Commission sur le français langue seconde

Changements recommandés aux programmes et services de français langue seconde - secteur anglophone (08/02/27)

NB 242

le 27 février 2008

FREDERICTON (CNB) - Parmi les 18 recommandations dévoilées aujourd'hui par la Commission sur le français langue seconde, on trouve celle que tous les élèves dans les écoles du secteur anglophone à partir de la 5e année commencent un programme de français langue seconde sous la forme de cours de français intensif.

(Multimédias)

Les commissaires Jim Croll et Patricia Lee ont rédigé leur rapport de juillet 2007 à février 2008. Leur étude est l'une des mesures clés découlant du plan du gouvernement, Les enfants au premier plan, visant à bâtir le meilleur système d'éducation au Canada.

« Durant les sept derniers mois, nous avons étudié les modèles actuels pour l'enseignement du français langue seconde, nous avons consulté des élèves, des enseignants, des éducateurs et des intervenants et nous avons analysé des données et rapports antérieurs liés à cette question, a déclaré M. Croll. En nous fondant sur nos discussions et nos recherches, nous avons préparé des recommandations à l'intention du ministre de l'Éducation pour l'élaboration de programmes de français langue seconde qui aideront les élèves à acquérir les compétences requises pour fonctionner avec efficacité dans leur langue seconde. »

Durant l'étude par la Commission sur l'enseignement de la langue seconde, on a constaté ce qui suit :

  • De 1995 à 2006 (du début de la 1re année au début de la 12e année), le taux d'abandon du programme des élèves inscrits à l'immersion précoce en 1re année s'élève à près de 72 % (de 1 469 élèves en 1995 à 414 élèves en 2006).

  • Des 1 469 élèves débutant le programme d'immersion précoce en 1995, seulement 234 ou 15,9 % avaient atteint au printemps 2007 l'objectif de la Politique 309 d'un niveau avancé ou supérieur de compétence dans leur seconde langue.

  • Plus de 93 % des enfants ayant un plan d'éducation individualisé sont inscrits au programme de français de base pour le français langue seconde. Cela représente plus de 23,5 % de tous les 53 339 élèves dans le programme de base.

  • Des 4 063 élèves inscrits au programme de base pour le FLS qui étaient en 1re année en 1995, seulement 4,6 % étudiaient encore le FLS en 2007 et moins de 0,7 % d'entre eux avaient atteint l'objectif de la Politique 309 d'un niveau intermédiaire de compétence dans leur seconde langue.

  • Après quatre années du programme de français de base, des élèves avaient seulement atteint le niveau de débutant faible (limité à la mémorisation de termes et d'expressions) avant de commencer le programme de français intensif. Puis après cinq mois dans le programme de français intensif, l'élève moyen de la 5e année était passé du niveau de débutant faible au niveau de base faible, ce qui représente une amélioration de quatre niveaux (les élèves avaient acquis la capacité d'utiliser des phrases simples et de participer à une conversation très simple avec une certaine spontanéité).

« Durant notre étude, nous avons entendu les opinions de parents, d'enseignants, d'élèves, de directions générales de districts, de commissaires aux langues officielles, de groupes d'intervenants, de conseils d'éducation de district et de représentants d'universités, a précisé Mme Lee. Ils avaient tous leur mot à dire concernant l'apprentissage du français langue seconde. Nous leur sommes reconnaissants d'avoir pris le temps de nous communiquer leurs opinions durant l'étude et nous voulons les assurer que nous les avons pleinement pris en considération. »

Voici d'autres recommandations de la Commission sur le français langue seconde :

  • Qu'on adopte l'immersion tardive, qui débute en 6e année, comme seul programme d'immersion en français pour les élèves anglophones du Nouveau-Brunswick.

  • Que tous les élèves, qu'ils soient inscrits au programme de base ou d'immersion, continuent à suivre leur programme de français langue seconde jusqu'à la 12e année.

  • Après la 10e année, que les élèves ayant choisi l'immersion tardive, ne soient pas obligés de suivre leurs cours de sciences et de mathématiques en français et que les écoles aient le choix d'offrir des cours de sciences et de mathématiques aux élèves en immersion tardive soit en français ou soit en anglais entre la 6e et la 12e année.

  • Qu'on poursuive l'élaboration d'un programme de base enrichi pour assurer un suivi au programme de français intensif de la 5e année. Ce programme débutera en 6e année.

  • Que chaque enfant, peu importe la capacité perçue, soit encouragé de façon égale à poursuivre son éducation dans le programme d'immersion tardive à partir de la 5e année.

  • Que tous les autres programmes d'enseignement du français langue seconde existant dans les écoles du Nouveau-Brunswick soient graduellement éliminés au moyen de l'introduction des deux programmes de français langue seconde recommandés.
  • Que la cible visant à faire en sorte « que 70 % de tous les diplômés du secondaire puissent fonctionner efficacement dans leur seconde langue officielle » demeure l'objectif à atteindre pour l'apprentissage du français langue seconde au Nouveau-Brunswick.

« À titre de commissaires chargés de la rédaction de ce rapport, nous considérons avoir fourni au ministre Kelly Lamrock et au gouvernement du Nouveau-Brunswick les résultats d'une étude complète sur les programmes et services d'enseignement du français langue seconde », a ajouté M. Croll.

« Nous profitons de l'occasion pour remercier publiquement le gouvernement de nous avoir fait l'honneur de nous choisir pour contribuer à l'amélioration de l'enseignement du français langue seconde dans les écoles anglophones du Nouveau-Brunswick » a conclu Mme Lee.

Le rapport de la Commission chargée de l'étude sur les programmes et services de français langue seconde dans le secteur anglophone du ministère de l'Éducation est affiché en ligne à http://www.gnb.ca/0000/eng-cu-f.asp.

2008-02-27

PERSONNE-RESSOURCE : Jordan O'Brien, Communications Nouveau-Brunswick, 506-470-1537.

2008-02-27