Groupe de travail sur l'autosuffisance

Le Groupe de travail sur l'autosuffisance publie son troisième rapport (07/03/09)

NB 312

le 9 mars 2007

FREDERICTON (CNB) - Les gouvernements du Nouveau-Brunswick et du Canada doivent négocier un nouveau contrat pour le Nouveau-Brunswick, un contrat qui insistera sur l'importance de créer une infrastructure stratégique, de réduire les obstacles au travail et d'améliorer l'accès au capital pour les entrepreneurs de la province.

(Multimédias)

Le troisième rapport du Groupe de travail sur l'autosuffisance, intitulé Rapport sur la réalité du Nouveau-Brunswick, vol. III : Voies stratégiques, fait ressortir bon nombre des changements d'orientation et de programmes recommandés par les coprésidents du groupe, Francis McGuire et Gilles Lepage, pour mettre la province sur la voie de l'autosuffisance.

C'est le gouvernement provincial qui doit dicter la forme et l'orientation des changements, a signalé M. McGuire. C'est la raison pour laquelle nous lui recommandons d'assumer un rôle direct pour ce qui est, entre autres, de donner une nouvelle image à la province et d'assurer le développement des entreprises établies au Nouveau-Brunswick.

La création de deux fonds qui seraient financés par l'émission d'obligations d'épargne, conformément à la recommandation du Groupe de travail, est au coeur du nouveau rôle du gouvernement provincial.

Comme l'a déclaré le Groupe de travail dans ses deux rapports précédents, le gouvernement du Nouveau-Brunswick doit agir rapidement pour investir une somme d'argent considérable dans l'infrastructure stratégique, afin d'appuyer le transport, le tourisme, le transfert d'énergie et les communications sans fil, et de financer l'amélioration de la prestation des services de santé publics.

Afin de réaliser ces objectifs, le Groupe de travail recommande la formation d'une société sans but lucratif qui s'occuperait de financer et de coordonner l'expansion du système de télésanté de la province, et l'établissement d'un fonds d'autosuffisance d'un milliard de dollars pour financer les projets d'infrastructure stratégiques.

La société chargée du système de télésanté financerait l'expansion du système en émettant des obligations. Le coût de l'expansion s'élèvera à 300 ou 400 millions de dollars selon les estimations du Groupe de travail.

Un partenariat devra être établi entre les gouvernements du Nouveau-Brunswick et du Canada pour financer en entier le fonds d'autosuffisance d'un milliard de dollars. Le Groupe de travail recommande que le gouvernement du Nouveau-Brunswick verse jusqu'à 500 millions de dollars en émettant des obligations à long terme qui seront financées par les recettes de la Société des alcools du Nouveau-Brunswick.

C'est un moyen innovateur de financer un projet qui a une importance cruciale, a souligné M. Lepage. Il s'agit d'un investissement dans notre avenir, car il aidera à jeter les bases du développement de la province.

Le rapport Voies stratégiques renferme plus de 20 recommandations, dont les suivantes :

Le rapport final du Groupe de travail sera rendu public en avril. Il combinera, d'une part, l'information recueillie lors des réunions, dans des mémoires ou dans les discussions en ligne et, d'autre part, les idées préconisées par les coprésidents dans les trois rapports précédents.

2007-03-09

NOTE DE LA RÉDACTION : Voir le document d'information ci-joint sur les obligations d'État. PERSONNE-RESSOURCE : Brendan Langille, Communications Nouveau-Brunswick, 506-444-5070.

Document d'information
Obligations d'État

Un gouvernement provincial émet des obligations lorsqu'il doit emprunter de l'argent. Ces obligations peuvent être offertes en différentes coupures. La plupart des obligations provinciales ont une valeur nominale d'au moins 1 000 $ et leur échéance varie de un à 30 ans. Une obligation à long terme arrive à échéance après un minimum de 20 ans.

Lorsqu'un investisseur achète une obligation, il prête de l'argent au gouvernement provincial qui lui sera remboursé en entier à l'échéance des obligations. Il s'agit de la valeur nominale de l'obligation.

En attendant le remboursement de la valeur nominale, l'investisseur reçoit un intérêt fixe, qui est versé à intervalle régulier. Ces paiements sont faits habituellement une ou deux fois par an. On appelle ces paiements des coupons.

Les obligations ont des taux d'intérêt fixes. Le gouvernement du Canada établit le taux d'intérêt repère avec ses obligations à long terme. Selon le niveau de risque et l'attrait de l'obligation pour les investisseurs éventuels, les gouvernements provinciaux accordent habituellement pour leurs obligations des taux d'intérêt plus élevés que le taux repère fédéral.

Des services d'analyse des titres établissent le risque des obligations en se fondant sur la capacité de l'émetteur de verser les intérêts et de faire le remboursement à l'échéance. Les obligations du gouvernement du Nouveau-Brunswick jouissent généralement d'une bonne cote.

Les obligations provinciales sont considérées comme des investissements à faible risque, puisque le gouvernement du Nouveau-Brunswick garantit pleinement le principal et l'intérêt des obligations.

2007-03-09