Temple de la renommée sportive du Nouveau-Brunswick

Intronisation de six nouveaux membres au Temple de la renommée sportive du N.-B. (04/03/08)

NB 277

le 8 mars 2004

FREDERICTON (CNB) - Le Temple de la renommée sportive du Nouveau-Brunswick accueillera six nouveaux membres lors de la cérémonie de cette année, dont le premier membre d'honneur de la catégorie des vétérans. Le nom des personnes élues au Temple a été dévoilé aujourd'hui par Howie Trainor, de Saint John, président du conseil des gouverneurs du Temple de la renommée sportive. Le banquet et la cérémonie d'intronisation auront lieu le 5 juin à l'hôtel Delta Beauséjour, à Moncton.

Les membres intronisés sont Sean Barry, anciennement de Saint John, deux fois champion canadien et membre de l'équipe olympique canadienne de lutte en 1980; Betty Bouma de Bathurst, qui a joué un rôle prépondérant dans le développement du patinage artistique aux niveaux provincial et national; Ed Skiffington Jr de Moncton, qui a incorporé le football canadien dans les programmes de sport interscolaire provincial; l'équipe de curling de Melissa McClure, de Grand-Sault, qui a remporté le Championnat mondial de curling junior en 1998; et les Aigles Bleus de l'Université de Moncton, équipes de 1980-81 et 1981-82, champions de l'Union sportive interuniversitaire canadienne. Le vétéran admis au Temple est Lou Kiley, de Saint John, qui s'est distingué dans la ligue de hockey senior des Maritimes avec des équipes de Saint John, Moncton et Amherst dans les années 1950 et 1960.

Le nombre de membres du Temple de la renommée sportive du Nouveau-Brunswick passe donc à 176.

04/03/08

NOTE DE LA RÉDACTION : Le portrait des six membres intronisés est tracé ci-dessous. PERSONNE-RESSOURCE : Kathy Meagher, directrice générale, Temple de la renommée sportive du Nouveau-Brunswick, (506) 453-8930 (travail), (506) 457-9111 (rés.), télécopieur : (506) 459-0481, courriel : kathy.meagher@gnb.ca.

Sean Barry - Lutte - Athlète

Sean Barry, qui a su composer avec ses études et les exigences du sport pour devenir un lutteur de style libre de niveau mondial, a su tirer profit de sa formation en judo qu'il pratiquait plus jeune avec l'entraîneur Carl Schell.

Ce natif de Saint John rejoint donc son frère cadet Mike, intronisé l'an dernier, au Temple de la renommée sportive du Nouveau-Brunswick. Ce dernier a suivi le même chemin vers la gloire : judo, études et lutte.

(Photo agrandie)

En 1975, Sean Barry s'est mérité une place avec l'équipe nationale de lutte libre en préparation pour les Jeux olympiques de 1976 à Montréal. L'année suivante, il a remporté le championnat de l'Union sportive interuniversitaire canadienne dans sa catégorie de poids et a été sélectionné pour représenter le Canada à la Coupe du monde de lutte qui s'est tenue en Ohio. Malheureusement, lors des essais de sélection de l'équipe devant représenter le Canada à Montréal, il a perdu le match aux mains de son frère et a dû se contenter d'être le remplaçant dans l'équipe olympique.

M. Barry a alors décidé de travailler en vue de faire partie de l'équipe canadienne qui devait participer aux Jeux olympiques de 1980 à Moscou. Il a remporté des médailles d'or lors de plusieurs compétitions nationales et internationales dans la catégorie des 57 kilogrammes. En 1978 à Cuba, il a remporté le titre dans sa catégorie et a été nommé lutteur exceptionnel de toute la compétition. Il a représenté le Canada aux Championnats du monde tenus à Mexico où il s'est classé 7e.

L'année 1979 s'est avérée la meilleure année de la carrière de M. Barry. Cette année-là, il a remporté le prestigieux Festival de lutte de Ryerson et la rencontre de lutte de la Eastern American Amateur Athletic Union qui s'est tenue à New York. Il a également remporté la médaille d'or au championnat canadien de lutte libre à Thunder Bay. Lors de cette compétition, Sean et son frère Michael se sont partagés le prix de lutteur exceptionnel. Il a représenté le Canada aux Jeux panaméricains tenus à San Juan, à Porto Rico, et aux championnats mondiaux de San Diego où il s'est classé 9e.

La décision du Canada de boycotter les Jeux olympiques de 1980 a été prise avant la tenue des essais permettant de déterminer la composition de l'équipe de lutte libre. L'Association canadienne de lutte amateur a quand même permis la tenue des essais en reconnaissance du travail accompli par les athlètes au fil des ans. La victoire de M. Barry dans la catégorie de 57 kilogrammes s'est avérée une victoire douce-amère. Il n'était pas d'accord avec la décision du Canada de boycotter les Jeux et a été amèrement déçu de ne pas avoir eu la chance de réaliser son rêve de compétitionner sur la plus grande scène du monde.

M. Barry a pris sa retraite en 1981, après avoir remporté le championnat canadien ouvert de lutte et avoir été nommé lutteur exceptionnel de la compétition.

Sean Barry est diplômé de la Saint Mary's University (Halifax), de la Lakehead University (Thunder Bay) et de la University of Western Ontario (London). Il réside maintenant à Regina, en Saskatchewan, avec son épouse Salina et leurs trois enfants.

Betty Bouma - Patinage artistique - Bâtisseur

Comme tant de bénévoles avant elle, Betty Bouma s'est retrouvée dans le monde du patinage artistique lorsque son fils aîné s'est inscrit à un programme préscolaire mis sur pied par le club de patinage de Bathurst. Elle a assisté aux réunions et apporté son aide dans la préparation de spectacles sur glace. C'était en 1968 et depuis, Betty est passée par tous les niveaux de la direction des associations de patinage artistique locale, provinciale et nationale. En 1998, elle a atteint le point culminant de sa carrière de bénévole en étant élue présidente de l'Association canadienne de patinage artistique (maintenant Patinage Canada).

(Photo agrandie)

Elle a laissé une marque indélébile sur le sport et ce, à tous les niveaux. Lorsqu'elle était membre du Club de patinage artistique de Bathurst, elle a joué un rôle important dans l'instauration d'un engagement à l'égard de la formation permanente d'animateurs et a mis en évidence l'importance pour les clubs de participer activement au processus décisionnel aux niveaux provincial et national.

Mme Bouma a consacré son temps passé à la présidence de l'Association de patinage artistique du Nouveau-Brunswick à améliorer la qualité des services offerts à tous les patineurs, entraîneurs et officiels; son engagement s'est traduit par la mise sur pied du Centre de formation de l'Atlantique pour les patineurs et les entraîneurs d'élite. Elle a été la première Néo-Brunswickoise à diriger l'Association canadienne de patinage artistique (ACPA) et pendant qu'elle occupait le poste de présidente, elle a adopté une approche centrée sur l'athlète, l'équité et la transparence du fonctionnement de l'Association.

Elle a été membre du conseil de direction de l'ACPA pendant 18 ans, au cours desquels elle a été présidente ou membre actif de divers comités responsables de tous les éléments relatifs à la structure et à l'organisation du sport.

La présidente actuelle de Patinage Canada, Mme Marilyn Chidlow, résume ainsi l'engagement de Mme Bouma : « Sa passion pour le patinage artistique et surtout sa reconnaissance des mérites de chaque athlète ont joué un rôle décisif dans la définition actuelle de notre sport et de notre organisme. »

Mme Bouma a été chef de l'équipe canadienne lors de plusieurs compétitions nationales et internationales, y compris les championnats mondiaux qui se sont tenus à Lausanne, en Suisse, en 1997 et les Jeux olympiques d'hiver 2002 tenus à Salt Lake City. Tous ceux qui étaient alors sous sa responsabilité ont grandement apprécié sa méthode axée sur l'athlète. L'ancienne championne canadienne Jennifer Robinson a même dit de Mme Bouma qu'elle « était l'inspiration dont chaque athlète avait besoin pour réaliser son rêve ». Selon Mme Robinson, « Betty a prouvé à maintes reprises qu'elle aime aider les jeunes adultes à poursuivre leurs rêves ambitieux et fait preuve, par le fait même, d'un grand altruisme. »

En tant que présidente de l'ACPA, Mme Bouma a représenté le Canada à plusieurs congrès de l'International Skating Union (ISU). Elle a joué un rôle important dans la mise en place d'un nouveau système de notation pour l'ISU, utilisé pour la première fois par Patinage Canada.

Même si elle n'est plus présidente de Patinage Canada, Mme Bouma continue à promouvoir le sport en faisant partie de plusieurs comités, et comme présidente du National Athlete Trust et de la National Board Restructuring Commission.

Mme Bouma et son conjoint Hans demeurent à Sainte-Thérèse Sud, au Nouveau-Brunswick.

Edmund Skiffington, Jr. - Football - Bâtisseur

Lorsqu'il était entraîneur, Ed Skiffington était un homme polyvalent. Il est devenu une légende à la Moncton High School où il a enseigné l'éducation physique et où il a été directeur du département de l'athlétisme pendant presque 30 ans. « Skiff » a également entraîné les équipes de football, de basketball et d'athlétisme. Ses Purple Knights ont remporté plusieurs championnats de la New Brunswick Interscholastic Athletic Association.

M. Skiffington, natif de Sommerville au Massachusetts, est arrivé à la Moncton High School en 1957. Il a fait adopter le football canadien par le programme de sports des écoles secondaires de la province en 1960 et a été l'élément moteur de la mise sur pied de la ligue de football des écoles secondaires, de laquelle il a été président et directeur jusqu'à sa retraite en 1984. Quarante-quatre ans plus tard, la ligue est maintenant composée de deux conférences auxquelles participent 17 écoles réparties dans les divisions AAA et AA.

(Photo agrandie)

De 1958 à 1973, M. Skiffington a été entraîneur en chef des programmes d'athlétisme d'été parrainés par la Légion royale canadienne. Il a également été entraîneur en chef de l'équipe représentant la province aux Jeux d'été du Canada tenus à Halifax, en 1969. Il a agi en tant qu'officiel lors de deux autres Jeux du Canada.

Mme Joyce Douthwright Slipp, membre du Temple de la renommée sportive du Nouveau-Brunswick, a eu M. Skiffington comme entraîneur à l'école secondaire et lui attribue le mérite d'avoir fait d'elle une meilleure athlète. « Il m'a demandé de m'entraîner avec l'équipe des garçons et m'a amenée à me dépasser comme aucun autre entraîneur ne l'a fait », a-t-elle dit. Joyce Slipp, qui a été capitaine de l'équipe féminine de basketball aux Jeux olympiques de 1976, reconnaît également que M. Skiffington l'a aidée à décider de poursuivre une carrière dans le sport. « J'ai voulu égaler les qualités remarquables de chef de file qu'il possédait. »

M. Skiffington est un officiel accrédité par l'International Association of Approved Basketball Officials (IAABO) et, à ce titre, il a dirigé un programme intensif à l'intention des arbitres de basketball dans le cadre du programme d'éducation physique de la Moncton High School. Grâce à ce programme, le niveau d'arbitrage à Moncton et dans la province s'est grandement amélioré. Plusieurs de ses étudiants sont devenus des officiels accrédités. L'un d'entre eux, Richard Steeves, membre du Temple de la renommée sportive du Nouveau-Brunswick, a arbitré des parties lors des Jeux olympiques de Séoul et a même eu l'honneur d'arbitrer la partie de médaille d'or aux Olympiques de Barcelone, en 1992.

La plus grande contribution d'Ed Skiffington demeure sans contredit le fait qu'il a façonné l'avenir des jeunes hommes et femmes qu'il a entraînés et à qui il a enseigné. Plusieurs de ceux qui l'ont eu comme mentor ont mené une carrière fructueuse dans les domaines de l'éducation, du sport, des affaires et de la politique. Comme le résume si bien un ancien athlète, « il a su nous inculquer les principes du jeu propre, solide et agressif, mais il nous a surtout montré comment jouer franc jeu. »

La valeur de sa contribution au sport dans la province a été reconnue par Basketball Nouveau-Brunswick, Football Nouveau-Brunswick, la Légion royale canadienne et Athlétisme Nouveau-Brunswick. Il a été intronisé au mur de la renommée sportive de Moncton en 1990 en tant que bâtisseur.

L'ancien entraîneur Skiffington, toujours actif et en forme, et son épouse Lois vivent à Lower Coverdale, au Nouveau-Brunswick.

Équipe de curling de Melissa McClure 1998 - Curling - Équipe

Dans l'histoire du Nouveau-Brunswick, très peu d'équipes ont gagné une compétition nationale de curling, et encore moins, une compétition mondiale. Il n'y a que deux équipes qui aient mérité le titre de champions du monde : l'équipe de Jim Sullivan de Fredericton et, une décennie plus tard, Melissa McClure et ses « cousines curleuses » de Grand-Sault. Ces deux équipes ont remporté le Championnat mondial de curling junior.

Melissa McClure (capitaine), Nancy Toner (troisième), Brigitte McClure (deuxième), Bethany Toner (première) et l'entraîneur Lee Toner sont tous membres d'une même famille et ont appris à jouer au club de curling de Grand-Sault. Julie Webb de Grand Bay-Westfield, qui n'a aucun lien de parenté avec ses coéquipères, s'est jointe à l'équipe en 1998 en tant que substitut. (Photo agrandie)

Leur cheminement pour finalement gravir la première marche du podium au Championnat mondial a été constant mais non dépourvu d'embûches. Elles ont d'abord gagné le championnat provincial des écoles secondaires en 1993 et en 1994, puis remporté la médaille de bronze lors des Jeux d'hiver du Canada de 1995 qui se sont déroulés à Grande Prairie, en Alberta. En 1996 et en 1997, l'équipe s'est assuré la victoire lors du Championnat junior du Nouveau-Brunswick, et, du même coup, le droit de participer au Championnat canadien. Même si l'équipe ne s'est pas qualifiée en finale ces deux années, elle a acquis une précieuse expérience qui s'est avérée très utile en 1998.

La dernière année de l'équipe dans les rangs junior a été mémorable. Les membres de l'équipe, poursuivant toutes des études à plein temps au sein de cinq universités différentes, devaient pratiquer chacune de leur côté et se déplacer à leurs frais pour participer à des séances d'entraînement et à des pratiques d'équipe. Leur engagement et les efforts déployés ont été récompensés lorsqu'elles ont remporté le Championnat du Nouveau-Brunswick pour une troisième fois consécutive et ont ainsi pu prendre part au Championnat national à Calgary.

L'équipe de Melissa McClure a terminé le tournoi à la ronde avec 10 victoires et deux défaites, l'emportant 6 à 4 sur l'équipe de Suzanne Gaudet de l'Île-du-Prince-Édouard pour passer en finale contre l'équipe de l'Ontario. Remportant la victoire 8 à 4, l'équipe est devenue la deuxième équipe de la province à gagner le Championnat junior canadien, et la toute première équipe du Nouveau-Brunswick à se qualifier en vue du Championnat mondial. Deux équipières ont été choisies comme joueuses étoiles : Melissa McClure en tant que capitaine de la première équipe et Brigitte McClure comme deuxième de la seconde équipe. De son côté, l'entraîneur Lee Toner a mérité le titre 3M Coach of the Year (entraîneur de l'année).

Après avoir perdu les deux premières parties du Championnat mondial à Thunder Bay, l'équipe a gagné neuf parties consécutives pour passer en finale. Elle a vaincu 6 à 4 en demi-finale l'équipe de l'Écosse qui détenait le titre. En présence d'un grand nombre de leurs amis et parents venus de Grand-Sault et du Nouveau-Brunswick, l'équipe a défait l'équipe du Japon 11 à 3 pour se mériter le titre mondial et s'assurer une place dans l'histoire du curling au Nouveau-Brunswinck. Brigitte McClure, qui a dominé toutes les joueuses de sa position au cours du tournoi, a été sélectionnée dans l'équipe des étoiles.

Un éditorial a bien saisi le sens de la victoire de l'équipe et la fierté qui en découle : « Tout au long du tournoi, l'équipe de Melissa McClure a fait preuve de dignité, d'esprit sportif et de cette attitude essentielle au succès sportif : la détermination… En tant que Néo-Brunswickois, nous en sommes fiers! »

Les Aigles Bleus de l'Université de Moncton 1980 et 1981 - Hockey - Équipe

Au début de la saison 1980-1981, l'entraîneur Jean Perron a fixé un objectif pour son équipe de hockey de l'Université de Moncton : remporter le championnat de l'Union sportive interuniversitaire canadienne (USIC).

Le 15 mars 1981, François Bessette a compté deux buts dans les neuf dernières secondes de jeu pour arracher la victoire 4 à 2 sur les Huskies de la Saskatchewan, assurant ainsi aux Aigles Bleus leur toute première victoire à l'échelle nationale et donnant le coup d'envoi à des réjouissances tant à Moncton que partout au Nouveau-Brunswick. L'équipe des Aigles Bleus devenait ainsi la première équipe à l'est de l'Ontario à gagner le championnat interuniversitaire national, une compétition qui avait été remportée par les Golden Bears de la University of Alberta au cours des trois années précédentes.

(Photo agrandie.)

En saison régulière, les Aigles Bleus ont enregistré un record de 18 victoires, cinq défaites et un match nul, s'assurant la première place de leur division. Ils ont défait les Tigers de la Dalhousie University et remporté pour la deuxième fois consécutive le championnat de l'Association sportive interuniversitaire de l'Atlantique (ASIA). Quatre joueurs, le gardien de but Jean-Claude Charest, le joueur avant François Bessette et les défenseurs Charlie Bourgeois et Michel Bédard, ont été sélectionnés dans l'équipe des étoiles de l'ASIA. Au tournoi national à Calgary, le gardien de but Benoît Fortier s'est mérité le titre de joueur le plus utile lors du tournoi et Charlie Bourgeois s'est distingué comme joueur étoile de l'USIC.

Quatorze joueurs ayant participé à ce tournoi sont revenus dans l'équipe pour la saison 1981-1982. Après avoir terminé en troisième place au sein de leur division avec 17 victoires, huit défaites et un match nul, le « Bleu et Or » a vaincu l'équipe de la University of Prince Edward Island au championnat de l'ASIA. François Bessette a de nouveau été choisi dans l'équipe des étoiles de la conférence de l'Atlantique, tout comme le joueur d'avant Jean-François Boutin et le défenseur Louis Durocher.

L'Université de Moncton était l'hôtesse du Championnat canadien de 1982 et les Aigles Bleus étaient plus décidés que jamais à récompenser leurs fidèles partisans. L'équipe de Moncton et les Huskies de la University of Saskatchewan ont disputé le match de championnat au Colisée de Moncton dans ce qui semblait être la répétition de la finale de 1981.

(Photo agrandie)

Tout juste une année moins un jour après la spectaculaire victoire à Calgary, Louis Durocher a compté un but 33 secondes avant la fin du match permettant aux Aigles Bleus de remporter leur deuxième championnat de l'USIC en autant d'années. Le joueur avant Alain Grenier a été désigné le joueur le plus utile du tournoi, et le gardien de but Benoît Fortier de même que le défenseur Patrick Dodier ont été choisis dans l'équipe des étoiles.

Le match a également été l'occasion d'une confrontation entre deux futurs entraîneurs de la Ligue nationale de hockey : Jean Perron, de Moncton, et Dave King, de la Saskatchewan.

Plusieurs considèrent que Jean Perron, qui a piloté les Aigles Bleus en 1973 à titre d'entraîneur principal, est celui qui a le plus contribué à faire de l'équipe un compétiteur puissant et respecté dans le hockey interuniversitaire, tant à l'échelon régional que national. Il a plus tard mené les Canadiens de Montréal à la Coupe Stanley en 1985-1986.

Les membres de l'équipe 1980-1981 : Jean Claude Charest, Benoît Fortier, Mario Larouche, François Robert, François Bessette, Rémi Levesque, Michel Béchard, Louis Durocher, Denis Marquis, Michel Laforest, Charlie Bourgeois, Jacques Plante, Alfred Goguen, Roch Bois, Denis Rochon, Michel Breau, Raoul Boudreau, Kevin Gaudet, Jean-François Boutin, Jean Sansfaçon, Jon Coster et Pat Morgan.

Les membres de l'équipe 1981-1982 : Jean Claude Charest, Benoît Fortier, Mario Larouche, François Bessette, Rémi Levesque, Louis Durocher, Michel Laforest, Alfred Goguen, Roch Bois, Michel Breau, Raoul Boudreau, Kevin Gaudet, Jean-François Boutin, Jean Sansfaçon, Pierre Giard, Alain Grenier, Jean «Chico» Belliveau, Jean « Dixie » Belliveau, Sylvain Allard, Doug McGrath, Michel Vautour, Patrick Dodier et Jacques Jobin.

Les entraîneurs de ces deux équipes étaient Jean Perron, Bob Bellefleur, Denis Gingras et Ronnie LeBlanc.

Louis Kiley - Hockey - Vétéran

Lou Kiley avait la réputation d'être sans peur et sans reproche. Il était également un meneur-né qui a conduit les Beavers de Saint John au Championnat senior des Maritimes à titre d'instructeur-joueur lorsqu'il n'avait que 23 ans.

Ce natif de Saint John a perfectionné son jeu au Forum, dans le nord de cette ville, et il était un joueur des Maroons de Saint John lorsqu'ils ont remporté le Championnat junior provincial en 1948-1949. (Photo agrandie)

En 1949, les Rangers de New York lui offraient un contrat d'essai. N'ayant pas été retenu, il s'est joint à l'équipe de Trois-Rivières de la Ligue de hockey junior du Québec qui alignait alors de futures étoiles de la Ligue nationale de hockey comme Jean Béliveau, Dickie Moore et Bernard Geoffrion. Entre 1950 et 1952, il a joué avec les Cataractes de Shawinigan Falls de la ligue du Québec et avec les Olympics de Boston de la Eastern Amateur Hockey League. Une blessure sérieuse au genou a définitivement brisé son rêve de jouer dans la LNH.

Lou Kiley est revenu dans les Maritimes et a débuté la saison 1952-1953 avec les Islanders de Charlottetown avant de devenir en 1952 l'instructeur-joueur des Beavers de Saint John de la ligue de hockey senior du Nouveau-Brunswick. Il s'est rapidement attiré la sympathie des partisans, en jouant souvent pendant les soixante minutes du match et en faisant preuve de ses qualités de meneur aux deux bouts de la patinoire.

Lou Kiley a été choisi pour faire partie de la deuxième équipe d'étoiles de la ligue et les Beavers ont remporté le championnat des Maritimes. Ils se sont inclinés devant l'équipe de Smith Falls (Ontario) lors du tournoi de la Coupe Allan de l'est du Canada.

En cette période qui a marqué l'âge d'or du hockey senior dans les Maritimes et, pour la plus grande partie de la décennie suivante, Lou Kiley a joué un rôle de premier plan au sein de différentes équipes au Nouveau-Brunswick et en Nouvelle-Écosse. À l'exception d'une parenthèse à sa carrière durant la période de 1958 à 1960, Lou Kiley a été coéquipier ou entraîneur d'équipes à Saint John, Amherst, Bathurst, Moncton et Halifax.

Il a piloté les Ramblers de Amherst à la finale du Championnat des Maritimes en 1957-1958. Les Ramblers ont remporté le titre senior en 1960-1961 et en 1961-1962, puis Lou Kiley a remporté une troisième victoire consécutive au Championnat des Maritimes à la barre des Hawks de Moncton en 1962-1963. L'équipe de Moncton s'est rendue à la finale du tournoi de la Coupe Allan de l'est du Canada, mais a dû s'incliner devant les puissants Bulldogs de Windsor (Ontario).

Oscar Gaudet, membre du Temple de la renommée sportive du Nouveau-Brunswick, qui a été un coéquipier de Lou Kiley à Moncton, a dit de lui : « Il se comportait comme un général sur la patinoire. Ses adversaires le craignaient en raison de la rudesse de son style et ses coéquipiers respectaient son intensité et sa connaissance du jeu. Grâce à lui, chaque membre de l'équipe est devenu un meilleur joueur. » Un autre membre du Temple de la renommée sportive, « Red » Mullins, lui aussi un ancien coéquipier à Moncton, l'a décrit ainsi : « Il était très dynamique et exigeait beaucoup des joueurs de l'équipe. C'était un meneur exceptionnel. »

Lou Kiley a pris sa retraite du hockey en 1964 et il vit maintenant à Saint John avec sa femme Gail.

04/03/08