Au cours des dernières années, le gouvernement provincial a institué des programmes visant à aider l'industrie agricole à prendre de l'expansion et à se diversifier grâce à l'intensification de l'élevage des bovins et du porc et de la production des fruits et légumes, notamment le bleuet et la canneberge. En juillet, la Société du crédit agricole a approuvé un ensemble de produits financiers visant à aider les agriculteurs du Nouveau-Brunswick à consacrer davantage de terrain à la culture agricole. Ainsi, il est possible de différer jusqu'à 36 mois le remboursement du principal des prêts consentis aux agriculteurs pour financer l'aménagement de terres en vertu du Programme d'aménagement des terres provincial, lequel favorise le défrichage, le drainage et la conservation des sols, ainsi que l'approvisionnement en eau à des fins d'irrigation. Des marchés naissants en Asie sont très prometteurs pour le bleuet. Par ailleurs, on a récolté 68 acres de marais à canneberge en 1998; 48 acres ont été plantés durant l'année, et 100 acres supplémentaires sont censés être plantés en 1999. Depuis 1994, la Commission de l'aménagement rural a approuvé 12 prêts pour l'établissement de cultures vivaces afin de contribuer à l'aménagement de près de 330 acres de marais à canneberge. Un autre nouveau produit, le ginseng, est actuellement planté à 65 endroits dans le centre de la province. La racine de la plante est particulièrement recherchée en Asie, où l'on en fait une potion tonique. Le gouvernement provincial a offert 1 million de dollars sous forme de prêts, de remboursements différés du principal et de prêts garantis aux producteurs de porcs aux prises avec une sérieuse baisse des prix de leurs produits. La province cherche à devenir autosuffisante dans la production de fourrage pour le bétail, et la récolte de céréales de 1998, qui a atteint quelque 100 000 tonnes, a été la meilleure depuis 1962.
Pour aider à la mise en valeur, à la promotion et au potentiel touristique des marchés agricoles locaux, le gouvernement provincial a dévoilé en juin une stratégie de mise en valeur des marchés agricoles. Le programme offrira aux vendeurs des marchés agricoles des séances de formation sur la salubrité des aliments, la mise en marché des produits et la promotion; on espère ainsi accroître de 30 % le nombre de vendeurs au cours de la première année.
L'industrie agricole cherche aussi à étendre ses marchés à l'extérieur de la province. En août, le gouvernement provincial a signé avec le Brésil une entente visant le partage d'information sur la production de la pomme de terre et la détermination de domaines de coopération potentielle dans le secteur laitier. En octobre, le Canada et le Mexique ont signé une entente qui redonne aux producteurs canadiens de pommes de terre de semence accès aux marchés mexicains. Cette entente a été une très bonne nouvelle pour les exportateurs néo-brunswickois, qui formaient 60 % du marché d'exportation vers le Mexique en 1996-1997 avant qu'un différend au sujet des méthodes d'inspection interrompt les échanges.
Pour tenter d'attirer des agriculteurs immigrants en provenance de l'Europe, le gouvernement provincial a lancé une campagne visant à promouvoir la province comme endroit propice à l'établissement d'une exploitation agricole. Une vidéo traduite en six langues a été produite comme outil promotionnel.
Pour 1999, on prévoit que les recettes monétaires agricoles et le revenu des agriculteurs néo-brunswickois dépasseront les niveaux de 1998. L'industrie agricole poursuivra sa diversification en lançant de nouveaux produits et en rehaussant la valeur ajoutée des produits actuels, tout en explorant de nouveaux débouchés sur les marchés extérieurs.
En 1998, une maladie a fait régresser le secteur aquacole du Nouveau-Brunswick. L'anémie infectieuse du saumon a entraîné des mortalités dans les exploitations salmonicoles et d'importantes pertes financières durant deux années consécutives. Un programme de gestion global mis en oeuvre en 1998 semble atteindre ses objectifs. L'élevage du saumon de l'Atlantique compte pour la majeure partie de la production aquacole de la province, le reste étant constitué d'autres espèces telles que l'huître, la moule, l'omble chevalier, la truite et l'anguille. L'industrie a également continué à se heurter à une concurrence féroce sur les marchés internationaux, et le prix du saumon a régressé par suite de l'augmentation de la production mondiale. On estime la production totale de saumon de l'Atlantique au Nouveau-Brunswick en 1998 à 14 232 tonnes métriques pour une valeur de 106 millions de dollars.
Le Nouveau-Brunswick a poursuivi ses efforts de diversification des espèces par des projets de développement de nouvelles méthodes pour cultiver des espèces potentiellement intéressantes et pour accélérer leur commercialisation. Le flétan, l'aiglefin, la plie rouge, le pétoncle géant, la mactre d'Amérique, la palourde américaine et la mye sont les espèces visées par ces efforts. De plus, l'industrie a continué à évaluer les possibilités d'améliorer le rendement en gonades (la rave) d'oursin. Ce produit est un mets recherché sur le marché japonais de poissons et fruits de mer.
Du côté de la transformation des fruits de mer, le secteur a continué à faire preuve de dynamisme dans la recherche de nouveaux débouchés en participant à des foires commerciales et en effectuant des missions auprès d'acheteurs étrangers et des promotions spéciales visant des marchés cibles. La réalisation d'importants investissements a favorisé la croissance de la transformation à valeur ajoutée. Parmi les investissements réalisés au cours de la dernière année, notons l'ouverture d'une nouvelle usine de transformation du saumon des plus modernes à St. George et la pleine mise en service d'une usine de transformation spécialisée dans les fruits de mer congelés et autres mets préparés à Scoudouc. Un projet de coentreprise avec un partenaire américain à Cap-Pelé a permis la mise en marché de nouveaux produits à valeur ajoutée à base de moules, tandis qu'une autre coentreprise a été amorcée dans la Péninsule acadienne pour la transformation de produits à valeur ajoutée à base de hareng. Un partenariat entre une entreprise de Lamèque et une société française, qui associe la transformation à valeur ajoutée à des importations de matières premières, a aussi été mis sur pied. Les initiatives mentionnées ont donné lieu à la création de plus de 150 emplois à temps plein au cours des deux dernières années. D'autres projets importants faisant appel à des importations de matières premières sont actuellement en élaboration et serviront à la transformation d'espèces telles que le crabe rouge, la moule, le poisson de fond, le homard, le hareng, le maquereau, le crabe des neiges et le crabe nordique.
Malgré une baisse des prix, le Nouveau-Brunswick a continué à afficher des résultats impressionnants en matière d'exportations au cours de la dernière année. En 1997, les exportations de poissons et de fruits de mer ont atteint 561 millions de dollars, une hausse de 8 % par rapport à 1996. Les données préliminaires pour les neuf premiers mois de 1998 indiquent une diminution de 3 % de la valeur des exportations des produits de la pêche, mais une augmentation de 4 % du volume comparativement à l'année précédente. Les exportations vers les États-Unis durant la même période en 1998 ont atteint 44 416 tonnes métriques pour une valeur de 339 millions de dollars, ce qui représente des augmentations respectives de 18 % et de 10 %, tandis que le volume et la valeur des exportations vers le Japon pour la même période se sont chiffrés à 4 649 tonnes métriques et 41 millions de dollars, des diminutions de 38 % et de 45 % respectivement par rapport à 1997. Les Japonais ont réduit leurs achats par suite de la dévaluation du yen et de la crise économique en Asie, facteurs qui ont eu des répercussions négatives sur le deuxième marché en importance pour les fruits de mer du Nouveau-Brunswick.
Le secteur de la transformation du poisson au Nouveau-Brunswick continue à obtenir d'assez bons résultats sur des marchés internationaux extrêmement concurrentiels, tout en étant souvent aux prises avec des ressources à la baisse pour plusieurs espèces et en devant s'adapter à des réglementations changeantes pour conserver son accès aux marchés clés. Au cours des dernières années, les représentants de l'industrie ont établi des réseaux d'approvisionnement en matières premières qui permettent au secteur de la transformation d'élargir ses activités au-delà des ressources locales et des saisons. S'ajoutent à cela des initiatives de transformation à valeur ajoutée et de nouveaux concepts sur le plan de l'emballage et de la présentation, permettant à l'industrie de maintenir sa position concurrentielle sur les marchés mondiaux.
Selon les estimations, la valeur des livraisons des produits du bois a progressé de 8,4 % pour les 11 premiers mois de 1998, après une augmentation similaire en 1997. La production du bois de sciage est demeurée forte au Nouveau-Brunswick, augmentant de 12,1 %. Les prix du bois d'oeuvre sont demeurés faibles en 1998, terminant l'année au même niveau qu'en 1997, alors que les prix des panneaux de particules orientées et du contreplaqué ont progressé durant l'année, les prix des panneaux de particules orientées atteignant des niveaux record en fin d'été. Bien que la faible demande asiatique ait entraîné une offre excédentaire de bois d'oeuvre sur le marché, la demande s'est maintenue, les mises en chantier aux États-Unis ayant augmenté de 9,6 % en 1998.
La fabrication de produits du bois à valeur ajoutée continue à constituer un volet important du secteur forestier provincial, car elle contribue à la diversification de la production et à rendre l'industrie moins vulnérable aux conditions du marché pour le bois d'oeuvre. Parmi les grands projets entrepris ou annoncés en 1998, notons des travaux d'agrandissement de 7,25 millions de dollars par West-Wood Industries à Scoudouc, le nouvel exploitant de l'ancienne usine Lock-Wood, qui permettent à l'entreprise de fabriquer des produits du bois à valeur ajoutée; un investissement de 30 millions de dollars par Flakeboard Company Ltd. à St. Stephen pour doubler la production de panneaux de fibre à haute densité, ce qui devrait créer 55 nouveaux emplois; l'ouverture d'une nouvelle scierie et usine de fabrication de produits en bois dur de 10 millions de dollars à Minto par HTM Industries Inc., qui prévoit embaucher 72 personnes une fois les installations fonctionnant à pleine capacité. Par ailleurs, Atlantic Pressure Treating Ltd. de Beaverdam, le seul producteur de produits du bois traité sous pression au Nouveau-Brunswick, agrandira ses installations à un coût de 4,5 millions de dollars, ce qui devrait créer 65 emplois. Veneer Products of NB, à Napadogan, procède à des travaux de modernisation de 3,1 millions de dollars qui lui permettront de produire un placage de qualité supérieure et de créer 10 nouveaux emplois, tandis que Le Groupe Savoie Inc. de Saint-Quentin a effectué des travaux d'agrandissement de 1 million de dollars et prévoit la création de 21 emplois.
L'industrie du papier et des produits connexes du Nouveau-Brunswick a vu les conditions du marché se détériorer au fur et à mesure que 1998 avançait, car les prix de la plupart des produits de l'industrie des pâtes et des papiers ont suivi une tendance à la baisse. Par contre, la valeur des livraisons de biens de fabrication a augmenté dans l'industrie, gagnant 11,1 % de janvier à novembre après avoir subi des baisses durant les deux années précédentes. Les prix de la pâte ont régressé au cours de l'année en raison de la faible demande en provenance d'Asie, tandis que les prix du papier journal ont légèrement progressé par suite de grèves dans l'industrie, notamment la grève de cinq mois à Abitibi-Consolidated Inc., qui s'est finalement terminée en novembre. Les prix du papier couché aussi ont baissé, tout comme le prix du papier ondulé moyen employé dans la fabrication des boîtes de carton.
Smurfit-Stone Container Corp., la nouvelle entreprise formée par la fusion de Stone Container Corp. et de Jefferson Smurfit Group Plc, l'un des plus importants producteurs mondiaux de produits de carton et d'emballage à base de papier, a annoncé la fermeture permanente de son usine de pâte blanchie chimico-thermomécanique de Bathurst à la fin novembre, mettant 35 personnes à pied. Ouverte en 1983, l'usine avait connu quatre fermetures temporaires depuis 1996 en raison de la faiblesse des prix de la pâte et de son incapacité de soutenir la concurrence sur les marchés mondiaux de la pâte. La fermeture s'inscrit dans le cadre du plan de réduction des effectifs de l'entreprise, qui mettra à pied à l'échelle internationale jusqu'à 3 600 personnes, ou 10 % de sa main-d'oeuvre. La réorganisation de l'entreprise pourrait aussi mener cette année à des mises à pied à son autre usine de Bathurst, qui emploie actuellement 300 personnes dans la production de matériau ondulé utilisé dans les emballages. L'une des machines à papier de l'usine a été mise hors service durant cinq semaines en 1998 à cause des mauvaises conditions du marché. De même, l'usine de pâte de feuillus de St. Anne Nackawic Pulp Company à Nackawic a interrompu ses activités durant trois semaines en août en raison des stocks élevés à l'usine. L'usine écoule ses produits sur les marchés d'Asie orientale surtout, et les difficultés économiques avec lesquelles la région est aux prises ont ralenti la demande pour la pâte. Entre-temps, l'usine de pâte AV Cell Inc. d'Atholville a amorcé la production en mai, employant 240 personnes. L'usine, qui avait fermé durant deux ans avant d'être rachetée plus tôt dans l'année par Tembec Inc. et le groupe Birla, un conglomérat asiatique de fibres et de produits chimiques, produit de la pâte dissolvante qui entre dans la fabrication de la rayonne.
Toujours du côté de l'industrie, la vente de l'usine Alcell de Repap à Miramichi et de la technologie Alcell a échoué à deux reprises en 1998, les deux acheteurs éventuels n'ayant pas réussi à obtenir le financement nécessaire pour acheter et exploiter l'usine. Bien que la possibilité de vendre la technologie et les actifs Alcell demeure, Repap envisage de fermer pour de bon l'usine, qui est inactive depuis 1996. Bonnes nouvelles cependant quant au centre de recherche et développement de Repap, qui sera transféré des États-Unis à Miramichi, créant sept emplois. Dans le Nord-Ouest, les Papiers Fraser à Edmundston ont investi 19 millions de dollars dans la modernisation du système de manutention des copeaux de bois afin d'améliorer la qualité du papier produit. Ailleurs, Bowater Inc., le plus gros producteur de papier journal des États-Unis, a acheté Avenor, qui exploite une usine de papier journal à Dalhousie; l'entreprise grimpe ainsi au deuxième rang mondial pour la production du papier journal et au troisième rang en Amérique du Nord pour la production de pâte.
Au cours des années à venir, la sylviculture continuera à être une source d'emplois dans les forêts du Nouveau-Brunswick. En 1998, les dépenses gouvernementales provinciales ont triplé au chapitre des projets sylvicoles sur les lots boisés privés, passant de 2 à 6 millions de dollars. Comme la récolte abusive sur les lots boisés privés de la province est une préoccupation constante, les activités sylvicoles y ont pris plus d'importance. De nombreux rapports font état des conséquences que la récolte abusive pourrait avoir sur la viabilité d'un certain nombre de scieries au Nouveau-Brunswick. Dans une annonce connexe, le gouvernement provincial a publié un rapport qui recommande la création d'un réseau de zones protégées au Nouveau-Brunswick d'ici 2005. Le rapport recommande la désignation dans la province d'un minimum de sept zones protégées, où l'activité humaine serait réduite à un minimum et les activités de coupe, l'exploitation minière et autres activités commerciales seraient interdites. L'industrie forestière prédit des fermetures d'usines et des pertes d'emplois si les territoires en question deviennent des zones écologiques protégées.
Bien que la propriété des forêts du Nouveau-Brunswick reste encore à déterminer, des progrès ont été accomplis au cours de la dernière année sur la reconnaissance des droits de coupe autochtones sur les terres de la Couronne. En avril, la cour d'appel du Nouveau-Brunswick avait renversé la décision d'un tribunal qui avait accordé aux autochtones de la province la permission de couper des arbres sur toutes les terres de la Couronne. Le nouveau jugement a rendu illégale la récolte de bois par les autochtones sur les terres de la Couronne. Bien que la Cour suprême du Canada ait refusé d'entendre l'appel du jugement de la cour d'appel du Nouveau-Brunswick, d'autres causes relatives aux droits autochtones sur les terres de la Couronne actuellement devant les tribunaux devraient présenter des arguments plus solides à l'appui des droits de coupe autochtones que la cause rejetée par la Cour suprême. Entre-temps, le gouvernement provincial a négocié des ententes de coupe provisoires avec 14 des 15 Premières Nations de la province, ententes qui leur ont accordé 5 % de l'allocation de coupe annuelle permise pour la saison de coupe 1998. Ces ententes visent le développement économique et sont distinctes de la future négociation des droits de coupe autochtones sur les terres de la Couronne. Le gouvernement a établi un groupe de travail sur les questions autochtones pour étudier des moyens de négocier un arrangement à plus long terme sur la question des droits de coupe autochtones entre le gouvernement et les communautés autochtones du Nouveau-Brunswick. Le rapport du groupe de travail est attendu plus tard en 1999.
Les perspectives pour les secteurs forestiers continueront à être difficiles en 1999 pour l'industrie des produits du bois en raison de la faiblesse continue des prix du bois d'oeuvre et du ralentissement attendu de la croissance économique aux États-Unis, lequel entraînera une diminution des mises en chantier et de la demande américaine de bois d'oeuvre. Entre-temps, il faudra attendre le deuxième semestre de 1999 avant d'assister à une reprise sur les marchés des pâtes et papiers en raison de la crise asiatique qui se poursuit. On s'attend à ce que les prix de la pâte demeurent faibles en début d'année mais qu'ils progressent lentement au cours du deuxième semestre de 1999 et en 2000. La faiblesse des prix du papier journal et du papier couché aussi devrait durer en 1999, bien qu'une reprise soit possible au deuxième semestre, tandis que les prix du papier ondulé moyen pourraient connaître un regain dès le deuxième trimestre de cette année.
Note 2: Le groupe des industries diverses comprend des petites usines ainsi que des grosses entreprises comme la raffinerie d'Irving Oil, le chantier naval de Saint-Jean et Brunswick Mining and Smelting.
Parmi les divers secteurs de la fabrication, le secteur des ameublements et des articles d'ameublement a affiché la hausse la plus importante (22,2 %), suivi du groupe des papiers et produits connexes (11,1 %), de l'édition et de l'impression (10,9 %) et des plastiques (9,8 %). On a aussi observé une hausse dans les secteurs suivants : produits du bois (8,4 %), minéraux non métalliques (7,2 %), habillement (6,7 %) et transformation des métaux (4,5 %). Par ailleurs, des baisses ont été enregistrées dans les secteurs des boissons (-0,9 %), de la transformation des aliments (-0,9 %), des produits chimiques (-2,6 %), de la machinerie (-5,9 %) et dans le groupe des industries diverses.
Malgré les conditions difficiles auxquelles les secteurs provinciaux axés sur les ressources ont dû faire face en 1998 en raison de la faiblesse des prix des marchandises, le secteur de la fabrication du Nouveau-Brunswick a maintenu son rythme de croissance et de diversification grâce à l'élargissement des activités d'entreprises existantes et à l'installation dans la province de nombreuses nouvelles entreprises. Dans le secteur de la transformation des aliments, Pâtisseries Belgo-Canadiennes Inc. construira à Grand-Sault une usine de production de gaufres, créant ainsi, selon les estimations, 106 emplois dans la région, tandis que dans le secteur de la machinerie, Les Systèmes Erin Ltée, une nouvelle entreprise spécialisée dans la conception et la fabrication de systèmes de tamisage et de sélection granulométrique fixes et mobiles, construit une usine à Caraquet, s'attendant à 75 nouveaux emplois dès la première année d'activité. L'entreprise prévoit agrandir de nouveau durant la troisième et la cinquième année d'activité, et on anticipe l'ajout de 110 emplois de plus d'ici cinq ans. Shermag Inc., déjà propriétaire d'une usine de fabrication de meubles à Saint-François de Madawaska qui emploie 210 personnes (Nadeau-Shermag), a ouvert une deuxième usine de fabrication de meubles à Edmundston qui devrait créer 125 emplois au cours des trois prochaines années. L'usine de 5 millions de dollars fabriquera les mêmes produits que les installations de Saint-François.
Dans le but de stimuler le développement et la diversification du secteur de la fabrication du Nouveau-Brunswick, le gouvernement a élargi Réseau Emplois, son réseau d'emplois sur Internet, pour englober les personnes qui cherchent du travail dans les domaines des plastiques, du travail des métaux et des textiles. De plus, on cherche activement à attirer au Nouveau-Brunswick des entreprises américaines de métallurgie, tout en encourageant le développement des entreprises actuelles de transformation des métaux de la province. Dans ce domaine, Apex Industries Inc. de Moncton a mis au point une nouvelle passerelle d'embarquement pour les aéroports et s'attend à embaucher 20 personnes pour la production du nouveau produit, tandis qu'Allain Equipment Manufacturing Ltd, une entreprise de fabrication de produits en métal sur mesure de Cocagne, a reconstruit et agrandi ses installations, détruites dans un incendie l'hiver dernier, créant ainsi 13 nouveaux emplois grâce à l'agrandissement. Enfin, à Richibucto, Imperial Manufacturing Group, un fabricant de produits de chauffage, de quincaillerie et de construction vendus sous différents noms pour le marché de la rénovation résidentielle, agrandit ses installations pour fabriquer des composants en plastique qu'elle achète actuellement à l'extérieur de la province, et s'attend de créer 73 nouveaux emplois.
Du côté des investissements dans le secteur du vêtement et des textiles, notons l'agrandissement de 2 millions de dollars de Paquet Yarns Inc. de Paquetville qui permettra à l'entreprise de diversifier sa production pour se lancer dans les tissus tissés, créant ainsi 30 nouveaux emplois au cours des deux prochaines années; par ailleurs, JML Shirt Ltd. se lance dans la fabrication de sous-vêtements pour hommes et prévoit ajouter plus de 30 emplois d'ici un an à ses effectifs de Grand-Sault, qui comptent déjà 270 personnes. Entre-temps, dans le secteur des plastiques, Wirsbo Corp., un fabricant américain de produits en plastique, ouvrira à Saint-Jean une usine de fabrication de tuyaux en plastique qui devrait employer 100 personnes d'ici trois ans, et PASSTEX Group Inc. de Saint-Antoine a ouvert une usine qui fabrique une gamme de produits en plastique tissé tels que bâches pour camion, produits pour les serres, emballages et accessoires, créant ainsi 10 emplois à temps plein et deux emplois à temps partiel.
Le projet d'investissement aux retombées les plus importantes annoncé en 1998 est l'agrandissement de 750 millions de dollars de la raffinerie de pétrole d'Irving Oil à Saint-Jean, incluant des travaux de construction de 300 millions de dollars qui devraient employer de 1 600 à 2 000 personnes. Des 750 millions de dollars qui seront investis, plus de 300 millions seront dépensés pour installer du nouvel équipement de raffinage et 100 millions serviront à moderniser l'équipement antipollution. Sans modifier sa capacité de traitement, l'agrandissement permettra à la raffinerie d'augmenter sa production de combustibles de qualité supérieure, tels que l'essence à indice d'octane élevé et à faible teneur en soufre, et à diminuer sa production de mazout domestique de qualité inférieure. L'entreprise estime que le projet donnera lieu à une hausse de 15 % à 20 % du trafic des navires de marchandises. Les nouvelles installations devraient être en service d'ici octobre 2000.
En 1998, la région de Saint-Jean a toutefois aussi connu sa part de déceptions. En effet, Sucre Lantic a annoncé qu'elle fermait sa raffinerie à la fin de l'année, mettant 220 personnes à pied. L'entreprise a décidé d'agrandir son usine de Montréal à un coût de 65 millions de dollars et de fermer l'usine de Saint-Jean afin d'être mieux placée face à son principal concurrent, Redpath Sugar de Toronto. Ailleurs, Calicloth International, un fabricant de textiles de Bathurst, a déclaré faillite à la fin de 1998. L'entreprise, en activité depuis 1995, employait jusqu'à 25 personnes au moment de sa fermeture en décembre. Dans la région de Moncton, Phase Atlantic, une filiale de Com Dev International Inc., a mis 39 personnes à pied en septembre par suite d'un ralentissement dans les commandes. Le fabricant de matériel de communication sans fil à technologie de pointe a mis à pied 15 personnes en mars, puis a laissé partir 58 contractuels en décembre 1997. La réduction des activités est attribuée aux conditions économiques en Asie, et les employés devaient être rappelés au travail avec la reprise des commandes.
En 1999, la croissance devrait se maintenir dans le secteur de la fabrication du Nouveau-Brunswick en raison de la mise en service de nombreux projets d'investissement modestes et variés lancés en 1998, qui contribueront à l'accroissement et à l'élargissement de la production manufacturière. Les marchés étrangers demeureront attrayants pour les fabricants de la province, surtout du fait de la croissance économique qui se poursuit sur notre marché principal, les États-Unis, et du faible taux de change du dollar canadien. De plus, le secteur continuera à bénéficier des avantages de la taxe de vente harmonisée, qui améliore la compétitivité des fabricants du Nouveau-Brunswick tant sur les marchés intérieurs que sur les marchés étrangers.
La production à la plus importante mine de la province, la mine de métaux communs de la division Brunswick Mining de Noranda Inc., a diminué au cours des dernières années en raison de l'épuisement des ressources et de la profondeur des sièges d'extraction. Les prix du zinc ont perdu près d'un quart de leur valeur par rapport à l'année précédente, et le zinc représente environ 70 % de la valeur totale de la production de Brunswick; la compagnie a donc annoncé une réduction de ses effectifs, et environ 200 personnes sur quelque 1 000 employés seront mises à pied d'ici l'année prochaine. Au rythme d'extraction actuel, les réserves de la mine, en exploitation depuis 35 ans dans la région de Bathurst, seront épuisées en moins de 15 ans, d'après les estimations. À Heath Steel, l'autre mine de Noranda, l'entreprise a annoncé la fermeture de la mine de métaux communs pour septembre 1999. La mine emploie environ 280 personnes, et les études montrent que la quantité et la qualité des réserves qui restent ne suffisent pas pour rendre la poursuite des activités économiquement viable. Le ministère des Ressources naturelles et de l'Énergie a publié en décembre une étude qui confirme l'impossibilité de prolonger la vie utile de la mine. Les mines Caribou et Restigouche de Breakwater Resources Ltd., situées elles aussi près de Bathurst, ont arrêté la production en août, invoquant la faiblesse des prix du zinc, leur principal produit. L'interruption a touché environ 230 personnes.
Le gouvernement provincial a prolongé le Programme d'aide à l'exploration minière du Nouveau-Brunswick pour l'exercice 1998 afin d'aider les petites sociétés minières à explorer le potentiel minier de plusieurs emplacements de la province. Lancé en 1994 pour une durée initiale de trois ans, le programme a fait travailler plus de 200 années-personnes et suscité des dépenses d'exploration de 6,7 millions de dollars durant les trois années précédentes. En 1998, un total de 12 sociétés avec un budget d'exploration global de 2,5 millions de dollars ont reçu de l'aide pour des activités qui se sont déroulées dans différentes régions de la province, dont Bathurst, Plaster Rock, Woodstock, St. Stephen et Hillsborough. Le ministère des Ressources naturelles et de l'Énergie a publié les résultats d'un relevé minier effectué en 1997 au sud de Campbellton pour fournir des données aux sociétés d'exploration qui cherchaient la présence de minéraux dans le nord-ouest de la province. La publication des résultats a donné lieu à plus de 600 claims miniers, et on s'attend à une hausse des activités de prospection.
Des entreprises telles que Mountain Lake Resources, Major General Resources, NovaGold Resources, Eastmain Resources Inc. et Stratabound Minerals s'affairent activement à chercher des gisements de cuivre-plomb-zinc-argent dans la région de Bathurst. Freewest Resources Canada Inc. étudie la minéralisation aurifère sur sa propriété qui borde la frontière du Maine, près de Woodstock. Dans le secteur du pétrole et du gaz, MariCo Oil and Gas a foré plusieurs puits d'exploration dans le sud-est du Nouveau-Brunswick, et Shell Canada a annoncé un programme d'exploration des schistes bitumineux, d'une durée de trois ans et d'une valeur de 8 millions de dollars.
En ce qui concerne les minéraux non métalliques, Potash Corporation of Saskatchewan (PCS) a acheté la mine de Cassidy Lake de Potash Co. of Canada (Potacan), mine qui a officiellement fermé à la fin de 1997 par suite d'une infiltration d'eau. PCS utilise l'usine de potasse de Cassidy Lake pour raffiner le produit qu'elle extrait de ses mines en Saskatchwan. La mine de PCS, qui emploie environ 340 personnes, a également eu un problème d'infiltration d'eau, mais d'une ampleur beaucoup moindre. Quant à la production de charbon près de Minto, Énergie NB a annoncé qu'elle prévoit fermer la centrale alimentée au charbon de Grand Lac d'ici 2004 dans le cadre de son plan de restructuration à long terme, ce qui aura comme conséquence d'éliminer la demande de charbon. Au cours des dernières années, la production de charbon s'est maintenue à environ 300 000 tonnes par année. Par ailleurs, l'industrie de la tourbe a poursuivi sa croissance et sa diversification. En 1997, la valeur de la tourbe produite au Nouveau-Brunswick a atteint près de 46 millions de dollars et comptait pour plus d'un tiers de la production canadienne totale. Good Earth Canada Ltd. procède à la conversion de son usine de Point Escuminac, qui passera d'une installation saisonnière à une installation ouverte à l'année, employant 25 personnes à temps plein au lieu de 7.
Le déclin des activités de prospection et de développement des 10 dernières années a amené le secteur minier du Nouveau-Brunswick à la croisée des chemins. Le gouvernement provincial examinera en 1999 des moyens de revitaliser l'industrie.
Les dépenses en capital du secteur public, en majeure partie le fait de ministères et des secteurs de l'éducation et de la santé, ont régressé de 5,5 %, tandis que les investissements du secteur privé, qui représentent plus des trois quarts du total des investissements, ont augmenté de 3,1 %. Dans les secteurs d'activité, la fabrication, les transports, les finances et les assurances ainsi que les services aux entreprises ont enregistré des hausses marquées. Les dépenses dans le domaine de la construction résidentielle se sont accrues de 6,9 % pour se chiffrer à 680,1 millions de dollars.
Pour les 11 premiers mois de 1998, la valeur des permis de construction délivrés par les municipalités du Nouveau-Brunswick a progressé de 3,7 %. La valeur des permis délivrés pour la construction non résidentielle a augmenté de 10,7 %, et celle des permis de construction résidentielle a perdu 2,4 %. Selon la Société canadienne d'hypothèques et de logement, le nombre de mises en chantier dans la province durant l'année a diminué, passant de 2 702 en 1997 à 2 447. Le niveau de l'emploi dans le secteur de la construction s'est maintenu en moyenne à 19 000, contre 17 500 en 1997.
En 1999, la poursuite des travaux du projet d'autoroute reliant Fredericton et Moncton et du pipeline de gaz naturel de l'île de Sable devrait avoir des répercussions marquées sur le secteur de la construction. Un investissement connexe découlant de l'arrivée du gaz naturel dans la province est l'expansion majeure de la raffinerie de pétrole à Saint-Jean. On s'attend à d'autres investissements dans les réseaux routiers national et provincial, à un secteur résidentiel plus fort et à des projets dans les secteurs de la fabrication, des services et du commerce. La revue des activités du secteur forestier ainsi que des secteurs de la fabrication et des services fournit de nombreux renseignements sur un grand nombre de projets de construction à venir ou en voie de réalisation dans la province.
Transports, communications et autres services publics
En moyenne, 27 600 personnes occupaient un emploi dans les transports, les communications et les autres services publics, une baisse de 1 200 par rapport à 1997. Au cours des 10 premiers mois de 1998, les salaires ont suivi ceux de l'année précédente.
En préparation du Sommet de la francophonie, l'aéroport de Moncton terminera la réfection de son terminal et le prolongement d'une de ses pistes d'atterrissage; par ailleurs, Canada 3000 offrira un vol à destination de Paris. Des améliorations sur le plan de la sécurité ont été apportées aux aéroports de Miramichi, de Charlo et de Bathurst.
Port Nouveau-Brunswick, anciennement le port de Saint-Jean, a inauguré son nouveau système de roulage de 1,5 million de dollars qui permet de charger et de décharger plus rapidement les navires de marchandises. Le port a aussi connu sa saison la plus occupée pour les paquebots de croisière, puisque 22 paquebots ayant à leur bord quelque 29 000 passagers y ont fait escale. Les expéditions totales pour les 11 premiers mois de 1998 ont régressé de 4,8 % par rapport à 1997 par suite d'une diminution du trafic sortant.
New Brunswick Southern Railway, Sunbury Transport, Port Nouveau-Brunswick et Canadian American Railway, au Maine, ont formé un partenariat afin d'accélérer l'expédition des biens de Saint-Jean vers Toronto et de grandes villes américaines. New Brunswick East Coast Railway a annoncé 29 nouveaux emplois à Campbellton. À Moncton, Besner Atlantic Trucking Ltd. prévoyait démarrer ses activités en employant 20 personnes, tandis que Courrier Purolator a ouvert un nouveau centre de repérage, créant ainsi 45 emplois.
NBTel a annoncé récemment une alliance de 5 millions de dollars d'une durée de cinq ans avec U.S. West, une entreprise de télécommunications américaine, afin d'élaborer des applications électroniques de prestation de service pour les clients de U.S. West au gouvernement américain. NBTel s'est aussi associé à Balisoft Technologies, dont le siège social est à Toronto, pour lancer une nouvelle génération de services Internet pour les centres d'appel. Voltige, les services Internet et multimédias ultra-rapides de NBTel, est maintenant offert à Fredericton et dans d'autres secteurs de Moncton et de Saint-Jean. Les services Internet de NBTel desservent maintenant plus de 50 000 abonnés à l'échelle de la province, une hausse de près de 45 % par rapport à 1997.
Fundy Communications a lancé le premier service de télévision numérique de l'Est du Canada, MAX TV. Le nouveau produit, qui a nécessité un investissement de 4,5 millions de dollars, sera d'abord mis en service dans la région de Moncton. L'entreprise a également lancé un nouveau service interurbain appelé Lingo, qui créera jusqu'à 30 emplois à Saint-Jean et à Moncton, ainsi qu'un nouveau service de télé-avertisseurs. La chaîne du Nouveau-Brunswick, TVNB, a commencé à diffuser plus d'une quarantaine de séries d'émissions télévisées réalisées au Nouveau-Brunswick. À l'aide d'un réseau de six studios établis dans la province, la chaîne offre une programmation quotidienne sur l'actualité à l'échelle provinciale. Fundy Communications a aussi annoncé un partenariat avec Lucent Technologies pour offrir des services de télécommunications aux petites et moyennes entreprises. Le nouveau service, appelé Fusion des affaires, devrait créer 20 nouveaux emplois.
Plus tôt en 1998, le groupe ICT a ouvert un centre d'appels de 150 emplois à Riverview. À Saint-Jean, Xerox a ajouté 100 emplois à son centre et Liberty Mutual Insurance Company a établi un nouveau centre employant 28 personnes. Fulford Enterprises a démarré ses activités à Sackville avec 40 employés. Parmi les annonces récentes, notons l'ajout à Saint-Jean de 500 emplois à Xerox Canada et de 378 emplois à Cendant Canada Inc. Star Choice Television Network à Lincoln augmente ses effectifs de 114 personnes après des travaux d'agrandissement de 2 millions de dollars, Marriott Lodging of Canada s'installe à Fredericton en créant au départ 54 emplois et Camco Inc. crée 20 emplois à son centre d'appels de Moncton par suite du transfert des contrats de garantie d'Eaton.
La production totale d'électricité au Nouveau-Brunswick a augmenté de 9,7 % de janvier à octobre. Énergie NB prévoit des dépenses en capital d'environ 80 millions de dollars en 1999-2000. Bien que la société ait majoré ses tarifs d'électricité de 2,9 % en octobre 1998, elle ne prévoit aucune autre majoration pour l'instant. Le permis de Point Lepreau a été renouvelé pour une période de deux ans, et la centrale fonctionne à une capacité constante depuis sa remise en service après l'arrêt prévu en juillet pour le programme d'entretien. Des consultations publiques ont lieu au sujet de l'avenir de l'industrie électrique au Nouveau-Brunswick. Tractebel et Énergie NB ont annoncé récemment une entente visant l'aménagement d'une centrale au gaz naturel de 200 millions de dollars à Belledune.
La construction du pipeline de gaz naturel de l'île de Sable au travers du sud du Nouveau-Brunswick a commencé; l'achèvement des travaux est prévu pour la fin de 1999. Maritimes & Northeast Pipeline a formé une alliance avec BCF Marine pour construire le gazoduc, des travaux d'une valeur de plus de 300 millions de dollars. La prochaine étape consistera à établir un réseau de distribution du gaz naturel partout dans la province.
Commerce de détail et de gros
L'emploi dans le secteur du commerce a régressé de 1 200, passant à 58 200 en 1998. Pour la période allant de janvier à octobre, les salaires ont progressé de 5,3 % dans cette branche d'activité. Au cours des 11 premiers mois de 1998, les ventes au détail ont enregistré une hausse de 6,6 % pour tous les magasins, comparativement à 4,5 % pour l'ensemble du Canada. On a noté une augmentation dépassant les 10 % dans les magasins de vêtements pour hommes, les magasins de vêtements spécialisés, les magasins de pièces d'automobiles et les magasins de biens durables spécialisés. De janvier à novembre, les ventes en gros ont connu une hausse de 8,0 %.
Plusieurs réalisations sont à noter dans le secteur du commerce de détail. Ainsi, un magasin Canadian Tire de 6 millions de dollars a ouvert ses portes à Tracadie-Sheila, créant 50 emplois. À Fredericton, Sobeys a ouvert une épicerie de grande surface de 5 millions de dollars et Kent Home Improvement Warehouse a ouvert une quincaillerie de grande surface; à Bathurst, un nouveau Staples Depot a ouvert ses portes, tandis qu'une épicerie Real Atlantic Superstore a ouvert à Saint-Jean. Des projets sont aussi en construction : le centre commercial Moncton Mall deviendra mail linéaire NorthWest Centre après des travaux de rénovation de 9,5 millions de dollars, le magasin Canadian Tire de Moncton s'agrandit à un coût de 3 millions de dollars, et une librairie de grande surface Chapters ouvrira ses portes à Fredericton. Des fermetures ont également eu lieu : les magasins K-Mart à Fredericton (deux magasins), à Moncton et à Douglastown, affectant un total de 400 employés; Thornes, une chaîne de quincailleries, à Saint-Jean et à Moncton (80 emplois); IGA à Bathurst (37 employés); Beaver Lumber à Moncton (21 employés).
Secteur de la finance, de l'assurance et de l'immobilier
L'emploi dans ce secteur a diminué de 500 par rapport à 1997 pour se chiffrer à 13 500. Comparativement aux 10 premiers mois de 1997, les salaires ont augmenté de 4,4 %.
La construction de Royal Oaks Estates & Golf Club, un projet résidentiel et un terrain de golf de 18 millions de dollars, est en cours à Moncton. Parmi les projets annoncés, notons un édifice à bureau à Fredericton et un projet de réaménagement riverain de 4,6 millions de dollars à St. Stephen.
Services communautaires, services aux entreprises et services personnels
Ce secteur comprend les activités non commerciales comme les services de santé, les services sociaux et les services d'éducation, ainsi que les activités commerciales comme les services aux entreprises, les services personnels, les installations de divertissement et de loisir ainsi que l'hébergement et la restauration. En 1998, l'emploi a augmenté de 9 600 dans ce secteur, ce qui a porté leur nombre à 123 200. Pour la période de janvier à octobre, les salaires ont progressé de 3,1 %.
Newbridge Networks et le gouvernement provincial ont conclu un partenariat de 20 millions de dollars pour créer au cours des quatre prochaines années jusqu'à 300 emplois dans le secteur de la technologie. Ainsi, ImagicTV de Saint-Jean a reçu 6,4 millions de dollars pour créer 90 emplois dans le domaine de l'élaboration de logiciels. Suivant l'ouverture du Parc du savoir du Grand Fredericton, un projet d'une valeur de 4 millions de dollars, CGI Group Inc., une entreprise d'intégration informatique, s'y est installé en ajoutant 20 personnes à ses effectifs. D'autres projets ont vu le jour à Fredericton : Learnstream, un développeur de didacticiels et de produits de formation pour logiciels, a ouvert ses portes en créant 50 emplois, et Universal Systems, un développeur de logiciels d'information géographique, a annoncé l'ajout de 75 emplois au cours des trois prochaines années.
L'industrie du film du Nouveau-Brunswick est en pleine croissance. La production totale, estimée à 32 millions de dollars pour l'exercice 1998, a plus que doublé par rapport à 1997. Des productions sont en cours, dont des séries télévisées telles que Dans ma cour, Daring and Grace et Witness to Yesterday, et un long métrage intitulé The Fourth Floor.
Dans le secteur de l'éducation, la nouvelle école secondaire Leo Hayes à Fredericton, un projet de 19,8 millions de dollars, ouvrira ses portes en septembre 1999, des travaux d'agrandissement de 7,6 millions de dollars à l'Université du Nouveau-Brunswick à Fredericton doteront le programme de technologie de l'information d'un nouveau centre informatique, et le collège communautaire de Campbellton sera agrandi au coût de 4,8 millions de dollars. Enfin, des travaux de rénovation d'une valeur de 37 millions de dollars seront réalisés dans 148 écoles publiques et quatre collèges communautaires au cours du printemps et de l'été 1999.
Tourisme
Le ministère du Développement économique, du Tourisme et de la Culture a annoncé que la saison touristique 1998 a battu tous les records. Les recettes se sont chiffrées à 850 millions de dollars, soit une hausse de 7,6 % par rapport à 1997, et le nombre de visiteurs a progressé de 7,9 % pour atteindre plus de 1,4 million. Le nombre de visiteurs en provenance de toutes les régions canadiennes et des États-Unis a augmenté. Pour la première fois, le taux d'occupation durant la haute saison a dépassé 80 %.
Toujours dans le secteur du tourisme, d'autres initiatives sont à signaler : mise en oeuvre de stratégies pour accroître le nombre de visiteurs français et faire connaître la chaîne des Appalaches; poursuite de l'aménagement du réseau de Sentiers NB grâce à des investissements de 1 million de dollars dans les comtés de Restigouche et de Gloucester et de 2,2 millions de dollars dans le parc national Kouchibougouac; inauguration du premier tronçon du sentier Fundy, du Centre d'observation des marées des rochers de Hopewell et d'installations d'hébergement trois étoiles à Lamèque et sur la péninsule Kingston; annonce de la construction prochaine d'un hôtel de 6 millions de dollars à Moncton.