Sur cette page
À propos du projet
Comme la population des aînés du Nouveau-Brunswick croît rapidement, le gouvernement a proposé une stratégie de « maintien à domicile » qui vise à offrir aux aînés l’aide nécessaire pour demeurer chez eux en vivant de façon autonome le plus longtemps possible. Lorsque les aînés ont des problèmes de santé ou des difficultés particulières à vivre de façon autonome, leurs amis et des membres de leur famille viennent souvent à leur aide. Ces « aidants informels » ont besoin d’aide et de formation pour répondre aux besoins des aînés. Au Nouveau-Brunswick, il n’est pas facile d’obtenir des connaissances générales sur la fonction d’aidant et bien des gens ont de la difficulté à naviguer les systèmes pour trouver des soutiens pour les aidants d’aînés. On a organisé un atelier de quatre jours pour transmettre aux aidants informels l’information susceptible de les aider à bien remplir leurs fonctions ainsi qu’à naviguer et à utiliser les ressources disponibles au Nouveau-Brunswick.
- Cet atelier a été dirigé par deux professionnels des soins gériatriques et appuyé par des étudiants en santé du Collège communautaire du Nouveau-Brunswick (CCNB) et de l’Université du Nouveau-Brunswick (UNB).
- Les participants avaient la possibilité d’y assister virtuellement ou en présentiel.
Ce projet a servi à évaluer les retombées de l’initiative de l’atelier sur la qualité de vie, le degré de préparation et l’expérience globale des aidants. Cent trente-quatre aidants informels ont assisté à l’atelier et 113 ont été inclus à l’évaluation analytique, soit 80 % de femmes, 98 % de caucasiens, 58 % de personnes de 65 ans ou plus (M = 66,8 ans, tranche d’âge = 31-86 ans).
Conclusions et leçons apprises
- Selon les résultats, on a constaté qu’un atelier de quatre jours augmentait la qualité de vie et le degré de préparation du proche aidant.
- Comme la solitude avait des répercussions négatives sur la qualité de vie du proche aidant, on pense que des interventions axées sur la solitude pourraient aussi améliorer la qualité de vie du proche aidant, ce qui a le potentiel de promouvoir des environnements dans lesquels les aînés peuvent bien vieillir chez eux.
- On a constaté que lorsque l’aidant était bien préparé à sa fonction, il jouissait d’une meilleure qualité de vie, ce qui souligne l’importance d’offrir aux aidants les connaissances et les ressources nécessaires à leur rôle.
Recommandations
- Comme la majorité des aidants recrutés étaient des adultes âgés à la retraite, il faudra que les prestations à venir du programme soient ajustées pour attirer des aidants plus jeunes.
- Pour réduire le temps requis de la part des aidants, les évaluations à venir pourraient servir à déterminer si des versions plus brèves de l’atelier, comme un format sur deux jours, pourraient être suffisantes.
- Il faut déterminer si les améliorations de la qualité de vie et le degré de préparation du proche aidant réduisent l’épuisement, car la prévention de l’épuisement est essentielle pour maintenir une stratégie de « maintien à domicile ».
Lisez les résultats du projet