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Assemblée législative du Nouveau-Brunswick
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Drapeau de la reine et drapeau du régiment Carleton et York

Le régiment Carleton et York a été formé en 1937 par suite de la fusion de deux régiments du Nouveau-Brunswick, la Carleton Light Infantry et le régiment York.

Les origines du régiment remontent au 67th Battalion Carleton Light Infantry et au 71st York Battalion of Infantry. Le 71e bataillon est issu de la milice du comté de York, qui comprenait trois bataillons : le premier, recruté en 1787, était cantonné à Fredericton, le deuxième a été recruté plus tard à Kingsclear, et le troisième à Douglas, en 1822. Le 67e bataillon était issu de la milice du comté de Carleton, régiment comprenant deux bataillons, le premier organisé à Woodstock, en 1834, et le second à Wicklow, la même année.

Le régiment York continuait les 12e et 140e bataillons d'infanterie canadiens, et la Carleton Light Infantry continuait les 44e et 140e bataillons du Corps expéditionnaire canadien de 1914-1918.

Beaucoup des loyalistes qui ont commencé à arriver au Nouveau-Brunswick en 1783 avaient servi dans des régiments recrutés aux États-Unis. Pour assurer la sécurité de la colonisation, les terres ont été concédées de façon à regrouper les colons par régiments ; c'est le plan qui a constitué le fondement de la milice du Nouveau-Brunswick. La formation se donnait au moyen d'entraînements aux centres locaux. De temps à autre, la milice était appelée au service actif, par exemple pendant le conflit frontalier entre le Maine et le Nouveau-Brunswick et les raids des Fenians. Un rapport d'officier inspecteur en 1863 indiquait que les deux compagnies du régiment York, à Fredericton, étaient les meilleures de la province et que la compagnie du régiment Carleton, à Woodstock, était extrêmement efficace.

Le régiment Carleton et York s'est mobilisé à Woodstock en 1939 lors de l'éclatement de la Deuxième Guerre mondiale, en tant qu'unité de la troisième brigade de la Première division canadienne, et se rend outre-mer. Pendant la Deuxième Guerre mondiale, le régiment participe aux campagnes européennes de Sicile, d'Italie et du Nord-Ouest.

Les drapeaux présentés au régiment (voir la photo de la couverture avant) sont un don de l'hon. Murray MacLaren, colonel honoraire du régiment, et du lieutenant-gouverneur. Selon le regretté lieutenant-gouverneur, l'hon. George F.G. Stanley, le drapeau a été le point de ralliement du régiment pendant toute son histoire : dans le feu de l'action, tant que le drapeau était visible, cela voulait dire que le régiment poursuivait le combat et était victorieux ; s'il disparaissait, c'est qu'il avait été capturé par l'ennemi.

Les modèles de drapeaux ont été conçus par l'inspecteur des drapeaux de régiments du collège héraldique de Londres et approuvés par le Garter King-of-Arms. La description officielle du drapeau fabriqué par Hobson & Sons Ltd, de Londres, indique ce qui suit :

Drapeau du roi

Le Great Union ; sur les deux cercles, le nom « The Carleton & York Regiment » ; le chiffre romain « I » à l'intérieur. [Traduction.]

Couleur du régiment

Champ bleu. Au canton dextre, le chiffre romain « I ». À l'intérieur des deux cercles, la devise « On an eight pointed star », ou le cheval blanc de Kent au-dessus d'un rouleau portant l'inscription « Invicta », toute d'argent. Le drapeau compte 11 décorations : Ypres, 1915 et 1917 ; la Somme, 1916 ; Vimy, 1917 ; Passendale ; la ligne Hindenburg ; Afrique du Sud, 1900 ; Festubert, 1915 ; Arras, 1917, 1918 ; côte 70 ; Amiens ; canal du Nord.

Le drapeau a été présenté par S. M. le roi George VI à Caterham, dans le Surrey, en Angleterre, le 1er juillet 1941. Le même jour, Sa Majesté a présenté au régiment d'Edmonton son drapeau. Sa Majesté s'est adressé aux régiments en ces termes :

C'est aujourd'hui la fête du Dominion, et je suis très heureux de la passer avec mes troupes canadiennes.

Beaucoup d'entre vous n'ont probablement jamais été hors du Canada pendant votre fête nationale ; je sais que vous penserez tous à vos proches et aux êtres chers que vous avez laissés chez vous.

J'espère de tout mon coeur que vous serez de nouveau avec eux avant longtemps. Entre-temps, souvenez-vous que, partout où vous pourrez être appelés à affronter l'ennemi et à le vaincre, vous défendrez vos propres foyers aussi certainement que si vous combattiez sur le sol même du Nouveau-Brunswick ou de l'Alberta.

Vos deux régiments perpétuent pas moins de sept bataillons du Corps expéditionnaire canadien qui, il y a un quart de siècle, s'est acquis une renommée immortelle sous le commandement inspiré de lord Byng et de sir Arthur Currie. Les traditions qui ont été établies à l'époque et les grands honneurs qui ont été remportés sont également perpétués dans les drapeaux que je vous présente maintenant. Je suis très fier de le faire, car je sais que vous les protégerez toujours et que vous défendrez les grands idéaux dont ils sont les symboles extérieurs.

Je vous souhaite la meilleure des chances. [Traduction.]

Une plaque à l'Assemblée législative est libellée comme suit:

LE DRAPEAU DE LA REINE
ET
LE DRAPEAU DU RÉGIMENT
CARLETON ET YORK
DÉPLOYÉS DANS L'ENCEINTE
DE L'ASSEMBLÉE LÉGISLATIVE
10 FÉVRIER 1955
CES DRAPEAUX FURENT PRÉSENTÉS
PAR
SA MAJESTÉ LE ROI GEORGE VI
À
CATERHAM, SURREY, ANGLETERRE
1 JUILLET 1941

Grâce à la collaboration des anciens combattants du régiment Carleton et York, de l'Institut canadien de conservation, du Musée canadien de la guerre, du commandant de la Base Gagetown et d'un conservateur de matières textiles, les drapeaux ont été transportés à Ottawa, enlevés de leurs mâts, fixés à des châssis recouverts de tissu et placés dans des boîtes de plexiglas qui les protègent contre l'environnement. À l'Assemblée législative, jeunes et vieux venus de partout peuvent les voir, car le drapeau de la reine et le drapeau du régiment Carleton et York symbolisent les vaillants efforts de gens de tous les milieux qui ont servi pour défendre leur pays et notre province.
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