Mieux-être, Culture et Sport

Article de fond no 3 - Semaine du patrimoine 2010 (10/02/01)

NB 134

le 1er février 2010

NOTE DE LA RÉDACTION : Le texte suivant est le troisième d'une série de huit articles préparés à l'occasion de la Semaine du patrimoine, qui se déroulera du 8 au 15 février. Intitulée Pleins feux sur le patrimoine, la série se veut une réflexion sur les gens, les lieux et les collections issus du passé du Nouveau-Brunswick. Le thème de cette année, Village planétaire, est l'occasion de souligner l'avantage que détient le Nouveau-Brunswick pour communiquer avec le monde : ses deux langues officielles. Cet article a été rédigé par le Bureau du commissaire aux langues officielles du Nouveau-Brunswick, et il est tiré du document Les langues se délient… au sujet des langues officielles. Pour obtenir de plus amples renseignements sur les activités qui sont prévues dans l'ensemble de la province dans le cadre de la Semaine du patrimoine, visitez le site Web de la Semaine du patrimoine 2010.

Visa d'entrée : les langues

Les parents de Christie Dennison l'ont inscrite au programme d'immersion en français, car ils voulaient lui donner les meilleures chances de réussite dans une province bilingue. Mission accomplie. Aujourd'hui, Mme Dennisone tire profit de sa maîtrise des deux langues officielles pour gérer des projets de développement international aux quatre coins du monde.

Mme Dennison a affirmé qu'elle a relevé avec enthousiasme les défis reliés à l'apprentissage d'une deuxième langue dès les premières années d'école.

« Pour moi, c'était quelque chose qui présentait des atouts », a déclaré la jeune femme originaire de Fredericton. « Cela faisait partie de l'apprentissage. »

Tout son parcours scolaire s'est fait en immersion, d'abord à la St. Dunstan's School, puis à la George Street Junior High School et enfin à la Fredericton High School. Elle se sentait bien préparée pour poursuivre ses études en français et en anglais à l'Université d'Ottawa, une université bilingue.

La forte présence des deux communautés linguistiques à cette université et sa participation au Programme des pages de la Chambre des communes ont aiguisé l'intérêt de Mme Dennison pour la francophonie canadienne. Elle s'est liée d'amitié avec plusieurs francophones de partout au Canada.

Mme Dennison a étudié les sciences politiques et elle a appris l'espagnol. Après avoir obtenu son baccalauréat, elle est partie pour la Grande-Bretagne où elle a obtenu une maîtrise en résolution de conflits et études de la paix. Elle est maintenant prête à parcourir le monde.

« J'ai fait quelques stages, puis j'ai eu l'occasion de travailler pour le Programme des Nations Unies pour le développement en Ouzbékistan, en Asie centrale, a-t-elle dit. C'était mon premier emploi dans un autre pays, et c'était fantastique. J'ai tellement appris. »

Son travail en tant que conseillère en genre et développement était principalement de participer à des comités internationaux qui orientaient et appuyaient des organisations locales ouzbeks pour promouvoir les droits économiques et sociaux des femmes.

À la fin de ce premier contrat, Mme Dennison a trouvé l'emploi idéal, et celui-ci est au Sénégal, un pays francophone. Elle savait que ses compétences et son expérience de travail faisaient d'elle une candidate idéale. Bien qu'elle n'ait jamais travaillé uniquement en français, elle a décidé de poser sa candidature.

« Ils m'ont offert le poste. Je suis partie au Sénégal pendant un an. Ce fut une expérience d'immersion complète », a dit Mme Dennison, qui a travaillé avec des groupes de femmes afin de les aider à commercialiser leurs produits sur les marchés locaux. Elle a vraiment l'impression que cette expérience lui a permis d'améliorer beaucoup son français.

« Communiquer efficacement dans un milieu culturel différent nous oblige à nuancer notre langage physique et oral, a-t-elle dit. Je communiquais principalement avec mes collègues sénégalaises en français, car c'était notre seule langue commune avant que j'apprenne un peu de wolof. Elles venaient de différentes ethnies et, comme moi, avaient appris le français à l'école. Une volonté de collaborer sur des projets de développement humain nous a motivées à surmonter nos différences culturelles et linguistiques. »

Après le Sénégal, Mme Dennison a quitté le continent africain pour se rendre à Haïti, où elle a travaillé pendant quelques mois pour les Nations Unies. Alors qu'elle se trouve à l'étranger, elle a découvert qu'un consortium oeuvrant dans le développement international, SavoirSphère Canada - LearnSphere Canada, a ses bureaux dans sa ville natale. Elle est entrée en contact avec l'organisme et en 2006, elle rentre au pays et est embauchée par l'organisme.

À titre de gestionnaire de projets, Mme Dennison travaille sur des projets de développement international qui font appel à l'expertise d'entreprises et d'organismes de formation néo-brunswickois. Sa maîtrise du français constitue un atout.

« Deux de nos plus gros projets au plan international sont au Cameroun, et ce sont des projets francophones », a-t-elle ajouté.

Christie Dennison estime que son expérience d'immersion, en particulier au Sénégal, lui a permis de mieux comprendre la réalité des francophones qui vivent en milieu minoritaire au Nouveau-Brunswick.

« Ce n'est pas évident de vivre et de travailler dans une langue autre que sa langue maternelle, a-t-elle déclaré. Même après avoir atteint un niveau de compétence dans l'autre langue, il y a quand même des barrières. »

Bien que son emploi actuel lui permette de voyager à l'occasion, Mme Dennison aimerait un jour retourner travailler à l'étranger. Elle dispose déjà du meilleur visa d'entrée : la maîtrise de plusieurs langues.

2010-02-01

PERSONNES-RESSOURCES : Elizabeth Joubert, communications, ministère du Mieux-être, de la Culture et du Sport, 506-457-6445; Hugues Beaulieu, directeur des affaires publiques et de la recherche, Bureau du commissaire aux langues officielles du Nouveau-Brunswick, 506-444-4229 ou 1-888-651-6444.

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