Le saviez-vous?
Chaque année, en automne, en hiver et au printemps, la plage Parlee subit une érosion naturelle causée par les vents, les vagues et les ondes de tempête. Le sable est emporté petit à petit et l’érosion finit par être visible. Si la plage n’est pas « alimentée », le sable est charrié vers les dunes ou emporté par les flots.
Pour conserver la plage, on prélève du sable dans une zone adjacente au quai de Pointe-du-Chêne et on le transporte sur place. Cette mesure compense les effets de l’érosion d’une année à l’autre et permet aux visiteurs de la plage de profiter chaque été d’une belle plage sablonneuse. Le ministère du Tourisme et des Parcs emploie cette technique qu’il appelle « alimentation » depuis plus de 20 ans.
Programme de restauration des dunes
L’alimentation annuelle de la plage consiste à y apporter du sable (de 500 à 1700 camions), puis à le niveler entre les dunes et le niveau de basse mer. Cette méthode s’est révélée efficace pour conserver la plage, mais a augmenté la hauteur des dunes artificielles. À certains endroits, les dunes ont été jusqu’à 3 m plus hautes qu’en 1990. À d’autres endroits, les crêtes sont à environ 7 m de hauteur. Ces dunes ne faisaient pourtant qu’environ 2 m en 1985 et 3 m en 1990.
Ces six dernières années, le ministère du Tourisme et des Parcs s’est penché sur d’autres solutions pour l’entretien de la plage. En 2003, il a chargé ACER Environmental Services de réaliser une étude sur les approches et solutions de rechange en matière d’entretien de la plage. Le statu quo et une solution de rechange ont été explorés. Une approche combinant le reprofilage des dunes et l’alimentation de la plage a été recommandée.
Le ministère du Tourisme et des Parcs a consulté les ministères des Ressources naturelles et de l’Environnement en ce qui a trait aux choix pour l’avenir, puisqu’ils relèvent de la Politique de protection des zones côtières. Il a aussi examiné les résultats et les recommandations de l’étude sur l’élévation du niveau de la mer au Nouveau Brunswick, qui suggère ce qui suit :
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« À l’échelle nationale, parmi les zones côtières les plus gravement menacées figurent certaines parties de la côte atlantique, dont des sections de la côte du golfe du Saint-Laurent au Nouveau-Brunswick. Dans cette région, le niveau de la mer est déjà en train de monter, avec des impacts visibles, qui seront exacerbés par l’accélération de la hausse du niveau de la mer due au réchauffement par effet de serre et accompagnés de changements des besoins en adaptation. Les dangers y sont dus surtout aux impacts de l’inondation et de l’érosion des côtes, et aux dommages découlant des impacts de la glace pendant les ondes de tempête en hiver. Certaines parties de cette zone à l’étude sont très exposées à l’action des vagues lors des tempêtes survenant pendant la saison sans glace, comme en témoignent les dommages subis par le littoral et les infrastructures le 29 octobre 2000.
Les effets économiques à long terme doivent être pris en compte dans la planification et la réglementation. La baie de Shediac est un bassin versant côtier complexe, très vulnérable à l’inondation de la côte. Non loin, la station touristique de la plage Parlee est un des joyaux de la province. »
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