Commission de l'enseignement supérieur des Province maritimes

La plupart des diplômés universitaires poursuivent leurs études dans les cinq ans suivant l'obtention de leur premier diplôme (10/06/23)

NB 1049

le 23 juin 2010

HALIFAX, Nouvelle-Écosse (CNB) - Soixante-dix pour cent des diplômés universitaires des Maritimes qui ont obtenu leur premier diplôme en 2003 ont choisi de s'inscrire à un deuxième programme d'études dans les cinq ans suivant l'obtention de celui-ci.

Cette conclusion est tirée d'un rapport rendu public aujourd'hui par la Commission de l'enseignement supérieur des Provinces maritimes (CESPM).

Le rapport mentionne que les diplômés universitaires ayant choisi de poursuivre leurs études ont généralement pris cette décision pour des raisons d'emploi ou, dans une moindre mesure, par un souci de perfectionnement. Toutefois, la poursuite de ces études nécessitait d'investir davantage de temps et d'argent.

Intitulé Cinq ans plus tard : un sondage auprès des diplômés universitaires des Maritimes, promotion de 2003 - Rapport sur les principales conclusions parmi les détenteurs d'un premier diplôme, le rapport examine le taux d'emploi, les tendances dans la poursuite des études et la situation financière des diplômés ainsi que le niveau de satisfaction de ceux-ci en ce qui a trait à leur emploi et à leurs études.

En 2008, 78 pour cent des détenteurs d'un premier diplôme avaient emprunté de l'argent pour payer leurs études, y compris ce diplôme et leurs études ultérieures. La dette étudiante des diplômés ayant emprunté de l'argent - au gouvernement, aux banques, aux membres de leur famille ou à d'autres sources - s'élevait en moyenne à 31 047 $. En tout, 46 pour cent de ces diplômés avaient emprunté au moins 30 000 $.

Par comparaison avec la promotion de 1999, le pourcentage des diplômés ayant emprunté de l'argent a augmenté de cinq points de pourcentage, et le montant moyen emprunté, de deux pour cent.

Cinq ans après avoir obtenu leur premier diplôme, 23 pour cent des diplômés ayant emprunté de l'argent devaient encore au moins 30 000 $, tandis que 28 pour cent avaient remboursé la totalité de leur dette étudiante. La situation de remboursement est étroitement liée au montant total emprunté : parmi les diplômés ayant pu rembourser leur dette, 60 pour cent avaient emprunté moins de 15 000 $.

Au total, 45 pour cent des diplômés de 2003, y compris les diplômés qui n'ont pas emprunté d'argent, n'enregistraient aucune dette étudiante en 2008. Ces chiffres représentent une baisse de cinq points de pourcentage par rapport à la promotion de 1999.

Les diplômés avaient également réalisé des progrès en matière d'emploi. Comparativement à 2005, année où ils avaient auparavant participé au sondage, un bien plus grand nombre d'entre eux travaillaient à temps plein et occupaient des emplois permanents en 2008. Les revenus ont aussi augmenté de 12 094 $, soit 25 pour cent, pour atteindre 49 215 $, et 70 pour cent des diplômés occupaient des postes de direction ou des postes nécessitant des études universitaires.

Un des facteurs ayant le plus influencé les résultats est le type de premier diplôme obtenu. Puisque plus de 80 pour cent des diplômés en arts et en sciences poursuivent leurs études, souvent, ils accumulent une plus grande dette et sont moins susceptibles de n'enregistrer aucune dette après cinq ans. Par comparaison, moins de 60 pour cent des diplômés des programmes appliqués et professionnels choisissent de poursuivre leurs études. De plus, les diplômés en arts et en sciences reçoivent en moyenne un revenu inférieur à celui de leurs pairs des programmes appliqués ou professionnels.

Les Provinces maritimes ont réussi à retenir à peu près autant, sinon un peu plus de diplômés. Selon la directrice générale de la CESPM, Mireille Duguay, le taux de rétention nette des diplômés cinq ans après l'obtention du premier diplôme se chiffrait à 61 pour cent pour l'Île-du-Prince-Édouard, à 79 pour cent pour la Nouvelle-Écosse, et à 83 pour cent pour le Nouveau-Brunswick.

Par comparaison avec la promotion de 1999, le taux de rétention nette est demeuré inchangé pour l'Île-du-Prince-Édouard, et il a augmenté de cinq points de pourcentage pour la Nouvelle-Écosse et de 10 points de pourcentage pour le Nouveau-Brunswick.

La grande majorité des diplômés ont affirmé que l'investissement dans leur éducation en valait la peine.

Cinq ans après la fin de leurs études, huit diplômés sur 10 ont déclaré que l'investissement en temps dans leurs études universitaires a été profitable, tandis que sept sur 10 ont affirmé que l'investissement financier en valait la peine , a déclaré Mme Duguay.

La CESPM a été établie en 1974 afin d'aider les établissements et les gouvernements à améliorer le milieu d'apprentissage de l'enseignement postsecondaire. Issus des Maritimes, ses 20 membres représentent des établissements d'enseignement supérieur, les gouvernements provinciaux et le grand public.

2010-06-23

PERSONNE-RESSOURCE POUR LES MÉDIAS : Dawn Gordon, Commission de l'enseignement supérieur des Provinces maritimes, 506-453-2844, cespm@cespm.ca.

2010-06-23