Bureau de l'ombudsman / Défenseur des enfants et de la jeunesse

L'ombudsman et défenseur des enfants et de la jeunesse dévoile les recommandations pour la protection des enfants à naître (09/10/09)

NB 1533

le 9 octobre 2009

FREDERICTON (CNB) - Le gouvernement provincial a reçu six recommandations de l'ombudsman et défenseur des enfants et de la jeunesse, Bernard Richard, en réponse à la demande du ministre du Développement social de fournir des commentaires relativement au rapport publié récemment par le Comité d'examen des décès des enfants.

Dans ce rapport publié après le décès d'un nouveau-né dont les parents étaient connus du ministère du Développement social, le comité conseille le ministre du Développement social sur les mesures qu'il pourrait ou devrait prendre pour protéger les enfants à naître qui peuvent être exposés à de graves risques ou qui sont en danger de mort.

« J'ai bon espoir que ces six recommandations seront favorablement reçues par le ministre, et j'espère qu'elles seront bientôt mises en oeuvre avant que ne survienne une autre tragédie », a déclaré M. Richard.

Le Bureau de l'ombudsman et du défenseur des enfants et de la jeunesse recommande la promulgation d'une loi qui permettrait aux tribunaux d'intervenir quand on juge qu'un enfant à naître est en danger, surtout lorsque ses parents sont connus du ministère du Développement social.

« Nous ne pouvons pas rester à rien faire quand nous avons de fortes raisons de croire qu'un enfant à naître sera exposé à de graves risques après sa naissance, a affirmé M. Richard. Même s'il est rare qu'on doive appliquer la loi proposée, cela en vaudra la peine si l'on peut sauver ainsi la vie d'un seul nouveau-né. »

Les recommandations mettent l'accent sur le besoin d'améliorer les services aux mères à risque, de donner de l'information sur la planification familiale et d'offrir une formation aux fournisseurs de services pour qu'ils puissent déceler le déni d'une grossesse et prendre les mesures nécessaires.

De plus, on recommande d'offrir un soutien et de l'aide à la mère qui abandonne un nouveau-né ou qui nie être enceinte. Il importe également de mener des recherches sur l'efficacité des dispositions législatives concernant les refuges avant d'aller de l'avant pour l'établissement d'une telle législation.

2009-10-09

NOTE DE LA RÉDACTION : Vous trouverez, ci-joint, les recommandations rendues publiques, aujourd'hui, dans le rapport de l'ombudsman, Protection des nouveaux-nés vulnérables : une approche globale. PERSONNE-RESSOURCE : Bernard Richard, Bureau de l'ombudsman et du défenseur des enfants et de la jeunesse, 506-453-2789, nbombud@gnb.ca.

Recommandations de l'ombudsman concernant les nouveau-nés vulnérables

Voici les six recommandations dévoilées, aujourd'hui, dans le rapport de l'ombudsman qui s'intitule Protection des nouveaux-nés vulnérables : une approche globale. L'ombudsman a présenté ce rapport au ministre du Développement social, Kelly Lamrock, le 30 septembre pour répondre à sa demande de commentaires.

  1. Que des services soient offerts aux femmes enceintes et aux jeunes parents, notamment une ligne d'écoute téléphonique et des conseillers spécialisés. Une attention particulière est à porter aux services destinés aux femmes qui nient leur grossesse. Le projet Cuddle, en Californie, offre déjà une ligne d'écoute qui est accessible aux femmes au Canada. La mise en place d'une ligne d'écoute semblable à l'intention des mères à risque au Nouveau-Brunswick pourrait être fort utile. D'autres services à envisager sont la distribution de contraceptifs gratuits et disponibles, ainsi que le renforcement du soutien offert aux femmes enceintes et aux jeunes parents à faible revenu. Des services de soutien et d'aide devraient être en place pour les femmes qui abandonnent leur nouveau-né ou qui nient leur grossesse, car ces mères peuvent être aux prises avec des problèmes de santé mentale ou de dépendance.
  2. Que les jeunes soient sensibilisés aux questions liées à la planification familiale, notamment la contraception, les dangers liés au manque de soins prénatals et l'abandon d'un bébé. De plus, que les fournisseurs de services reçoivent une formation pour les aider à cerner et à traiter le déni de grossesse. Ces mesures devraient être mises en œuvre en partenariat avec le ministère de l'Éducation.
  3. Que des recherches soient menées sur les causes de l'abandon de nouveau-nés. Vu que la question semble être étroitement liée à la situation sociale des femmes, ces recherches pourraient être effectuées de concert avec le Conseil consultatif sur la condition de la femme. Des recherches devraient également être réalisées sur l'efficacité des dispositions législatives concernant les zones de refuge avant qu'elles ne soient envisagées plus avant.
  4. Qu'une directive soit mise en oeuvre afin d'aider les travailleurs sociaux à déterminer les mesures à prendre lorsqu'ils ont affaire à une femme qui risque de nuire à son enfant à naître. Cette directive exigerait que la femme enceinte soit mise en contact avec une conseillère ou un conseiller ayant reçu une formation pour aider les femmes en déni de grossesse et qu'elle reçoive le numéro de la ligne d'écoute. La directive devrait également traiter de l'intervention des professionnels de la santé et des hôpitaux.
  5. Qu'un examen soit fait du cadre de référence du Comité d'examen des décès d'enfants afin de déterminer si ses objectifs sont toujours souhaitables et, s'ils le sont, de fournir au comité les ressources ou toute autre aide nécessaires pour qu'il atteigne ses objectifs.
  6. Que des dispositions législatives soient adoptées afin de redonner aux cours supérieures la compétence nécessaire pour protéger, dans des circonstances appropriées, les enfants à naître de tout préjudice grave ou de la mort.
2009-10-09