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Le Nouveau-Brunswick à l'aube d'un nouveau siècle



II SOMMAIRE

Bien que bon nombre de questions et de tendances démographiques soient étudiées dans le présent document de travail, voici celles qui sembleraient influer le plus sur les politiques publiques au Nouveau-Brunswick.

A. Lente croissance de la population au Nouveau-Brunswick

Le Nouveau-Brunswick a connu une augmentation du taux de natalité dans la période de 1947 à 1966, soit ce qu'on appelle la génération du &laqno;baby-boom». Ce phénomène s'est produit dans l'ensemble du Canada, aux États-Unis, en Australie et en Nouvelle-Zélande. Pendant cette période, les taux de fécondité ont atteint un sommet record, soit près de 4,0. Cependant, cette génération a été suivie par un effondrement de la natalité.

Mais le Nouveau-Brunswick, contrairement à la plupart des autres provinces canadiennes, n'a pas connu de génération de l'après &laqno;baby-boom » (soit les enfants de la génération du baby-boom) dans les années 80 et au début des années 90. Par conséquent, le taux de natalité au Nouveau-Brunswick a continué d'être très faible, tandis que plusieurs provinces canadiennes connaissaient une poussée soudaine de la natalité.

Le taux de natalité à la baisse au Nouveau-Brunswick, jumelé au faible taux de fécondité, contribue à la faible croissance démographique. Le taux de fécondité en 1994 au Nouveau-Brunswick était de 1,5. Ce taux rend difficile toute croissance ou même tout maintien de la population à son niveau actuel, puisque le taux de reproduction est de 2,1.

 "Attendu qu'il est impératif que le gouvernement comprenne et évalue les effets de notre société en évolution dans le contexte de notre population vieillissante ainsi que des exigences et des défis que cela représente quant à la conception et à la dispensation de programmes et de services."Avis de motion constituant le comité spécial de l'Assemblée législative de la démographie

De plus, si la tendance se maintient, le Nouveau-Brunswick devra compter sur un taux plus élevé d'immigration ou de migration interprovinciale pour assurer sa croissance future. Toutefois, le Nouveau-Brunswick ne compte pas parmi les principales destinations des immigrants venant au Canada. En fait, au moment du recensement de 1991, la population totale d'immigrants au Nouveau-Brunswick se chiffrait à 23 975, soit 0,3 p. 100 de la population totale d'immigrants. Ainsi, l'immigration n'est sans doute pas une solution de rechange pour le Nouveau-Brunswick pour l'aider à surmonter sa faible croissance démographique.

On prévoit que le Nouveau-Brunswick connaîtra une croissance démographique lente mais régulière au cours des 15 prochaines années. Cette croissance devrait se maintenir éaglement en Ontario, en Alberta, et en C.-B., tandis que le part de la population du Canada atlantique par rapport à l a population canadienne totale continue de baisser. Nous au Canada atlantique, comptons maintenant 8,6 p. 100 de la population comparativement à 11,6 p. 100 en 1951. La part du Nouveau-Brunswick a baissé de 3,7 p. 100 à 2,7 p.100 par rapport au total national.

 Maintenir une croissance annuelle de 1 p. 100 dans la population canadienne en prenant pour acquis une fécondité modérée exigerait une immigration annuelle de plus de 500 000 personnes d'ici l'an 2030. Actuellement, l'immigration annuelle représente environ 140 000 personnes. Ainsi, il est réaliste de s'attendre à une baisse de la population totale du Canada au cours du siècle prochain. La proportion de la population des 65 ans et plus au Canada pourrait plus que doubler au cours du prochain demi-siècle.Richard Belous,Demographic Currents

B. Le Nouveau-Brunswick a une population vieillissante

Le changement apporté par la transition démographique touche non seulement le taux de croissance démographique mais transforme également la structure d'âge de la population. Cette transition démographique vers une population plus âgée est déjà bien amorcée au Nouveau-Brunswick.

Une population vieillissante se caractérise par une baisse de la proportion de jeunes et une augmentation de la proportion de personnes âgées. Quand la génération du baby-boom sera à l'âge de la retraite au Nouveau-Brunswick, on prévoit qu'un Canadien sur cinq sera âgé de 65 ans ou plus, comparativement à environ 1 sur 10 aujourd'hui. En outre, la population du Nouveau-Brunswick est appelée à vieillir autant au cours des 20 dernières années du vingtième siècle qu'elle n'a vieilli au cours des 80 premières années. En 1994, l'âge moyen de la population au Nouveau-Brunswick était de 34,2 ans, soit une augmentation de 6,1 ans depuis 1981, et de 10,3 ans par rapport à seulement deux décennies plus tôt.

Sans doute la principale raison du vieillissement de la population est le déclin du taux de natalité et du taux de fécondité. Comme on le mentionnait plus haut, il faut un taux de fécondité total de 2,1 pour maintenir le niveau de population actuel dans la province sans tenir compte de l'immigration. Or, le taux de fécondité actuel au Nouveau-Brunswick en 1994 était de 1,5.

C.La répartition de notre population

La population du Nouveau-Brunswick est plutôt disséminée sur son territoire. La province comptait 76 500 personnes en octobre 1995, ce qui représent une densité brute de 10,6 personnes par kilomètre carré. Au Nouveau-Brunswick, la population est disséminée principalement autour de sept grands centres: Saint-Jean, Fredericton, Moncton, Bathurst, Campbellton, Edmundston, et Miramichi. Le reste de la population est dispersée dans les villages, les villes et les paroisses.

Cette dispersion de la population sur son territoire a des répercussions sur la prestation des services, comme les soins de santé l`education, les systèmes d`eaux et d`égouts l`élimination des déchets, les services de police, l`hydroélectricité, le téléphone, les transports et bon nombre d`autres services municipaux et provinciaux.

 L`avenir n`appartient pas néssesairement à ceux qui ont accés aux plus grands marchés ni à ceux qui sont les mieux placés relativement à la technologie de transformation ou à la capacité de production. L`avenir appartient beaucoup plus à celui qui a une vision à long terme. Alfredo Bregni, McKinsy & Co.




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