L'Économie au Nouveau-Brunswick 1999 Publié par : Ministère des Finances Province du Nouveau-Brunswick Case postale 6000 Fredericton (Nouveau-Brunswick) E3B 5H1 Canada Internet : www.gnb.ca/finance Février 1999 Couverture : Communications Nouveau-Brunswick (CNB 96628) Traduction : Bureau de traduction, Approvisionnement et Services Photocomposition : Imprimeur de la Reine pour le Nouveau-Brunswick Imprimerie et reliure : Services d'imprimerie, Approvisionnement et Services ISBN 1-55236-167-5 ISSN 0548-4073 Imprimé au Nouveau-Brunswick Table des matières Page Sommaire 5 L'économie internationale 7 Revue de 1998 7 Perspectives pour 1999 8 L'économie canadienne 10 Revue de 1998 10 Perspectives pour 1999 12 L'économie du Nouveau-Brunswick 14 Revue de 1998 14 Perspectives pour 1999 17 Secteurs d'activité 20 Agriculture 20 Pêches 21 Secteur forestier 23 Fabrication 27 Mines 29 Construction 31 Services 32 Conclusion 37 Tableaux statistiques 39 Sommaire La croissance des économies nord-américaines a continué à progresser à un rythme soutenu en 1998, bien qu'elle ait montré des signes de ralentissement au Canada durant le deuxième semestre de l'année en raison de la crise financière mondiale et de la baisse des prix des marchandises. Au Nouveau-Brunswick, une forte croissance dans les secteurs de la construction, du commerce, des communications, du tourisme, des services aux entreprises et de la technologie a donné lieu à une hausse de 2,1 % du PIB réel, comparativement à 1,1 % en 1997. L'économie provinciale a bénéficié de nombreux démarrages d'entreprise ainsi que de l'expansion et de la diversification d'entreprises existantes dans les secteurs de la fabrication et des services. La croissance a dépassé les taux nationaux pour le commerce de détail, les ventes de véhicules à moteur, les recettes monétaires agricoles et la production de bois de sciage. Les exportations ont légèrement diminué, surtout en raison de la faiblesse des prix des marchandises sur les marchés mondiaux; toutefois, les livraisons à l'étranger de produits forestiers et de machines et d'équipement ont considérablement augmenté. L'industrie de la construction a connu un regain d'activité en raison du projet routier reliant Fredericton et Moncton et du pipeline de gaz naturel de l'île de Sable. Les recettes touristiques ont atteint un nouveau record. La hausse de l'indice des prix à la consommation s'est située sous la moyenne nationale. La croissance de l'emploi et du revenu du travail a eu un effet bénéfique sur le revenu des particuliers. La situation de l'emploi dans la province a enregistré son meilleur résultat depuis 10 ans, une hausse de 2,6 % pour atteindre 324 200. Tous les gains ont été des emplois à temps plein. Le taux de croissance de la main-d'œuvre ayant ralenti, le taux de chômage a baissé, passant de 12,8 % en 1997 à 12,1 % en 1998. Le taux d'activité s'est accru pour une deuxième année consécutive, atteignant un niveau record de 60,9 %. En 1999, on s'attend à une modération de la croissance économique réelle en Amérique du Nord. Tandis que de nombreux facteurs financiers et économiques fondamentaux se maintiennent, d'autres répercussions négatives attribuables aux difficultés du système financier mondial pourraient ralentir la croissance aux États-Unis et au Canada. Au Nouveau-Brunswick, on prévoit une croissance réelle de 2,3 %. Des projets en cours dans les secteurs des transports et de l'énergie et l'agrandissement de la raffinerie de pétrole d'Irving Oil mèneront à un regain d'activité dans le secteur de la construction. Les efforts de diversification dans les secteurs de l'agriculture, des pêches, de la foresterie, de la fabrication et des services se poursuivront. On s'attend à une stabilisation, et peut-être même à une légère amélioration, des prix mondiaux des matières premières. Le taux de chômage provincial devrait afficher une tendance à la baisse, puisque l'emploi augmente plus rapidement que la population active. L'inflation des prix à la consommation sera comparable à la moyenne nationale. Par ailleurs, le 8e Sommet de la francophonie, auquel participeront 52 pays et gouvernements d'expression française, aura lieu à Moncton en septembre prochain. Plusieurs activités sont prévues dans les mois qui précéderont le sommet. Auront lieu notamment les congrès internationaux du Forum francophone des affaires et de la presse francophone, ainsi que des tables rondes sur les jeunes, des projets pour les jeunes et des concours. L'économie internationale Revue de 1998 Après une bonne performance au cours du premier semestre de 1998, les principales économies industrielles de l'Amérique du Nord et de l'Europe ont subi le contrecoup de l'agitation des marchés financiers internationaux causée par les politiques intérieures et monétaires des pays asiatiques en émergence, les difficultés du secteur bancaire au Japon et en Amérique latine et l'effondrement financier en Russie. L'enchaînement de ces problèmes a mené à un ralentissement marqué des marchés des actions, du pétrole et des marchandises, et il a fallu attendre la fin de l'année avant d'observer des signes de reprise. En conséquence, la croissance de l'économie mondiale a ralenti, passant d'environ 4 % en 1997 à quelque 2 % en 1998. Les taux d'intérêt à court et à long terme ont baissé dans la plupart des pays pour tenter de renforcer la demande intérieure et de stabiliser les marchés financiers volatiles. Dans les pays où les marchandises occupent une place commerciale importante (comme au Canada), les taux de change ont faibli par rapport au dollar américain. En Amérique du Nord et en Europe, on a poursuivi l'assainissement des finances publiques, mais les effets ont quelque peu été annulés par les politiques de stimulation du Japon. Selon l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), la croissance économique des États-Unis, du Canada et du Royaume-Uni s'est poursuivie à un rythme soutenu. L'activité sur le continent européen s'est accélérée dans l'expectative de l'union monétaire et de la devise commune prévues pour 1999; l'Allemagne, la France et l'Italie ont enregistré de modestes baisses de leurs taux de chômage par rapport aux sommets atteints en 1997. Au Japon, l'économie a poursuivi son déclin, malgré des programmes de stimulation dans le secteur public et le début d'une réforme structurelle du secteur bancaire en difficulté. L'inflation dans les pays industrialisés a poursuivi la tendance au ralenti observée tout au long des années 90 et s'est maintenue en moyenne à un peu plus de 1 %. La croissance de l'emploi a enregistré des résultats inégaux : elle a fortement augmenté au Canada, aux États-Unis et en France, elle est demeurée plus modeste au Royaume-Uni et sur le continent européen, tandis qu'elle a chuté de façon marquée au Japon. En conséquence, seul le Japon parmi les sept principaux pays industrialisés a signalé une montée de son taux de chômage annuel. Alimentée par les dépenses de consommation personnelles, l'économie américaine a maintenu sa forte croissance des dernières années, augmentant d'environ 3,5 % pour la quatrième fois en cinq ans. Un marché du travail se rapprochant du plein emploi (le taux de chômage a baissé à 4,3 % en décembre) ne semble pas avoir eu de répercussions sur l'inflation intérieure, l'indice des prix à la consommation se situant sous les 2 %. Par ailleurs, des prix moins élevés pour le pétrole et les biens industriels et une devise américaine plus forte sur les marchés internationaux ont contribué à affaiblir l'inflation. Le déflateur du PIB, une mesure plus large de l'inflation dans l'économie, a progressé d'environ 1 %, l'augmentation la plus faible depuis plus de 30 ans. La crise asiatique a, certes, eu des effets néfastes sur les exportations, et avec la montée en flèche des importations par suite d'une augmentation de la demande intérieure, a entraîné une détérioration marquée du déficit commercial. La Réserve fédérale américaine a pris des mesures pour assouplir la politique monétaire afin d'accroître l'expansion en favorisant l'accès des consommateurs et des entreprises à des capitaux permanents. Perspectives pour 1999 En ce début d'année, les signes d'un ralentissement imminent en Amérique du Nord et en Europe sont manifestes. Cependant, les perspectives pour les États-Unis, le Canada et les pays européens qui adoptèrent la nouvelle devise européenne unique tendent, à moyen terme, vers une croissance à des niveaux plus durables. Les pays de l'euro regroupent les 11 membres qui ont joint l'Union économique et monétaire européenne le 1er janvier 1999, à savoir l'Allemagne, la France, l'Italie, l'Autriche, la Belgique, la Finlande, l'Irlande, le Luxembourg, les Pays-Bas, le Portugal et l'Espagne. La nouvelle devise devrait permettre d'aplanir les embûches de l'union économique et contribuer à stimuler les investissements industriels. En Amérique du Nord, on peut s'attendre à une modération de la croissance attribuable à la consommation, menant à des hausses de 2,0 % à 2,5 % de la croissance réelle. Les pays d'Asie orientale continueront à subir les effets négatifs de problèmes financiers, mais ils semblent avoir dépassé le point critique. Par ailleurs, les importantes mesures de relance budgétaire et la stabilisation prévue dans le reste de l'Asie devraient avoir des conséquences positives sur l'économie et la situation de l'emploi au Japon. Les répercussions du bogue du millénaire sur l'économie mondiale sont difficiles à estimer. Le pire scénario prévoit le mauvais fonctionnement, à partir du 1er janvier 2000, de nombreux ordinateurs et autres systèmes technologiques sensibles à la date. Pour atténuer les interruptions possibles, les secteurs publics et privés de l'économie mondiale investissent depuis quelque temps dans de l'équipement conforme au passage à l'an 2000 et procèdent à des tests de défaillance des systèmes en place. Selon l'édition de décembre des Perspectives économiques de l'OCDE pour 1999, seuls l'Italie et le Japon parmi les sept principaux pays industrialisés devraient connaître une croissance économique plus forte; tous les pays verront une reprise en 2000. L'inflation devrait être sensiblement du même ordre que l'année précédente, tandis que la plupart des pays signaleront une stabilité, sinon des réductions modestes, de leurs taux de chômage. On s'entend pour dire que la croissance de l'économie américaine est de l'ordre de 2,0 % à 2,5 %, si la force du secteur de la consommation se maintient. Comme la confiance des consommateurs a atteint des sommets au milieu de 1998 et que les taux d'épargne des particuliers ont chuté, le niveau actuel de consommation pourrait ne pas durer à moyen terme. On peut s'attendre que la Réserve fédérale américaine prenne rapidement des mesures pour parer à tout problème perçu quant à la disponibilité du crédit pour les consommateurs et les entreprises. Une intensification des problèmes que connaissent les pays de l'Asie orientale pourrait avoir un effet de ralentissement encore plus prononcé aux États-Unis, les exportations vers la région continuant leur déclin. Le taux de chômage devrait légèrement remonter pour s'approcher de 5,0 %, tandis que l'inflation intérieure se stabilisera à un niveau à peine supérieur à celui de 1998. L'économie canadienne Revue de 1998 Pour la deuxième année de suite, le Canada a enregistré l'une des meilleures performances économiques des sept principaux pays industrialisés. Les dépenses de consommation et les investissements des entreprises dans la technologie, les machines et l'équipement ont continué à stimuler la croissance, le secteur public y contribuant de façon modeste pour la première fois depuis 1992. Cependant, certaines branches d'activité ont ralenti au cours du deuxième semestre en raison des prix du pétrole et des marchandises à la baisse et de la crise asiatique. Le produit intérieur brut (PIB) réel a enregistré une forte croissance du premier trimestre de 1997 jusqu'au milieu de 1998, avant de montrer des signes de ralentissement au troisième trimestre. Au début de la décennie, les investissements des entreprises et les exportations menaient la croissance de l'économie canadienne, les consommateurs et le secteur public y comptant pour très peu. À partir de 1997, la croissance s'est équilibrée davantage; les dépenses de consommation ont le plus contribué à la relance grâce à l'amélioration de la situation de l'emploi, la baisse des taux d'intérêt pour atteindre des niveaux plus favorables et l'augmentation rapide de la confiance des consommateurs. Par contre, la crise financière mondiale et la baisse des prix des matières premières qui en a résulté ont nui aux exportations vers l'Asie et affaibli la confiance des consommateurs durant le deuxième semestre de 1998. Pour l'ensemble de l'année, on prévoit une croissance réelle du PIB de 2,9 %, comparativement à 3,8 % en 1997. La nette amélioration de la situation de l'emploi a donné lieu au taux de croissance du revenu personnel le plus fort depuis 1995, atteignant environ 3,3 %. Les dépenses de consommation ont augmenté de façon sensiblement plus rapide que le revenu, donnant lieu à un appauvrissement des épargnes et à des niveaux d'endettement des ménages encore plus élevés. Les épargnes des particuliers en pourcentage du revenu après impôts directs est passé de 5,5 % pour le troisième trimestre de 1996 à -0,8 % pour le troisième trimestre de 1998. Comparativement à des hausses de 264 400 et de 170 700 respectivement pour les deux années précédentes, le niveau d'emploi s'est accru de 385 800, ou 2,8 %, la croissance la plus forte enregistrée depuis 10 ans. Le taux de chômage suit une tendance à la baisse depuis le milieu de 1996 et a enregistré une moyenne de 8,3 %, le taux le plus bas depuis 1990. Après trois années de stagnation, le taux d'activité de la population active s'est accru, passant de 64,8 % en 1997 à 65,1 %. Toutes les provinces ont connu une augmentation des niveaux d'emploi, et seule la Colombie-Britannique a signalé une hausse de son taux de chômage. En 1998, le taux d'inflation a continué à se maintenir à la limite inférieure que s'était fixée la Banque du Canada, alors que l'augmentation de 0,9 % de l'indice des prix à la consommation est la plus faible depuis 1994. Un déclin marqué de la plupart des prix des matières premières a réduit la pression sur les prix, ce qui s'est finalement traduit par des prix presque inchangés pour la majorité des biens fabriqués. Au niveau industriel, la mise en services de nouvelles installations de production ainsi qu'une légère diminution de la production ont fait baisser l'utilisation de la capacité de production au cours des deuxième et troisième trimestres. Les installations industrielles ont fonctionné à 83,5 % de leur capacité entre juillet et septembre, une baisse de 0,6 % par rapport au trimestre précédent, et 3,3 points de pourcentage sous le sommet de 86,8 % enregistré durant l'expansion économique de 1988. Malgré l'augmentation de l'emploi, l'inflation des salaires a été tempérée. Selon Travail Canada, les principaux règlements salariaux négociés se sont chiffrés en moyenne à 1,7 % au cours du premier semestre, un taux comparable à celui de 1997 mais supérieur à 1995 et 1996, où il avait atteint 0,9 %. Les règlements du secteur public et du secteur privé ont été semblables. Les graves difficultés financières éprouvées en Asie orientale, au Japon, au Brésil et en Russie ont touché les prix des marchandises et les marchés des actions à l'échelle mondiale vers la fin de 1997 et en 1998; l'incertitude ainsi créée a entraîné une valorisation marquée du dollar américain. Or, comme le Canada est perçu sur la scène internationale comme une économie axée sur les marchandises qui est fortement dépendante du commerce extérieur, la pression à la baisse sur la devise canadienne était inévitable. Le dollar a commencé l'année à environ 70 cents américains avant de chuter à un niveau record de 63,3 cents à la fin du mois d'août. La Banque du Canada a fait passer son taux d'escompte de 5,0 % à 6,0 % pour tenter de stabiliser la devise, et le dollar a graduellement remonté le reste de l'année, clôturant à 64,4 cents en fin d'année. Au début de 1999, le dollar a repris de la vigueur, dépassant 66 cents à la mi-janvier. La hausse du dollar au cours du dernier trimestre a permis à la Banque du Canada de ramener son taux d'escompte à 5,25 % en fin d'année, une réduction équivalente à celle de la Banque de la Réserve fédérale aux États-Unis. À 6,75 %, le taux préférentiel du Canada se situe toujours à environ un point de pourcentage sous le taux préférentiel américain. La plupart des principaux indicateurs économiques pointaient vers un ralentissement pour les derniers mois de 1998. Les ventes au détail, la rémunération hebdomadaire moyenne, les livraisons de biens de fabrication, les salaires, les permis de construction et les ventes de voitures neuves ont tous enregistré une croissance, mais à des taux plus bas que l'année précédente. L'indice composite de Statistique Canada, un indicateur avancé des perspectives économiques, n'a pu enregistrer que des gains marginaux au deuxième semestre. Si on exclut les répercussions négatives du marché boursier, toutefois, la croissance des autres composantes s'avèrait plus encourageante. Bien qu'il ait généralement affiché une tendance à la hausse, le PIB mesuré sur une base mensuelle par branche d'activité a considérablement fléchi par rapport à 1997, le secteur de la production de biens étant le maillon le plus faible. Perspectives pour 1999 Les prévisions pointent vers un affaiblissement de l'environnement économique externe en 1999, et on peut s'attendre à ce que l'économie canadienne aussi enregistre des résultats plus modestes qu'au cours des deux années précédentes. Bon nombre des facteurs financiers et économiques fondamentaux à la base de la croissance en 1997 et 1998 sont toujours présents au début de 1999 : des possibilités d'emploi accrues, une inflation stable, une politique monétaire conciliante, une devise canadienne concurrentielle, une croissance aux États-Unis et la poursuite de la stabilisation financière du secteur public. Cependant, d'autres répercussions négatives par suite des difficultés du système financier mondial pourraient contribuer à affaiblir davantage l'économie américaine et, au bout du compte, ralentir encore plus la croissance au Canada. Comme près de 85 % des exportations canadiennes vont aux États-Unis, la santé de l'économie américaine est une préoccupation majeure. Pour l'ensemble de l'année, la croissance devrait être du même ordre qu'aux États-Unis, entre 2,0 % et 2,5 %. À l'échelle provinciale, Terre-Neuve et l'Ontario enregistreront les meilleurs résultats économiques, la plupart des autres provinces se situant près de la moyenne nationale. La croissance de l'emploi devrait être plus modeste qu'en 1998, et on devrait continuer à observer une tendance à la baisse du taux de chômage. Le taux d'inflation devrait demeurer vers le milieu des limites supérieure et inférieure visées par la Banque du Canada. Les prix des matières premières sur les marchés mondiaux devraient se stabiliser puis légèrement progresser. Si la situation le justifie, la politique monétaire américaine devrait être plus conciliante, ce qui pourrait mener à un mouvement à la baisse des taux canadiens. Par contre, si les conditions financières externes se détériorent et que la valeur du dollar canadien baisse sur les marchés internationaux, la Banque du Canada pourrait être obligée de hausser les taux d'intérêt au pays. Au mieux, seule une modeste valorisation du dollar est à prévoir, à moins que les prix des marchandises connaissent un regain important. L'économie du Nouveau-Brunswick Revue de 1998 Introduction En 1998, l'économie du Nouveau-Brunswick s'est raffermie par suite de grands projets de construction dans les secteurs des transports et de l'énergie qui ont alimenté la croissance dans la province, pour une hausse du PIB réel de 2,1 %, selon les estimations, comparativement à une hausse de 1,1 % en 1997. Outre le secteur de la construction, les secteurs du commerce, des communications, du tourisme, des services aux entreprises et de la technologie de l'information ont aussi enregistré une forte croissance. Selon les estimations, les industries productrices de services du Nouveau-Brunswick ont connu en 1998 une croissance plus forte que les industries productrices de biens, tandis que le secteur public devrait enregistrer une croissance positive. Produit intérieur brut On estime que le produit intérieur brut aux prix du marché a augmenté de 2,3 %, suivant une croissance de 2,1 % en 1997. Le revenu du travail est venu en tête l'an passé, tandis que les bénéfices des sociétés et les intérêts créditeurs et les revenus de placements divers ont baissé en raison de la faiblesse des prix des marchandises sur les marchés mondiaux, des taux d'intérêt à la baisse et de la volatilité des marchés financiers. L'accroissement du revenu du travail a aussi eu des effets positifs sur le revenu personnel total, tout comme une hausse des paiements de transfert du gouvernement aux particuliers après plusieurs années de faiblesse. On estime que le revenu personnel total a augmenté de 2,6 % en 1998, une hausse considérable par rapport au taux de 1,8 % enregistré en 1997. Au chapitre des dépenses, les achats de biens et services par les consommateurs ont progressé, selon les estimations, de 4,7 % en dollars courants, ou d'un remarquable 3,6 % en dollars constants. Conséquence des restrictions budgétaires gouvernementales, les dépenses courantes en biens et services1 n'ont que très légèrement augmenté. Après une baisse en 1997 par suite de l'achèvement de projets majeurs dans le secteur de la construction, les investissements des entreprises et du gouvernement ont affiché un redressement important, augmentant de 7,0 % en 1998. Exportations Selon les estimations des 11 premiers mois de l'année, la valeur des exportations à l'étranger en provenance du Nouveau-Brunswick a perdu 2,4 % en 1998, ce déclin étant en majeure partie attribuable à des baisses importantes dans les exportations de produits énergétiques et de biens industriels. La faiblesse de ces secteurs s'explique surtout par les bas prix des marchandises sur les marchés mondiaux, qui abaissent la valeur monétaire de ces produits d'exportation. Parmi nos autres principales exportations, notons que les produits forestiers ont grimpé de 16,6 % durant l'année, tandis que les exportations de machines et d'équipement ont progressé de 21,2 %. Les exportations de produits agricoles et de produits de la pêche ont légèrement diminué. Tandis que le dollar canadien se négocie à la baisse à des taux jamais vus, les États-Unis demeurent le principal partenaire commercial extérieur du Nouveau-Brunswick, comptant pour plus de 80 % de nos exportations à l'étranger. Viennent ensuite le Japon et le Brésil, qui représentent chacun environ 4 % du total. Les bas prix des marchandises et la faible valeur du dollar canadien ont montré au cours des dernières années l'importance de l'économie américaine pour les exportations du Nouveau-Brunswick. Prix En 1998, l'indice des prix à la consommation (IPC) a augmenté de 0,6 % au Nouveau-Brunswick, ce qui représente une baisse marquée par rapport au taux de 1,9 % enregistré l'année précédente et place la province sous la moyenne nationale de 0,9 %. C'est la troisième fois en quatre ans que le taux d'inflation des prix à la consommation se situe sous la moyenne nationale. Les prix à la consommation dans la province ont augmenté dans sept des huit composantes principales de l'IPC, les boissons alcoolisées et les produits du tabac enregistrant la hausse la plus forte (3,5 %). Les prix ont baissé pour la première fois depuis 1987 dans le domaine des transports. Population active La population active du Nouveau-Brunswick s'est accrue de 6 500 (1,8 %) pour atteindre 368 900 en 1998. Le taux d'activité provincial a progressé pour la deuxième année de suite, atteignant un niveau record de 60,9 %. Le taux national s'est maintenu à 65,1 %, une hausse de 0,3 point de pourcentage par rapport à l'année précédente. Au Nouveau-Brunswick, le taux d'activité chez les hommes est demeuré à 67,4 %, tandis que, à 54,7 %, le taux d'activité enregistré pour les femmes a atteint un sommet. Pour la deuxième année de suite, la situation de l'emploi s'est améliorée dans toutes les provinces. Le Nouveau-Brunswick a connu le taux de croissance le plus élevé parmi les provinces (4,0 %) durant le dernier trimestre de 1998. Pour l'année, l'emploi a augmenté de 8 100 (ou 2,6 %) pour atteindre 324 200, dépassant le niveau record de 316 100 de l'année précédente. Le Nouveau-Brunswick n'a pas connu un gain de cette ampleur depuis 1988. La majeure partie de cette croissance a profité aux femmes, le nombre d'emplois parmi ce groupe ayant augmenté de 6 700 (4,7 %). Tous les gains enregistrés ont été des emplois à temps plein, dont près de 90 % sont allés à des femmes. L'emploi à temps plein, qui représentait 84 % de tous les emplois du Nouveau-Brunswick, a augmenté de 9 200, tandis que 900 emplois à temps partiel ont été perdus. L'emploi a progressé par rapport à l'année précédente dans tous les groupes d'âge. Le nombre de jeunes (15 à 24 ans) ayant un emploi a augmenté pour la première fois depuis 1995, avec un gain de 2 700 (ou 5,6 %). À l'échelle nationale, le nombre total de personnes employées a augmenté de 2,8 %. En 1998, on a observé des gains dans quatre des neuf groupes industriels. Le secteur des services communautaires, des services aux entreprises et des services personnels a enregistré la hausse la plus forte parmi les groupes industriels (9 600). Le secteur de la fabrication (2 100), le secteur de la construction (1 500) et, dans une moindre mesure, le secteur agricole (100) ont aussi réalisé des gains. L'emploi a baissé dans les autres branches d'activité; les autres branches du secteur primaire, le groupe des transports, des communications et des autres services publics et le secteur du commerce ont subi les pertes d'emplois les plus importantes (1 200 pour chaque secteur). Puisque l'emploi a progressé plus rapidement que la population active, le nombre de chômeurs dans la province a baissé de 1 700 pour se situer à 44 700. À l'échelle nationale, le chômage a chuté de 7,7 %, atteignant le niveau le plus bas depuis 1990. Le taux de chômage désaisonnalisé du Nouveau-Brunswick s'est stabilisé durant le deuxième semestre de 1998, après une détérioration durant le premier semestre. Le taux annuel a diminué de 0,7 point de pourcentage par rapport au taux de 1997, pour se situer à 12,1 %. Le taux de chômage au Canada a régressé jusqu'à 8,3 %, la quatrième année d'affilée sous la barre des 10 % et le taux le plus bas en huit ans. Au Nouveau-Brunswick, les niveaux et les taux de chômage pour les hommes et pour les femmes ont baissé par rapport à l'année précédente. Le taux de chômage a régressé pour tous les groupes d'âge à l'exception des adultes plus âgés (45 à 64 ans). Le taux de chômage toujours élevé parmi les 15 à 19 ans a enregistré la baisse la plus marquée. L'amenuisement de la population active et des pertes d'emploi plus importantes ont contribué à l'augmentation du taux de chômage dans la région du Nord-Est, la seule région à enregistrer une détérioration par rapport à 1997. Dans les quatre autres régions, une nette amélioration de la situation de l'emploi et une croissance plus faible de la population active ont fait baisser les taux de chômage. Population Au 1er juillet 1998, la population du Nouveau-Brunswick se chiffrait, selon les estimations, à 752 351 habitants, une baisse de 0,1 % en un an. En comparaison, la population du Canada s'est accrue de 1,0 %. Pour la période de 12 mois terminée le 30 juin 1998, le nombre de naissances au Nouveau-Brunswick est tombé à 7 800, tandis que le nombre de décès est demeuré stable à 6 000. En conséquence, l'accroissement naturel de la population a été le plus bas jamais enregistré (1 800). La migration vers l'extérieur de la province est le principal facteur de non-croissance de la population globale, puisqu'elle s'est soldée par une perte nette de 2 800 personnes pour le Nouveau-Brunswick. L'âge médian de la population au Nouveau-Brunswick a atteint 36,5 ans en 1998, ce qui est légèrement supérieur à la moyenne nationale. La distribution de la population continue à diminuer parmi les groupes d'âge plus jeunes, les enfants de la naissance à 14 ans représentant 18,6 % de la population et le groupe des 15 à 29 ans, 21,0 %. Le groupe des 30 à 49 ans a connu une deuxième baisse de suite, bien qu'il représente 32,2 % de la population. Les groupes plus âgés ont vu leur part augmenter, atteignant 15,3 % pour les préretraités de 50 à 64 ans, 9,7 % pour les personnes âgées entre 65 et 79 ans et 3,2 % pour les personnes âgées de 80 ans ou plus. Le vieillissement de la génération issue de l'explosion démographique, dont les plus âgés ont dépassé 50 ans, commence à accélérer la croissance du groupe des préretraités. Perspectives pour 1999 Le rythme de l'expansion économique que connaît actuellement le Nouveau-Brunswick devrait s'accélérer en 1999; en effet, l'économie poursuit sa diversification, et de grands projets dans les secteurs des transports et de l'énergie entament leurs années de pointe. La croissance du PIB réel prévue au Nouveau-Brunswick est, à 2,3 % pour 1999, du même ordre que les taux de croissance prévues pour les économies américaine et canadienne. Toutes les branches d'activité, à l'exception du secteur minier, devraient enregistrer une croissance positive au Nouveau-Brunswick. Le secteur de la construction en particulier connaîtra une nette amélioration en raison des travaux qui s'intensifieront sur le projet d'autoroute à quatre voies reliant Fredericton et Moncton et du pipeline de gaz naturel vers le nord-est américain. L'agrandissement de 750 millions de dollars de la raffinerie de pétrole d'Irving Oil à Saint-Jean et la construction possible à Belledune d'une nouvelle centrale alimentée au gaz naturel, un projet de 200 millions de dollars, stimuleront également le secteur de la construction, en plus de contribuer à relancer l'économie provinciale en 1999 et durant les prochaines années. Le produit intérieur brut en dollars courants, stimulé par une amélioration des salaires et de modestes reprises des bénéfices des sociétés et des intérêts créditeurs et des revenus de placements divers, devrait augmenter de 3,7 % cette année. La croissance du revenu du travail et le maintien de la hausse des paiements de transfert du gouvernement aux particuliers auront aussi des répercussions positives sur la croissance du revenu personnel. On s'attend en 1999 à une augmentation de 3,4 % en dollars courants des dépenses des consommateurs en biens et en services, suivant une forte performance l'année dernière. Les dépenses ordinaires en biens et services dans le secteur public augmenteront à peine en dollars courants et diminueront légèrement en dollars constants. On estime que, en 1999, les investissements du gouvernement, des entreprises et des particuliers augmenteront au total de 8,6 %. Pour cette année, l'emploi devrait connaître une hausse de 1,6 %, un taux supérieur à l'augmentation de 1,1 % de la population active. Le taux de chômage du Nouveau-Brunswick devrait donc diminuer pour passer de 12,1 % à 11,7 %. Pour ce qui est de l'inflation, l'indice des prix à la consommation devrait augmenter de 1,5 % en 1999, après une progression de 0,6 % en 1998. Secteurs d'activité Agriculture Au Nouveau-Brunswick, les recettes monétaires agricoles ont augmenté de 10,0 % durant les trois premiers trimestres de 1998 et semblent se diriger vers un niveau record. À l'échelle nationale, les recettes ont diminué de 2,6 %. Les recettes provenant des cultures, l'élément le plus important, ont augmenté de 26,7 %. Les recettes provenant de la pomme de terre, qui représentent 60 % du total des recettes des cultures, se sont accrues de 47,4 %, tandis que les recettes provenant des cultures fruitières ont progressé de 46,8 %. En 1998, on a cultivé la pomme de terre sur environ 57 250 acres, et les rendements signalés ont été satisfaisants pour la plupart des variétés. Dans le secteur de l'élevage et de ses produits, les recettes ont progressé de 2,6 %, et des hausses marquées dans les recettes provenant de l'élevage des bovins, de l'élevage du mouton et de la volaille ont compensé la faiblesse des prix du porc. Les sommes versées aux agriculteurs en vertu du programme de stabilisation et d'autres programmes d'aide ont fortement chuté pour la deuxième année consécutive par suite de l'abolition des subventions fédérales au transport. En 1998, le revenu net des agriculteurs devrait augmenter par rapport à 1997. Au cours des dernières années, le gouvernement provincial a institué des programmes visant à aider l'industrie agricole à prendre de l'expansion et à se diversifier grâce à l'intensification de l'élevage des bovins et du porc et de la production des fruits et légumes, notamment le bleuet et la canneberge. En juillet, la Société du crédit agricole a approuvé un ensemble de produits financiers visant à aider les agriculteurs du Nouveau-Brunswick à consacrer davantage de terrain à la culture agricole. Ainsi, il est possible de différer jusqu'à 36 mois le remboursement du principal des prêts consentis aux agriculteurs pour financer l'aménagement de terres en vertu du Programme d'aménagement des terres provincial, lequel favorise le défrichage, le drainage et la conservation des sols, ainsi que l'approvisionnement en eau à des fins d'irrigation. Des marchés naissants en Asie sont très prometteurs pour le bleuet. Par ailleurs, on a récolté 68 acres de marais à canneberge en 1998; 48 acres ont été plantés durant l'année, et 100 acres supplémentaires sont censés être plantés en 1999. Depuis 1994, la Commission de l'aménagement rural a approuvé 12 prêts pour l'établissement de cultures vivaces afin de contribuer à l'aménagement de près de 330 acres de marais à canneberge. Un autre nouveau produit, le ginseng, est actuellement planté à 65 endroits dans le centre de la province. La racine de la plante est particulièrement recherchée en Asie, où l'on en fait une potion tonique. Le gouvernement provincial a offert 1 million de dollars sous forme de prêts, de remboursements différés du principal et de prêts garantis aux producteurs de porcs aux prises avec une sérieuse baisse des prix de leurs produits. La province cherche à devenir autosuffisante dans la production de fourrage pour le bétail, et la récolte de céréales de 1998, qui a atteint quelque 100 000 tonnes, a été la meilleure depuis 1962. Pour aider à la mise en valeur, à la promotion et au potentiel touristique des marchés agricoles locaux, le gouvernement provincial a dévoilé en juin une stratégie de mise en valeur des marchés agricoles. Le programme offrira aux vendeurs des marchés agricoles des séances de formation sur la salubrité des aliments, la mise en marché des produits et la promotion; on espère ainsi accroître de 30 % le nombre de vendeurs au cours de la première année. L'industrie agricole cherche aussi à étendre ses marchés à l'extérieur de la province. En août, le gouvernement provincial a signé avec le Brésil une entente visant le partage d'information sur la production de la pomme de terre et la détermination de domaines de coopération potentielle dans le secteur laitier. En octobre, le Canada et le Mexique ont signé une entente qui redonne aux producteurs canadiens de pommes de terre de semence accès aux marchés mexicains. Cette entente a été une très bonne nouvelle pour les exportateurs néo-brunswickois, qui formaient 60 % du marché d'exportation vers le Mexique en 1996-1997 avant qu'un différend au sujet des méthodes d'inspection interrompt les échanges. Pour tenter d'attirer des agriculteurs immigrants en provenance de l'Europe, le gouvernement provincial a lancé une campagne visant à promouvoir la province comme endroit propice à l'établissement d'une exploitation agricole. Une vidéo traduite en six langues a été produite comme outil promotionnel. Pour 1999, on prévoit que les recettes monétaires agricoles et le revenu des agriculteurs néo-brunswickois dépasseront les niveaux de 1998. L'industrie agricole poursuivra sa diversification en lançant de nouveaux produits et en rehaussant la valeur ajoutée des produits actuels, tout en explorant de nouveaux débouchés sur les marchés extérieurs. Pêches L'industrie des pêches commerciales du Nouveau-Brunswick a connu un déclin pour la deuxième année de suite. Les données préliminaires sur la saison de pêche du crabe des neiges indiquent des débarquements de 6 719 tonnes, une diminution de 25 % par rapport à l'année précédente. Le secteur de la pêche au homard a aussi connu une légère baisse des débarquements dans le golfe du Saint-Laurent, mais les prix ont dépassé ceux de 1997. Les données préliminaires indiquent que les débarquements de homards dans la baie de Fundy ont aussi diminué, tandis que les débarquements de hareng dans le golfe ont régressé de 24 %. Dans la région Scotia-Fundy, les contingents de hareng ont augmenté de 50 % par rapport à 1997 pour atteindre 95 000 tonnes métriques. Dans la baie de Fundy, les débarquements de hareng du Nouveau-Brunswick ont augmenté de 21 %, pour un total de 37 242 tonnes en 1998. En 1998, une maladie a fait régresser le secteur aquacole du Nouveau-Brunswick. L'anémie infectieuse du saumon a entraîné des mortalités dans les exploitations salmonicoles et d'importantes pertes financières durant deux années consécutives. Un programme de gestion global mis en œuvre en 1998 semble atteindre ses objectifs. L'élevage du saumon de l'Atlantique compte pour la majeure partie de la production aquacole de la province, le reste étant constitué d'autres espèces telles que l'huître, la moule, l'omble chevalier, la truite et l'anguille. L'industrie a également continué à se heurter à une concurrence féroce sur les marchés internationaux, et le prix du saumon a régressé par suite de l'augmentation de la production mondiale. On estime la production totale de saumon de l'Atlantique au Nouveau-Brunswick en 1998 à 14 232 tonnes métriques pour une valeur de 106 millions de dollars. Le Nouveau-Brunswick a poursuivi ses efforts de diversification des espèces par des projets de développement de nouvelles méthodes pour cultiver des espèces potentiellement intéressantes et pour accélérer leur commercialisation. Le flétan, l'aiglefin, la plie rouge, le pétoncle géant, la mactre d'Amérique, la palourde américaine et la mye sont les espèces visées par ces efforts. De plus, l'industrie a continué à évaluer les possibilités d'améliorer le rendement en gonades (la rave) d'oursin. Ce produit est un mets recherché sur le marché japonais de poissons et fruits de mer. Du côté de la transformation des fruits de mer, le secteur a continué à faire preuve de dynamisme dans la recherche de nouveaux débouchés en participant à des foires commerciales et en effectuant des missions auprès d'acheteurs étrangers et des promotions spéciales visant des marchés cibles. La réalisation d'importants investissements a favorisé la croissance de la transformation à valeur ajoutée. Parmi les investissements réalisés au cours de la dernière année, notons l'ouverture d'une nouvelle usine de transformation du saumon des plus modernes à St. George et la pleine mise en service d'une usine de transformation spécialisée dans les fruits de mer congelés et autres mets préparés à Scoudouc. Un projet de coentreprise avec un partenaire américain à Cap-Pelé a permis la mise en marché de nouveaux produits à valeur ajoutée à base de moules, tandis qu'une autre coentreprise a été amorcée dans la Péninsule acadienne pour la transformation de produits à valeur ajoutée à base de hareng. Un partenariat entre une entreprise de Lamèque et une société française, qui associe la transformation à valeur ajoutée à des importations de matières premières, a aussi été mis sur pied. Les initiatives mentionnées ont donné lieu à la création de plus de 150 emplois à temps plein au cours des deux dernières années. D'autres projets importants faisant appel à des importations de matières premières sont actuellement en élaboration et serviront à la transformation d'espèces telles que le crabe rouge, la moule, le poisson de fond, le homard, le hareng, le maquereau, le crabe des neiges et le crabe nordique. Malgré une baisse des prix, le Nouveau-Brunswick a continué à afficher des résultats impressionnants en matière d'exportations au cours de la dernière année. En 1997, les exportations de poissons et de fruits de mer ont atteint 561 millions de dollars, une hausse de 8 % par rapport à 1996. Les données préliminaires pour les neuf premiers mois de 1998 indiquent une diminution de 3 % de la valeur des exportations des produits de la pêche, mais une augmentation de 4 % du volume comparativement à l'année précédente. Les exportations vers les États-Unis durant la même période en 1998 ont atteint 44 416 tonnes métriques pour une valeur de 339 millions de dollars, ce qui représente des augmentations respectives de 18 % et de 10 %, tandis que le volume et la valeur des exportations vers le Japon pour la même période se sont chiffrés à 4 649 tonnes métriques et 41 millions de dollars, des diminutions de 38 % et de 45 % respectivement par rapport à 1997. Les Japonais ont réduit leurs achats par suite de la dévaluation du yen et de la crise économique en Asie, facteurs qui ont eu des répercussions négatives sur le deuxième marché en importance pour les fruits de mer du Nouveau-Brunswick. Le secteur de la transformation du poisson au Nouveau-Brunswick continue à obtenir d'assez bons résultats sur des marchés internationaux extrêmement concurrentiels, tout en étant souvent aux prises avec des ressources à la baisse pour plusieurs espèces et en devant s'adapter à des réglementations changeantes pour conserver son accès aux marchés clés. Au cours des dernières années, les représentants de l'industrie ont établi des réseaux d'approvisionnement en matières premières qui permettent au secteur de la transformation d'élargir ses activités au-delà des ressources locales et des saisons. S'ajoutent à cela des initiatives de transformation à valeur ajoutée et de nouveaux concepts sur le plan de l'emballage et de la présentation, permettant à l'industrie de maintenir sa position concurrentielle sur les marchés mondiaux. Secteur forestier Le secteur forestier du Nouveau-Brunswick a connu une autre année de croissance soutenue, malgré la faiblesse des prix dans les industries du papier et des produits connexes et des produits du bois. La chute du dollar canadien et le maintien de l'économie américaine ont aidé les entreprises forestières du Nouveau-Brunswick à passer au travers des conditions difficiles qui prévalaient sur les marchés, car la majeure partie des produits forestiers du Nouveau-Brunswick sont vendus sur le marché américain. Selon les estimations, la valeur des livraisons des produits du bois a progressé de 8,4 % pour les 11 premiers mois de 1998, après une augmentation similaire en 1997. La production du bois de sciage est demeurée forte au Nouveau-Brunswick, augmentant de 12,1 %. Les prix du bois d'œuvre sont demeurés faibles en 1998, terminant l'année au même niveau qu'en 1997, alors que les prix des panneaux de particules orientées et du contreplaqué ont progressé durant l'année, les prix des panneaux de particules orientées atteignant des niveaux record en fin d'été. Bien que la faible demande asiatique ait entraîné une offre excédentaire de bois d'oeuvre sur le marché, la demande s'est maintenue, les mises en chantier aux États-Unis ayant augmenté de 9,6 % en 1998. La fabrication de produits du bois à valeur ajoutée continue à constituer un volet important du secteur forestier provincial, car elle contribue à la diversification de la production et à rendre l'industrie moins vulnérable aux conditions du marché pour le bois d'œuvre. Parmi les grands projets entrepris ou annoncés en 1998, notons des travaux d'agrandissement de 7,25 millions de dollars par West-Wood Industries à Scoudouc, le nouvel exploitant de l'ancienne usine Lock-Wood, qui permettent à l'entreprise de fabriquer des produits du bois à valeur ajoutée; un investissement de 30 millions de dollars par Flakeboard Company Ltd. à St. Stephen pour doubler la production de panneaux de fibre à haute densité, ce qui devrait créer 55 nouveaux emplois; l'ouverture d'une nouvelle scierie et usine de fabrication de produits en bois dur de 10 millions de dollars à Minto par HTM Industries Inc., qui prévoit embaucher 72 personnes une fois les installations fonctionnant à pleine capacité. Par ailleurs, Atlantic Pressure Treating Ltd. de Beaverdam, le seul producteur de produits du bois traité sous pression au Nouveau-Brunswick, agrandira ses installations à un coût de 4,5 millions de dollars, ce qui devrait créer 65 emplois. Veneer Products of NB, à Napadogan, procède à des travaux de modernisation de 3,1 millions de dollars qui lui permettront de produire un placage de qualité supérieure et de créer 10 nouveaux emplois, tandis que Le Groupe Savoie Inc. de Saint-Quentin a effectué des travaux d'agrandissement de 1 million de dollars et prévoit la création de 21 emplois. L'industrie du papier et des produits connexes du Nouveau-Brunswick a vu les conditions du marché se détériorer au fur et à mesure que 1998 avançait, car les prix de la plupart des produits de l'industrie des pâtes et des papiers ont suivi une tendance à la baisse. Par contre, la valeur des livraisons de biens de fabrication a augmenté dans l'industrie, gagnant 11,1 % de janvier à novembre après avoir subi des baisses durant les deux années précédentes. Les prix de la pâte ont régressé au cours de l'année en raison de la faible demande en provenance d'Asie, tandis que les prix du papier journal ont légèrement progressé par suite de grèves dans l'industrie, notamment la grève de cinq mois à Abitibi-Consolidated Inc., qui s'est finalement terminée en novembre. Les prix du papier couché aussi ont baissé, tout comme le prix du papier ondulé moyen employé dans la fabrication des boîtes de carton. Smurfit-Stone Container Corp., la nouvelle entreprise formée par la fusion de Stone Container Corp. et de Jefferson Smurfit Group Plc, l'un des plus importants producteurs mondiaux de produits de carton et d'emballage à base de papier, a annoncé la fermeture permanente de son usine de pâte blanchie chimico-thermomécanique de Bathurst à la fin novembre, mettant 35 personnes à pied. Ouverte en 1983, l'usine avait connu quatre fermetures temporaires depuis 1996 en raison de la faiblesse des prix de la pâte et de son incapacité de soutenir la concurrence sur les marchés mondiaux de la pâte. La fermeture s'inscrit dans le cadre du plan de réduction des effectifs de l'entreprise, qui mettra à pied à l'échelle internationale jusqu'à 3 600 personnes, ou 10 % de sa main-d'œuvre. La réorganisation de l'entreprise pourrait aussi mener cette année à des mises à pied à son autre usine de Bathurst, qui emploie actuellement 300 personnes dans la production de matériau ondulé utilisé dans les emballages. L'une des machines à papier de l'usine a été mise hors service durant cinq semaines en 1998 à cause des mauvaises conditions du marché. De même, l'usine de pâte de feuillus de St. Anne Nackawic Pulp Company à Nackawic a interrompu ses activités durant trois semaines en août en raison des stocks élevés à l'usine. L'usine écoule ses produits sur les marchés d'Asie orientale surtout, et les difficultés économiques avec lesquelles la région est aux prises ont ralenti la demande pour la pâte. Entre-temps, l'usine de pâte AV Cell Inc. d'Atholville a amorcé la production en mai, employant 240 personnes. L'usine, qui avait fermé durant deux ans avant d'être rachetée plus tôt dans l'année par Tembec Inc. et le groupe Birla, un conglomérat asiatique de fibres et de produits chimiques, produit de la pâte dissolvante qui entre dans la fabrication de la rayonne. Toujours du côté de l'industrie, la vente de l'usine Alcell de Repap à Miramichi et de la technologie Alcell a échoué à deux reprises en 1998, les deux acheteurs éventuels n'ayant pas réussi à obtenir le financement nécessaire pour acheter et exploiter l'usine. Bien que la possibilité de vendre la technologie et les actifs Alcell demeure, Repap envisage de fermer pour de bon l'usine, qui est inactive depuis 1996. Bonnes nouvelles cependant quant au centre de recherche et développement de Repap, qui sera transféré des États-Unis à Miramichi, créant sept emplois. Dans le Nord-Ouest, les Papiers Fraser à Edmundston ont investi 19 millions de dollars dans la modernisation du système de manutention des copeaux de bois afin d'améliorer la qualité du papier produit. Ailleurs, Bowater Inc., le plus gros producteur de papier journal des États-Unis, a acheté Avenor, qui exploite une usine de papier journal à Dalhousie; l'entreprise grimpe ainsi au deuxième rang mondial pour la production du papier journal et au troisième rang en Amérique du Nord pour la production de pâte. Au cours des années à venir, la sylviculture continuera à être une source d'emplois dans les forêts du Nouveau-Brunswick. En 1998, les dépenses gouvernementales provinciales ont triplé au chapitre des projets sylvicoles sur les lots boisés privés, passant de 2 à 6 millions de dollars. Comme la récolte abusive sur les lots boisés privés de la province est une préoccupation constante, les activités sylvicoles y ont pris plus d'importance. De nombreux rapports font état des conséquences que la récolte abusive pourrait avoir sur la viabilité d'un certain nombre de scieries au Nouveau-Brunswick. Dans une annonce connexe, le gouvernement provincial a publié un rapport qui recommande la création d'un réseau de zones protégées au Nouveau-Brunswick d'ici 2005. Le rapport recommande la désignation dans la province d'un minimum de sept zones protégées, où l'activité humaine serait réduite à un minimum et les activités de coupe, l'exploitation minière et autres activités commerciales seraient interdites. L'industrie forestière prédit des fermetures d'usines et des pertes d'emplois si les territoires en question deviennent des zones écologiques protégées. Bien que la propriété des forêts du Nouveau-Brunswick reste encore à déterminer, des progrès ont été accomplis au cours de la dernière année sur la reconnaissance des droits de coupe autochtones sur les terres de la Couronne. En avril, la cour d'appel du Nouveau-Brunswick avait renversé la décision d'un tribunal qui avait accordé aux autochtones de la province la permission de couper des arbres sur toutes les terres de la Couronne. Le nouveau jugement a rendu illégale la récolte de bois par les autochtones sur les terres de la Couronne. Bien que la Cour suprême du Canada ait refusé d'entendre l'appel du jugement de la cour d'appel du Nouveau-Brunswick, d'autres causes relatives aux droits autochtones sur les terres de la Couronne actuellement devant les tribunaux devraient présenter des arguments plus solides à l'appui des droits de coupe autochtones que la cause rejetée par la Cour suprême. Entre-temps, le gouvernement provincial a négocié des ententes de coupe provisoires avec 14 des 15 Premières Nations de la province, ententes qui leur ont accordé 5 % de l'allocation de coupe annuelle permise pour la saison de coupe 1998. Ces ententes visent le développement économique et sont distinctes de la future négociation des droits de coupe autochtones sur les terres de la Couronne. Le gouvernement a établi un groupe de travail sur les questions autochtones pour étudier des moyens de négocier un arrangement à plus long terme sur la question des droits de coupe autochtones entre le gouvernement et les communautés autochtones du Nouveau-Brunswick. Le rapport du groupe de travail est attendu plus tard en 1999. Les perspectives pour les secteurs forestiers continueront à être difficiles en 1999 pour l'industrie des produits du bois en raison de la faiblesse continue des prix du bois d'œuvre et du ralentissement attendu de la croissance économique aux États-Unis, lequel entraînera une diminution des mises en chantier et de la demande américaine de bois d'œuvre. Entre-temps, il faudra attendre le deuxième semestre de 1999 avant d'assister à une reprise sur les marchés des pâtes et papiers en raison de la crise asiatique qui se poursuit. On s'attend à ce que les prix de la pâte demeurent faibles en début d'année mais qu'ils progressent lentement au cours du deuxième semestre de 1999 et en 2000. La faiblesse des prix du papier journal et du papier couché aussi devrait durer en 1999, bien qu'une reprise soit possible au deuxième semestre, tandis que les prix du papier ondulé moyen pourraient connaître un regain dès le deuxième trimestre de cette année. Fabrication La valeur des livraisons de biens de fabrication a diminué de 3,6 % au Nouveau-Brunswick durant les 11 premiers mois de 1998; la diminution est surtout attribuable à la baisse de 23,6 % dans les livraisons du groupe des industries diverses2, qui représente plus de 25 % de l'ensemble des livraisons provinciales de biens de fabrication. La faiblesse du secteur découle surtout des bas prix des marchandises à l'échelle mondiale, qui abaissent la valeur monétaire des biens de fabrication de ces industries. Si on exclut le groupe des industries diverses, les livraisons provinciales ont connu une augmentation de 5,8 %, la plupart des groupes industriels ayant progressé durant l'année. Dans l'ensemble du pays, la valeur des livraisons de biens de fabrication a augmenté de 2,8 %. Parmi les divers secteurs de la fabrication, le secteur des ameublements et des articles d'ameublement a affiché la hausse la plus importante (22,2 %), suivi du groupe des papiers et produits connexes (11,1 %), de l'édition et de l'impression (10,9 %) et des plastiques (9,8 %). On a aussi observé une hausse dans les secteurs suivants : produits du bois (8,4 %), minéraux non métalliques (7,2 %), habillement (6,7 %) et transformation des métaux (4,5 %). Par ailleurs, des baisses ont été enregistrées dans les secteurs des boissons (-0,9 %), de la transformation des aliments (-0,9 %), des produits chimiques (-2,6 %), de la machinerie (-5,9 %) et dans le groupe des industries diverses. Malgré les conditions difficiles auxquelles les secteurs provinciaux axés sur les ressources ont dû faire face en 1998 en raison de la faiblesse des prix des marchandises, le secteur de la fabrication du Nouveau-Brunswick a maintenu son rythme de croissance et de diversification grâce à l'élargissement des activités d'entreprises existantes et à l'installation dans la province de nombreuses nouvelles entreprises. Dans le secteur de la transformation des aliments, Pâtisseries Belgo-Canadiennes Inc. construira à Grand-Sault une usine de production de gaufres, créant ainsi, selon les estimations, 106 emplois dans la région, tandis que dans le secteur de la machinerie, Les Systèmes Erin Ltée, une nouvelle entreprise spécialisée dans la conception et la fabrication de systèmes de tamisage et de sélection granulométrique fixes et mobiles, construit une usine à Caraquet, s'attendant à 75 nouveaux emplois dès la première année d'activité. L'entreprise prévoit agrandir de nouveau durant la troisième et la cinquième année d'activité, et on anticipe l'ajout de 110 emplois de plus d'ici cinq ans. Shermag Inc., déjà propriétaire d'une usine de fabrication de meubles à Saint-François de Madawaska qui emploie 210 personnes (Nadeau-Shermag), a ouvert une deuxième usine de fabrication de meubles à Edmundston qui devrait créer 125 emplois au cours des trois prochaines années. L'usine de 5 millions de dollars fabriquera les mêmes produits que les installations de Saint-François. Dans le but de stimuler le développement et la diversification du secteur de la fabrication du Nouveau-Brunswick, le gouvernement a élargi Réseau Emplois, son réseau d'emplois sur Internet, pour englober les personnes qui cherchent du travail dans les domaines des plastiques, du travail des métaux et des textiles. De plus, on cherche activement à attirer au Nouveau-Brunswick des entreprises américaines de métallurgie, tout en encourageant le développement des entreprises actuelles de transformation des métaux de la province. Dans ce domaine, Apex Industries Inc. de Moncton a mis au point une nouvelle passerelle d'embarquement pour les aéroports et s'attend à embaucher 20 personnes pour la production du nouveau produit, tandis qu'Allain Equipment Manufacturing Ltd, une entreprise de fabrication de produits en métal sur mesure de Cocagne, a reconstruit et agrandi ses installations, détruites dans un incendie l'hiver dernier, créant ainsi 13 nouveaux emplois grâce à l'agrandissement. Enfin, à Richibucto, Imperial Manufacturing Group, un fabricant de produits de chauffage, de quincaillerie et de construction vendus sous différents noms pour le marché de la rénovation résidentielle, agrandit ses installations pour fabriquer des composants en plastique qu'elle achète actuellement à l'extérieur de la province, et s'attend de créer 73 nouveaux emplois. Du côté des investissements dans le secteur du vêtement et des textiles, notons l'agrandissement de 2 millions de dollars de Paquet Yarns Inc. de Paquetville qui permettra à l'entreprise de diversifier sa production pour se lancer dans les tissus tissés, créant ainsi 30 nouveaux emplois au cours des deux prochaines années; par ailleurs, JML Shirt Ltd. se lance dans la fabrication de sous-vêtements pour hommes et prévoit ajouter plus de 30 emplois d'ici un an à ses effectifs de Grand-Sault, qui comptent déjà 270 personnes. Entre-temps, dans le secteur des plastiques, Wirsbo Corp., un fabricant américain de produits en plastique, ouvrira à Saint-Jean une usine de fabrication de tuyaux en plastique qui devrait employer 100 personnes d'ici trois ans, et PASSTEX Group Inc. de Saint-Antoine a ouvert une usine qui fabrique une gamme de produits en plastique tissé tels que bâches pour camion, produits pour les serres, emballages et accessoires, créant ainsi 10 emplois à temps plein et deux emplois à temps partiel. Le projet d'investissement aux retombées les plus importantes annoncé en 1998 est l'agrandissement de 750 millions de dollars de la raffinerie de pétrole d'Irving Oil à Saint-Jean, incluant des travaux de construction de 300 millions de dollars qui devraient employer de 1 600 à 2 000 personnes. Des 750 millions de dollars qui seront investis, plus de 300 millions seront dépensés pour installer du nouvel équipement de raffinage et 100 millions serviront à moderniser l'équipement antipollution. Sans modifier sa capacité de traitement, l'agrandissement permettra à la raffinerie d'augmenter sa production de combustibles de qualité supérieure, tels que l'essence à indice d'octane élevé et à faible teneur en soufre, et à diminuer sa production de mazout domestique de qualité inférieure. L'entreprise estime que le projet donnera lieu à une hausse de 15 % à 20 % du trafic des navires de marchandises. Les nouvelles installations devraient être en service d'ici octobre 2000. En 1998, la région de Saint-Jean a toutefois aussi connu sa part de déceptions. En effet, Sucre Lantic a annoncé qu'elle fermait sa raffinerie à la fin de l'année, mettant 220 personnes à pied. L'entreprise a décidé d'agrandir son usine de Montréal à un coût de 65 millions de dollars et de fermer l'usine de Saint-Jean afin d'être mieux placée face à son principal concurrent, Redpath Sugar de Toronto. Ailleurs, Calicloth International, un fabricant de textiles de Bathurst, a déclaré faillite à la fin de 1998. L'entreprise, en activité depuis 1995, employait jusqu'à 25 personnes au moment de sa fermeture en décembre. Dans la région de Moncton, Phase Atlantic, une filiale de Com Dev International Inc., a mis 39 personnes à pied en septembre par suite d'un ralentissement dans les commandes. Le fabricant de matériel de communication sans fil à technologie de pointe a mis à pied 15 personnes en mars, puis a laissé partir 58 contractuels en décembre 1997. La réduction des activités est attribuée aux conditions économiques en Asie, et les employés devaient être rappelés au travail avec la reprise des commandes. En 1999, la croissance devrait se maintenir dans le secteur de la fabrication du Nouveau-Brunswick en raison de la mise en service de nombreux projets d'investissement modestes et variés lancés en 1998, qui contribueront à l'accroissement et à l'élargissement de la production manufacturière. Les marchés étrangers demeureront attrayants pour les fabricants de la province, surtout du fait de la croissance économique qui se poursuit sur notre marché principal, les États-Unis, et du faible taux de change du dollar canadien. De plus, le secteur continuera à bénéficier des avantages de la taxe de vente harmonisée, qui améliore la compétitivité des fabricants du Nouveau-Brunswick tant sur les marchés intérieurs que sur les marchés étrangers. Secteur minier La chute des prix sur les marchés internationaux, attribuable à une faible demande industrielle et à une surcapacité de production mondiale de certains métaux, a eu des répercussions sur le secteur minier du Nouveau-Brunswick en 1998. De plus, la fermeture en 1997 d'une mine de potasse et l'arrêt des activités à une mine de métaux communs pour une période indéterminée au deuxième semestre ont abaissé la production provinciale globale de 1998. Outre ces problèmes, les activités de prospection de gisements minéraux ont diminué. La production à la plus importante mine de la province, la mine de métaux communs de la division Brunswick Mining de Noranda Inc., a diminué au cours des dernières années en raison de l'épuisement des ressources et de la profondeur des sièges d'extraction. Les prix du zinc ont perdu près d'un quart de leur valeur par rapport à l'année précédente, et le zinc représente environ 70 % de la valeur totale de la production de Brunswick; la compagnie a donc annoncé une réduction de ses effectifs, et environ 200 personnes sur quelque 1 000 employés seront mises à pied d'ici l'année prochaine. Au rythme d'extraction actuel, les réserves de la mine, en exploitation depuis 35 ans dans la région de Bathurst, seront épuisées en moins de 15 ans, d'après les estimations. À Heath Steel, l'autre mine de Noranda, l'entreprise a annoncé la fermeture de la mine de métaux communs pour septembre 1999. La mine emploie environ 280 personnes, et les études montrent que la quantité et la qualité des réserves qui restent ne suffisent pas pour rendre la poursuite des activités économiquement viable. Le ministère des Ressources naturelles et de l'Énergie a publié en décembre une étude qui confirme l'impossibilité de prolonger la vie utile de la mine. Les mines Caribou et Restigouche de Breakwater Resources Ltd., situées elles aussi près de Bathurst, ont arrêté la production en août, invoquant la faiblesse des prix du zinc, leur principal produit. L'interruption a touché environ 230 personnes. Le gouvernement provincial a prolongé le Programme d'aide à l'exploration minière du Nouveau-Brunswick pour l'exercice 1998 afin d'aider les petites sociétés minières à explorer le potentiel minier de plusieurs emplacements de la province. Lancé en 1994 pour une durée initiale de trois ans, le programme a fait travailler plus de 200 années-personnes et suscité des dépenses d'exploration de 6,7 millions de dollars durant les trois années précédentes. En 1998, un total de 12 sociétés avec un budget d'exploration global de 2,5 millions de dollars ont reçu de l'aide pour des activités qui se sont déroulées dans différentes régions de la province, dont Bathurst, Plaster Rock, Woodstock, St. Stephen et Hillsborough. Le ministère des Ressources naturelles et de l'Énergie a publié les résultats d'un relevé minier effectué en 1997 au sud de Campbellton pour fournir des données aux sociétés d'exploration qui cherchaient la présence de minéraux dans le nord-ouest de la province. La publication des résultats a donné lieu à plus de 600 claims miniers, et on s'attend à une hausse des activités de prospection. Des entreprises telles que Mountain Lake Resources, Major General Resources, NovaGold Resources, Eastmain Resources Inc. et Stratabound Minerals s'affairent activement à chercher des gisements de cuivre-plomb-zinc-argent dans la région de Bathurst. Freewest Resources Canada Inc. étudie la minéralisation aurifère sur sa propriété qui borde la frontière du Maine, près de Woodstock. Dans le secteur du pétrole et du gaz, MariCo Oil and Gas a foré plusieurs puits d'exploration dans le sud-est du Nouveau-Brunswick, et Shell Canada a annoncé un programme d'exploration des schistes bitumineux, d'une durée de trois ans et d'une valeur de 8 millions de dollars. En ce qui concerne les minéraux non métalliques, Potash Corporation of Saskatchewan (PCS) a acheté la mine de Cassidy Lake de Potash Co. of Canada (Potacan), mine qui a officiellement fermé à la fin de 1997 par suite d'une infiltration d'eau. PCS utilise l'usine de potasse de Cassidy Lake pour raffiner le produit qu'elle extrait de ses mines en Saskatchwan. La mine de PCS, qui emploie environ 340 personnes, a également eu un problème d'infiltration d'eau, mais d'une ampleur beaucoup moindre. Quant à la production de charbon près de Minto, Énergie NB a annoncé qu'elle prévoit fermer la centrale alimentée au charbon de Grand Lac d'ici 2004 dans le cadre de son plan de restructuration à long terme, ce qui aura comme conséquence d'éliminer la demande de charbon. Au cours des dernières années, la production de charbon s'est maintenue à environ 300 000 tonnes par année. Par ailleurs, l'industrie de la tourbe a poursuivi sa croissance et sa diversification. En 1997, la valeur de la tourbe produite au Nouveau-Brunswick a atteint près de 46 millions de dollars et comptait pour plus d'un tiers de la production canadienne totale. Good Earth Canada Ltd. procède à la conversion de son usine de Point Escuminac, qui passera d'une installation saisonnière à une installation ouverte à l'année, employant 25 personnes à temps plein au lieu de 7. Le déclin des activités de prospection et de développement des 10 dernières années a amené le secteur minier du Nouveau-Brunswick à la croisée des chemins. Le gouvernement provincial examinera en 1999 des moyens de revitaliser l'industrie. Construction Après l'achèvement en 1997 de grands projets d'investissement dans les secteurs de la foresterie, de la fabrication, des transports et du commerce, le secteur de la construction du Nouveau-Brunswick a surtout profité de l'intensification des activités du projet d'autoroute reliant Fredericton et Moncton et du pipeline de gaz naturel de l'île de Sable. Selon les données recueillies par Statistique Canada en milieu d'année 1998 sur les investissements des secteurs public et privé, les dépenses en capital ont progressé de 0,9 % au Nouveau-Brunswick pour se situer à 2 624,5 millions de dollars. À l'échelle nationale, les investissements ont progressé de 7,7 %. Dans la province, les dépenses de construction ont augmenté légèrement pour se chiffrer à 1 586,3 millions de dollars, tandis que les dépenses en matériel et outillage ont augmenté de 2,2 % pour atteindre 1 038,2 millions de dollars. Les dépenses en capital du secteur public, en majeure partie le fait de ministères et des secteurs de l'éducation et de la santé, ont régressé de 5,5 %, tandis que les investissements du secteur privé, qui représentent plus des trois quarts du total des investissements, ont augmenté de 3,1 %. Dans les secteurs d'activité, la fabrication, les transports, les finances et les assurances ainsi que les services aux entreprises ont enregistré des hausses marquées. Les dépenses dans le domaine de la construction résidentielle se sont accrues de 6,9 % pour se chiffrer à 680,1 millions de dollars. Pour les 11 premiers mois de 1998, la valeur des permis de construction délivrés par les municipalités du Nouveau-Brunswick a progressé de 3,7 %. La valeur des permis délivrés pour la construction non résidentielle a augmenté de 10,7 %, et celle des permis de construction résidentielle a perdu 2,4 %. Selon la Société canadienne d'hypothèques et de logement, le nombre de mises en chantier dans la province durant l'année a diminué, passant de 2 702 en 1997 à 2 447. Le niveau de l'emploi dans le secteur de la construction s'est maintenu en moyenne à 19 000, contre 17 500 en 1997. En 1999, la poursuite des travaux du projet d'autoroute reliant Fredericton et Moncton et du pipeline de gaz naturel de l'île de Sable devrait avoir des répercussions marquées sur le secteur de la construction. Un investissement connexe découlant de l'arrivée du gaz naturel dans la province est l'expansion majeure de la raffinerie de pétrole à Saint-Jean. On s'attend à d'autres investissements dans les réseaux routiers national et provincial, à un secteur résidentiel plus fort et à des projets dans les secteurs de la fabrication, des services et du commerce. La revue des activités du secteur forestier ainsi que des secteurs de la fabrication et des services fournit de nombreux renseignements sur un grand nombre de projets de construction à venir ou en voie de réalisation dans la province. Secteur des services En 1998, le secteur des services a maintenu sa part (à 74,4 %) de l'emploi total au Nouveau-Brunswick, le niveau de l'emploi ayant augmenté de 5 900, ou 2,5 %, par rapport à l'année précédente. Entre janvier et octobre, les salaires ont progressé de 2,8 % dans le secteur des services et de 3,5 % dans les industries productrices de biens. Transports, communications et autres services publics En moyenne, 27 600 personnes occupaient un emploi dans les transports, les communications et les autres services publics, une baisse de 1 200 par rapport à 1997. Au cours des 10 premiers mois de 1998, les salaires ont suivi ceux de l'année précédente. En préparation du Sommet de la francophonie, l'aéroport de Moncton terminera la réfection de son terminal et le prolongement d'une de ses pistes d'atterrissage; par ailleurs, Canada 3000 offrira un vol à destination de Paris. Des améliorations sur le plan de la sécurité ont été apportées aux aéroports de Miramichi, de Charlo et de Bathurst. Port Nouveau-Brunswick, anciennement le port de Saint-Jean, a inauguré son nouveau système de roulage de 1,5 million de dollars qui permet de charger et de décharger plus rapidement les navires de marchandises. Le port a aussi connu sa saison la plus occupée pour les paquebots de croisière, puisque 22 paquebots ayant à leur bord quelque 29 000 passagers y ont fait escale. Les expéditions totales pour les 11 premiers mois de 1998 ont régressé de 4,8 % par rapport à 1997 par suite d'une diminution du trafic sortant. New Brunswick Southern Railway, Sunbury Transport, Port Nouveau-Brunswick et Canadian American Railway, au Maine, ont formé un partenariat afin d'accélérer l'expédition des biens de Saint-Jean vers Toronto et de grandes villes américaines. New Brunswick East Coast Railway a annoncé 29 nouveaux emplois à Campbellton. À Moncton, Besner Atlantic Trucking Ltd. prévoyait démarrer ses activités en employant 20 personnes, tandis que Courrier Purolator a ouvert un nouveau centre de repérage, créant ainsi 45 emplois. NBTel a annoncé récemment une alliance de 5 millions de dollars d'une durée de cinq ans avec U.S. West, une entreprise de télécommunications américaine, afin d'élaborer des applications électroniques de prestation de service pour les clients de U.S. West au gouvernement américain. NBTel s'est aussi associé à Balisoft Technologies, dont le siège social est à Toronto, pour lancer une nouvelle génération de services Internet pour les centres d'appel. Voltige, les services Internet et multimédias ultra-rapides de NBTel, est maintenant offert à Fredericton et dans d'autres secteurs de Moncton et de Saint-Jean. Les services Internet de NBTel desservent maintenant plus de 50 000 abonnés à l'échelle de la province, une hausse de près de 45 % par rapport à 1997. Fundy Communications a lancé le premier service de télévision numérique de l'Est du Canada, MAX TV. Le nouveau produit, qui a nécessité un investissement de 4,5 millions de dollars, sera d'abord mis en service dans la région de Moncton. L'entreprise a également lancé un nouveau service interurbain appelé Lingo, qui créera jusqu'à 30 emplois à Saint-Jean et à Moncton, ainsi qu'un nouveau service de télé-avertisseurs. La chaîne du Nouveau-Brunswick, TVNB, a commencé à diffuser plus d'une quarantaine de séries d'émissions télévisées réalisées au Nouveau-Brunswick. À l'aide d'un réseau de six studios établis dans la province, la chaîne offre une programmation quotidienne sur l'actualité à l'échelle provinciale. Fundy Communications a aussi annoncé un partenariat avec Lucent Technologies pour offrir des services de télécommunications aux petites et moyennes entreprises. Le nouveau service, appelé Fusion des affaires, devrait créer 20 nouveaux emplois. Plus tôt en 1998, le groupe ICT a ouvert un centre d'appels de 150 emplois à Riverview. À Saint-Jean, Xerox a ajouté 100 emplois à son centre et Liberty Mutual Insurance Company a établi un nouveau centre employant 28 personnes. Fulford Enterprises a démarré ses activités à Sackville avec 40 employés. Parmi les annonces récentes, notons l'ajout à Saint-Jean de 500 emplois à Xerox Canada et de 378 emplois à Cendant Canada Inc. Star Choice Television Network à Lincoln augmente ses effectifs de 114 personnes après des travaux d'agrandissement de 2 millions de dollars, Marriott Lodging of Canada s'installe à Fredericton en créant au départ 54 emplois et Camco Inc. crée 20 emplois à son centre d'appels de Moncton par suite du transfert des contrats de garantie d'Eaton. La production totale d'électricité au Nouveau-Brunswick a augmenté de 9,7 % de janvier à octobre. Énergie NB prévoit des dépenses en capital d'environ 80 millions de dollars en 1999-2000. Bien que la société ait majoré ses tarifs d'électricité de 2,9 % en octobre 1998, elle ne prévoit aucune autre majoration pour l'instant. Le permis de Point Lepreau a été renouvelé pour une période de deux ans, et la centrale fonctionne à une capacité constante depuis sa remise en service après l'arrêt prévu en juillet pour le programme d'entretien. Des consultations publiques ont lieu au sujet de l'avenir de l'industrie électrique au Nouveau-Brunswick. Tractebel et Énergie NB ont annoncé récemment une entente visant l'aménagement d'une centrale au gaz naturel de 200 millions de dollars à Belledune. La construction du pipeline de gaz naturel de l'île de Sable au travers du sud du Nouveau-Brunswick a commencé; l'achèvement des travaux est prévu pour la fin de 1999. Maritimes & Northeast Pipeline a formé une alliance avec BCF Marine pour construire le gazoduc, des travaux d'une valeur de plus de 300 millions de dollars. La prochaine étape consistera à établir un réseau de distribution du gaz naturel partout dans la province. Commerce de détail et de gros L'emploi dans le secteur du commerce a régressé de 1 200, passant à 58 200 en 1998. Pour la période allant de janvier à octobre, les salaires ont progressé de 5,3 % dans cette branche d'activité. Au cours des 11 premiers mois de 1998, les ventes au détail ont enregistré une hausse de 6,6 % pour tous les magasins, comparativement à 4,5 % pour l'ensemble du Canada. On a noté une augmentation dépassant les 10 % dans les magasins de vêtements pour hommes, les magasins de vêtements spécialisés, les magasins de pièces d'automobiles et les magasins de biens durables spécialisés. De janvier à novembre, les ventes en gros ont connu une hausse de 8,0 %. Plusieurs réalisations sont à noter dans le secteur du commerce de détail. Ainsi, un magasin Canadian Tire de 6 millions de dollars a ouvert ses portes à Tracadie-Sheila, créant 50 emplois. À Fredericton, Sobeys a ouvert une épicerie de grande surface de 5 millions de dollars et Kent Home Improvement Warehouse a ouvert une quincaillerie de grande surface; à Bathurst, un nouveau Staples Depot a ouvert ses portes, tandis qu'une épicerie Real Atlantic Superstore a ouvert à Saint-Jean. Des projets sont aussi en construction : le centre commercial Moncton Mall deviendra mail linéaire NorthWest Centre après des travaux de rénovation de 9,5 millions de dollars, le magasin Canadian Tire de Moncton s'agrandit à un coût de 3 millions de dollars, et une librairie de grande surface Chapters ouvrira ses portes à Fredericton. Des fermetures ont également eu lieu : les magasins K-Mart à Fredericton (deux magasins), à Moncton et à Douglastown, affectant un total de 400 employés; Thornes, une chaîne de quincailleries, à Saint-Jean et à Moncton (80 emplois); IGA à Bathurst (37 employés); Beaver Lumber à Moncton (21 employés). Secteur de la finance, de l'assurance et de l'immobilier L'emploi dans ce secteur a diminué de 500 par rapport à 1997 pour se chiffrer à 13 500. Comparativement aux 10 premiers mois de 1997, les salaires ont augmenté de 4,4 %. La construction de Royal Oaks Estates & Golf Club, un projet résidentiel et un terrain de golf de 18 millions de dollars, est en cours à Moncton. Parmi les projets annoncés, notons un édifice à bureau à Fredericton et un projet de réaménagement riverain de 4,6 millions de dollars à St. Stephen. Services communautaires, services aux entreprises et services personnels Ce secteur comprend les activités non commerciales comme les services de santé, les services sociaux et les services d'éducation, ainsi que les activités commerciales comme les services aux entreprises, les services personnels, les installations de divertissement et de loisir ainsi que l'hébergement et la restauration. En 1998, l'emploi a augmenté de 9 600 dans ce secteur, ce qui a porté leur nombre à 123 200. Pour la période de janvier à octobre, les salaires ont progressé de 3,1 %. Newbridge Networks et le gouvernement provincial ont conclu un partenariat de 20 millions de dollars pour créer au cours des quatre prochaines années jusqu'à 300 emplois dans le secteur de la technologie. Ainsi, ImagicTV de Saint-Jean a reçu 6,4 millions de dollars pour créer 90 emplois dans le domaine de l'élaboration de logiciels. Suivant l'ouverture du Parc du savoir du Grand Fredericton, un projet d'une valeur de 4 millions de dollars, CGI Group Inc., une entreprise d'intégration informatique, s'y est installé en ajoutant 20 personnes à ses effectifs. D'autres projets ont vu le jour à Fredericton : Learnstream, un développeur de didacticiels et de produits de formation pour logiciels, a ouvert ses portes en créant 50 emplois, et Universal Systems, un développeur de logiciels d'information géographique, a annoncé l'ajout de 75 emplois au cours des trois prochaines années. L'industrie du film du Nouveau-Brunswick est en pleine croissance. La production totale, estimée à 32 millions de dollars pour l'exercice 1998, a plus que doublé par rapport à 1997. Des productions sont en cours, dont des séries télévisées telles que Dans ma cour, Daring and Grace et Witness to Yesterday, et un long métrage intitulé The Fourth Floor. Dans le secteur de l'éducation, la nouvelle école secondaire Leo Hayes à Fredericton, un projet de 19,8 millions de dollars, ouvrira ses portes en septembre 1999, des travaux d'agrandissement de 7,6 millions de dollars à l'Université du Nouveau-Brunswick à Fredericton doteront le programme de technologie de l'information d'un nouveau centre informatique, et le collège communautaire de Campbellton sera agrandi au coût de 4,8 millions de dollars. Enfin, des travaux de rénovation d'une valeur de 37 millions de dollars seront réalisés dans 148 écoles publiques et quatre collèges communautaires au cours du printemps et de l'été 1999. Tourisme Le ministère du Développement économique, du Tourisme et de la Culture a annoncé que la saison touristique 1998 a battu tous les records. Les recettes se sont chiffrées à 850 millions de dollars, soit une hausse de 7,6 % par rapport à 1997, et le nombre de visiteurs a progressé de 7,9 % pour atteindre plus de 1,4 million. Le nombre de visiteurs en provenance de toutes les régions canadiennes et des États-Unis a augmenté. Pour la première fois, le taux d'occupation durant la haute saison a dépassé 80 %. Toujours dans le secteur du tourisme, d'autres initiatives sont à signaler : mise en œuvre de stratégies pour accroître le nombre de visiteurs français et faire connaître la chaîne des Appalaches; poursuite de l'aménagement du réseau de Sentiers NB grâce à des investissements de 1 million de dollars dans les comtés de Restigouche et de Gloucester et de 2,2 millions de dollars dans le parc national Kouchibougouac; inauguration du premier tronçon du sentier Fundy, du Centre d'observation des marées des rochers de Hopewell et d'installations d'hébergement trois étoiles à Lamèque et sur la péninsule Kingston; annonce de la construction prochaine d'un hôtel de 6 millions de dollars à Moncton. Conclusion Tandis que la croissance soutenue de l'économie américaine s'est maintenue, le Canada a affiché des signes de ralentissements au cours du deuxième semestre de 1998. Au Nouveau-Brunswick, de grands projets de construction ont donné lieu à une amélioration, le PIB réel ayant progressé de 2,1 %, selon les estimations, comparativement à 1,1 % en 1997. Le taux de croissance de l'emploi a enregistré sa plus forte hausse depuis 1988, ce qui a fait baisser le taux de chômage. Le revenu personnel a sensiblement augmenté par rapport à l'année précédente, tandis que le taux d'inflation des prix à la consommation s'est situé sous la moyenne canadienne. La croissance a dépassé les taux nationaux pour le commerce de détail, la vente des véhicules à moteur, les recettes monétaires agricoles et la production du bois de sciage. On s'attend en 1999 à une modeste croissance des économies américaine et canadienne. Les difficultés que continuera à connaître le système financier mondial pourraient affaiblir l'économie américaine et, par ce fait, avoir un effet de ralentissement sur la croissance au Canada. En 1999, on s'attend à une croissance de 2,3 % de l'économie du Nouveau-Brunswick, du même ordre que celles prévues pour les États-Unis et le Canada. Toutes les branches d'activité, à l'exception du secteur minier, afficheront des résultats positifs. Les grands projets de construction auront des retombées importantes. La croissance de l'emploi devrait dépasser la croissance de la population active, se traduisant par une baisse modeste du taux de chômage. L'indice des prix à la consommation devrait augmenter, mais il suivra la moyenne nationale. Tableaux statistiques Tableau Page 1 Population 41 2 Population selon le groupe d'âge 41 3 Éléments de l'accroissement démographique 42 4 Composantes du revenu personnel 43 5 Revenu personnel et PIB au prix du marché, par habitant 43 6 Produit intérieur brut provincial - en termes de revenus 44 7 Produit intérieur brut provincial - en termes de dépenses 45 8 Produit intérieur brut provincial - en termes de dépenses, en dollars constants de 1992 46 9 Produit intérieur brut par industrie 47 10 Produit intérieur brut par industrie, en dollars constants 48 11 Investissements privés et publics 49 12 Rémunération hebdomadaire moyenne, selon l'activité 50 13 Statistiques de la population active 51 14 Emploi selon la branche d'activité et selon la profession 52 15 Emploi dans les administrations publiques 53 16 Composantes du revenu des agriculteurs 54 17 Statistiques principales de l'industrie de l'exploitation forestière 55 18 Estimations de la production forestière totale 56 19 Statistiques principales de l'industrie de la pêche 57 20 Statistiques principales des industries minières 58 21 Production minérale - valeur 59 22 Statistiques principales des industries manufacturières 60 23 Livraisons de produits de fabrication, industries principales 61 24 Logements mis en chantier et parachevés 62 25 Valeur des travaux de construction selon le genre de construction 63 26 Commerce de détail 64 27 Commerce de détail selon le genre de commerce 65 28 Indice des prix à la consommation 66 29 Recettes de l'hébergement et de la restauration 67 30 Disponibilité et écoulement de l'énergie électrique 68 31 Exportations nationales 69 32 Exportations nationales par marchandise 70 Signes conventionnels .. chiffres non disponibles ... données non pertinentes - néant -- nombre infime p chiffres provisoires r chiffres rectifiés x données confidentielles * Estimations du ministère des Finances 1 Ces dépenses représentent environ 45 % des dépenses courantes du gouvernement et excluent les subventions, les paiements de transfert aux particuliers et aux autres paliers d'administration, les intérêts sur la dette publique et les dépenses en immobilisations. 2 Le groupe des industries diverses comprend des petites usines ainsi que des grosses entreprises comme la raffinerie d'Irving Oil, le chantier naval de Saint-Jean et Brunswick Mining and Smelting.