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Assemblée législative du Nouveau-Brunswick
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Partie 10 - Armoiries


Coat of Arms Le 26 mai 1868, la reine Victoria confère au Nouveau-Brunswick des armoiries consistant en un écu sur lequel figurent un léopard d'or en champ rouge et, au-dessous, une galère antique dont les rames fendent l'eau. Le dessin s'inspire en partie du premier grand sceau du Nouveau-Brunswick, qui représente un voilier voguant sur l'eau. Le léopard évoque les deux léopards d'or en champ rouge qui étaient les armes du duché allemand de Brunswick, dont le roi George III avait la possession à la création du Nouveau-Brunswick, en 1784.

Le 25 septembre 1984, au cours d'une cérémonie publique tenue à Fredericton, S.M. la reine Elizabeth II signe un brevet royal conférant des augmentations aux armoiries de la province. Les éléments ajoutés sont des emblèmes du Nouveau-Brunswick : il s'agit d'un cimier surmontant un heaume royal d'or au-dessus de l'écu, de supports de chaque côté et d'un socle au-dessous. Les nouveaux éléments sont conférés par Sa Majesté pour le plus grand honneur et la plus grande distinction du Nouveau-Brunswick, comme il est dit dans le brevet royal, et pour souligner le bicentenaire de la province, créée en 1784. Le 5 avril 1989, les armoiries augmentées de la province sont consignées à la page 16 du volume I du nouveau Registre public des armoiries, drapeaux et insignes du Canada au cours d'une cérémonie spéciale à la Chambre de l'Assemblée législative. Le gouverneur général Jeanne Sauvé, le lieutenant-gouverneur Gilbert Finn et le premier ministre Frank McKenna assistent à l'inscription au registre, la première du genre dans l'histoire du Canada.

L'attribution d'armoiries ou de blasons est le privilège du souverain. Au Canada, l'exercice de ce privilège appartient maintenant au gouverneur général, qui a institué l'Autorité héraldique du Canada à la résidence du gouverneur général pour en assumer la responsabilité. Les officiers d'armes ont comme directeurs le chancelier d'armes, le vice-chancelier d'armes et le héraut d'armes du Canada.

Les armoiries conférées au Nouveau-Brunswick en 1868 et en 1984 ont été réalisées au College of Arms, de Londres. Les armoiries sont à la fois un honneur pour celui qui les reçoit de la Couronne et un moyen de l'identifier. Dans le cas d'une province, elles sont aussi un symbole de l'autorité publique. En langage protocolaire, les armoiries provinciales sont désignées comme les armoiries d'autorité publique et plus particulièrement de Sa Majesté la reine du chef du Nouveau-Brunswick.

Les armoiries remontent au temps des chevaliers, qui les utilisaient comme moyen d'identification. L'écu et le cimier remplissaient un tel rôle, le cimier surmontant le heaume que portaient les chevaliers. Le cimier du Nouveau-Brunswick, qui représente un saumon de l'Atlantique sautant hors d'une couronne de feuilles d'érable d'or et portant sur son dos la couronne de saint Édouard, est situé au-dessus de l'écu et repose sur un heaume royal d'or. Ce dernier, qui représente l'autorité provinciale, est une faveur spéciale accordée en l'honneur de l'année du bicentenaire du Nouveau-Brunswick; il est normalement réservé aux armoiries des membres de la famille royale et à celles des dominions. Les lambrequins or et rouge, maintenus par un bourrelet qui entoure le heaume, servaient à l'origine de protection contre le soleil, et leurs couleurs reprennent celles des deux principaux émaux de l'écu.

Les supports de chaque côté de l'écu sont des cerfs de Virginie porteurs de bois; chacun arbore un écusson suspendu à un collier d'amitié en wampum malécite dont l'original se trouve au Musée du Nouveau-Brunswick. Un écusson représente l'insigne de l'Union, qui évoque le lien avec la Grande-Bretagne au cours de l'histoire du Nouveau-Brunswick ainsi que les premiers colons anglais, écossais et irlandais; l'autre écusson représente les armes royales de France, emblèmes de l'autorité publique sous le Régime français, et rappelle la colonisation française dans la province.

Le socle que surmontent les supports et l'écu est un monticule herbeux couvert de violettes cuculées, qui sont l'emblème floral de la province, et de pousses, ou crosses, de fougère des bois.

La devise Spem Reduxit, reprise du premier grand sceau de la province, est inscrite sur un listel à la base des armoiries et se traduit par : « L'espoir renaît ». Elle rappelle la fondation de la province comme nouvelle patrie des colons réfugiés, les United Empire Loyalists, dont l'arrivée a suscité la création du Nouveau-Brunswick par le gouvernement de la Grande-Bretagne.

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