Ministère de la Santé
23 janvier 2026
FREDERICTON (GNB) – Le Bureau du médecin-hygiéniste en chef a conclu son investigation sur les cas de la maladie neurologique non diagnostiquée dans la province.
Les principales conclusions ne semblent pas indiquer que l’exposition à certaines substances environnementales ait été une cause potentielle de la maladie pour l’ensemble des patients étudiés, ni même chez la plupart d’entre eux.
« Dès l’ouverture de notre investigation, notre objectif a été de bien comprendre les données disponibles en vue de déterminer la marche à suivre la plus appropriée pour soutenir les patients touchés et leur famille », a déclaré le médecin-hygiéniste en chef, le Dr Yves Léger. « Notre investigation est maintenant terminée. Bien que pendant nos travaux nous ayons rencontré d’importantes contraintes qui ont eu une incidence sur notre capacité à répondre à certaines questions avec certitude, nous pouvons affirmer que les conclusions ne suggèrent pas la présence d’herbicides ou de métaux à des niveaux qui auraient pu contribuer à la maladie chez la plupart des patients. »
Le gouvernement mène une investigation sur ces cas depuis 2021, année au cours de laquelle le Bureau du médecin-hygiéniste en chef a étudié un groupe de 48 patients présentant divers symptômes. L’investigation initiale n’a pas permis de trouver de preuve d’une maladie commune, et un rapport a été rendu public le 24 février 2022.
Au début de 2023, de nouvelles préoccupations ont été portées à l’attention de la Santé publique, notamment le fait que davantage de patients signalaient des symptômes inhabituels. Le Bureau du médecin-hygiéniste en chef a commencé son analyse des données des patients en mars 2025.
Le rapport final, publié aujourd’hui et disponible en ligne, a été communiqué à l’Agence de la santé publique du Canada, qui avait mené un examen scientifique et fourni deux séries de commentaires.
Prochaines étapes et recommandations
Le Dr Léger a indiqué que les prochaines étapes consisteront à mettre en œuvre les recommandations découlant de l’investigation. Il s’agit notamment de déterminer le soutien à offrir aux patients.
« Quelles que soient les conclusions de notre investigation, il n’en reste pas moins qu’il y a des patients qui sont très malades et qui ont besoin de soutien », a dit le Dr Léger.
De plus amples renseignements à ce sujet seront communiqués aux patients et aux fournisseurs de soins dès qu’ils seront disponibles.
Le rapport final comprend également des recommandations relatives au suivi des patients, et il officialise l’exigence selon laquelle un nouveau patient doit être évalué par deux spécialistes avant qu’on le déclare atteint de cette maladie.
« Notre objectif est de veiller à ce que les patients reçoivent des renseignements exacts et les soins appropriés, a affirmé le Dr Léger. Ces recommandations visent à renforcer les pratiques de dépistage et à garantir la précision des diagnostics. »
État d’avancement de l’examen par l’Agence de la santé publique du Canada
En réponse à une requête des représentants des patients, le gouvernement provincial a demandé à l’Agence de la santé publique du Canada de procéder à un examen distinct de toutes les données recueillies dans le cadre de cette investigation.
Un échéancier pour l’examen mené par l’agence fédérale sera fixé après la fin du processus de consentement éclairé, lorsqu’une entente sur l’échange de données sera en place et que les données auront été transmises.
Tara Chislett, communications, ministère de la Santé, [email protected].