Éducation

Améliorations aux programmes et services de français langue seconde (secteur anglophone) (08/03/14)

NB 310

le 14 mars 2008

FREDERICTON (CNB) - Le ministre de l'Éducation, Kelly Lamrock, a annoncé aujourd'hui des améliorations aux programmes de français langue seconde (FLS) en vue de créer un système universellement accessible pour mieux aider les élèves et créer des milieux d'apprentissage égaux permettant aux élèves d'obtenir de plus hautes notes en alphabétisation, en mathématiques et en sciences, ce qui placera le Nouveau-Brunswick dans la bonne position pour offrir le meilleur système d'éducation au pays.

(Multimédias)

« Le Nouveau-Brunswick veut offrir une éducation de qualité en matière de langue seconde à tous les élèves, ce qui n'est pas le cas actuellement, a déclaré M. Lamrock. Les améliorations aux programmes de français langue seconde feront augmenter le nombre d'enfants du Nouveau-Brunswick qui auront atteint, à la fin de la 12e année, les objectifs de compétence pour le français langue seconde. Cela permettra aussi à tous les élèves d'obtenir de meilleures notes en alphabétisation, en mathématiques et en sciences parce que tous les enfants auront la chance de profiter d'un milieu d'apprentissage positif dans la classe. »

L'une des réformes fera en sorte que tous les élèves commenceront à apprendre le FLS en 5e année grâce à un programme universel de français intensif. Après la 5e année, les parents pourront, selon le rendement de leur enfant, choisir un programme d'immersion en français ou un programme de français post-intensif au début de la 6e année.

« Dans notre plan d'éducation, Les enfants au premier plan, nous avons fixé l'objectif ambitieux de créer le meilleur système d'éducation au Canada, a déclaré le ministre. Aujourd'hui, dans la réalité, nous sommes encore loin d'atteindre cet objectif. »

« Nous avons obtenu le dernier rang au Canada pour l'alphabétisation, les mathématiques et les sciences. Nous n'avons pas atteint notre objectif d'offrir à tous les élèves une bonne base pour le français langue seconde. Nous créons des classes dans laquelle les problèmes de composition des classes sont aggravés par nos méthodes de placement des élèves. Nous offrons des possibilités limitées aux plus jeunes élèves dans les domaines des arts, de la musique et de l'éducation physique, a affirmé M. Lamrock. Si l'on veut atteindre l'autosuffisance au Nouveau-Brunswick, il faut que cela change. Grâce aux améliorations que nous annonçons aujourd'hui, je suis persuadé que la situation changera pour le mieux. »

Voici certaines autres améliorations aux programmes de FLS :

· Après le programme de français intensif en 5e année, il sera seulement possible de commencer l'immersion en français en 6e année.

· Les programmes actuels d'immersion précoce seront graduellement éliminés.

· On commencera à offrir le français intensif en 5e année et, d'ici trois ans, il sera obligatoire pour tous les élèves en 5e année dans le secteur anglophone de suivre le programme de français intensif.

· Un plan sera établi pour remplacer le temps épargné en éliminant le français de base à l'élémentaire par des occasions d'enrichissement en arts, en musique et en éducation physique.

· Tous les élèves, qui choisiront le français post-intensif et l'immersion tardive, devront continuer l'apprentissage du FLS jusqu'à la 12e année.

· Une nouvelle politique sur l'apprentissage sera élaborée afin : a) que les directeurs d'écoles pour les élèves entre la 6e et la 12e année puissent tirer pleinement profit du fait qu'ils possèdent une population étudiante exposée à 100 % au français grâce à l'intégration d'occasions de conversations en français dans la vie scolaire; b) que les directeurs d'écoles élémentaires puissent offrir des programmes parallèles permettant aux élèves de découvrir la culture bilingue et française au Nouveau-Brunswick.

· Pour les compétences en langue seconde, on fixera l'objectif que les élèves inscrits au français de base post-intensif atteignent le niveau intermédiaire et que ceux en immersion tardive atteignent le niveau intermédiaire et plus.

· Il faudra modifier la politique 309 afin d'y refléter les changements aux programmes de FLS et d'y inclure les modèles pour le français intensif et le français post-intensif.

« Je comprends qu'il s'agit d'un enjeu très important pour de nombreuses personnes au Nouveau-Brunswick et que les opinions divergent sur l'approche à adopter par le gouvernement pour améliorer l'apprentissage du français langue seconde et la performance globale du système d'éducation, a précisé M. Lamrock. Après avoir bien réfléchi à la question et après avoir écouté avec attention les nombreuses discussions à cet égard durant les dernières semaines, je suis convaincu que notre gouvernement a pris la meilleure décision possible pour le plus grand bien de tous les élèves actuels et futurs au Nouveau-Brunswick. »

M. Lamrock déclare avoir entièrement confiance dans le dévouement des enseignants, éducateurs et membres du personnel du district qui apporteront ces améliorations aux programmes de FLS pour tous les élèves du Nouveau-Brunswick.

Le ministère de l' Éducation a demandé aux commissionnaires Jim Croll et Patricia Lee d'effectuer une étude des programmes et services de FLS à partir de juillet 2007. Le rapport de l'étude contient 18 recommandations pour améliorer l'apprentissage du français langue seconde au Nouveau-Brunswick.

2008-03-14

NOTE DE LA RÉDACTION : Vous trouverez ci-joint un document d'information. Personne-ressource pour les médias : Jason Humphrey, Communications, Éducation, 506-444-4714.

DOCUMENT D'INFORMATION
Améliorations aux programmes de français langue seconde
dans le système scolaire anglophone

  • En juillet 2007, le ministère de l'Éducation a initié une révision complète des programmes et services de français langue seconde dans le système scolaire anglophone.

  • Cette étude est l'une des mesures clés découlant du plan du gouvernement, Les enfants au premier plan, visant à bâtir le meilleur système d'éducation au Canada.

  • La mission de cette étude était de faire participer les élèves, les parents, les professeurs, les éducateurs et les parties intéressées à la révision des modèles actuels d'enseignement du français langue seconde ainsi que de faire des recommandations permettant d'aider le secteur anglophone à élaborer de meilleurs programmes de français langue seconde dans l'intérêt de tous les élèves.

  • Les commissaires chargés de cette étude étaient M. Jim Croll et Mme Patricia Lee. De juillet 2007 à février 2008, ils ont étudié les modèles actuels pour l'enseignement du français langue seconde, ils ont consulté des élèves, des enseignants, des éducateurs et des intervenants, puis ils ont analysé des renseignements et rapports antérieurs liés à cette question.

  • La Commission sur le français langue seconde a remis son rapport final au ministre de l'Éducation, Kelly Lamrock, le 18 février. La Commission a rendu son rapport public le 27 février.

  • Le rapport sur le français langue seconde contient 18 recommandations qui, selon la Commission sur le français langue seconde, seront essentielles à l'amélioration de l'apprentissage du français langue seconde au Nouveau-Brunswick.
  • Le 14 mars, le ministre de l'Éducation, Kelly Lamrock, a annoncé la réponse du gouvernement du Nouveau-Brunswick au rapport sur le français langue seconde et les modifications qui seront apportées aux programmes de français langue seconde dans le secteur anglophone.

  • L'objectif de ces modifications est d'améliorer l'enseignement des programmes de français langue seconde, d'améliorer les résultats des compétences en français langue seconde et d'améliorer la performance globale de nos élèves, notamment dans les domaines de la littératie, des mathématiques et des sciences.
  • Vous trouverez ci-dessous un aperçu des modifications apportées au programme de français langue seconde dans le secteur anglophone :
  1. Tous les programmes FLS pour le secteur anglophone commenceront à la 5e année avec le français intensif et, dans les trois années suivantes, les exigences pour le français intensif seront obligatoires pour tous les élèves du secteur anglophone.

  2. À la suite de la 5e année, les élèves (et les parents) pourront choisir entre les modèles d'immersion tardive ou de français post-intensif.

  3. Les programmes d'immersion précoce seront supprimés graduellement.

  4. Le ministère de l'Éducation élaborera un plan pour remplacer le temps d'enseignement gagné à la suite de l'élimination du français de base par l'apprentissage de l'art et de la musique, par l'éducation physique ou par des occasions d'enrichissement.

  5. Une nouvelle politique sur l'apprentissage en milieux bilingues sera élaborée afin : a) que les directeurs d'écoles pour les élèves entre la 6e et la 12e année puissent tirer pleinement profit du fait qu'ils possèdent une population étudiante exposée à 100 % au français grâce à l'intégration d'occasions de conversations en français dans la vie scolaire; b) que les directeurs d'écoles élémentaires puissent offrir des programmes parallèles permettant aux élèves de découvrir la culture bilingue et francophone du Nouveau-Brunswick.

  6. Le modèle de français post-intensif (de la 6e à la 12e année) comprendra de nouveaux modules d'enseignement de FLS intensif intégrés au programme d'anglais.

  7. Tous les élèves qui choisiront de s'inscrire aux cours de français post-intensif à partir de l'année scolaire 2009-2010 devront continuer l'apprentissage du FLS jusqu'à la 12e année.

  8. L'objectif de compétence pour le modèle de français intensif restera le niveau intermédiaire pour le moment, mais il sera possible de réviser cet objectif à la hausse selon la réussite globale des élèves.

  9. Le modèle d'immersion tardive, débutant en 6e année, sera adopté comme seul modèle d'immersion en français pour les élèves anglophones du Nouveau-Brunswick.

  10. Le modèle d'immersion tardive sera renforcé par des choix d'enseignement, une formation et des méthodes améliorées pour l'enseignement du FLS. Cela inclut l'adaptation de méthodes d'enseignement qui portent leurs fruits dans le modèle de français intensif (apprentissage axé sur l'élève/le projet).

  11. Tous les élèves qui choisiront de s'inscrire au modèle d'immersion tardive à partir de l'année scolaire 2009-2010 devront continuer l'apprentissage du FLS jusqu'à la 12e année.

  12. L'objectif de compétence pour le modèle d'immersion tardive restera le niveau intermédiaire plus pour le moment, mais il sera possible de réviser cet objectif à la hausse selon la réussite globale des élèves.

  13. Les élèves du secondaire en immersion tardive ou en français post-intensif pourront suivre leurs cours de mathématiques et de sciences en anglais entre la 10e et la 12e année, mais se verront également offrir la possibilité de suivre ces cours en français dans les écoles où les ressources sont suffisantes.

  14. Tous les autres programmes de français langue seconde existant dans les écoles du Nouveau-Brunswick seront supprimés graduellement à partir de l'année scolaire 2008-2009.

  15. La politique 309 sera modifiée au besoin pour tenir compte des recommandations ci-dessus et pour inclure les modèles de français intensif et de français post-intensif.

  16. Le ministère de l'Éducation créera immédiatement un groupe de travail pour élaborer la politique susmentionnée.

  17. Le ministère de l'Éducation lancera un processus d'examen des ressources humaines et des occasions de perfectionnement professionnel afin d'optimiser le déploiement d'enseignants d'immersion française pour augmenter la nature inclusive de l'immersion tardive.

  18. Le ministère de l'Éducation travaillera avec pour objectif la mise en place, d'ici à l'année scolaire 2011-2012, de régimes d'évaluation qui contrôleront l'efficacité des écoles et des districts à l'égard des objectifs à atteindre en matière de FLS dans le cadre de cette nouvelle structure.

  19. Le ministère de l'Éducation et le gouvernement déclareront publiquement que l'objectif de « 70 % de la totalité des élèves atteignant le niveau intermédiaire » est considéré comme un objectif intermédiaire « sur le chemin » menant aux niveaux de compétences indiqués par la politique 309.

  20. Le futur programme d'agrément du ministère de l'Éducation pour les facultés d'éducation dans les universités du Nouveau-Brunswick (voir Les enfants au premier plan) comprendra des exigences de présélection pour les futurs enseignants de FLS et nécessitera la modification des programmes de formation préalable et en cours d'emploi des enseignants pour assurer un FLS de haut niveau et un enseignement de haut niveau pour l'immersion tardive, le français intensif et le français post-intensif.

  21. Le ministère de l'Éducation modifiera le profil des ressources pour les modèles d'immersion précoce et de français de base (de la 1re à la 4e année) afin de renforcer les modèles d'immersion tardive, de français intensif et de français post-intensif.

  22. Les élèves ayant des besoins particuliers dans les modèles d'immersion tardive et de français post-intensif recevront, de façon paritaire, tous les services intégrés dont ils ont besoin.

2008-03-14