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Énergie NB - Installations


Données sur les centrales

Le tableau 1 fournit des données sur les centrales actuelles d'Énergie NB, leur date de mise en service, leur capacité de production nette et leur rôle actuel dans le réseau. La durée de vie utile des installations de production dépend de l'âge et du régime d'exploitation. Faire varier la production des tranches en cours d'exploitation entraîne l'usure de l'équipement. Pour faire durer les centrales, il faut mettre en pratique les règles de l'art, maintenir à un niveau raisonnable les frais d'exploitation et d'entretien, la disponibilité des tranches et la capacité et l'efficacité de production (le taux de combustion du combustible utilisé pour produire l'électricité). Le tableau 2 fournit les durées estimées de vie utile des installations de production calculées aux fins d'amortissement.

On évalue régulièrement la vie utile restante des centrales afin de déterminer les façons les plus rentables de produire l'électricité. À mesure que les tranches vieillissent, elles changent de rôle, passant de l'approvisionnement de charge de base à celui de la charge intermédiaire ou de pointe. Il peut être plus économique dans certains cas de mettre une centrale hors service, de façon temporaire ou permanente, que de continuer à l'exploiter et à l'entretenir.

Plan des ressources intégrées

Énergie NB a élaboré son premier Plan des ressources intégrées (PRI) en 1990, et une récente mise à jour a été achevée en décembre 1995. Pour ce type de Plan, une entreprise évalue dans les grandes lignes les besoins à long terme des abonnés et les rapproche à une analyse des moindres coûts des possibilités qui s'offrent du côté de l'approvisionnement et de la consommation. Pour discerner la meilleure combinaison des ressources, il faut envisager plusieurs facteurs complexes et interreliés. En voici quelques-uns :

  • Sources de combustibles
  • Préoccupations environnementales
  • Gestion de la consommation
  • Producteurs autonomes et installations de coproduction
  • Besoins des clients extérieurs et occasions d'affaires
  • Questions relatives à l'entretien
  • Besoins de puissance de réserve
  • Caractéristiques des installations nucléaires
  • Caractéristiques des installations hydrauliques
  • Pertes du réseau
  • Temps d'aménagement
Sources de combustibles

Contrairement à de nombreuses autres entreprises canadiennes, Énergie NB ne possède ni une quantité abondante de ressources hydrauliques, ni des sources importantes de combustibles à bon prix sur son territoire. Cette situation a créé une dépendance à l'égard des combustibles importés pour la production de l'électricité. Toutefois, une trop grande dépendance à l'égard d'une seule source de combustible importée présente des risques en termes de fluctuations des prix et de fiabilité de l'approvisionnement.

Depuis les années 70, des initiatives importantes ont été entreprises afin de réduire la dépendance d'Énergie NB à l'égard du mazout. Parmi ces initiatives figurent :

  • Achèvement des tranches 5 et 6 à Mactaquac.
  • Construction de la tranche 2 au charbon à Dalhousie et récente conversion des deux tranches de Dalhousie à l'OrimulsionMD.
  • Construction de la centrale nucléaire de Point Lepreau.
  • Construction de la centrale au charbon de Belledune.
  • Achats stratégiques d'électricité.
  • Élaboration de la politique d'Énergie NB sur la coproduction.

Maintenant que la conversion de la centrale de Dalhousie est achevée, Énergie NB peut utiliser des combustibles en provenance de diverses sources. La figure 4 illustre l'utilisation prévue du parc de production en 1996-1997 et compare cette situation à celle qui prévalait en 1978-1979. Énergie NB possède toujours des possibilités d'interconnexions d'envergure, et les achats pourraient ainsi représenter une plus grande part de l'approvisionnement futur si la possibilité de conclure des contrats d'approvisionnement à bas prix se manifestait.

Préoccupations environnementales

Énergie NB doit se conformer à la réglementation environnementale relativement à la construction et à l'exploitation de ses installations. De plus, elle doit tenir compte des lois en vigueur et prévues aux niveaux national et provincial, ainsi que des tendances nationales, provinciales et régionales au moment de planifier son réseau. Cette approche prévoyante est particulièrement importante, car il est souvent plus coûteux et moins efficace d'apporter des améliorations aux installations actuelles pour se conformer à la réglementation environnementale que de construire de nouvelles installations conformes aux exigences réglementaires.

Gestion de la consommation

On peut satisfaire aux besoins des abonnés par l'ajout d'installations d'approvisionnement, mais également par des mesures d'économies d'énergie et d'efficacité énergétique. Les initiatives d'économies d'énergie et de gestion de la consommation ont pour objectif de réduire la demande future d'électricité. L'impact économique à long terme de programmes bien choisis permet d'utiliser les installations existantes au lieu de construire de nouvelles centrales.

Dès les années 60, Énergie NB encourageait l'utilisation judicieuse de l'électricité. En effet, une équipe de 32 représentants des services à la clientèle donnait des conseils aux propriétaires de nouvelles maisons en matière d'efficacité énergétique. Les efforts visant les économies d'énergie se sont accrus lors de la crise du pétrole des années 70. Pendant les années 80, Énergie NB a établi 20 postes de conseillers en énergie dans les districts de la province. Les conseillers en énergie continuent à visiter les maisons et les entreprises pour donner des conseils en matière d'efficacité énergétique, y compris les nouveaux moyens d'économiser l'énergie et les innovations touchant les matériaux et les techniques de construction.

Les années 90 ont posé de nouveaux défis pour Énergie NB en matière d'économies d'énergie et de gestion de la consommation. En décembre 1990, le gouvernement du Nouveau-Brunswick a publié «Une politique énergétique 1991-2005», un document faisant de l'efficacité énergétique et des économies d'énergie la clé de voûte de la politique énergétique provinciale. Énergie NB a intensifié ses efforts pour économiser l'énergie en introduisant plusieurs nouveaux programmes dans les années 90.

  • Les «vérifications énergétiques à domicile» effectuées par les conseillers en énergie pour déceler les pertes de chaleur et informer les propriétaires sur les mesures d'économies d'énergie qu'ils peuvent prendre.
  • Le remplacement de quelque 66 000 lampes à vapeur de mercure utilisées pour l'éclairage des rues et hors rues par des lampes à sodium à haute pression.
  • Un appui financier pour stimuler la vente de 220 000 paquets d'ampoules au krypton pour promouvoir l'importance d'un éclairage de haute efficacité énergétique.
  • La participation au programme Éner Sage Inc., un partenariat entre les entreprises visant à promouvoir divers programmes d'efficacité énergétique comme les pommes de douche à débit réduit, les moteurs à haut rendement, les économies d'eau chaude domestique, l'éclairage Éner Sage, les produits Éner Sage, etc.
  • Offre par la Société de prêts d'économies d'énergie et d'améliorations électriques (PEAE) et un programme Éner Sage de rénovation des maisons, dont ont profité près de 16 000 abonnés.
  • Un programme de subventions pour la construction de maisons R-2000 offert conjointement avec l'Association des constructeurs d'habitations du Nouveau-Brunswick, le programme de construction de maisons de haute efficacité énergétique qui a remporté le plus de succès au Canada.
  • Aide offerte aux abonnés des secteurs commercial et institutionnel par l'intermédiaire du cours d'auto-vérifications énergétiques, du Groupe de travail de gestion de l'énergie et de l'Initiative fédérale dans le secteur du bâtiment, une série de programmes visant à renseigner les abonnés sur les moyens d'améliorer l'efficacité énergétique et à leur donner la formation nécessaire.
  • Appui financier au Centre de recherches en conversion de l'énergie de l'Université de Moncton. Parmi les projets entrepris, mentionnons la création d'une technologie de pointe de thermopompes air-air ou air-eau souterraine et d'une technologie de réfrigération de remplacement.
  • Énergie NB offre un programme de réfection intitulé «Opération chaleur plus» visant les bâtiments résidentiels. Le programme fait partie d'une initiative générale du gouvernement provincial dans le domaine de l'efficacité énergétique des bâtiments résidentiels, commerciaux et gouvernementaux.

Pour satisfaire à la demande future, le premier Plan des ressources intégrées d'Énergie NB, daté de 1990, envisageait de suppléer l'utilisation des installations de production par des mesures de gestion de la consommation. Il visait des économies de 110 MW d'ici 1996-1997. Le niveau des ventes à l'intérieur de la province et des exportations n'atteignant pas les quantités prévues au début des années 90, l'objectif ci-dessus a été reporté à 1998-1999. Dans la mise à jour du Plan des ressources intégrées, on vise des économies de 89 MW d'ici l'exercice de 1999-2000.

Producteurs autonomes et installations de coproduction

La production autonome est l'électricité qu'un abonné industriel ou tout autre entrepreneur produit pour la vendre à Énergie NB ou pour sa propre consommation. Un producteur peut trouver qu'il est plus rentable de produire sa propre électricité que de l'acheter du réseau d'Énergie NB.

La coproduction est la production simultanée d'électricité et de chaleur utile (surtout de la vapeur). La chaleur utile produite est généralement utilisée pour les procédés manufacturiers et pour le chauffage des locaux. En 1994, le Nouveau-Brunswick avait le troisième plus haut pourcentage de puissance produite par des installations de coproduction au Canada (132 MW ou 3,0 %). L'industrie des pâtes et papiers du Nouveau-Brunswick mène dans ce secteur.

En novembre 1994, Énergie NB a adopté une politique de coproduction qui a été approuvée par le Cabinet provincial. En vertu de cette politique, Énergie NB doit s'enquérir des possibilités de coproduction par l'intermédiaire de demandes de propositions auprès de coproducteurs avant de construire toute nouvelle installation de production destinée à alimenter la charge provinciale. Advenant que l'expansion ou la modernisation d'une installation industrielle créerait une possibilité de coproduction, la Société la prendrait en considération sans avoir à lancer de demande de propositions. Comme les entreprises prévoient mettre hors service 25 % des installations de production de vapeur des usines de pâtes et papiers de la province au cours des cinq prochaines années, l'initiative d'Énergie NB pourrait faciliter l'expansion ou la modernisation de cette industrie. Comme elle donne l'assurance qu'Énergie NB tiendra compte des possibilités les moins coûteuses pour satisfaire les besoins à long terme, la nouvelle politique concorde avec le plan d'ensemble des ressources de la Société.

Énergie NB achète actuellement un total de 10 MW de puissance auprès de quatre producteurs autonomes. En 1991, la Société s'est engagée à acheter jusqu'à 100 MW des producteurs autonomes d'ici novembre 1996. En 1992, des contrats ont été signés pour l'achat d'électricité provenant de deux centrales au bois de 25 MW situées dans les régions de Sussex et de Kedgwick. Le groupe se proposant d'aménager la centrale de Sussex a abandonné son contrat. Au début de 1995, un abonné industriel de la région d'Edmundston a annoncé la mise en oeuvre d'un projet de coproduction représentant 38 MW. Énergie NB compte acheter de la puissance et de l'énergie de cette installation, qui devrait être achevée en janvier 1997.

Besoins des clients extérieurs et occasions d'affaires

En plus de satisfaire à la demande provinciale, Énergie NB profite des occasions avantageuses de vendre de l'électricité aux entreprises voisines et d'en acheter, au profit des abonné provinciaux. Généralement, les ventes à l'extérieur de la province s'effectuent en vertu de contrats d'énergie garantie à long terme, de puissance et d'énergie à court terme ou d'énergie d'économie.

Les achats d'énergie comme les transactions avec Hydro-Québec en 1995 permettent à Énergie NB de répondre aux besoins des abonnés à des prix intéressants. Les achats d'énergie pendant l'arrêt d'entretien de localisation et de relocalisation des ressorts-espaceurs à la centrale de Point Lepreau ont permis de remplacer le gros de la production normale de Point Lepreau pendant cette période.

Énergie NB analyse les avantages de toutes les possibilités de ventes extérieures. Là où c'est justifié, elle peut avancer la construction d'installations de production pour profiter de ces possibilités. On évaluerait les conséquences financières et environnementales de ces projets avant de s'engager à avancer des projets d'installations de production.

Questions relatives à l'entretien

Énergie NB mène un programme d'entretien annuel de ses installations. Pendant les travaux d'entretien, elle veille à ce que le réseau puisse alimenter la charge le plus efficacement possible. En général, ce programme se déroule au printemps, à l'été et à l'automne. L'entretien comporte des activités de prévention, de réparation ou d'amélioration spécifiques déterminées par le personnel d'exploitation.

Chaque centrale a un programme d'entretien planifié qui la rend indisponible au cours de certaines périodes de l'année. Par exemple, Point Lepreau, la plus puissante centrale d'Énergie NB, est mise hors service chaque printemps à des fins d'entretien. Un arrêt à cette période permet de profiter des hauts débits des rivières pour assurer la production de grandes quantités d'électricité.

Besoins de puissance de réserve

Il faut également prévoir les interruptions de service fortuites causées par une défaillance d'équipement. La solution consiste à aménager une capacité de production supérieure à celle requise pour alimenter la demande des abonnés à tout moment. Cette capacité de production supplémentaire, ou «réserve», est fonction de la puissance des centrales, de la capacité globale du réseau, du nombre prévu d'interruptions fortuites causées par une défaillance d'équipement et des variations quotidiennes et saisonnières. Énergie NB s'est basée sur son expérience pour établir un critère servant à calculer les besoins de puissance de réserve. Selon ses calculs, la réserve doit être égale à la puissance de la plus grosse tranche ou à 20 % de la puissance de pointe garantie du réseau, en prenant la valeur la plus élevée. La réserve peut également servir lorsque la puissance de pointe réelle est supérieure aux prévisions.

Les interconnexions avec les entreprises avoisinantes constituent un moyen avantageux de réduire les besoins de puissance de réserve et faire des économies. Les ententes relatives à la puissance de réserve avec la Nova Scotia Power et les interconnexions avec la Nouvelle-Angleterre et le Québec accroissent le degré de fiabilité en cas d'interruption du service.

Caractéristiques de la centrale nucléaire

La centrale de Point Lepreau étant celle qui bénéficie des coûts de combustibles bien plus bas que toutes les autres, sauf les centrales hydroélectriques, il est essentiel de l'utiliser au maximum. Quand Point Lepreau est mise à l'arrêt, Énergie NB a besoin d'électricité de remplacement pour satisfaire les besoins de la province. Pour ce faire, il faut généralement augmenter la production des centrales alimentées aux combustibles fossiles ou effectuer des achats garantis auprès des entreprises voisines. Dans l'un ou l'autre cas, l'électricité de remplacement coûte beaucoup plus cher que la production nucléaire. Énergie NB accorde donc une grande priorité au maintien d'un facteur de capacité élevé à Point Lepreau.

Caractéristiques des installations hydroélectriques

Les installations hydroélectriques représentent 880 MW de capacité et permettent de satisfaire environ 20 % des besoins énergétiques annuels de la Société. Ce type d'installations constitue une ressource renouvelable peu coûteuse puisque leur exploitation n'implique aucun coût direct en combustibles. Malheureusement, on n'obtient de grandes quantités d'énergie hydroélectriques qu'au printemps lorsque le débit des rivières est élevé à la suite de la fonte des neiges dans le bassin supérieur du fleuve Saint-Jean. Contrairement à Hydro-Québec ou à Manitoba Hydro, qui possèdent des possibilités de stockage énormes, Énergie NB est limitée de ce côté.

Puisque les volumes de stockage sont minimes, les tranches hydrauliques fonctionnent selon une base cyclique, sauf dans des conditions de haut débit d'eau. Le haut niveau de production nécessaire pour alimenter la demande de pointe fait baisser le niveau des réservoirs, qui se remplissent en période de demande et de production réduites. Voir la figure 5 pour une illustration de ce cycle de production.

Les tranches hydrauliques possèdent la caractéristique unique de s'intégrer facilement et rapidement au réseau, et ainsi de remplacer toute tranche soudainement défaillante en puisant dans leurs réserves de stockage. Entre-temps, on peut amorcer des mesures pour démarrer l'approvisionnement de remplacement. Comme il est impossible d'emmagasiner l'électricité, cette caractéristique revêt une grande importance pour le réseau électrique. Comme l'indique le tableau 1, en raison des restrictions causées par les débits d'eau, la capacité de production des installations hydroélectriques d'Énergie NB est toutefois inférieure à celle des centrales nucléaires ou thermiques.

Pertes du réseau

Le processus de livraison de l'électricité de la centrale à l'abonné n'est pas entièrement efficace parce que des pertes se produisent au niveau des installations de transport et de distribution.

Il est donc essentiel de tenir compte des pertes du réseau au moment de la planification de la production. En 1994-1995, les pertes d'énergie annuelles d'Énergie NB ont atteint 906 GWh ou 5,2 % du total de la production et des achats. Les pertes relatives aux lignes de transport s'élevaient à 558 GWh, tandis qu'elles étaient de 348 GWh pour les lignes de distribution. Énergie NB s'efforce continuellement de réduire ces pertes au moyen de projets tels que le prolongement du réseau de transport de 345 kV et l'introduction d'installations de distribution de 25 kV.

Temps d'aménagement

Étant donné la croissance de la charge des abonnés, Énergie NB doit prévoir un délai suffisant avant la mise en service des centrales. En plus du temps nécessaire à la construction de centrales, il faut intégrer au calendrier l'examen par la Commission des entreprises de service public, l'évaluation environnementale, les travaux de conception, l'établissement du calendrier et les achats. Pour des centrales de charge de base telles que Belledune, le temps d'aménagement représente entre cinq et neuf ans. Les centrales de charge de pointe telles que Ste-Rose ou Millbank nécessitent en général moins de temps, soit de trois à quatre ans.

Résumé

Ces facteurs, entre autres, sont évalués au cours de l'élaboration du Plan des ressources intégrées d'Énergie NB. Le dernier PRI d'Énergie NB diffère de celui de 1990, puisque les hypothèses et les facteurs de base ont beaucoup évolué au cours des cinq dernières années. Les résultats de la mise à jour du PRI figurent dans la section Plans d'entreprise détaillés - Gestion des installations.

Installations de transport

Le réseau de transport achemine l'électricité des centrales vers le réseau de distribution. À l'origine, les centrales étaient situées à proximité de la charge qu'elles alimentaient et le réseau de transport pouvait se limiter à une seule ligne. Aujourd'hui, un réseau complexe et perfectionné relie les centrales aux sous-stations distribuant l'électricité aux abonnés à travers la province. Composé de pylônes en bois et de structures en acier, le réseau de transport est conçu de manière à transmettre de grandes quantités d'électricité et à limiter les pertes.

Le réseau de transport d'Énergie NB forme l'ossature qui relie les principaux centres de charge de la province et ceux de la région nord-est de l'Amérique du Nord. Il représente un investissement de 596 millions de dollars.

Au début des années 60, Énergie NB s'est rendu compte que le fait de relier son réseau à ceux des entreprises voisines offrirait de nombreux avantages, surtout au niveau des installations de production et de transport. Grâce à ces interconnexions, Énergie NB mène de nombreuses activités de courtage de l'énergie électrique, c'est-à-dire la vente et l'achat d'électricité à des conditions avantageuses et profitables. La situation géographique d'Énergie NB et ses stratégies d'aménagement d'interconnexions lui ont permis d'effectuer de multiples transactions avec d'autres entreprises. Grâce à l'aménagement d'interconnexions avec le Québec, l'Île-du-Prince-Édouard, la Nouvelle-Écosse et la Nouvelle-Angleterre, Énergie NB a réussi à construire des installations de production plus puissantes et plus économiques, et à vendre et à acheter la production excédentaire à court et à long terme. Les interconnexions représentent une ressource importante pour Énergie NB.

La capacité réelle des interconnexions avec les entreprises avoisinantes dépend des conditions du réseau du Nouveau-Brunswick et de ces autres régions au moment du transfert. Le potentiel d'interconnexion maximum normal est représenté au tableau 3.

Le Nouveau-Brunswick ne constitue qu'un tronçon d'un immense réseau de transport. La coordination des activités du réseau s'étend bien au-delà de ses frontières. Énergie NB est membre du Northeast Power Co-ordinating Council (NPCC) qui comprend l'Ontario, le Québec, la Nouvelle-Écosse et l'Île-du-Prince-Édouard, ainsi que toute la Nouvelle-Angleterre jusqu'à l'état de New York au sud inclusivement. Les fluctuations de puissance dans les régions du Nouveau-Brunswick et des Maritimes peuvent avoir des conséquences importantes sur les réseaux situés aussi loin que Boston et New York. De même, les fluctuations en Nouvelle-Angleterre peuvent avoir un impact considérable au Nouveau-Brunswick.

Afin d'assurer un niveau de fiabilité acceptable pour le nord-est du continent et à travers l'Amérique du Nord, les entreprises se basent sur des critères qui ont été établis pour les guider dans la conception, l'exploitation et l'entretien de leurs réseaux électriques. Pour devenir membre du NPCC, une entreprise doit respecter les lignes directrices et les critères fondés sur l'expérience acquise au cours des années antérieures. Ce sont ces lignes directrices qui forment la base de l'exploitation et de l'entretien du réseau électrique du Nouveau-Brunswick.

Le réseau de transport d'Énergie NB comporte des tronçons exploités à quatre différentes tensions électriques (les lignes à tension élevée offrent une capacité de transport supérieure et moins de pertes).

  • 345 kV et 230 kV pour le transport en gros
  • 138 kV et 69 kV pour le transport aux diverses régions de la province.

Le réseau de transport de 345 kV comprend quelque 1 200 km de lignes de transport. Entourant la province et aménagé relativement récemment par rapport aux autres installations de transport, ce réseau a une capacité suffisante pour assurer une livraison fiable et économique de l'électricité pour les cinq années à venir et même davantage.

Les réseaux de transport de 230 kV et de 138 kV comprennent 2 811 km de lignes de transport qui, pour la plupart, ont atteint la moitié de leur vie utile prévue.

Le réseau de transport de 69 kV compte 2 539 km de lignes de transport et achemine la majorité, quelque 55 %, des charges provinciales d'Énergie NB. Un programme d'entretien continu est nécessaire pour assurer la fiabilité et pour prolonger la durée de vie utile de ces installations (en moyenne 38 ans).

Installations de distribution

Le réseau de distribution est la partie du réseau qui amène l'électricité directement à la majorité des abonnés d'Énergie NB. Caractérisé par des lignes installées sur des poteaux de bois le long des routes et des rues, le réseau de distribution comprend des circuits primaires de 12,5 kV, des circuits secondaires d'entre 120 et 600 volts, des sous-stations de distribution et des transformateurs.

Énergie NB a la responsabilité de distribuer de l'électricité de façon sécuritaire, fiable et économique à plus de 334 000 abonnés directs et indirects au Nouveau-Brunswick. On appelle abonnés indirects, les abonnés des entreprises municipales de Saint John et d'Edmundston qui distribuent l'électricité à leur propre clientèle. Au-delà de 25 000 km de lignes de distribution à basse tension et 238 sous-stations et postes servent à distribuer l'électricité aux 293 000 abonnés directs d'Énergie NB.

À l'heure actuelle, en plus d'approvisionner ses abonnés en électricité, Énergie NB loue et entretien plus de 196 000 chauffe-eau, 38 000 lumières de type «sentinelle» (principalement utilisées comme éclairage de cour et de protection) dans les résidences et les entreprises et 57 000 réverbères municipaux.

L'investissement par la Société de 572 millions de dollars dans les installations de distribution s'explique par la croissance de la charge dans certaines régions. Ces charges régionales sont analysées annuellement afin de s'assurer que les installations existantes leur permettent d'offrir un service fiable. Comme il faut s'y attendre, les réinvestissements continus sont essentiels pour satisfaire à la demande croissante attribuable aux nouvelles constructions résidentielles, commerciales et industrielles.

En 1994, Énergie NB a amorcé le premier projet de lignes de distribution de 25 kV dans la région de Cocagne. L'utilisation d'installations de 25 kV au lieu des lignes traditionnelles de 12,5 kV réduit les pertes, les coûts de construction et les besoins d'entretien. Énergie NB songe donc à adopter ce modèle pour la construction de ses futures lignes.




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