Une nouvelle initiative vise à renforcer les effectifs en santé mentale et à améliorer l’accès aux soins

Les universités de Moncton et de Sherbrooke ont contribué à l’élaboration du programme

Communiqué

Ministère de la Santé

17 juillet 2026

MONCTON (GNB) – Le gouvernement et le Réseau de santé Vitalité ont lancé une initiative visant à renforcer l’expertise en santé mentale et à améliorer l’accès aux soins.

L’objectif du Programme régional interprofessionnel en santé mentale et enseignement (PRISME) est d’améliorer la formation et d’accroître la collaboration au sein du système de santé. Il créera des possibilités d’apprentissage avancé pour les médecins de famille et le personnel infirmier praticien, et mettra en relation les psychiatres, le corps professoral, les chercheurs et les personnes inscrites au programme. Le programme vise à bâtir une main-d’œuvre plus intégrée et mieux qualifiée dans le domaine de la santé mentale au moyen de certifications reconnues par les universités.

Un des éléments clés sera la mise en place d’une équipe de soins primaires en santé mentale à Moncton, qui travaillera en collaboration avec des psychiatres. Trois membres du personnel infirmier praticien et un médecin de famille ayant suivi une formation approfondie en santé mentale et en traitement des dépendances prendront en charge les patients présentant des besoins modérés et veilleront à leur stabilisation à court terme, ce qui permettra aux psychiatres de se concentrer sur les cas les plus complexes. Les patients nécessitant une stabilisation temporaire bénéficieront d’un soutien à court terme avant de retourner vers leur fournisseur de soins primaires avec des recommandations claires pour leur traitement et un plan de suivi.

L’équipe de Moncton aménagera un espace pour fournir des soins ainsi qu’un centre de formation pratique où les fournisseurs de soins primaires et les apprenants de toute la province pourront recevoir un mentorat individuel et acquérir une expérience pratique aux côtés de spécialistes en psychiatrie, et ce, tout en apportant un soutien aux patients de la région.

« En offrant une formation solide en matière de santé mentale aux fournisseurs de soins primaires, nous les aidons à mieux aller à la rencontre des patients, et la collaboration étroite avec les psychiatres garantira la prestation de soins coordonnés et appropriés dans l’ensemble du système », a déclaré le ministre de la Justice, Robert McKee, qui est également ministre responsable des Services de santé mentale et de traitement des dépendances. « Le PRISME nous aidera à réduire les listes d’attente en psychiatrie et permettra aux psychiatres de concentrer leur expertise sur les cas les plus complexes. »

En intégrant les services de psychiatrie et les soins primaires, le programme cherche à faciliter l’accès aux fournisseurs de soins et à offrir aux patients des services qui correspondent à leurs besoins.

« La demande en services de santé mentale ne cesse de croître et appelle à des solutions innovantes et collaboratives », a affirmé la présidente-directrice générale du Réseau de santé Vitalité, la Dre France Desrosiers. « PRISME se positionne comme une réponse concrète et structurante à cette problématique. C’est une pierre angulaire des priorités de notre réseau et elle sera éventuellement un modèle exportable à d’autres régions. »

Cette initiative a été créée en partenariat avec l’Université de Moncton et l’Université de Sherbrooke et elle permettra aux participants d’obtenir un certificat de spécialisation en santé mentale.

« Le Centre de formation médicale du Nouveau-Brunswick est fier d’être partenaire de ce projet, qui offre aux médecins en formation un apprentissage interdisciplinaire aligné avec les besoins de nos communautés en santé mentale », a indiqué la directrice du centre, la Dre Nicole LeBlanc.

L’initiative s’inscrit dans le cadre de la stratégie gouvernementale relative aux ressources en psychiatrie et des efforts plus larges visant à recruter et à maintenir en poste des professionnels de la santé.

17-07-26

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Renseignements pour les médias

Clarissa Andersen, communications, ministère de la Santé, [email protected]