Présidents de l'Assemblée législative du Nouveau-Brunswick

L’hon. Benjamin Robert Stevenson

Benjamin Robert Stevenson est né le 10 avril 1835 à Saint Andrews, dans le comté de Charlotte, au Nouveau-Brunswick. D’ascendance écossaise, il était le fils de Robert Stevenson et de Christiane G. Milliken. Son grand-père, Robert Stevenson, a quitté Renfrewshire, en Écosse, en 1819 pour venir s’établir à Saint Andrews.

Il a fréquenté la Saint Andrews Grammar School et l’Université du Nouveau-Brunswick, où il a obtenu un baccalauréat ès arts en 1854. Il a étudié le droit et il a été admis au Barreau du Nouveau-Brunswick comme avocat le 16 juin 1859 et comme avocat plaidant le 14 juin 1860.

Benjamin Stevenson s’est établi à Saint Andrews, dans le comté de Charlotte, et a exercé avec succès sa profession. Il a été nommé juge des successions dans le comté de Charlotte, mais il a démissionné en 1867 afin d’entrer sur la scène politique.

Il a été membre des Ancients Free & Accepted Masons et conseiller scolaire. Il a accédé au rang de major dans la milice, où il a été en service actif pendant trois mois à l’époque du raid des Fenians de 1866.

En août 1866, il a épousé Kate Bolton, fille de John Bolton, père, d’Alnwick, en Angleterre. De cette union sont nés un fils et une fille.

Il a été élu pour la première fois à l’Assemblée législative du Nouveau-Brunswick pour représenter le comté de Charlotte lors d’une élection partielle tenue le 10 octobre 1867, à la suite de la démission des députés James Watson Chandler et James Gray Stevens. Henry Frye a siégé avec lui.

Il a été réélu aux élections générales du 5 juillet 1870 et à une élection partielle tenue le 16 mars 1871, rendue nécessaire par suite de son acceptation d’un portefeuille. Il a été réélu aux élections générales du 13 juin 1874 sur la question des écoles non confessionnelles gratuites, qu’il appuyait, ainsi qu’aux élections générales du 13 juin 1878. Il a siégé jusqu’en 1882, lorsqu’il a démissionné pour entrer sur la scène politique fédérale.

Le 22 février 1871, il a été assermenté membre du Conseil exécutif du Nouveau-Brunswick et il a été nommé arpenteur en chef dans le gouvernement de l’hon. George L. Hatheway. Il a conservé le portefeuille dans le gouvernement de l’hon. George E. King jusqu’à sa démission, en 1878. Tandis qu’il occupait le poste d’arpenteur général, il a fait adopter la Free Grants Act de même que plusieurs lois ayant trait à l’économie interne du ministère des Terres de la Couronne. Lors de la formation du Cabinet de l’hon. John James Fraser, il a été nommé ministre sans portefeuille et a occupé le poste jusqu’à sa démission en janvier 1879.

Le 27 février 1879, il a été choisi président de l’Assemblée législative et il a occupé la charge jusqu’en 1882.

Aux élections générales fédérales du 20 juin 1882, il s’est présenté comme candidat dans la circonscription de Charlotte et a été battu par Arthur Hill Gillmor. Il a ensuite été nommé juge des successions pour le comté de Charlotte et a occupé le poste jusqu’à sa mort.

Il est décédé le 16 janvier 1890 à sa résidence de Saint Andrews, au Nouveau-Brunswick.

Source : Nouveau-Brunswick. Assemblée législative. Bureau du greffier. Orateurs de l’Assemblée législative : Province du Nouveau-Brunswick : 1786-1985, Fredericton, 1985.