Groupe de travail sur l'autosuffisance

Le Groupe de travail sur l'autosuffisance publie son second rapport (07/02/12)

NB 172

le 12 février 2007

FREDERICTON (CNB) - Une pénurie de main-d'oeuvre imminente menace les entreprises du Nouveau-Brunswick et seule une stratégie de développement économique ciblée visant à accroître les exportations dans tous les secteurs peut y remédier, selon le Groupe de travail sur l'autosuffisance.

(Multimédias)

En ce second volume du Rapport sur la réalité du Nouveau-Brunswick, intitulé La Route des exportations, les coprésidents du Groupe, Gilles Lepage et Francis McGuire, énoncent les possibilités et défis touchant 16 différents secteurs de l'économie de la province.

Ils concluent que les exportations seront l'engin de la croissance économique au Nouveau-Brunswick. Selon le Groupe de travail, la province devrait se concentrer sur les entreprises qui pourraient potentiellement augmenter le taux d'exportations ou engendrer une nouvelle ligne de biens ou services à exporter.

Le Groupe de travail conclut que le Nouveau-Brunswick devra cibler des secteurs précis de croissance et régler systématiquement la pénurie de main-d'œuvre afin d'augmenter ses exportations. Les secteurs traditionnels des industries primaires demeureront d'importants fournisseurs d'emplois et de revenus si nous prenons des mesures afin de maintenir leur productivité et leur compétitivité. Toutefois, la croissance sera dominée par les secteurs suivants : énergie, transformation et fabrication, aquaculture, technologies de l'information et des communications, technologie de l'environnement, centres de relation clientèle, tourisme et télésanté.

Afin d'atteindre le taux de croissance nécessaire pour réaliser l'autosuffisance, le rapport affirme que :

  • Les entreprises existantes devront accélérer leur productivité en investissant dans la formation, la technologie et l'équipement;
  • Les stratégies de développement des affaires devront miser sur les capacités inhérentes de chaque région; et
  • Toutes les régions devront être intégrées à l'économie du Nouveau-Brunswick.

« Afin de réussir, les communautés et les entreprises devront saisir les possibilités et investir dans leurs infrastructures et bases économiques, a affirmé M. McGuire. Chaque région doit cibler les possibilités d'affaires qui correspondent à ses capacités inhérentes et qui permettent à sa population de participer pleinement à l'économie provinciale globale. »

À titre d'exemple, le Groupe de travail cite le secteur de l'énergie à Saint John. Selon le rapport, la région de Saint John aura besoin, dans les 24 prochains mois, de quelque 5000 travailleurs qualifiés. Ainsi, nous pourrions attirer des travailleurs d'un peu partout dans la province et de l'extérieur de la région.

De plus, le secteur de la transformation et de la fabrication peut s'attendre à profiter des projets importants dans le secteur de l'énergie, tels que la remise à neuf de la centrale de Point Lepreau, la construction du pipeline d'Emera Brunswick entre Saint John et la frontière du Maine, et la seconde raffinerie de Irving Oil proposée.

« Les entrepreneurs de toutes parts de la province devraient examiner les paramètres de ce projet et investir conformément dans leur main-d'œuvre et équipement afin de pouvoir participer et bénéficier des avantages », a expliqué M. Lepage.

« Notre province est composée de diverses régions et depuis très longtemps, chacune de ces régions a développé son propre parcours économique. Le moment est venu de penser en grand et d'envisager les possibilités qui existent à l'échelle provinciale. »

Le Groupe de travail affirme que cela nécessitera un investissement important dans l'infrastructure stratégique, y compris le transport routier, par avion, en navire et par voie ferrée; les lignes de transmission et de distribution électriques; les réseaux de télécommunications et sans fil; et l'infrastructure du tourisme.

Le rapport mentionne également que les investissements dans l'infrastructure du tourisme sont particulièrement importants pour le nord de la province. Le Groupe de travail recommande, entre autres, que le gouvernement du Nouveau-Brunswick envisage un investissement de 100 millions de dollars dans l'infrastructure touristique, dont 70 millions de dollars seraient destinés au développement du tourisme dans le nord du Nouveau-Brunswick.

Parmi les autres recommandations du Groupe de travail :

  • Le Nouveau-Brunswick doit chercher à devenir un leader du développement durable;
  • Le gouvernement provincial doit envisager une hausse de 25 pour cent des réserves de bois accessibles à l'industrie forestière;
  • Les propriétaires des scieries devraient être compensés s'ils renoncent volontairement à leur réserves de bois et ces réserves devraient servir à créer de plus grandes accumulations pour les industries forestières qui restent;
  • On doit poursuivre vigoureusement le développement de l'ostréiculture sur la côte nord-est du Nouveau-Brunswick de façon à égaler le succès de l'aquaculture du saumon dans le Sud-Est;
  • Il faut encourager les entreprises d'exploitation des fruits de mer à augmenter sensiblement leur productivité, ce qui devrait entraîner une hausse des salaires des travailleurs dans cette industrie;
  • Le gouvernement du Nouveau-Brunswick doit régler l'accès au capital pour les petites et moyennes entreprises;
  • Des bureaux satellites des centres de relation clientèle pourraient représenter des emplois stables pour les régions rurales et pour les petites communautés du Nouveau-Brunswick;
  • Le Nouveau-Brunswick pourrait s'établir comme chef de file du développement et de l'approvisionnement de la télésanté et des soins de la santé à domicile dans le cadre d'un programme extra-mural amélioré; et
  • Le Nouveau-Brunswick doit développer des grappes de recherche et de développement dans les secteurs qui offrent les meilleures possibilités de concurrence à l'échelle nationale et internationale, tels que le développement de logiciels, la foresterie, l'énergie nucléaire, la culture des pommes de terres et la recherche sur le cancer.

« Le Nouveau-Brunswick doit être prêt pour sa transformation et la province doit agir au plus vite afin de la réussir », ont affirmé les coprésidents du Groupe de travail dans leur rapport.

2007-02-12

PERSONNE-RESSOURCE : Brendan Langille, Communications Nouveau-Brunswick, 506-444-5070

2007-02-12