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Assemblée législative du Nouveau-Brunswick
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Partie 1 - Édifice de l'Assemblée législative


L'édifice actuel de l'Assemblée législative à Fredericton est le siège et le symbole de la démocratie au Nouveau-Brunswick depuis 1882, où il a remplacé un édifice détruit par un incendie deux ans auparavant.

Le gouvernement de l'époque lance un concours ouvert afin de déterminer la meilleure conception, et les plans de J.C. Dumaresq, architecte de Saint John, sont retenus. Le contrat principal est adjugé à William Lawlor, de Chatham, pour une offre initiale de 68 800 $; le montant définitif atteint toutefois 72 085,75 $. Le coût de l'édifice et de son ameublement s'élève à 120 000 $ en monnaie du début des années 1880, dont 2 000 $ pour les appareils de distribution du gaz.

L'édifice de l'Assemblée législative est un bâtiment en grès, de trois étages, construit dans le style du Second Empire, avec un comble à la Mansard et des tours de coin. La tour centrale, octogonale et surmontée d'un dôme, a une hauteur de 41 m, à partir du toit principal; elle est un point de repère à Fredericton. Le portique de l'entrée principale est soutenu par quatre colonnes de pierre fuselées, de forme circulaire, d'une hauteur de 4,25 m, couronnées de chapiteaux corinthiens. Le toit du portique est orné de visages sculptés dans la pierre et d'une balustrade décorative en fonte.

Une statue de Britannia tenant son trident domine la façade. Située au centre exact de la façade, la statue mesure 1,83 m de haut et elle rappelle que l'édifice a été construit à une époque où la Grande-Bretagne, plutôt que Neptune, régnait sur les mers.

L'entrée principale donne sur un vestibule où sont exposées plusieurs plaques commémoratives et qui débouche sur un hall octogonal où sont accrochés des portraits d'anciens lieutenants-gouverneurs. Ce hall conduit à un large escalier en colimaçon, de structure indépendante, qui est probablement l'élément qui attire le plus les regards à l'entrée.

La Chambre proprement dite impressionne surtout par sa hauteur, qui contraste avec la superficie relativement petite de la pièce. La Chambre a une hauteur de 13 m, qui correspond à la hauteur des deux principaux étages de l'édifice.

La rénovation de la Chambre de l'Assemblée législative est terminée en 1988. Depuis sa construction initiale, la Chambre a été modifiée pour loger une tribune élargie et pour répondre aux diverses exigences de la tradition législative au cours du siècle dernier. Bien qu'il n'y ait pas eu de restauration d'époque, la rénovation intérieure est basée sur une étude minutieuse de documents historiques et de photos et sur des analyses de peinture et de fragments du tapis. La rénovation tient également compte des exigences modernes s'appliquant à un tel édifice public.

L'intérieur de la Chambre reflète le goût des gens qui vivaient à la fin de l'époque victorienne, soit la combinaison de différents styles architecturaux.

La frise gravée à la main, qui orne la jonction entre les murs et le plafond, a pour motif la feuille d'Anthémion et est colorée dans les tons de rouge avec des touches d'olive, de crème, d'or métallique et de cuivre; elle témoigne de l'influence de la Grèce antique. La bordure à mi-hauteur a un motif à clé grecque, très courant dans les édifices de l'époque victorienne et présent sur les anciennes photos de la pièce. Ce motif se trouve également sur les pilastres du vestibule et du hall.

Le papier peint de la Chambre a un motif japonais et est une reproduction d'époque provenant des archives de la Smithsonian Institution. Il représente l'intérêt pour les choses japonaises à la fin du XIXe siècle. Il a fallu plus de 275 rouleaux de ce papier pour couvrir les murs de la Chambre et de la tribune.

Vers 1860, il est d'usage de décorer les fenêtres avec de lourdes draperies et des voûtes à portières. Les draperies et les cantonnières classiques de la Chambre sont faites d'un satin doré olive, tissé en France. Les festons et les volants sont bordés de soie rayée, tissée en Italie. Les tons du papier peint s'harmonisent avec les cordons, les glands, les galons, les franges et les cordelières. Plus de 457 m de tissu ont été utilisés dans la confection des draperies.

Le tapis de style oriental, commandé en Angleterre et tissé dans les tons de vert, de gris, d'ocre brun et de roux, est l'élément le plus frappant dans la pièce. Sa couleur et son motif contrastent avec ceux du revêtement mural.

Les lustres de cristal ont été restaurés. Plusieurs prismes manquants ont été remplacés, les fils électriques ont été changés, et le laiton a été nettoyé et laqué.



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