables.
Développement économique communautaire et régional
Monsieur le président, des collectivités fortes et des régions fortes sont un aspect essentiel de notre plan de prospérité. Le développement économique communautaire et régional constitue un moyen crucial de susciter la prospérité et des perspectives dans le cadre de vie des gens. Le budget de cette année annonce donc deux nouvelles mesures importantes à lappui des collectivités du Nouveau-Brunswick.
Tout dabord, jai le plaisir dannoncer la création dune nouvelle Initiative de développement communautaire triennale dune valeur de 18 millions de dollars. Linitiative comprendra trois volets précis : Fonds de partenariat communautaire, 10 millions ; Programme daide en capital à la famille et à la jeunesse, 6 millions ; Programme dévénements communautaires, 2 millions.
Au titre du Fonds de partenariat communautaire, la province prendra en charge, en tant que partenaire financier, une partie du coût en capital dinstallations nouvelles ou agrandies qui servent aux loisirs, aux sports, à la culture, au patrimoine et à dautres priorités communautaires et elle fournira un soutien à cet égard. Dans le contexte de laccent que nous mettons sur le mieux-être, au moins 80 % du nouveau fonds sera consacré aux installations pour les activités liées au mieux-être, telles que les installations sportives, les terrains de jeu, les sentiers de randonnée pédestre, à lactivité physique et ainsi de suite. Dautres paliers de gouvernement et les collectivités elles-mêmes seront invités à se joindre à nous comme partenaires financiers dans la nouvelle initiative importante.
Au titre du Programme daide en capital à la famille et à la jeunesse, un financement sera accordé en vue de contribuer à laménagement de terrains de jeux communautaires, dinstallations et déquipement sportifs et récréatifs et de centres communautaires.
Au titre du Programme dévénements communautaires, un appui sera accordé à des initiatives telles que les foires, les festivals et les activités communautaires spéciales.
Monsieur le président, bâtir linfrastructure stratégique est lun des quatre piliers de notre plan de prospérité. Il faut la bâtir non seulement à léchelle provinciale, mais aussi à léchelle communautaire. Nous devons être souples et réceptifs à lidée dattirer des investissements commerciaux, de les faire croître et de les maintenir. Linfrastructure communautaire locale peut constituer un facteur important dans la décision dinvestir ou non. Jai donc le plaisir dannoncer la création dun Fonds dinfrastructure économique communautaire triennal dune valeur de 10 millions de dollars, doté dun investissement initial de 2 millions en 2005-2006. Le programme ciblé fournira de laide pour répondre à divers besoins en matière dinfrastructure aux paliers local et communautaire, qui sont directement liés à un projet dinvestissement commercial.
Monsieur le président, notre plan de prospérité accorde une haute priorité au développement économique régional et communautaire. Depuis notre arrivée au pouvoir en 1999, nous avons créé des fonds spéciaux pour le développement économique régional et communautaire de la Péninsule acadienne, de la Miramichi et de la région Restigouche-Chaleur. En collaboration avec le secteur privé, les municipalités et nos établissements postsecondaires, nous avons créé ensemble plus de 1 500 nouveaux emplois, et nos efforts ont généré, jusquici, plus de 300 millions de dollars en investissements des secteurs privé et public.
Le budget de cette année maintient notre engagement à légard des régions en question en vue de favoriser lemploi et la prospérité. Un financement de 5 millions de dollars sera accordé au Fonds de développement économique régional Miramichi, et 5 millions, au Fonds de développement économique Restigouche-Chaleur. En outre, jai le plaisir dannoncer une prolongation du fonds pour le développement économique de la Péninsule acadienne, grâce au versement de 12 millions de dollars de plus, répartis sur les trois prochaines années, ce qui fera en tout 40 millions sur huit années pour linitiative, qui connaît un succès grandissant.
Une somme additionnelle de 5 millions de dollars sera versée au Fonds de développement total afin de favoriser laménagement des ressources.
Un programme de sylviculture bien financé contribue à assurer laménagement durable de nos forêts de la Couronne et la prospérité continue de lindustrie forestière. Linvestissement provincial dans la sylviculture sur les terres de la Couronne, à la faveur des paiements versés aux titulaires dun permis, est aujourdhui de 16 % supérieur à ce quil était lorsque le gouvernement actuel est arrivé au pouvoir en 1999. Le budget maintient au même niveau notre investissement dans la sylviculture.
Monsieur le président, nous souscrivons au Programme canadien de stabilisation du revenu agricole le PCSRA , qui permet aux gouvernements fédéral et provinciaux daider les producteurs agricoles qui subissent un manque à gagner. En raison de la crise liée à lESB, des cours bas sur le marché de la pomme de terre et des problèmes liés aux maladies de la pomme de terre, les agriculteurs et agricultrices ont subi des pertes importantes au cours des deux dernières années. Le financement du programme pour les années financières 2004-2005 et 2005-2006 se chiffrera en tout à 23,7 millions de dollars.
Les recettes en tourisme ont augmenté de 19,6 % depuis 1999. Nous continuerons de faire la promotion du Nouveau-Brunswick en tant que destination touristique attrayante en investissant 600 000 $ de plus dans linfrastructure touristique et en participant à lInitiative de marketing du tourisme en Atlantique.
Monsieur le président, jaimerais prendre quelques instants pour souligner nos investissements en vue de bâtir linfrastructure stratégique, qui sont exposés dans notre budget de capital pour 2005-2006. Les dépenses en capital brutes augmenteront de 10,9 % par rapport à lannée écoulée, pour passer à 423,8 millions de dollars en tout ; elles augmenteront pour la cinquième année de suite.
Le budget de capital du ministère des Transports sélèvera à 242,1 millions de dollars, ce qui comprend 63,4 millions pour la Transcanadienne, 41 millions pour la nouvelle initiative visant les routes rurales, 21,3 millions pour les routes 11 et 17 ainsi que 12,7 millions pour lamélioration des passages transfrontaliers à St. Stephen et à Woodstock.
Les investissements en capital pour le ministère de la Santé et du Mieux-être augmenteront de 74,4 % par rapport aux chiffres révisés de lannée écoulée et passeront à 95,7 millions de dollars. Laugmentation comprend le financement des projets suivants : un nouvel hôpital à Waterville ; un centre durgence et de soins ambulatoires et un laboratoire au Moncton Hospital ; lachèvement du Centre de réadaptation Stan Cassidy, à Fredericton ; un ajout pour les services chirurgicaux à lhôpital régional de Bathurst ; quatre centres de santé communautaires pilotes ; lachèvement dun nouveau centre daide aux toxicomanes à lHôpital régional de Campbellton.
Le budget de capital du ministère de lÉducation prévoit 48 millions de dollars pour de nouvelles écoles et des travaux de réparation et de remise en état décoles existantes.
Nous continuons dinvestir dans lenvironnement au Nouveau-Brunswick en prévoyant 11,1 millions de dollars en application du programme dinfrastructures et du tout nouveau Fonds sur linfrastructure municipale rurale, laccent étant mis sur lamélioration de linfrastructure municipale verte, afin de garantir un approvisionnement en eau potable saine et des systèmes de gestion des déchets plus efficaces.
Monsieur le président, les investissements au titre de notre budget de capital contribueront à créer et à maintenir des emplois ainsi quà améliorer laccès à nos installations de service public et leur qualité.
Monsieur le président, une économie novatrice est une économie moderne et compétitive. Choisir linnovation est un des quatre piliers de notre plan de prospérité. Nous nous sommes donné pour objectif de joindre, dici 2012, les rangs des quatre principales provinces pour ce qui est des dépenses par habitant au titre de la
Le budget nous permet de progresser davantage. La Fondation de linnovation du Nouveau-Brunswick joue maintenant un rôle clé dans la création dune culture dinnovation dans la province. Jai le plaisir dannoncer que nous investissons 5 millions de dollars de plus dans la Fondation de linnovation du Nouveau-Brunswick pour ajouter au fonds, qui était initialement de 20 millions.
Monsieur le président, de nombreux pays industrialisés devront faire face, au cours des décennies qui viennent, aux défis liés à la décroissance et au vieillissement démographiques. Le Nouveau-Brunswick ne fait pas exception. Une façon de régler en partie le problème est daugmenter le taux dimmigration de gens instruits et talentueux.
Dans le cadre du Programme des Candidats de la province, ou PCP, le nombre de candidatures acceptées a été de 251 en 2004-2005. En 1999, seulement 4 candidatures ont été acceptées. En tout, 234 demandeurs au titre du PCP se sont établis au Nouveau-Brunswick, ce qui représente 594 immigrants et immigrantes.
Le Nouveau-Brunswick a été la première province à permettre aux étudiantes et étudiants étrangers de travailler hors campus et a aussi été la première province à leur permettre de travailler dans leur domaine détudes pendant deux années après lobtention de leur diplôme. Ces programmes les encourageront à demeurer au Nouveau-Brunswick sils décident dimmigrer.
Monsieur le président, nous devons augmenter la part dimmigrants et immigrantes au Nouveau-Brunswick. Voilà pourquoi le budget prévoit cette année 1 million de dollars pour le programme dimmigration, ce qui représente une augmentation de 54 % par rapport à lannée écoulée. Le programme sera amélioré en vue de coordonner, dans lensemble de lappareil gouvernemental, notre démarche visant à accroître limmigration dans notre province. Des liens plus étroits seront tissés avec les organisations et communautés multiculturelles afin de fournir aux nouveaux immigrants et immigrantes les mécanismes de soutien aux nouveaux arrivants quil leur faut pour vivre, travailler et élever une famille ici même, au Nouveau-Brunswick.
Monsieur le président, la culture au Nouveau-Brunswick contribue beaucoup non seulement à notre qualité de vie, mais aussi à notre économie. La culture génère plus de 10 000 emplois dans la province. Le gouvernement provincial a dépensé au chapitre de la culture un montant par habitant plus élevé que ce quont dépensé la Nouvelle-Écosse, la Colombie-Britannique, lAlberta ou lOntario et plus élevé que la moyenne canadienne. En application de notre stratégie culturelle, les dépenses directes ont augmenté de presque 40 %, à un rythme plus rapide et à un taux plus élevé que ceux de toutes les autres provinces de lAtlantique. Le budget de cette année maintient lengagement financier en consacrant 8,1 millions de dollars à la culture.
Monsieur le président, le gouvernement actuel va de lavant quant à lengagement quil a pris dans le discours du trône daider à encourager les investissements dans la restauration et la préservation de biens patrimoniaux au Nouveau-Brunswick.
Nous déposerons au cours de la session une mesure législative visant à modifier la Loi sur lévaluation afin dinciter les entreprises du secteur privé à aménager et à utiliser les biens patrimoniaux. Le programme comprendra une mesure incitative visant limpôt foncier pour les propriétaires de certains biens patrimoniaux qui entreprennent des travaux de restauration approuvés. Le propriétaire du bien patrimonial visé se verra remettre une part de laugmentation nette des impôts fonciers provincial et municipal, qui découlera de laugmentation de lévaluation foncière du bien, et ce, pour une période de quatre années.
Monsieur le président, le véritable progrès économique, social et financier passe avant tout par létablissement dobjectifs précis. Ces objectifs font partie intégrante de notre plan de prospérité, de notre Plan dapprentissage de qualité, de notre plan provincial de la santé et de notre plan budgétaire.
Nos plans donnent des résultats positifs. Les emplois sont à la hausse. Les impôts sont à la baisse. Les investissements sont à la hausse. La dette est à la baisse. Notre cote de crédit est à la hausse. Le chômage est à la baisse.
Nos effectifs médicaux et infirmiers sont plus nombreux que jamais auparavant. Nous continuons de faire des investissements importants dans le réseau routier.
Le tout indique que la province progresse dans la voie de la croissance et de la prospérité et montre comment nous bâtissons un Nouveau-Brunswick plus fort pour tous et toutes.
Le budget remplit de nombreux autres engagements que nous avons pris au cours de la dernière campagne électorale, dans le cadre de notre plateforme ayant pour objet de viser plus haut et daller plus loin. Le budget comprend de nouveaux investissements records dans les domaines prioritaires qui comptent le plus pour les gens du Nouveau-Brunswick. Il contribuera à créer et à maintenir des emplois. Le budget investit non seulement dans le présent mais aussi dans lavenir.
Les décisions difficiles que nous avons prises au cours de lannée écoulée portent leurs fruits pour les gens du Nouveau-Brunswick.
Ensemble, nous créons un Nouveau-Brunswick plus compétitif et plus compatissant.
Nous faisons de réels progrès. Toutefois, nous savons quil reste encore du travail à faire.
Le gouvernement sengage à accomplir le travail.
Merci, Monsieur le président.