Santé

Rappel aux propriétaires de sources privées d'approvisionnement en eau (07/10/05)

NB 1260

le 5 octobre 2007

FREDERICTON (CNB) -- Le médecin-hygiéniste en chef de la province, le Dr Wayne MacDonald, désire rappeler aux gens du Nouveau-Brunswick l'importance de faire vérifier, deux fois par année, l'eau des sources privées d'approvisionnement pour la présence de coliformes et de la bactérie E. coli dans le but d'assurer un approvisionnement fiable en eau potable.

« Plus de la moitié de notre population vit dans des régions rurales, ce qui veut dire qu'un pourcentage élevé de nos résidents dépend de sources privées d'approvisionnement en eau, a expliqué le Dr MacDonald. J'aimerais donc rappeler aux propriétaires de sources privées d'approvisionnement en eau de prendre les mesures nécessaires pour assurer la qualité de leur eau potable. »

L'analyse est surtout recommandée après le dégel du printemps et pendant la saison pluvieuse de l'automne. L'eau devrait être analysée, peu importe le dispositif de traitement qui pourrait être installé sur le système d'eau.

L'eau devrait aussi être analysée si elle change d'aspect, de goût ou de couleur. Dans ces cas, il est recommandé de faire bouillir l'eau utilisée pour la consommation et la cuisson pendant une minute, et ce, jusqu'à ce qu'un rapport d'analyse de laboratoire indique que l'eau est salubre.

Dans les cas où les sources d'approvisionnement en eau auraient pu être exposées à des substances telles que des pesticides ou des produits pétroliers, les propriétaires devraient faire analyser leur eau pour la présence de matières organiques telles que ces produits chimiques.

L'analyse pour les matières inorganiques révélera si la présence de produits chimiques tels que l'arsenic, l'uranium ou le fluorure, présents naturellement dans les sols au Nouveau-Brunswick, atteint des niveaux inacceptables.

« Que nous vivions dans une région urbaine ou rurale, nous devons nous rappeler que les ressources en matière d'eau potable sont partagées entre tous les membres de notre collectivité, a affirmé le Dr McDonald. En savoir davantage sur la qualité de l'eau que nous buvons peut contribuer à sensibiliser les propriétaires à un problème potentiel ou, en l'absence de problème, à leur donner une tranquillité d'esprit. »

Les bureaux de la Santé publique fournissent de l'information sur l'analyse d'échantillons d'eau ainsi que sur les moyens de régler la situation s'il y avait un problème, y compris la chloration et la façon de procéder à une nouvelle analyse. Les Néo-Brunswickoises et Néo-Brunswickois peuvent faire appel aux services d'un laboratoire provincial ou d'un laboratoire privé accrédité. De plus amples renseignements sont affichés en ligne à l'adresse http://www.gnb.ca, (mot-clé : santé) y compris de l'information sur les risques pour la santé liés aux eaux de crues et des mesures à prendre après une inondation.

2007-10-05

NOTE DE LA RÉDACTION : Des renseignements additionnels sont inclus. Personne-ressource : Johanne Le Blanc, Communications, ministère de la Santé, 506-457-3513.

Protection de la qualité de l'eau

La Division de la santé publique du ministère a en place des mesures préventives pour assurer la sécurité des sources d'approvisionnement en eau et de l'épuration des eaux usées sur place. Ces mesures ont pour but de réduire l'incidence et la propagation de certaines maladies transmissibles.

L'importance de faire analyser l'eau des sources privées d'approvisionnement

Les sources privées d'approvisionnement en eau devraient faire l'objet d'analyses au moins deux fois par année en vue de déceler la présence de coliformes totaux et de la bactérie E. coli. Les analyses d'échantillons d'eau devraient être réalisées à des moments de l'année où la source d'approvisionnement en eau est le plus à risque de contamination microbienne, notamment après le dégel du printemps et pendant la période pluvieuse de l'automne. Les analyses devraient être effectuées, peu importe le dispositif de traitement de l'eau installé sur le système.

L'eau devrait faire l'objet d'analyses additionnelles à la suite de tout incident qui pourrait influer sur l'innocuité microbienne de la source d'approvisionnement comme, par exemple, le refoulement des eaux d'égout ou une inondation à proximité de l'endroit où se situe le puits. L'eau devrait aussi être analysée si elle change d'aspect, de goût ou d'odeur.

Lorsqu'un puits est creusé, approfondi ou réparé, le propriétaire reçoit du fournisseur un bon d'analyse. Ce bon, une exigence du Règlement sur l'eau potable de la Loi sur l'assainissement de l'eau, couvre les frais des analyses de matières inorganiques et microbiologiques. Les propriétaires qui ont reçu un bon d'analyse d'échantillon de leur eau de puits devraient faire analyser la qualité de leur eau dans les douze mois suivant la délivrance du bon.

Les sources privées d'approvisionnement en eau devraient aussi faire l'objet d'analyses pour déceler la présence de matières inorganiques telles que l'arsenic, l'uranium, le fluorure et les nitrates. Les formations rocheuses qui composent l'écorce terrestre sont riches en dépôts naturels de tels composés. Par conséquent, l'eau souterraine qui coule entre ces formations rocheuses peut contenir des taux élevés de ces matières.

L'analyse des matières inorganiques des échantillons de puits privés devrait être effectuée de préférence tous les deux ou trois ans ou plus fréquemment si des échantillons antérieurs indiquaient la présence de matières inorganiques à des niveaux aux environs de ceux justifiant l'émission d'un avis sanitaire.

L'eau devrait être analysée pour la présence de matières organiques si :

  • le puits est situé dans un endroit où il peut être exposé à des produits chimiques comme des produits pétroliers ou des pesticides;
  • il y a eu un déversement récent de pétrole à proximité du puits;
  • l'eau a un goût ou une odeur perceptible de produit chimique.

En vue de prévenir la contamination des sources privées d'approvisionnement en eau, certaines précautions devraient être prises, comme nettoyer et maintenir les systèmes d'évacuation des eaux usées :

  • l'espace entourant la source d'approvisionnement devrait être libre de débris;
  • l'eau de surface devrait être déviée loin du site;
  • les animaux domestiques ne devraient pas être logés à proximité de la source d'approvisionnement.

Les propriétaires de sources privées d'approvisionnement en eau peuvent choisir parmi plusieurs services d'analyse d'échantillons d'eau. On incite les propriétaires de puits privés à vérifier si le laboratoire qui est chargé d'analyser leurs échantillons d'eau possède une certification nationale. La santé et la sécurité des propriétaires de puits privés devraient être assurées par des services de laboratoire fiables et reconnus. De plus, les bureaux de la Santé publique peuvent offrir des conseils à ce sujet.

Pour de plus amples renseignements, communiquez avec le bureau de la Santé publique de votre région.

2007-10-05