Commission des droits de la personne du Nouveau-Brunswick

Message pour souligner la Journée internationale de la femme (10/03/05)

NB 322

le 5 mars 2010

FREDERICTON (CNB) - Voici le message du président de la Commission des droits de la personne du Nouveau-Brunswick, Gordon L. Porter, pour souligner la Journée internationale de la femme, ce lundi 8 mars.

Le 8 mars est la Journée internationale de la femme. C'est l'occasion pour les Canadiennes et les Canadiens de célébrer les progrès réalisés en vue d'atteindre l'égalité des femmes et leur pleine participation à la société, de réfléchir aux défis et aux obstacles à relever, et d'examiner les mesures à prendre pour que toutes les femmes parviennent à l'égalité.

Cette année, le thème du Canada, Force des femmes. Force du Canada. Force du monde., vise à encourager plus de femmes et de filles à non seulement aspirer à des rôles de direction, mais aussi à les assumer. Le développement du plein potentiel des femmes et la réalisation de leurs rêves ne sont qu'un aspect de la Journée internationale de la femme. En effet, cette journée représente bien plus pour l'ensemble du Nouveau-Brunswick, car nous en profitons tous quand les femmes de tous horizons peuvent participer pleinement à la vie économique, sociale et démocratique.

Les femmes ont réalisé bien des progrès au cours des dernières décennies et on peut le constater grâce à l'évolution de la Loi sur les droits de la personne. C'est peut-être surprenant, mais la Loi a seulement été modifiée en 1971 afin d'interdire la discrimination fondée sur le sexe. Il s'agit d'un progrès très important. Jusque là, il était légal au Nouveau-Brunswick de refuser un emploi aux femmes.

C'était seulement au début des années 1980 que le harcèlement sexuel a été reconnu comme une forme de discrimination fondée sur le sexe et seulement en 1992 que la Loi sur les droits de la personne a été modifiée afin d'interdire de façon explicite la discrimination fondée sur la grossesse.

De nos jours, les plaintes de discrimination fondée sur le sexe et de harcèlement sexuel représentent environ 10 p. cent des plaintes déposées auprès de la Commission des droits de la personne. Par le passé, pendant de nombreuses années, ces plaintes étaient celles qui faisaient le plus souvent l'objet d'une enquête.

Malgré les progrès réalisés par les femmes, plusieurs questions ne sont toujours pas réglées. Il y a, par exemple, l'écart salarial continu entre les hommes et les femmes, qui s'élevait à 14 p. cent en 2008. En 2005, le gouvernement a lancé le Plan d'action quinquennal sur l'écart salarial au Nouveau-Brunswick 2005-2010, mais la Coalition pour l'équité salariale soutient qu'une approche volontaire n'est pas efficace.

Bien que les plaintes en matière de salaire égal puissent être déposées en vertu de la Loi sur les droits de la personne, la Coalition pour l'équité salariale demande une loi sur l'équité salariale pour le secteur privé. Adoptée en 2009, la Loi sur l'équité salariale s'applique seulement à la fonction publique. Au mois de décembre 2009, la Commission des droits de la personne a organisé un forum à Fredericton pour favoriser un débat éclairé sur l'équité salariale et un forum similaire aura lieu à Edmundston, le 15 mars prochain.

Les progrès en matière d'égalité des femmes ont été réalisés grâce aux efforts de nombreuses personnes, en particulier, des femmes qui ont soulevé les problèmes et qui les ont gardés résolument au premier plan.

Cette année, à l'occasion de la Journée internationale de la femme, j'invite la population néo-brunswickoise à célébrer les progrès réalisés ainsi que les auteures et auteurs de ces progrès. De plus, j'encourage les Néo-Brunswickoises et les Néo-Brunswickois à poursuivre nos efforts communs visant à combler les lacunes et à supprimer les obstacles qui restent avant d'atteindre l'égalité absolue.

2010-03-05