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Assemblée législative du Nouveau-Brunswick
Comités parlementaires

À propos de la gouverne de l'éducation publique...

Janvier 2000


UNE INVITATION À LA POPULATION DU NOUVEAU-BRUNSWICK

 

Janvier 2000

L’éducation constitue l’un des plus importants investissements qui puissent être faits dans l’avenir du Nouveau-Brunswick. Nous devons viser à fournir à nos enfants les outils et les aptitudes dont ils ont besoin pour se développer en tant que citoyens actifs, capables de penser et de mener une vie productive.

L’éducation touche plus que les élèves. Elle fait également appel à la contribution des parents, du personnel enseignant et des communautés. Rétablir l’approche communautaire et coopérative dans la prise de décisions avec une véritable responsabilité et une obligation de rendre des comptes est au coeur même de la vision du gouvernement en matière d’éducation. Voilà pourquoi nous nous sommes engagés à remettre les parents et les autres membres de la communauté au centre de la prise de décision tout en assurant des normes provinciales.

Nous aimerions connaître vos suggestions sur la façon de concevoir cette nouvelle structure. L’occasion vous est offerte, par l’entremise du Comité spécial de l’éducation de l’Assemblée législative, de vous faire entendre. Nous avons demandé au Comité spécial de recueillir vos commentaires et de présenter des recommandations à l’Assemblée législative. Nous élaborerons ensuite une réponse aux fins d’étude et de décision par le gouvernement et présenterons une proposition à l’Assemblée législative à l’automne 2000. Ainsi, nous aurons le temps de préparer les élections des conseils au printemps 2001 et de mettre la nouvelle structure en place avant le début de l’année scolaire en septembre 2001.

Notre système d’éducation publique a la chance de bénéficier d’un personnel enseignant et d’employés très compétents et engagés, d’un bon leadership dans les écoles et les districts ainsi que d’élèves talentueux et capables de concurrencer avec les meilleurs élèves de par le monde. Nous avons maintenant pour défi de créer un nouveau cadre de gouverne scolaire efficace qui favorise l’apprentissage, qui répond aux besoins des communautés linguistiques, qui satisfait aux attentes à l’échelle provinciale et aux besoins à l’échelle locale et qui soit fonctionnel pour l’ensemble du système. Nous devons aussi tenir compte des réalités financières actuelles et du fait que le Nouveau-Brunswick est une petite province dont la population étudiante diminue rapidement.

Nous sommes impatients de connaître vos points de vue et vos conseils dans un processus de collaboration qui nous permettra de réaliser nos objectifs en matière d’éducation.




Bernard Lord Elvy Robichaud
Premier ministre Ministre de l’éducation






Table des matières

Pourquoi un document de travail ?

Historique de la gouverne scolaire au Nouveau-Brunswick

Questions à débattre

  1. Retenir le meilleur… (de la structure actuelle et des structures précédentes)
  2. Éléments d’une nouvelle structure
  3. Une bonne gouverne
  4. Autorité, rôles et responsabilités
  5. Élection des conseils éducatifs de district
  6. Imputabilité

Conclusion

Annexe A : Profil de l’éducation au Nouveau-Brunswick







POURQUOI UN DOCUMENT DE TRAVAIL ?

Les Néo-Brunswickois et Néo-Brunswickoises savent que tout ce qui touche notre système d’éducation est important pour l’avenir de notre province et de notre pays. Nous bénéficions tous de la qualité et de la pertinence de l’éducation offerte à notre population.

L’éducation doit viser l’essor de la société par le développement du potentiel des personnes pour en faire des femmes et des hommes plus instruits et productifs.

Pour nous aider à nous acquitter de cette responsabilité, nous avons besoin d’une structure efficace pour la prise de décision – ou la gouverne – en matière d’éducation, une structure qui réponde aux objectifs et aux aspirations des parents et de la communauté. Cette structure de gouverne doit être définie en tenant compte d’un certain nombre de critères :

  • Une prise de décision appropriée au niveau local, de sorte que les décisions soient prises plus près des personnes qui en seront les plus touchées ;
  • Une participation accrue de la communauté ;
  • Un équilibre entre les besoins locaux et les attentes provinciales ;
  • Un accent sur les grandes questions en éducation et les résultats scolaires.

Le gouvernement du Nouveau-Brunswick s’est engagé à élaborer un tel cadre et à « rétablir l’approche communautaire et coopérative dans la prise de décisions en matière d’éducation en créant des conseils éducatifs élus publiquement et localement avec une véritable responsabilité et une obligation de rendre compte dans le contexte de normes provinciales ». (Nouvelle vision – Nouveau-Brunswick – 1999)

Dans le cadre de cet engagement, et compte tenu des critères énoncés ci-dessus, le présent document vise la création d’une structure qui :

  • Assurera une éducation de haute qualité, afin d’enrichir notre société et de permettre aux Néo-Brunswickois et Néo-Brunswickoises de concurrencer au niveau national et international ;
  • Fournira un milieu sécuritaire et propice à l’apprentissage et au travail ;
  • Assurera l’équité en matière d’éducation dans toute la province ;
  • Respectera nos obligations constitutionnelles ;
  • Sera sensible aux besoins locaux dans le contexte de normes provinciales ;
  • Rendra des comptes à la population ;
  • Sera ouverte et démocratique ;
  • Sera responsable sur le plan financier.

La raison d’être du présent document de travail est de demander aux Néo-Brunswickois et Néo-Brunswickoises de nous aider à définir le nouveau cadre de gouverne. Peu importe la structure qui sera mise sur pied, elle doit être bien pensée, respecter les critères et satisfaire à tous nos objectifs. Nous croyons que les sujets soulevés dans le présent document, les questions qui y sont posées et les discussions qui en résulteront nous aideront tous à atteindre notre but.







HISTORIQUE DE LA GOUVERNE SCOLAIRE AU NOUVEAU-BRUNSWICK

Au début des années ‘60, le gouvernement du Nouveau-Brunswick a demandé à la Commission Byrne d’évaluer tous les aspects du gouvernement municipal. Le rapport Byrne recommandait de profonds changements dans les domaines de l’éducation, de la santé, de la justice et des services sociaux. Le gouvernement d’alors s’était donné comme mot d’ordre «Chances égales» dans la mise en oeuvre d’un bon nombre des réformes recommandées par le rapport Byrne. Les gouvernements qui ont suivi ont continué d’adhérer à ce principe directeur.

Le rapport soulignait les écarts importants quant aux normes en éducation dans la province et en matière d’impôt foncier. Le rapport imputait les résultats médiocres du système d’éducation publique à la division des responsabilités entre plus de 400 conseils scolaires locaux et les autorités provinciales.

Le remplacement de la taxe locale d’éducation par un système de financement entièrement assuré par la province est peut-être la plus importante réforme qui ait découlé du rapport Byrne. Cette mesure a entraîné une distribution plus équitable des ressources entre tous les districts scolaires et la prestation d’une éducation d’égale qualité à tous les enfants du Nouveau-Brunswick.

Au cours des vingt années qui ont suivi, la dualité au sein du ministère de l’Éducation et l’organisation des districts scolaires sur la base linguistique — français et anglais —  ont été les plus importants changements apportés au système d’éducation publique.

En 1992, les 42 districts scolaires qui existaient alors au Nouveau-Brunswick ont été fusionnés en 18 districts (12 anglophones et 6 francophones). La même année, le gouvernement recevait le rapport de la Commission sur l'excellence en éducation. Ce rapport contenait 42 recommandations qui ont presque toutes été mises en oeuvre.

En 1996, le gouvernement d’alors, dans le cadre de son plan de restructuration, a aboli les conseils scolaires et les a remplacés par une structure de gouverne à trois paliers formée de parents élus au niveau de l’école, du district et de la province. L’intention était de permettre aux parents de s’intéresser davantage aux grandes questions d’éducation plutôt qu’aux questions administratives.

La structure actuelle devait accroître l’obligation de rendre des comptes, permettre de mieux définir les axes de responsabilité et augmenter la participation des parents. Toutefois, le système fait l’objet de critiques, dont les principales sont un pouvoir décisionnel trop loin du niveau local et concentré dans les mains du ministre ; un processus électoral restrictif ; des questions de constitutionnalité ; un fardeau administratif accru imposé au personnel des écoles ; un manque de clarté quant aux rôles et responsabilités, et des problèmes de communication.

En réaction aux inquiétudes exprimées, le gouvernement du Nouveau-Brunswick s’est engagé à établir au niveau des districts des conseils éducatifs élus publiquement et opérant dans le contexte de normes provinciales.







QUESTIONS À DÉBATTRE

1. Retenir le meilleur…

Pour déterminer l’orientation à privilégier, nous devons nous rappeler ce que nous avons connu par le passé. L’expérience et l’histoire nous ont montré qu’il n’existe pas de système parfait ou qui puisse obtenir l’appui unanime de tous les intervenants. Toutefois, en concevant un nouveau système, nous devons viser haut et nous inspirer des caractéristiques positives des anciennes structures tout en évitant leurs aspects négatifs.

C’est dans cet esprit que nous aimerions savoir ce que vous pensez des systèmes de gouverne actuel et antérieur. Par exemple, quels sont selon vous les points forts des systèmes actuel et antérieur qui devraient être retenus ? Quels en sont selon vous les faiblesses ou les éléments négatifs qu’il faudrait éviter ?



2. Éléments d’une nouvelle structure

Le gouvernement s’est engagé à créer des entités au niveau des districts. Dans cet ordre d’idée, nous aimerions connaître votre opinion sur les autres éléments qui selon vous seraient nécessaires pour que la nouvelle structure satisfasse aux objectifs et réponde aux critères identifiés. Dans la création de n’importe quel nouveau système, il est utile d’examiner ce qui se fait ailleurs.

Au Canada, les divers éléments des structures de gouverne se ressemblent passablement d’une province à l’autre. Par exemple, des comités ou conseils d’école existent maintenant dans toutes les provinces ainsi qu’au Yukon. Habituellement, ces entités sont composées surtout de parents. Le directeur ou la directrice d’école, un membre du personnel enseignant et un membre du personnel non enseignant en sont souvent membres sans droit de vote. Parfois, certaines personnes sont aussi nommées pour représenter la communauté. Même dans les régions où il existe encore un système de taxation locale pour l’éducation, les comités ou conseils d’école ont presque toujours un rôle consultatif. En plus des comités d’école, les provinces ont aussi des conseils ou commissions scolaires au niveau du district, et les Territoires du Nord-Ouest ont pour leur part des conseils d’éducation divisionnaires.

Au Nouveau-Brunswick, nous avons actuellement une structure de gouverne parentale à trois paliers, soit au niveau de l’école, du district et de la province. Puisque nous mettrons bientôt sur pied des entités au niveau des districts ayant de plus grandes responsabilités en matière de prise de décision, avons-nous toujours besoin d’une structure à trois paliers ?

Certains sont d’avis que les comités consultatifs de parents auprès des écoles (CCPE) jouent un rôle important en avisant les directions d’école sur des questions comme le plan d’amélioration de l’école et les politiques au niveau de l’école. D’autres maintiennent que le rôle des CCPE est mal défini et dédouble les efforts des Comités de parents.

Nous aimerions connaître votre opinion au sujet de la participation de la communauté et des parents au niveau des écoles. Par exemple, devrait-on maintenir au niveau de l’école un mécanisme de gouverne autre que le Comité de parents ? Si oui, quelle forme un tel mécanisme devrait-il avoir ? Quels devraient être ses rôles et responsabilités ? Qui devrait et ne devrait pas y participer ? Par quel processus un tel mécanisme de gouverne devrait-il être formé ?

Par ailleurs, serait-il selon vous plus avantageux de former un comité pour un groupe d’écoles plutôt que d’avoir un comité pour chaque école ? Ce groupe d’écoles pourrait être défini en fonction de la population scolaire, du territoire ou d’autres critères. Par exemple, quatre écoles primaires et les écoles secondaires qu’elles alimentent pourraient former un groupe d’écoles. Selon une telle formule, un conseil de district, par exemple, pourrait chapeauter seulement 8 comités d’écoles au lieu de 25 s’il y en avait un par école.

En examinant les éléments d’une nouvelle structure qui nous aidera à rencontrer nos objectifs, nous devons également songer à l’organisation au niveau des commissions provinciales. Si les responsabilités des conseils de district sont accrues, quel rôle devraient maintenant jouer les commissions provinciales ?

Si les commissions provinciales étaient abolies, laisseraient-elles un vide à combler ? Si oui, qui comblerait ce vide ?

Devrait-on créer un mécanisme permettant aux présidents et présidentes des conseils éducatifs de district de communiquer entre eux et avec le ministre ?



3. Une bonne gouverne

Au début du présent document, nous avons réfléchi au sens du mot gouverne. Nous devons maintenant déterminer ce qui constituerait une bonne gouverne par rapport au fonctionnement des conseils éducatifs.

Les théories portant sur la gouverne évoluent de temps à autre. Toutefois, il est clair qu’une bonne gouverne comporte certaines qualités de base. La plupart des gens seront d’accord pour dire que celles-ci comprennent l’accent sur la vision et les valeurs, l’accent sur les résultats liés à la mission, la transparence des décisions, la capacité de séparer les grandes questions des détails, la capacité d’innover, la proactivité, la promotion de la diversité et la capacité de rassembler, et la qualité des liens entre les conseils et les divers intervenants.

La volonté de se concentrer sur la vision est considérée par certains comme une qualité essentielle d’un système de gouverne. En fait, certains insistent pour dire que les conseils éducatifs devraient s’occuper principalement de grandes questions d’éducation, comme l’établissement des objectifs et la planification du district, l’examen du rendement du district ou l’établissement des directives du district. D’autres croient que ces conseils devraient s’occuper plus activement de détails administratifs.

Selon vous, les conseils éducatifs de district devraient-ils mettre l’accent sur la qualité de l’éducation fournie aux élèves de leur district ? Devraient-ils plutôt s’occuper d’administrer le système, ou cette tâche devrait-elle relever du personnel ?



4. Autorité, rôles et responsabilités

Une nouvelle structure de gouverne doit assurer un juste équilibre entre la nécessité d’avoir des normes provinciales et le besoin d’autonomie au niveau local. Selon certains, puisque le ministre a la responsabilité de l’ensemble du rendement du système d’éducation, il doit avoir suffisamment d’autorité pour prendre les décisions touchant ce rendement. D’autres diront qu’une certaine autorité devrait demeurer exclusivement au niveau local. Trouver le bon équilibre nécessitera réflexion.

Pour entamer la discussion sur les rôles et responsabilités, nous vous présentons ci-dessous une distribution possible des pouvoirs. Nous croyons que ce modèle nous aidera à réaliser nos objectifs et à respecter les critères d’une bonne gouverne. Nous aimerions savoir si vous pensez qu’une telle distribution des rôles et des pouvoirs est appropriée. Dans la négative, veuillez suggérer les changements que vous croyez nécessaires.

Traditionnellement, le ministre de l’Éducation a l’autorité de prescrire les objectifs des programmes d’études et d’établir les normes en matière d’éducation, d’établir les directives provinciales, d’établir un système de formation des enseignants et de reconnaissance de leurs titres de compétence, de construire et de mettre hors service les édifices scolaires, de vérifier le rendement des districts scolaires et d’administrer des examens pour évaluer les apprentissages des élèves. Depuis la fin des années ‘60, la province est également responsable du financement des districts scolaires et des ententes collectives provinciales. Il est probable que la province conserve ces responsabilités. Il est proposé aussi que la province continue de fournir certains services de soutien administratif pour compléter les programmes éducatifs et les services offerts par les districts.

Responsabilités possibles du ministre

  • Politiques provinciales
  • Allocation des budgets aux districts
  • Normes liées à l’éducation et aux services
  • Objectifs en matière de programmes d’études
  • Évaluation et vérification
  • Formation des enseignants et certification
  • Construction et mise hors service d’édifices scolaires et réparations majeures des installations scolaires
  • Services de soutien administratif (comptabilité, transport, entretien et systèmes informatiques)

Comme le suggère la liste présentée ci-dessous, les conseils éducatifs de district pourraient davantage jouer un rôle déterminant dans la prestation d’une éducation de qualité à leurs enfants. Pour ce faire, il faudrait leur accorder l’autorité d’établir les plans éducatifs, les directives et les budgets qui régissent les activités des administrateurs de districts, c’est-à-dire les directions générales ou les directions de l’éducation. Par exemple, si les directions générales sont responsables de la dotation en personnel, de l’admission des élèves et de leur placement, les conseils seraient responsables de l’établissement des directives, des plans, des lignes directrices et des budgets, au niveau du district, en rapport à la dotation en personnel, à l’admission des élèves et à leur placement.

Responsabilités possibles des conseils éducatifs de district

  • Politiques du district *
  • Budget du district *
  • Planification éducative du district (vision, buts, objectifs, normes du district) *
  • Appels au sujet des suspensions et autres
  • Utilisation et réparations des installations scolaires
* Mise en oeuvre étant la responsabilité des directions générales des districts

L’embauche et la supervision des directions générales ou des directions de l’éducation sont des sujets qui nécessitent réflexion. Selon vous, de qui ces personnes devraient-elles relever ?

Selon les principes d’une bonne gouverne, comme on l’a vu dans la section précédente, l’administrateur du district serait toujours responsable de l’administration quotidienne de son district scolaire et des écoles qui en relèvent. Peu importe le modèle de gouverne qui sera mis en place, le directeur général ou le directeur de l’éducation conservera sans doute la responsabilité de la dotation en personnel, de la mise en œuvre des programmes d’études et de la prestation des services, de l’organisation et du fonctionnement des écoles, de l’assiduité des élèves, des placements et des admissions, des besoins spéciaux, de l’ordre et de la discipline, des suspensions et des dossiers des élèves. Ces fonctions seraient poursuivies dans le cadre des plans éducatifs, des politiques et des budgets établis par les conseils éducatifs de district.

Nous aimerions savoir quelles sont vos opinions sur ces questions.



5. Élection des conseils éducatifs de district

Comme vous le savez peut-être, le gouvernement s’est engagé à tenir des élections publiques pour les conseils éducatifs de district en mai 2001, soit en même temps que les élections municipales.

L’élection des membres de ces conseils soulève certaines questions au sujet desquelles nous aimerions connaître votre opinion. Par exemple, dans le cadre de la structure actuelle et de celui de l’ancienne structure des conseils scolaires, il a souvent été difficile de trouver des candidats et candidates. Pouvez-vous nous conseiller des moyens d’attirer de bons candidats et candidates pour former les conseils éducatifs ?

La question de l’éligibilité est également une préoccupation. Pouvez-vous nous faire des suggestions quant aux personnes qui devraient ou ne devraient pas siéger aux conseils éducatifs, et nous dire pourquoi ? Par exemple, serait-ce acceptable à vos yeux que des membres du personnel scolaire posent leur candidature, ou verriez-vous un conflit d’intérêts dans une telle situation ? En serait-il de même pour n’importe quel membre du système d’éducation ? À votre avis, qui devrait avoir droit de vote ?



6. Imputabilité

Nous avons discuté précédemment des responsabilités accrues qui seraient attribuées aux conseils de district. Cependant, de plus grandes responsabilités sont habituellement assorties d’une obligation accrue de rendre des comptes, c’est à dire l’obligation de justifier ses actions et les résultats obtenus.

L’obligation de rendre des comptes est un principe qui prend de plus en plus d’importance dans le système d’éducation. Tant à l’époque du rapport Byrne dans les années ‘60 qu’au moment de créer l’actuelle structure de gouverne, l’obligation de rendre compte au public a toujours été l’un des éléments catalyseurs des changements apportés à la structure de gouverne. La prévalence des nouvelles technologies, qui rendent l’accès à l’information plus rapide et plus facile que jamais, a contribué à accroître les attentes. Aujourd’hui, les intervenants insistent pour que le système d’éducation, comme tous les autres services gouvernementaux, rende des comptes au public et réponde de ses résultats.

À partir de mai 2001, les personnes élues à l’échelle locale assumeront leurs fonctions dans la nouvelle structure de gouverne, prêtes à prendre des décisions touchant l’avenir de l’éducation au Nouveau-Brunswick. Nous devons réfléchir à la meilleure façon de les rendre responsables de leurs décisions. Le ministre de l’Éducation doit rendre des comptes à l’Assemblée législative pour tous les aspects du système d’éducation de la province. Puisque les conseils éducatifs de district auront de plus grandes responsabilités, dans quelle mesure ces organismes devront-ils rendre des comptes aux parents, aux élèves, à la communauté, au gouvernement ou à l’Assemblée législative ? Par exemple, les conseils éducatifs de district devraient-ils faire rapport de la façon dont les fonds publics ont été dépensés ? Si oui, à qui et comment devraient-ils en faire rapport ?







CONCLUSION

Il est clair que le rythme rapide des changements que nous avons connus au cours des quelques vingt dernières années au Canada, et partout dans le monde, n’est pas à la veille de ralentir. Au fur et à mesure que notre monde se transforme, nous avons constamment besoin de nouvelles connaissances et de nouvelles aptitudes pour continuer à assurer notre prospérité -- et nous nous attendons à ce que notre système d’éducation s’adapte en conséquence.

Dans les années ‘60, il fallait remplacer les normes d’éducation locales par des normes provinciales. Aujourd’hui, nos normes doivent avoir un calibre national et international, pour que nos jeunes puissent se mesurer aux meilleurs élèves de par le monde.

La nouvelle structure de gouverne que nous mettrons en place doit nous aider à assurer l’établissement de normes élevées et uniformes dans toute la province, être assez souple pour satisfaire aux exigences d’un monde en évolution et répondre aux besoins locaux. La nouvelle structure devra surtout soutenir et valoriser l’apprentissage pour que chaque élève du Nouveau-Brunswick puisse acquérir les connaissances et les aptitudes qui lui permettront de développer son plein potentiel et de contribuer à la société.

Nous vous invitons à faire connaître vos points de vue sur les changements qui, à votre avis, devraient être apportés à la structure de gouverne de l’éducation publique.

Les questions posées dans le présent document visent à stimuler la réflexion sur la structure de gouverne de l’éducation et à conseiller le gouvernement. Vos réponses à ces questions ainsi que tout autre conseil et suggestion que vous désirez formuler nous seront d’une aide précieuse pour créer une nouvelle structure de gouverne plus efficace – une structure qui nous aidera à façonner l’avenir de l’éducation de notre province à l’aube du troisième millénaire.

Prière de faire parvenir vos commentaires à :

Comité spécial de l’éducation
Bureau du greffier
Assemblée législative
C.P. 6000
Fredericton (N.-B.)
E3B 5H1
Tél : (506) 453-2506






ANNEXE A

PROFIL DE L’ÉDUCATION AU NOUVEAU-BRUNSWICK

 

 

Effectif scolaire

Personnel éducatif E.T.P.1

Rapport élèves-personnel éducatif2

Projection de l’éffectif scolaire3

Districts

sept.

sept.

sept.

sept.

sept.

sept.

sept.

sept.

sept.

 

1998

1999

1998

1999

1998

1999

2001

2005

2011

Districts francophones

 

 

 

 

 

 

 

 

 

01

9 618

9 433

543,0

544,8

17,7

17,3

9 161

8 490

7 508

03

7 725

7 391

459,4

461,7

16,8

16,0

7 041

6 286

5 445

05

4 558

4 431

288,1

279,9

15,8

15,8

4 331

4 088

3 661

07

4 333

4 194

247,7

256,5

17,5

16,4

4 045

3 740

3 286

09

9 714

9 272

579,2

577,9

16,8

16,0

8 901

8 106

7 214

11

4 927

4 789

310,8

311,1

15,9

15,4

4 440

3 871

3 304

Districts anglophones

 

 

 

 

 

 

 

 

 

02

14 219

14 140

839,5

833,5

16,9

17,0

13 878

13 043

11 480

04

5 940

5 873

342,0

346,7

17,4

16,9

5 779

5 400

4 732

06

8 135

8 054

462,8

468,0

17,6

17,2

7 845

7 240

6 465

08

14 725

14 571

871,1

880,2

16,9

16,6

14 284

13 272

11 566

10

4 657

4 603

288,0

290,7

16,2

15,8

4 452

4 158

3 689

12

4 640

4 548

275,5

274,9

16,8

16,5

4 368

3 875

3 317

13

4 916

4 855

307,2

302,2

16,0

16,1

4 655

4 391

3 836

14

2 524

2 502

168,7

169,2

15,0

14,8

2 283

1 985

1 766

15

2 430

2 317

151,7

149,9

16,0

15,5

2 337

2 252

1 964

16

7 111

7 030

445,4

448,5

16,0

15,7

6 530

6 017

5 302

17

6 062

6 081

356,3

364,8

17,0

16,7

5 914

5 699

5 053

18

12 897

12 919

751,1

756,5

17,2

17,1

12 611

11 849

10 572

Francophone

40 875

39 510

2 428,2

2 431,8

16,8

16,2

37 919

34 581

30 418

Anglophone

88 256

87 493

5 259,2

5 285,1

16,8

16,6

84 936

79 181

69 742

Province

129 131

127 003

7 687,4

7 716,9

16,8

16,5

122 855

113 762

100 160

1 Les éducateurs sont les personnes, y compris les enseignants embauchés part les districts scolaires, qui offrent des services éducatifs aux élèves à titre de professionnels. Exclut les postes vacant au 30 septembre 1999 et inclut les postes financés par l’Excellence en éducation.

2 Ce rapport se définit comme étant le total de effectifs scolaires divisé par le personnel éducatif en équivalence temps plein.

3 La méthadologie utilisée pour la projection de l’fffectif scolaire est basée sur les effectifs scolaires par année selon l’année d’études et le district scolaire (30 septembre 1991 – 30 septembre 1997) et aussi, par Statistique Canada, la population estimée par année pour les enfants âgés de 5 et 6 ans (1er jullet 1991 – 1er juillet 2011).




Profil financier – Éducation - 1998/99 (Montant réel)

Coût total de l’éducation publique

(Montant réel - 1998-99) 844 971 029 $

Effectifs (M-12) le 30 septembre, 1998 129 131

Coûts par élève de l’éducation primaire / secondaire 6 543 $

Total – Dépenses provinciales 4 214 760 421 $

Dépenses pour l’éducation à titre de % du gouvernement total 20,0 %

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