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Introduction et historique de la Société

Le Nouveau-Brunswick se lance dans la production de l'électricité

Le 24 avril 1994, Énergie NB commençait sa 75e année de service à la population du Nouveau-Brunswick. L'électricité n'était pas une nouveauté pour la province en 1920. En effet, la Saint John Electric Light Company produisait de l'électricité depuis 1884, deux ans seulement après que Thomas Edison avait mis sous tension le premier grand réseau de distribution de l'électricité au monde à New York. La Moncton Gas, Light and Water Company a commencé à fournir le service électrique à Moncton en 1886, et la Fredericton Electric Light Company a suivi de très près, commençant à offrir le service électrique à la capitale provinciale en 1887.

Or, c'est en 1920 que l'Assemblée législative adoptait la Loi sur l'énergie électrique du Nouveau-Brunswick, marquant ainsi le début du fusionnement d'une série d'entreprises privées de production et de distribution d'électricité pour former une seule entreprise d'électricité publique. Le mandat confié à la Commission d'énergie électrique du Nouveau-Brunswick par le gouvernement consistait à fournir l'électricité à la population et aux industries dans un contexte économique provincial florissant - mandat qu'elle poursuit toujours.

La Commission d'énergie électrique du Nouveau-Brunswick

Au cours des années 1920, la Commission a entrepris les premières démarches visant l'intégration, en un réseau cohérent, d'une grande variété de sources de production. La plupart des installations de production d'électricité de la province appartenaient à des entreprises de pâtes et papiers. En effet, en 1921, la Commission achetait de l'électricité de la Consolidated Bathurst Ltd. pour la distribuer et la vendre à son premier abonné industriel, Fraser's, près de Millbank. Dès 1922, cependant, la Commission avait construit son premier barrage et sa première centrale sur la rivière Musquash, et, au cours de l'année suivante, avait érigé des lignes de transport jusqu'à Saint John, Sussex et Moncton.

Dans les années 1930, l'énergie électrique a joué un rôle prédominant dans le développement économique du Nouveau-Brunswick. La construction d'une centrale thermique à Grand Lac assurait une demande constante en charbon, soit 20 000 tonnes de charbon par année extraites des mines de Minto. Cette centrale fournissait l'électricité à Fredericton et à Marysville. C'est aussi vers cette époque qu'on a construit une nouvelle ligne allant de Dalhousie à Belledune pour approvisionner en électricité la population de la côte Nord. On a continué à consolider le réseau en achetant les réseaux de distribution municipaux de Chatham et de Newcastle.

Pendant les années de guerre, un grand nombre de pilotes du Commonwealth sont venus au Nouveau-Brunswick pour suivre l'entraînement aérien. Pour subvenir aux besoins des bases aériennes, des équipes de travail d'Énergie NB et de l'armée ont travaillé ensemble à la conception et à l'aménagement d'installations de production et de distribution supplémentaires. Après la guerre, ces installations ont été utilisées à bon escient par la province, donnant lieu à une expansion rapide du service aux abonnés domestiques en réponse à la demande grandissante. Grâce à l'aménagement de tranches au diesel, on a pu procéder à l'électrification de localités plus isolées comme St. Stephen, Saint-Quentin, Shippagan et Grand Manan. En 1949, la Société a déménagé son siège social de Saint John à Fredericton.

Énergie NB pendant l'après-guerre

Au début des années 1950, la demande en électricité dépassait la capacité d'approvisionnement, et la Commission a dû, pour la première fois de son histoire, rationner l'électricité. De toute évidence, on avait grandement besoin d'installations de production supplémentaires. On a achevé la construction du barrage et de la centrale de Tobique en 1953 et inauguré la centrale de Beechwood en 1957. De plus, on a acheté les centrales privées commerciales de Milltown et de Grand-Sault en 1958 et en 1959 respectivement. C'est également pendant cette période qu'Énergie NB a adopté une nouvelle stratégie, soit le concept d'un réseau électrique intégré à l'échelle provinciale, comportant des liens avec les régions avoisinantes comme le Maine, le Québec et la Nouvelle-Écosse.

En septembre 1960, on a mis sous tension la première interconnexion avec la Nouvelle-Écosse. Au cours de la décennie suivante, la demande encore grandissante en électricité a mené à la construction de trois centrales importantes : la première centrale thermique à haute température et à haute pression de la province à Courtenay Bay, la première tranche de la centrale thermique de Dalhousie, et la centrale hydraulique de Mactaquac, qui nécessitait l'aménagement d'un barrage de quarante mètres et d'un réservoir de cent kilomètres sur le fleuve Saint-Jean.

Pendant les années 1970, la Commission, qui affichait maintenant une nouvelle identité, Énergie NB Power, et un nouveau logo, a signé une entente avec Hydro-Québec pour l'achat d'énergie hydraulique à prix avantageux, et a aménagé le premier poste transistorisé de conversion du courant continu à haute tension au monde à Eel River. Une autre interconnexion a été établie en 1978 en posant une paire de câbles sous-marins de 138 kV pour lier les réseaux du Nouveau-Brunswick et de l'Île-du-Prince-Édouard.

Au fur et à mesure que le Nouveau-Brunswick et ses voisins travaillaient à établir un réseau électrique intégré, il devenait de plus en plus rentable de construire des centrales à plus grande capacité de production. Grâce à un contrat conclu avec des entreprises de la Nouvelle-Angleterre, la Commission a pu construire la centrale au mazout de Coleson Cove, avec une troisième tranche de 335 MW, en plus des deux tranches qui avaient été prévues pour satisfaire à la demande provinciale. Ironiquement, la fin de la construction de la centrale a coïncidé avec la crise mondiale de l'énergie qui a fait grimper le prix du pétrole brut de 3 $ à 37 $ le baril. L'instabilité du prix du pétrole a été un des facteurs principaux dans la décision de construire une centrale nucléaire à Point Lepreau en 1974.

Développer les points forts de la Société au cours des années 80 et 90

Mise en service au cours des années 1980, la centrale de Point Lepreau est rapidement devenue un chef de file mondial parmi les autres centrales nucléaires en raison de sa fiche de disponibilité enviable. Pendant cette période, les préoccupations liées à l'environnement et aux coûts ont poussé l'entreprise à essayer de nouveaux combustibles. En quête d'efficacité, on a aussi remplacé les méthodes traditionnelles de travail administratif par un système informatisé, faisant ainsi de la Société une des entreprises les plus perfectionnées du monde sur le plan de la technologie.

Au cours des années 1990, la Société maintient fermement son engagement à combiner l'excellence et l'efficacité. En octobre 1993 vient s'ajouter au réseau d'Énergie NB la centrale au charbon à 450 MW de Belledune. La première centrale de production de base à être construite dans la province en dix ans, Belledune est une installation moderne équipée du premier épurateur de gaz de combustion au Canada utilisant le calcaire. La construction de la centrale de Belledune a commencé en 1989, et Énergie NB a acheté de l'électricité d'Hydro-Québec pour satisfaire à la demande grandissante en électricité jusqu'à la mise en service de la nouvelle centrale.

Énergie NB est fière de ses nombreuses réalisations comme l'aménagement à Belledune du premier épurateur dans une centrale électrique commerciale au Canada, la conversion de la centrale de Dalhousie pour pouvoir y brûler de l'OrimulsionMD et la récupération et le recyclage des sous-produits de combustion. Maintenant, avec assez de capacité de production pour satisfaire à la demande provinciale pour le reste de la décennie et au-delà, on mettra davantage l'accent sur l'efficience accrue et le perfectionnement d'un réseau moderne.

Un style de gestion plus proche de celui du secteur privé

Au cours des cinq dernières années, Énergie NB a connu une période de transition caractérisée par le désir du gouvernement de voir l'entreprise adopter un style de gestion plus proche de celui du secteur privé que de celui d'un organisme gouvernemental. En 1990, à la suite de modifications à la Loi sur les entreprises de service public exigeant que les changements relatifs aux frais, aux droits et aux tarifs soient approuvés par la Commission des entreprises de service public (CESP) du Nouveau-Brunswick, la Commission a été assujettie pour la première fois à une réglementation formelle. Une série d'audiences publiques génériques touchant tous les domaines d'exploitation d'Énergie NB a permis à la CESP de se familiariser avec les affaires de l'entreprise. Des audiences complètes sur la tarification ont suivi en 1991 et 1993.

En 1991, l'entreprise a changé de raison sociale pour devenir la «Société d'énergie du Nouveau-Brunswick» afin de mieux s'identifier en tant qu'entreprise commerciale diversifiée. En 1993, le gouvernement a annoncé plusieurs changements visant à doter la Société d'une exploitation plus caractéristique du secteur privé. Par exemple, il a annoncé son intention de nommer un président du conseil non élu, une première dans l'histoire d'Énergie NB. Des changements ont également été annoncés quant au processus réglementaire, incluant la nécessité pour la CESP de réviser toutes les immobilisations directes reliées à toute capacité de production additionnelle, et l'adoption d'un modèle réglementaire de prix plafond. Selon ce modèle, les futures augmentations tarifaires annuelles moyennes inférieures à 3 % ou au taux d'inflation, selon le pourcentage le plus élevé, ne seront pas soumises au processus d'approbation réglementaire.

Plan d'entreprise

Dans le cadre de ces changements fondamentaux, Énergie NB s'est engagée à élaborer un Plan d'entreprise quinquennal mis à jour annuellement. Ce Plan a comme objectif de rendre le processus redditionnel accessible en tout temps au public, au gouvernement provincial et à l'Assemblée législative. Le premier Plan a été déposé à l'Assemblée législative en avril 1994 et renvoyé au Comité permanent sur les sociétés de la Couronne. Après des audiences publiques au cours de l'été 1994, ce comité a émis, en décembre 1994 et en janvier 1995, des rapports contenant des recommandations pour les Plans d'entreprise futurs. Le deuxième Plan d'entreprise a été déposé à l'Assemblée législative en avril 1995.

Le présent document étant le troisième Plan d'entreprise quinquennal public de la Société, nous avons pensé inclure une vue d'ensemble des affaires d'Énergie NB depuis ses débuts, suivie d'une description de la nature de l'électricité et des activités d'une entreprise d'électricité et de renseignements précis concernant Énergie NB. Cette information permettra au lecteur de mieux saisir les questions complexes auxquelles Énergie NB doit faire face, ses décisions antérieures et les défis qu'elle devra relever.

La section portant sur la vue d'ensemble de la Société est suivie de Plans d'entreprise détaillés, dont un qui porte sur la prévision des charges, d'une discussion des facteurs externes pouvant influer sur l'exploitation, y compris certaines analyses de sensibilité, et de prévisions financières détaillées. Le document expose les grandes lignes de l'engagement d'Énergie NB à maintenir des tarifs concurrentiels. De plus, il permet à ses abonnés de mieux comprendre les aspects dont la Société tient compte pour demeurer concurrentielle.




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