Mieux-être, Culture et Sport

Article de fond no 1 - Semaine du patrimoine 2010 (10/01/28)

NB 117

le 28 janvier 2010

NOTE DE LA RÉDACTION : Le texte suivant est le premier d'une série de huit articles préparés à l'occasion de la Semaine du patrimoine, qui se déroulera du 8 au 15 février. Intitulée Pleins feux sur le patrimoine, la série se veut une réflexion sur les gens, les lieux et les collections issus du passé du Nouveau-Brunswick. Cet article a été rédigé par la Direction du patrimoine au ministère du Mieux-être, de la Culture et du Sport. Pour obtenir de plus amples renseignements sur les activités qui sont prévues dans l'ensemble de la province, visitez le site Web de la Semaine du patrimoine 2010.

Au sujet de l'affiche de la Semaine du patrimoine 2010

Depuis toujours, les courtepointes nous gardent bien au chaud et nous protègent durant les longues nuits froides d'hiver. Elles rendent aussi compte de l'habileté manuelle, du savoir-faire et du souci du détail dont les femmes des générations passées faisaient preuve dans l'exercice de leurs activités, et demeurent encore aujourd'hui un objet prisé dans de nombreuses familles néo-brunswickoises. Voilà pourquoi la courtepointe mise en valeur sur l'affiche de la Semaine du patrimoine a été sélectionnée pour illustrer le thème de la Semaine du patrimoine 2010.

La courtepointe historique choisie comme arrière-plan de l'affiche a été fabriquée par Eliza Nase, de Nerepis dans le comté de Kings, entre 1871 et le début des années 1900. Les images superposées à la courtepointe présentent des personnes qui se sont regroupées pour différentes raisons, à différentes époques. On peut aussi y voir une citation de Marshall McLuhan, un défunt philosophe des médias qui, il y a 50 ans, a forgé l'expression « village planétaire » pour décrire la manière dont l'évolution des technologies a une incidence sur la façon dont les gens se réunissent pour explorer le monde. Depuis 40 ans déjà, Internet nous permet de rencontrer d'autres personnes dans le cyberespace. Mais nous continuons d'interagir socialement en nous réunissant dans nos localités, que ce soit à l'école, avec nos familles ou dans nos lieux de travail. Nous nous rassemblons aussi dans des endroits publics afin de poser des gestes commémoratifs visant à souligner les contributions de nos prédécesseurs.

Pour ce qui est d'Eliza Nase, sa contribution à son art mérite d'être soulignée, et son histoire s'apparente à celle de nombreuses autres Néo-Brunswickoises de sa génération. Née à Westfield en 1846 sous le nom d'Eliza Stewart, elle était la fille de David Stewart et d'Ann Jane McComb, des immigrants irlandais qui sont arrivés au port de Saint John à bord du brick Neptune en mai 1834.

En décembre 1871, quelques années seulement après que la province eut adhéré à la Confédération, Eliza a épousé Frederick W. C. Nase, dont la famille était aussi originaire de Westfield, mais de descendance loyaliste. Ils se sont établis près de Nerepis. Deux de leurs trois enfants, Nettie et Philip, ont vécu jusqu'au milieu du XXsiècle, mais le cadet, Harry, est décédé en 1886 à l'âge de cinq ans.

Les Néo-Brunswickois du XXIe siècle peuvent attester du succès de Mme Nase à titre de fabricante de courtepointes. Plusieurs œuvres montrant son savoir-faire, y compris cinq courtepointes et deux dessus-de-lit tissés, ont été préservés et sont exposés au Musée du Nouveau-Brunswick, à Saint John. Mme Nase est décédée en 1925 à l'âge de 78 ans. Elle repose dans le cimetière Mount Hope de la paroisse de Westfield.

Le Musée du Nouveau-Brunswick s'intéresse aux courtepointes depuis le début des années 20, moment où il a commencé à les étudier et à en acquérir. Il possède maintenant des centaines de courtepointes complètes, des blocs, des dessus et des fragments de couvertures ainsi que des pinces, des métiers, des tampons de fabrication et des courtepointes miniatures, aussi appelées courtepointes de poupée. L'acquisition de la collection privée d'arts textiles de John Corey, en 2003, a grandement enrichi celle du Musée.

Ces œuvres du patrimoine matériel devraient aussi être vues comme une forme d'art populaire en ce sens que les fabricantes de courtepointes créent un objet pratique et utile pour le recyclage de bouts de tissu, tout en exprimant leur talent artistique et leurs qualités de décoratrices d'intérieur. Il est possible de voir d'autres exemples de courtepointes sur le site Web de l'exposition virtuelle du Musée du Nouveau-Brunswick.

2010-01-28

PERSONNES-RESSOURCES : Elizabeth Joubert, communications, ministère du Mieux-être, de la Culture et du Sport, 506-457-6445; Cynthia Wallace-Casey, Direction du patrimoine, ministère du Mieux-être, de la Culture et du Sport, 506-476-1905.

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