Assemblée législative du Nouveau-Brunswick
Débat de clôture sur le discours du trône
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Débat de clôture sur le discours du trône

Premier ministre du Nouveau-Brunswick,
L'honorable Bernard Lord

le 23 novembre 2000

Notes pour un discours seulement

Le texte du discours est offert à titre
d'information seulement. La version imprimée
du Journal des débats (hansard)
demeure la version officielle.

Monsieur le président,

Je suis fier de prendre la parole aujourd'hui pour clôturer le débat sur le deuxième discours du trône de notre gouvernement.

Je veux féliciter la députée de Kennebecasis pour l'excellent discours qu'elle a prononcé à titre de motionnaire du discours du trône. Elle est une fière Néo-Brunswickoise et fière défenseur des valeurs progressistes-conservatrices.

Je tiens à féliciter le député de Centre Péninsule pour l'excellente allocution qu'il a prononcé en appui à l'Adresse en réponse au Discours du Trône. Je veux aussi lui rendre hommage pour son accession récente à la présidence de la section du Nouveau-Brunswick de l'Assemblée parlementaire de la Francophonie.

À titre de Premier ministre, je peux témoigner de leur dynamisme et de leur attachement à l'avenir de notre province.

Au nom des parlementaires, je salue le travail dévoué de S.H. la lieutenante-gouverneure. Elle sert la province et sa population avec fierté et dignité. Nous lui offrons nos meilleurs voeux.

Je remercie aussi le personnel de l'Assemblée législative pour sa contribution aux travaux de l'Assemblée. Je salue le travail consciencieux de la greffière et du greffier adjoint de la Chambre, de la sergente d'armes, des pages, du personnel de la bibliothèque, du Hansard et des services de traduction ainsi que de tous les autres membres du personnel. Ces personnes doivent souvent faire des heures supplémentaires pour que la Chambre puisse bien fonctionner.

Je remercie aussi les responsables des activités de notre gouvernement : les membres de nos services publics. Leur dévouement est grandement apprécié.

Je tiens à rendre un hommage spécial à mon personnel, les gens qui travaillent au Cabinet du premier ministre, à mon bureau de circonscription et ceux qui me soutiennent dans mes tâches ministérielles au bureau du Conseil exécutif, aux Affaires intergouvernementales et à la Société d'aménagement régional.

Je veux aussi remercier notre caucus et notre Cabinet. Leur appui a été très important au cours des 18 derniers mois, pendant que nous faisions l'apprentissage de nos nouvelles tâches. Nous formons une bonne équipe, une équipe qui travaille fort, qui croit dans le Nouveau-Brunswick, ses collectivités et sa population, une équipe qui s'est engagée à bâtir une province meilleure.

Nous avons été extrêmement heureux d'accueillir en octobre la gouverneure générale du Canada, Mme Clarkson, et son mari, John Ralston Saul, à l'occasion de leur première visite officielle au Nouveau-Brunswick. Mme Clarkson représente vraiment les Canadiens et Canadiennes. Elle est un symbole de tolérance et d'appartenance. Pendant sa première année, elle a fait preuve d'une impressionnante capacité d'intégrer ce qui constitue le fondement de la société canadienne.

Monsieur le chef de l'Opposition, je tiens à vous offrir mes félicitations les plus sincères pour votre accession au grade de Grand Officier de l'Ordre de la Pléiade. Vos collègues parlementaires n'ont pas eu le plaisir de vous compter parmi eux le 30 septembre dernier, lors de la remise de cet honneur.

Vous avez par contre eu la bonne idée de demander à votre fille Sophie de l'accepter en votre nom. Elle a fait honneur à la famille Thériault, en prononçant un discours avec beaucoup d'aplomb et d'assurance. Vous pouvez, à juste titre, être très fier d'elle.

Bien que nous ayons une différente façon d'entrevoir les questions de nature politique et que nous pourrions bien diverger d'opinion sur beaucoup d'entre elles, je veux assurer le chef de l'Opposition de mon respect, pour lui et sa famille - je veux d'ailleurs profiter de cette occasion pour lui transmettre, à lui, à son épouse Gisèle et à ses enfants Sophie et Sébastien, mes meilleurs voeux pour l'avenir.

Nous savons tous à quel point la vie politique est exigeante et à quel point elle peut influer et parfois même empiéter sur notre vie personnelle et familiale. Vous me permettrez par conséquent de transmettre mes remerciements les plus sincères à mon épouse Diane, avec qui, en septembre, j'ai célébré dix ans de mariage, mais avec qui je compte déjà quatorze ans de bonheur.

Je veux aussi remercier mes deux enfants, Sébastien et Jasmine, qui comprendront un jour, je l'espère, notre volonté de construire un meilleur Nouveau-Brunswick pour les enfants de leur génération.

Moncton-Est/East

L'un des plus grands privilèges qu'il nous soit donné, à titre de député, est celui de servir les gens de notre comté. Je me sens très privilégié de représenter les citoyens et citoyennes de Moncton-Est.

Je tiens à témoigner ma profonde reconnaissance aux gens de Moncton-Est pour leur appui constant. Ils ont été parmi les premiers, en 1998, à croire en moi et à notre parti. À ce moment-là, il n'était pas seulement novateur de voter progressiste-conservateur : c'était un acte audacieux et visionnaire! Personnellement, je dois beaucoup aux gens de Moncton-Est, tout comme le Parti PC du Nouveau-Brunswick et la province.

Le 7 juin 1999, les gens du Nouveau-Brunswick ont emboîté le pas aux gens de ma circonscription ; ils ont voté pour l'équipe d'hommes et de femmes qui m'entoure aujourd'hui, de fiers représentants de toutes les régions de la province et de la population diverse du Nouveau-Brunswick.

De nombreux élus aimeraient probablement avoir une carrière politique comme celle de l'ex-premier ministre Louis Robichaud. Ayant atteint 75 ans le 21 octobre, il a dû prendre sa retraite obligatoire du Sénat, après avoir siégé presque 27 ans. Il a ainsi mis fin à une autre étape d'un parcours qui a couvert près d'un demi siècle.

J'ai eu le privilège d'accueillir Louis Robichaud à Fredericton lors de la cérémonie commémorant le 35e anniversaire de notre drapeau, le 28 février dernier. Sa présence, de même que celle de celui qui a veillé à la conception du drapeau, M. Pichette, a rehaussé l'authenticité et le caractère historique de la cérémonie.

En grande forme, M. Robichaud a pris quatre fois le temps d'allocution qui lui était accordé. En jetant un regard sur la salle de réception, il s'est réjouit du fait que «heureusement, les murs ne peuvent pas parler».

Si les murs de cette Assemblée pouvait parler, ils nous diraient probablement que la décennie 1960-1970 aura sans doute été l'une des plus marquantes de l'histoire politique du Nouveau-Brunswick.

Nous nous souviendrons de l'héritage que Louis Robichaud a laissé en tant que premier ministre qui a présidé à plus de 10 années de changements. Ce que Louis Robichaud proposait n'était pas toujours bien accueilli à l'époque. Des programmes et des initiatives étaient très controversés, qu'il s'agisse du droit aux négociations collectives dans la fonction publique, de la Loi sur les langues officielles, de l'adoption d'un régime gratuit d'assurance-maladie ou du programme Chances égales pour tous.

Les réalisations d'alors façonnent encore de nombreux aspects de notre gouvernement. L'héritage de l'ancien premier ministre devrait aussi nous rappeler que, à titre d'élus, nous ne devrions jamais nous borner à ce qui est agréable et populaire. Nous devons aussi prendre position et faire ce que nous sommes convaincus de devoir faire pour le bien de la province et de sa population.

Nous sommes honorés de faire fructifier l'héritage de Chances égales pour tous en vue de créer de Meilleures chances pour tous.

Lorsque Richard Hatfield est entré en fonction, il a continué de mettre en valeur les initiatives lancées par Robichaud. Il a entrepris d'importantes réformes touchant les services sociaux et la prestation des services. Il a instauré la tolérance et le respect pour nos communautés linguistiques comme caractéristiques fondamentales du Nouveau-Brunswick. Il a largement contribué à ce que la péréquation soit inscrite dans la Constitution canadienne.

Selon un principe fondamental du pays, les Canadiens et les Canadiennes peuvent obtenir des services à un niveau de qualité comparable quel que soit leur lieu de résidence. Cela signifie qu'une personne vivant à Miramichi peut obtenir les mêmes services qu'une personne vivant à Moose Jaw. Cela fait partie de notre identité en tant que Canadiens et Canadiennes.

Nous avons l'honneur de mettre en valeur la tolérance et l'appartenance que Richard Hatfield a laissées en héritage et de continuer à bâtir une société plus compatissante.

Pendant 10 ans, Frank McKenna a fait la promotion du Nouveau-Brunswick comme étant un endroit propice à l'établissement d'une entreprise.

Frank McKenna a changé la perception du Nouveau-Brunswick ; c'est l'héritage qu'il a laissé.

Nous sommes honorés de prendre appui sur un tel héritage pour améliorer la réalité du Nouveau-Brunswick.

Voilà ce dont il est question dans le discours du trône. Je crois que tout ce dont nous profitons aujourd'hui nous vient de nos prédécesseurs, et non d'une génération, certainement pas d'un gouvernement, surtout pas d'un premier ministre. Personne n'a bâti la province à partir de rien.

L'histoire du Nouveau-Brunswick n'a pas commencé en 1960. Tous les matins, lorsque j'arrive à mon bureau, je passe devant les tableaux de 29 premiers ministres, en commençant par Andrew Wetmore, premier premier ministre du Nouvea-Brunswick en 1967. Cela me rappelle constamment que nous prenons appui sur l'héritage de tous les premiers ministres, de tous les gouvernements, de toutes les générations qui nous ont précédés.

Tout le monde a pris appui sur ce qu'il y avait avant, et le défi que nous devons relever en 2000 est de faire exactement de même : poursuivre le processus, prendre ce qui est bon et le parfaire.

Il s'agit aussi de prendre ce qui ne fonctionne plus et le modifier pour l'améliorer.

Voilà ce dont il est question dans le discours du trône.

Il s'agit de prendre appui sur notre fondation, de prendre appui sur Chances égales pour tous afin de créer de meilleures perspectives. La démarche créera de meilleures perspectives pour les gens du Nouveau-Brunswick de participer à la prise de décisions qui touchent leur vie ; de meilleures perspectives pour les gens du Nouveau-Brunswick de soutenir la concurrence en cette époque de mondialisation. De plus, en étant plus compétitifs, en créant plus d'emplois et la prospérité, nous créerons de meilleures perspectives pour que le Nouveau-Brunswick soit une province plus compatissante, afin d'aider davantage les personnes qui ont le plus besoin de soutien et d'investir davantage dans les soins de santé et l'éducation.

Il s'agit d'une vision et d'une nouvelle orientation à suivre. Bien qu'il soit important de prendre appui sur l'héritage de nos prédécesseurs, nous ne devons pas pour autant nous limiter au passé.

Nous devons déterminer notre nouvelle orientation pour l'avenir.

Le discours du trône porte sur notre vision. Il porte sur notre héritage, que nous léguerons à nos enfants et à nos petits-enfants pour qu'ils puissent le faire fructifier. Nous leur léguerons l'espoir et une vision de meilleures perspectives pour le présent et pour l'avenir.

Quelqu'un a dit que le caractère, c'est ce qu'on manifeste quand personne ne regarde. Eh bien, la vision est ce qu'on manifeste jour après jour. Il s'agit d'être fidèle à sa vision et d'agir en conséquence même quand les gens ne le remarquent peut-être pas.

J'aimerais vous faire part du tout premier énoncé de vision, une déclaration de 250 mots -- ou plus précisément de 256 -- que j'ai rédigée lorsque j'étais candidat à la direction du Parti progressiste-conservateur du Nouveau-Brunswick, il y a plus de trois ans, en 1997. Je disais alors ce qui suit :

Ma vision du Nouveau-Brunswick est celle d'une province prospère dotée d'un meilleur système d'éducation et de soins de santé améliorés dans chaque région. Ma vision est celle d'un gouvernement moins centralisé et d'un niveau de vie plus élevé pour les gens du Nouveau-Brunswick. Je vois le Nouveau-Brunswick comme un endroit où les jeunes peuvent rester et bâtir l'avenir avec nous et où les moins jeunes sont fiers d'être restés et fiers de leurs réalisations.

Je veux que nous bâtissions un Nouveau-Brunswick meilleur, une province où notre économie prospérera en étant axée sur nos ressources naturelles et les nouvelles technologies. Nous devons investir en nous-mêmes et bâtir le Nouveau-Brunswick avec les gens du Nouveau-Brunswick.

Je vois une province pleine de diversité, dans laquelle nous respectons nos différences, quelles qu'elles soient, et travaillons à trouver un terrain d'entente. La consultation est essentielle. Une démocratie renouvelée est grandement nécessaire. Il faut trouver un nouvel équilibre entre un gouvernement centralisé et nos identités et aspirations locales.

À l'aube du nouveau millénaire, il est primordial que le Nouveau-Brunswick ait un chef au service de la population. Nous vivrons selon nos moyens, mais nous ne renoncerons jamais à nos responsabilités envers les jeunes, les personnes âgées et les travailleurs et travailleuses de notre province.

Nous nous consacrerons énergiquement à améliorer la qualité de vie des gens du Nouveau-Brunswick. L'éducation, les soins de santé et le développement économique sont les clés de ma vision d'un avenir riche en succès au Nouveau-Brunswick. Ma mission est d'unir les gens afin de procurer espoir, sécurité et dignité à toute notre population. [Traduction.]

Je crois toujours en une telle vision, et notre équipe a élaboré un plan global pour la transformer en réalité.

Au printemps 1999, par le truchement d'un programme intitulé Nouvelle Vision Nouveau-Brunswick, nous avons sollicité un mandat auprès des gens de la province. Le 7 juin 1999, l'électorat nous a confié ce nouveau mandat.

Nous avons rédigé notre premier discours du trône en nous appuyant sur un tel programme. Les partis de l'opposition étaient déçus, comme il était à prévoir. Le chef de l'opposition a dit que, contrairement à la tradition, il proposerait à son caucus de ne pas débattre du tout le discours du trône. Il a dit que ce discours ne contenait rien de nouveau.

Comme je l'ai dit alors, nous ne nous excuserons certainement pas d'avoir présenté un discours fondé sur les principes, l'orientation et les engagements précis que nous avons pris envers les gens du Nouveau-Brunswick. Ce qui était nouveau pour les gens du Nouveau-Brunswick, après 12 ans de pouvoir centralisé, c'était qu'un gouvernement dise simplement et tout bonnement qu'il faisait comme il avait dit.

Notre première année et demie en tant que nouveau gouvernement a été consacrée à la réalisation d'engagements précis que nous avions pris envers la population néo-brunswickoise. La période a été passionnante pour nous, car nous avons comme principe de tenir parole et de faire ce que nous avions dit que nous ferions.

Dans notre premier discours du trône, nous prévoyions un gouvernement plus efficace concentré sur les cinq nettes priorités d'intérêt public suivantes :

1) investir en éducation,

2) créer de nouvelles perspectives d'emploi,

3) renouveler les soins de santé,

4) changer le mode de fonctionnement du gouvernement,

5) mieux gérer et réduire les impôts.

En outre, nous avons respecté 20 engagements précis envers les gens du Nouveau-Brunswick pendant les 200 jours de changement. Je sais que l'opposition ne veut pas que je parle davantage des 200 jours de changement.

C'est parce que tous les membres de l'opposition ont dit que les objectifs visés ne pouvaient être atteints.

Nous avons tenu chacun des 20 engagements envers les gens du Nouveau-Brunswick parce que c'est ainsi qu'agit un gouvernement qui rend des comptes. C'est ce que nous continuerons de faire.

Pendant que nous briguions les suffrages, nous avons dit aux gens du Nouveau-Brunswick que, si nous étions élus, nous éliminerions le péage des Libéraux sur la route de Moncton à Fredericton. Notre engagement était fondé sur l'équité. Dans le débat sur le discours du trône de l'année dernière, j'ai indiqué que nous avions sollicité le mandat d'arrêter la perception du péage des Libéraux, mandat que nous avons sollicité et obtenu, et nous avons respecté notre engagement en éliminant le péage et en réalisant, en fait, des économies par rapport au coût global du projet.

Il aurait été tentant de ne pas aller de l'avant. De nombreuses personnes, amis et adversaires, m'ont dit de ne pas me préoccuper de la question. Laissez tomber, disaient-ils : vous pouvez toujours dire que 19 sur 20 est une bonne note ; vous n'êtes pas obligé de faire tout ce que vous avez dit ; vous pouvez vous attribuer 19¼, 19½ ou 19¾, et ne vous souciez pas du péage des Libéraux. Le gouvernement actuel a été élu en fonction d'une plateforme électorale, et nous ferons ce que nous avons dit.

Une plateforme électorale n'est pas un billet d'autobus que l'on peut jeter quand on veut.

Si l'opposition veut s'en prendre à moi, si elle veut s'en prendre au gouvernement actuel pour avoir tenu son engagement, qu'elle le fasse. Si elle veut m'accuser d'avoir tenu parole, Monsieur le président, je ne le nie pas.

Nous continuerons de respecter notre engagement à l'égard d'un gouvernement plus ouvert qui rend davantage compte, en publiant un rapport intitulé Compte rendu présenté aux Néo-Brunswickois ainsi qu'un énoncé de mission pour l'ensemble du gouvernement exposant nos objectifs stratégiques et les résultats visés.

Au cours de la première année et demie au pouvoir, nous avons plus que rempli les engagements électoraux. Nous sommes allés plus loin en créant de nouvelles assises pour gouverner, sur lesquelles seront réalisés des changements fondamentaux, et ce, afin de créer un Nouveau-Brunswick plus compétitif et plus compatissant.

Nous avons dit, et je le répète, que les gouvernements ne peuvent contenter tout le monde.

Notre deuxième discours du trône continue de donner suite à notre plan pour notre province, Nouvelle Vision Nouveau-Brunswick, en fonction de cinq thèmes précis :

1) habiliter les gens et les collectivités,

2) créer des emplois et la prospérité,

3) soutenir notre système de soins de santé,

4) mieux gérer,

5) défendre les intérêts du Nouveau-Brunswick.

Le discours contient plus de 30 initiatives et engagements précis qui feront progresser davantage la mise en oeuvre de notre plan Nouvelle Vision Nouveau-Brunswick. Nous croyons qu'il constitue une prochaine étape importante en vue de remplir le mandat que nous avons reçu de la population du Nouveau-Brunswick. Nous croyons qu'il souligne clairement la vision que nous nous efforçons chaque jour de réaliser. Nous croyons qu'il définit l'orientation qui nous conduira vers l'avenir.

Nous offrons aux gens du Nouveau-Brunswick un plus vaste ensemble de mesures qui changeront vraiment la façon dont le gouvernement fonctionne pour la population. Les changements refléteront la nature du Nouveau-Brunswick : une société dynamique, humanitaire, diverse et bilingue.

Habiliter les gens et les collectivités

Monsieur le président, j'ai décidé de me présenter aux élections parce que, entre autres, j'estimais qu'il y avait eu pendant les années 90 une trop grande centralisation du pouvoir au Nouveau-Brunswick et que les gens devraient avoir davantage voix au chapitre dans leur province.

Pendant les années 90, le gouvernement a exclu les gens ; il leur a fermé des portes. L'ancien gouvernement libéral a enlevé aux gens du Nouveau-Brunswick la maîtrise locale de l'éducation, des soins de santé et du développement économique. Les conseils scolaires ont été abolis. Les conseils d'hôpitaux ont été abolis. Le développement économique a été centralisé. La prise de bon nombre de décisions a été centralisée pour ne relever que d'une poignée de personnes, et les gens étaient nombreux à estimer que tout avait été concentré entre les mains d'une seule personne, à savoir le premier ministre.

Telle n'est pas ma vision du Nouveau-Brunswick.

Je sais qu'il est peut-être contraire aux idées conventionnelles de voir un premier ministre et un gouvernement redonner des pouvoirs à la population au lieu de se les accaparer. C'est le principe que nous préconisons dans le gouvernement actuel.

Nous sommes en faveur de la participation et non de l'exclusion, de la population et non du pouvoir, de la province et non du parti.

Nous sommes en faveur d'une province où les gens peuvent vraiment participer, échanger leurs idées, proposer leurs solutions et contribuer à l'avenir et au mieux-être de nos collectivités, de nos personnes âgées, de nos enfants et de nos petits-enfants. C'est ainsi que le Nouveau-Brunswick deviendra plus fort.

Voilà pourquoi, dans le deuxième discours du trône, nous invitons les gens du Nouveau-Brunswick et leurs collectivités à assumer un plus grand rôle dans les affaires publiques. Nous les habilitons ; nous leur donnons les outils et le pouvoir nécessaires pour qu'ils aient davantage leur mot à dire sur les questions qui les touchent directement dans leur vie quotidienne.

Les parents veulent avoir leur mot à dire en matière d'éducation, et nous sommes d'accord avec eux. C'est pourquoi nous créons les conseils éducatifs de district élus à l'échelle locale. Les malades et les familles veulent avoir leur mot à dire en matière de santé, et nous sommes d'accord avec eux. C'est pourquoi nous créons les régies régionales de la santé, en partie élues localement et plus tenues de rendre compte.

Les entrepreneurs et les chefs de file des collectivités veulent avoir leur mot à dire en matière de développement économique, et nous sommes d'accord. C'est pourquoi nous créons les agences de développement économique communautaire. Lorsque vous faites intervenir les gens dans les décisions qui les touchent, de meilleures perspectives sont créées. Nous savons que l'approche fonctionne, Monsieur le président, parce que nous la mettons à l'essai depuis un an dans la Péninsule acadienne. L'approche fonctionne.

Donnons aux gens la possibilité de participer à l'éducation, à la santé et au développement économique, parce que ce sont des éléments essentiels pour bâtir des collectivités plus fortes, parce que ce sont des enjeux qui servent à mesurer la qualité de vie, parce que ce sont enfin des éléments qui mesurent la réussite des collectivités et parce que c'est ce qui met le Nouveau-Brunswick en avant des autres.

Voilà qui est nettement différent de ce que les gouvernements précédents avaient à proposer.

Nous sortons d'une longue période pendant laquelle les gouvernements n'étaient que trop heureux d'enlever les responsabilités aux gens. Sous l'ancien gouvernement, les responsabilités ont été carrément arrachées aux gens et aux collectivités.

Nous sommes en voie de redonner le pouvoir à la population. Nous donnerons aux gens des possibilités de faire valoir leur trésor de connaissances, de bon jugement et de valeurs au profit de notre population. Nous supprimerons les obstacles et les entraves qui arrêtent ou découragent ceux et celles qui veulent contribuer, ceux et celles qui veulent offrir des idées, du temps et des ressources pour le mieux-être de leurs semblables.

Je comprends que le concept d'habilitation puisse éveiller des soupçons, des doutes et même du cynisme. La question m'a été posée la semaine dernière par un journaliste : la participation, vous savez, est un objectif louable, mais n'avez-vous pas été élus pour diriger la province?

Oui, nous dirigeons la province, mais non, nous n'abandonnons pas nos responsabilités en tant que gouvernement.

La cohésion sera maintenue en établissant des normes et des objectifs provinciaux clairs et solides, mais dans un cadre qui tiendra compte de la diversité du Nouveau-Brunswick et qui possédera suffisamment de flexibilité pour tirer avantage des points forts de tous les gens et de toutes les collectivités et pour leur permettre de réaliser leur plein potentiel.

Nous croyons que, grâce à une plus grande participation, les personnes et l'ensemble de notre société auront de meilleures perspectives, car, en faisant participer les gens du Nouveau-Brunswick, notre orientation reflétera la nature même de notre province, une province dans laquelle les gens du Nouveau-Brunswick peuvent s'imaginer et bâtir leur avenir, ici et pas ailleurs. Nous voulons exporter nos produits et nos services, pas notre population ni nos jeunes.

Nous estimons que rien n'empêche un gouvernement provincial d'établir des objectifs clairs, des normes provinciales, une orientation précise pour notre avenir, et de dire en même temps aux gens du Nouveau-Brunswick : N'hésitez pas, si vous voulez participer, vous êtes les bienvenus!

Pour soutenir la concurrence dans l'économie internationale, la règle de conduite est claire : penser mondialement et agir localement. Eh bien, nous faisons la même chose pour le gouvernement ici même, au Nouveau-Brunswick : fixer des normes et des objectifs provinciaux pour soutenir la concurrence mondiale, et agir localement pour habiliter les gens à atteindre et à dépasser ces objectifs à l'échelle locale.

Je suis très satisfait à cet égard, car, pendant la dernière campagne électorale, nous avons indiqué aux gens du Nouveau-Brunswick que nous agirions exactement ainsi. Lorsque nous avons sollicité un mandat en 1999, nous avons promis d'inclure les gens dans le processus décisionnel. Nous avons dit que nous changerions le mode de fonctionnement du gouvernement.

L'habilitation suppose un gouvernement provincial qui croit en les gens. Monsieur le président, de ce côté-ci de la Chambre, nous ne craignons pas d'être ouverts aux gens et de les faire intervenir dans notre manière de bâtir la province et de créer de meilleures perspectives.

Notre vision du Nouveau-Brunswick se fonde sur la conviction que les gens doivent être inclus et non exclus, consultés et non tenus pour acquis, appelés à participer aux dossiers clés qui les touchent plutôt que d'être écartés de la prise de décisions.

L'habilitation suppose la création d'un cadre renforçant le sentiment d'appartenance des gens et la fierté qu'ils ont dans leur collectivité et leur province, cadre qui leur permettra de donner leur propre opinion sur des questions importantes et de fournir un apport positif dans la conquête de notre objectif global : faire du Nouveau-Brunswick une province forte, intelligente, novatrice et unie.

De meilleures possibilités de participer, de meilleures possibilités de contribuer, de meilleures possibilités de réussir, de meilleures possibilités pour tous.

Voilà notre vision pour le Nouveau-Brunswick.

Honorer les gens du Nouveau-Brunswick

Monsieur le président, le gouvernement en soi ne fait pas la force d'une province ; les gens le font. C'est pourquoi nous avons créé l'Ordre du Nouveau-Brunswick pour nous permettre de saluer et de reconnaître les réalisations remarquables de Néo-Brunswickois et Néo-Brunswickoises ainsi que leur contribution à notre présent et à notre avenir.

J'ai proposé l'initiative parce que je crois, comme je l'ai déjà dit, que tout ce dont nous profitons aujourd'hui nous vient de nos prédécesseurs. Il y a deux semaines, à la veille du Jour du souvenir, nous avons annoncé la désignation du tronçon de route entre Moncton et Shediac comme Autoroute des anciens combattants. Un ancien combattant a proposé l'idée, et j'ai pensé que ce serait une bonne façon de rendre hommage aux personnes qui ont consenti des sacrifices et ont même donné leur vie pour que le monde puisse profiter de la liberté et de la démocratie.

Nous ne devrions pas avoir à attendre que les autres reconnaissent et saluent les réalisations et qu'ils récompensent les succès. Pouvoir le faire entre nous est un signe de maturité et de confiance en soi. L'Ordre du Nouveau-Brunswick sera une source de fierté, d'inspiration et de motivation pour notre population et nos jeunes.

Créer des emplois et la prospérité

Monsieur le président, la création de meilleures perspectives vise également la création de nouvelles possibilités d'emploi. Nous traiterons de la réalité et non de la perception. À vrai dire, notre économie se porte très bien. Toutefois, il nous reste des défis à relever. Nous nous emploierons à les relever. Je suis optimiste, car je crois que les possibilités sont bien plus nombreuses que les défis.

Davantage de personnes ont trouvé du travail. Un nombre record de personnes du Nouveau-Brunswick ont un emploi. Nous savons que les chiffres subiront des fluctuations saisonnières et nous savons très bien que de nombreuses personnes au Nouveau-Brunswick sont encore à la recherche d'un emploi.

Les perspectives sont bonnes. Un optimisme renouvelé règne dans toutes les régions de la province, surtout dans le Nord, dans la Péninsule acadienne.

S'il est un endroit où nous avons démontré que nous pouvions créer des mécanismes et des solutions bien adaptées à la spécificité de chacune des régions du Nouveau-Brunswick, c'est bien dans la Péninsule acadienne.

Le Comité d'action du Premier ministre sur le développement économique de la Péninsule acadienne est en place depuis un peu plus d'un an. Voilà longtemps que les gens de la Péninsule demandaient de pouvoir participer et de pouvoir contribuer au développement économique de leur région et de leur province.

Aujourd'hui, les gens sentent qu'ils sont valorisés. Ils sentent que le gouvernement est là pour travailler avec eux, ils savent qu'on leur permet de participer activement à l'élaboration de projets. Aujourd'hui, la relance économique de la Péninsule est solidement enclenchée, après une décennie perdue.

Les gens de la Péninsule acadienne voient que les possibilités d'emplois sont en train de devenir réalité, non seulement dans les autres régions de la province, mais chez eux également. Des usines sont en construction dans la Péninsule et d'autres projets verront le jour dans un avenir rapproché.

Les gens devront se préparer à occuper les emplois qui seront à combler - dans des secteurs comme le textile ou encore de la haute technologie. Nous sommes prêts à les aider, prêts à investir dans leur formation, prêts à leur donner les outils qui vont leur permettre de réussir et d'accéder à une plus grande stabilité d'emploi et à de meilleurs revenus.

Les travailleurs et travailleuses ont aussi droit au respect et à la dignité dans leurs activités quotidiennes. Nous déposerons des modifications de la Loi sur les normes d'emploi afin d'améliorer les normes minimales d'emploi pour les travailleurs et travailleuses du Nouveau-Brunswick.

Nous continuerons aussi de définir notre façon de procéder pour créer de nouvelles perspectives d'emploi et réaliser la prospérité. Vendredi dernier, le ministre des Investissements et des Exportations a présenté une stratégie fondée sur l'appui aux entreprises du Nouveau-Brunswick et la diversification de notre économie.

Nos efforts visant la création d'emplois et la prospérité seront mis en relief par la publication, dans les mois à venir, d'un programme global de développement économique. Ce programme fera valoir nos ressources naturelles, l'agriculture, les pêches, notre situation géographique stratégique en tant que province frontalière, notre main-d'oeuvre qualifiée et notre leadership sur le plan technologique.

Un volet clé de notre stratégie de développement économique sera Nouveau-Brunswick électronique, ou e-NB, initiative qui portera sur le commerce électronique, l'apprentissage en ligne et les services gouvernementaux en ligne.

Mieux gérer

Monsieur le président, nous ne perdrons pas de vue la nécessité, en tant que gouvernement, de vivre selon nos moyens. La meilleure façon d'accroître nos recettes est de faire croître notre économie, c'est-à-dire de créer de nouvelles perspectives d'emploi. Je peux vous dire qu'augmenter le fardeau fiscal, surtout l'impôt sur le revenu, n'est pas la solution. La plupart des autres provinces du pays réduisent l'impôt sur le revenu ; si nous ne le faisons pas, nous tirerons de l'arrière. Nous voulons éviter une telle situation.

Je suis très fier du fait que nous avons le taux d'impôt sur le revenu des petites corporations le moins élevé du Canada. Cela signifie que nos petites entreprises ont un avantage concurrentiel.

Je crois que, grâce à un système fiscal plus compétitif, à des investissements clés dans la recherche et le développement, l'éducation et la formation, les infrastructures, ainsi que des investissements stratégiques dans des installations telles que le nouvel Institut du commerce électronique du Centre national de recherches, nous bâtirons une économie plus forte pour les gens du Nouveau-Brunswick et nos jeunes.

Nous verrons un nombre réduit de nos jeunes laisser la province et nous en verrons un plus grand nombre revenir pour bâtir une province plus forte. Voilà comment nous devons accroître nos recettes. Nous ne pouvons dépenser pour obtenir la prospérité. Une telle démarche a déjà été essayée et a échouée.

Un gros gouvernement, de grosses dépenses et de gros impôts ne créent pas une économie plus forte. Au Nouveau-Brunswick, nous avons besoin d'un gouvernement plus petit qui met davantage l'accent sur des priorités précises. Nous avons besoin de taux plus bas d'impôt sur le revenu des particuliers. Nous devons veiller à ce que les gens puissent garder une plus grande partie de leur argent et puissent en investir davantage.

Soutenir notre système de soins de santé

Soutenir notre système de soins de santé est une priorité absolue pour les gens du Nouveau-Brunswick. C'est un priorité absolue pour le gouvernement actuel afin que le système soit accessible à tous les gens du Nouveau-Brunswick lorsqu'ils en ont besoin. Nous avons investi à des niveaux records dans les soins de santé du Nouveau-Brunswick.

Nous avons adopté une stratégie de recrutement de médecins pour nous aider à recruter et à retenir des médecins. Nous avons augmenté de 25 % le nombre d'étudiants du Nouveau-Brunswick en première année dans les facultés de médecine. Nous avons créé 300 postes permanents en soins infirmiers dans l'ensemble de la province. Nous avons amélioré la couverture des médicaments pour les personnes atteintes de sclérose en plaque, une mesure que l'ancien gouvernement n'avait pas prise.

Lorsque j'entends l'opposition dire que nous avons besoin de solutions à long terme pour la santé, je suis tout-à-fait d'accord. Toutefois, l'ancien gouvernement a négligé les soins de santé. Il a même réduit le nombre de places dans les facultés de médecine. C'est une des raisons pour lesquelles nous avons une pénurie de médecins dans la province. Cependant, l'opposition veut que nous réglions tout, et ce, immédiatement.

Monsieur le président, nous avons beaucoup fait pour les dispensateurs de soins de santé, pour les malades, pour leurs familles. Nous savons que nous devons accomplir davantage.

Comme nous l'avons dit dans notre discours du trône :

Des fonds supplémentaires ne suffiront pas à régler tous nos problèmes de soins de santé et à garantir de meilleurs soins. Il faut examiner de nouvelles façons de dispenser plus efficacement des services adaptés aux besoins en soins de santé ainsi qu'aux moyens des gens du Nouveau-Brunswick. C'est la seule façon de rendre notre système de soins de santé réellement viable pour nous tous : malades, familles, dispensateurs et contribuables.

Nous savons aussi que le gouvernement fédéral a une responsabilité dans le domaine des soins de santé. Il a aussi une responsabilité à l'égard de l'état actuel des soins de santé au pays.

Des pressions intenses exercées pendant la majeure partie de l'année par les premiers ministres de toutes les provinces ont mené à l'entente conclue en septembre, en vertu de laquelle Ottawa financera davantage les soins de santé. Les fonds supplémentaires ne sont pas de refus et seront bien utilisés.

Cependant, si nous voulons vraiment que les Canadiens et Canadiennes, d'un océan à l'autre, aient un accès équitable aux soins de santé, nous croyons que le gouvernement fédéral devrait immédiatement rétablir les paiements du TCSPS à leurs niveaux de 1994. C'est avec plaisir que nous invitons les partis de l'opposition à nous appuyer et à se joindre à nous pour faire cause commune à cet égard.

Défendre les intérêts du Nouveau-Brunswick

La péréquation sera un élément important de notre programme d'action dans les mois qui viennent. Elle est intimement liée à notre identité nationale. Elle fait partie de notre Constitution. Notre pays a comme principe fondamental de permettre aux gens du Canada d'avoir accès à des services à un niveau de qualité comparable peu importe où ils vivent. Accorder aux provinces la capacité de payer ces services est aussi un principe fondamental.

Tout simplement, la demande et les responsabilités sont l'affaire des provinces, mais l'argent est à Ottawa. La parution de cette année de How Ottawa Spends a un sous-titre bien choisi : Past Imperfect, Future Tense. En effet, le passé a été imparfait, et des tensions futures sont fort possibles.

Nous continuerons de faire valoir des arguments positifs pour défendre les intérêts du Nouveau-Brunswick sur des questions clés comme l'élargissement à quatre voies de la Transcanadienne, le développement économique régional, la formation, la construction navale, les questions environnementales, l'éducation postsecondaire, le logement social, le patrimoine, la culture et bien d'autres.

Conclusion

La différence entre le gouvernement actuel et l'opposition est claire. Nous sommes un gouvernement pour les gens. Nous avons ouvert les portes du gouvernement.

Je peux vous dire aujourd'hui que nous ne nous contentons pas de ce que nous avons déjà accompli. Nous continuerons de faire ce que nous avons dit que nous ferions, et nous nous sommes résolument engagés à faire davantage.

Le gouvernement actuel ne se contente pas de la deuxième place. Comme je l'ai dit l'année dernière, notre gouvernement ne se contente pas de viser une médaille de bronze. Notre objectif, c'est la médaille d'or, et nous continuerons de l'ambitionner. Nous continuerons de créer de meilleures perspectives pour tous les gens du Nouveau-Brunswick.

Il faut souligner d'importants contrastes entre l'opposition et ce côté-ci de la Chambre. Nous construisons pour l'avenir, et nous croyons aux gens.

Nous croyons au pouvoir exercé par les gens ; l'opposition croit à l'exercice du pouvoir sur les gens.

Je me réjouis à l'avance de débattre de telles questions avec l'opposition pendant les semaines et les mois à venir. Je serai très heureux de comparer notre bilan du dernier mois et notre programme pour l'avenir avec le bilan de ses 12 années -- du moins, si jamais elle me pose une question.

Monsieur le président, nous continuerons, en tant qu'équipe, à bâtir un Nouveau-Brunswick plus compétitif et plus compatissant, un meilleur endroit où vivre, travailler et élever une famille.

Merci, Monsieur le président.


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