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Aperçu
Des objectifs et des normes relatifs à la qualité de l’air sont mis en place pour les polluants afin d’éviter les effets potentiels sur l’environnement naturel et la santé humaine ou pour éviter la poussière ou les odeurs nuisibles. Le Nouveau-Brunswick a officiellement adopté des objectifs relatifs à la qualité de l’air pour cinq polluants et fait rapport à ce sujet. Ils sont établis en tant que « concentrations maximales tolérées au niveau du sol » en vertu de la Loi sur l’assainissement de l’air.
En plus des objectifs provinciaux, le Nouveau-Brunswick produit des rapports sur quatre polluants par rapport aux Normes canadiennes de qualité de l’air ambiant (NCQAA). Les NCQAA fournissent un point de référence commun pour la qualité de l’air au Canada et ont été adoptées par le Conseil canadien des ministres de l’Environnement dans le contexte du cadre intégral que constitue le Système de gestion de la qualité de l’air (SGQA) du Canada.
Les NCQAA ont été adoptées dans la réglementation fédérale en vertu de la Loi canadienne sur la protection de l’environnement (LCPE) en tant que normes non contraignantes. Bien que la conformité aux NCQAA ne soit pas une exigence réglementée au Nouveau-Brunswick, la province continue de déployer des efforts pour atteindre ses objectifs.
Objectifs et normes relatifs à la qualité de l’air du Nouveau-Brunswick
| Polluant | Norme | Mesure | Limite |
|---|---|---|---|
| Oxyde de carbone | Provincial | moyenne sur 1 heure | 30 ppm |
| moyenne sur 8 heures | 13 ppm | ||
| Matières particulaires fines | NCQAA | moyenne sur 3 ans de la moyenne quotidienne maximale sur 24 heures | 27 µg/m³ |
| moyenne sur 3 ans des moyennes annuelles | 8,8 µg/m³ | ||
| Ozone troposphérique | NCQAA | moyenne sur 3 ans du 4e pire maximum quotidien sur 8 heures | 60 ppb |
| Acide sulfhydrique | Provincial | moyenne sur 1 heure | 11 ppb |
| moyenne sur 24 heures | 3,5 ppb | ||
| Dioxyde d’azote | Provincial | moyenne sur 1 heure | 210 ppb |
| moyenne sur 24 heures | 105 ppb | ||
| moyenne annuelle | 52 ppb | ||
| NCQAA | moyenne sur 3 ans du 98e centile maximum quotidien sur 1 heure | 42 ppb | |
| moyenne annuelle | 12 ppb | ||
| Anhydride sulfureux | Provincial* | moyenne sur 1 heure | 339 ppb |
| moyenne sur 24 heures | 113 ppb | ||
| moyenne annuelle | 23 ppb | ||
| NCQAA | moyenne sur 3 ans du maximum quotidien sur 1 heure du 99e centile | 65 ppb | |
| moyenne annuelle | 4 ppb | ||
| Particules totales en suspension | Provincial | moyenne sur 24 heures | 120 µg/m³ |
| moyenne annuelle | 70 µg/m³ |
* Les objectifs provinciaux pour l’anhydride sulfureux sont inférieurs de 50 % (plus stricts) dans les comtés de Saint John, de Charlotte et de Kings.
Les objectifs provinciaux par rapport aux normes fédérales
Comme le montre le tableau ci-dessus, certains polluants sont visés à la fois par les objectifs provinciaux et par les NCQAA. Les objectifs provinciaux et les NCQAA sont différents parce qu’ils sont calculés différemment et parce qu’ils servent à des fins différentes.
Les objectifs provinciaux comprennent des moyennes à court terme, ce qui les rend utiles pour la surveillance de la conformité en temps réel. Leur atteinte peut être surveillée heure par heure, ce qui permet de prendre immédiatement des mesures correctives (en réponse aux données en temps réel.
Les NCQAA, quant à elles, comprennent des calculs plus complexes et leur atteinte ne peut être déterminée qu’une fois par année. La force des NCQAA réside dans la gestion et la planification à long terme de la qualité de l’air. Elles sont conçues pour détecter les changements réels de la qualité globale de l’air et pour ne pas tenir compte des effets que des variations météorologiques inhabituelles peuvent avoir sur les résultats de la surveillance. Elles ont également l’avantage d’être comparables aux calculs utilisés dans d’autres pays comme les États-Unis d’Amérique.
Les objectifs provinciaux et les normes fédérales ont des buts communs qui consistent à protéger la santé humaine, à guider la prise de décisions en matière de réglementation et à éclairer les décisions à long terme en matière de planification de la qualité de l’air.
Plus d’un objectif pour un même polluant
Il y a souvent plus d’un objectif ou d’une norme pour un polluant donné (par exemple un objectif horaire et un objectif annuel). En effet, la plupart des polluants peuvent avoir plus d’un type d’impact sur l’environnement ou la santé humaine, ce qui est principalement lié à la durée de l’exposition. L’établissement de plusieurs objectifs permet de s’assurer que les différents scénarios d’exposition sont pris en compte.
Par exemple, un polluant peut causer une irritation pulmonaire lorsque les gens sont exposés, ne serait-ce que brièvement, à des concentrations supérieures à une certaine valeur. Dans ce cas, un objectif d’exposition à court terme (concentration moyenne sur 1 heure) pourrait être établi. On pourrait également savoir que le même polluant cause un autre type d’impact sur la santé, mais seulement par une exposition constante. Dans ce cas, le deuxième impact peut se produire à une concentration beaucoup plus faible. Dans ce cas, un deuxième objectif d’exposition à long terme pourrait être établi (concentration moyenne annuelle.
Dans cet exemple, le respect du premier objectif serait déterminé heure par heure. Cela signifie qu’il y a 8 760 possibilités de conformité ou de dépassement chaque année. Toutefois, le respect du deuxième objectif ne peut être déterminé qu’une fois par année.
Il est important de noter qu’il serait possible d’atteindre le premier objectif dans chacune de ces 8 760 mesures, mais que le deuxième objectif ne soit toujours pas atteint. De même, il serait possible que le premier objectif soit dépassé plusieurs fois au cours de l’année, mais que le deuxième objectif soit pour autant atteint. C’est pourquoi il est important d’avoir les deux.
Directives relatives aux contaminants atmosphériques
Niveaux de gestion des NCQAA
Le Système de gestion de la qualité de l’air (SGQA) fournit un système de « niveau de gestion » à code de couleur pour le classement de la qualité de l’air, qui est présenté ci-dessous. Dans ce système :
- le vert est associé aux meilleures valeurs et indique les zones vierges non aménagées
- le jaune et l’orange, à des valeurs progressivement mauvaises
- le rouge, aux pires (ce qui correspond à la notion de dépassement dans le contexte des NCQAA)
En général, une détérioration de la qualité de l’air vise à déclencher une action plus agressive pour améliorer la qualité de l’air. Les niveaux de gestion par code de couleur visent à encourager l’amélioration continue (vers le statut « vert ») pour l’ensemble du Canada.
| Polluant | Mesure | Niveaux de gestion et valeurs des paramètres connexes | |||
|---|---|---|---|---|---|
| Vert Objectif : Continuer à protéger les régions non polluées | Jaune Objectif : Prévenir la détérioration de la qualité de l’air | Orange Objectif : Prévenir le dépassement des NCQAA | Rouge Objectif : Atteindre les NCQAA | ||
| Matières particulaires fines | Maximum quotidien | 0 à 10 µg/m³ | 11 à 19 µg/m³ | 20 à 27 µg/m³ | > 27 µg/m³ |
| Moyenne annuelle | 0 à 4 µg/m³ | 4,1 à 6,4 µg/m³ | 6,5 à 8,8 µg/m³ | > 8,8 µg/m³ | |
| Ozone troposphérique | Maximum quotidien sur 8 heures | 0 à 50 ppb | 51 à 56 ppb | 57 à 60 ppb | > 60 ppb |
| Dioxyde d’azote | Maximum quotidien sur 1 heure | 0 à 20 ppb | 21 à 31 ppb | 32 à 42 ppb | > 42 ppb |
| Moyenne annuelle | 0 à 2,0 ppb | 2,1 à 7,0 ppb | 7,1 à 12,0 ppb | > 12,0 ppb | |
| Dioxyde de soufre | Maximum quotidien sur 1 heure | 0 à 30 ppb | 31 à 50 ppb | 51 à 65 ppb | > 65 ppb |
| Moyenne annuelle | 0 à 2,0 ppb | 2,1 à 3,0 ppb | 3,1 à 4,0 ppb | > 4,0 ppb | |
Dans le cas des polluants pour lesquels il existe plus d’une mesure des NCQAA (c’est-à-dire une mesure annuelle et une mesure quotidienne), un seul niveau de gestion est déterminé, qui est basé sur la moins bonne des deux valeurs calculées.
Atteinte des NCQAA versus les niveaux de gestion
Certains événements qui ont une incidence sur la qualité de l’air, comme le flux de pollution dans nos zones atmosphériques en provenance d’autres régions du monde ou les incendies de forêt, échappent à la capacité de contrôle raisonnable du gouvernement ou des industries réglementées. Néanmoins, du point de vue des répercussions sur l’environnement et la santé humaine, ces émissions ne sont pas différentes de toute autre pollution. C’est pourquoi, lorsqu’on détermine les résultats des NCQAA, on se fonde sur toutes les mesures de la qualité de l’air, peu importe les événements possibles. Toutefois, lors de la détermination des niveaux de gestion des NCQAA, les impacts de ces événements exceptionnels peuvent être retirés des ensembles de données et des ajustements peuvent être effectués le cas échéant. Pour cette raison, les valeurs calculées pour déterminer l’atteinte des NCQAA peuvent être différentes des valeurs calculées pour déterminer un niveau de gestion.
Zones atmosphériques et niveaux de gestion
Tous les ans, chaque zone atmosphérique du Canada se voit attribuer un niveau de gestion global selon le Système de gestion de la qualité de l’air. Ce niveau repose sur les résultats de la station de surveillance de la zone affichant les valeurs les plus élevées (les pires).
Cela ne signifie pas pour autant que toute la zone a une mauvaise qualité de l’air, mais cela permet simplement d’identifier les types de mesures de gestion qui peuvent être nécessaires dans cette zone. Des renseignements supplémentaires figurent sur le site Web du CCME.
Projet spécial de surveillance
En plus de son réseau de stations permanentes de surveillance de la qualité de l’air, le MEGL dirige également divers projets spéciaux de surveillance de la qualité de l’air à travers la province avec l’aide de son unité mobile de surveillance de la qualité de l’air.
Des études spéciales sont généralement réalisées pour :
- évaluer la qualité de l’air près des sources de pollution
- évaluer des lieux potentiels d’établissement de stations de surveillance permanentes
- vérifier des prévisions de modélisation de la qualité de l’air
- mesurer des niveaux de qualité de l’air de fond (de référence) avant un projet d’aménagement
Les résultats des études spéciales peuvent être présentés dans des rapports distincts, accessibles sur la page du ministère de l’Environnement et des Gouvernements locaux.
Paramètres à l’étude
L’unité mobile de surveillance de la qualité de l’air du MEGL (photo ci-dessus) peut être équipée d’un grand nombre d’instruments de surveillance, y compris tous les types utilisés dans le réseau de surveillance ordinaire, mais aussi du matériel d’échantillonnage spécialisé pour traiter les questions spécifiques au site qui font l’objet de l’étude.
Durée
En raison des variations quotidiennes et saisonnières des conditions météorologiques et des émissions polluantes, les projets spéciaux durent généralement entre six mois et deux ans afin de saisir la complexité des facteurs relatifs à la qualité de l’air sur un site.
Surveillance des pluies acides
Certains polluants atmosphériques peuvent être transformés dans l’atmosphère en particules acides qui finiront par retomber sur terre sous forme de pluie (ou de neige, grêle, etc.) acide. Les émissions qui causent les pluies acides parcourent habituellement de longues distances, c’est-à-dire des centaines ou des milliers de kilomètres, avant de retomber sur terre sous forme de pluie ou de neige.
Les répercussions néfastes des pluies acides sont reconnues depuis le début des années 1980. Les pluies acides nuisent aux écosystèmes sensibles en modifiant la composition chimique des lacs, des cours d’eau et des sols forestiers. Elles peuvent aussi endommager les arbres et des végétaux importants sur le plan agricole. Les infrastructures sont également touchées par les pluies acides, car celles-ci peuvent dégrader la peinture et les recouvrements protecteurs, ce qui accélère la corrosion.
Depuis la fin des années 1980, des mesures ont été prises en Amérique du Nord en vue de réduire les émissions qui causent les pluies acides. Plus récemment, le Conseil canadien des ministres de l’Environnement a pris un engagement en vue de réduire les émissions en application de la Stratégie pancanadienne sur les émissions acidifiantes après l’an 2000 (PDF 123 Ko). Au cours des deux dernières décennies, les émissions provenant des principales sources au Nouveau-Brunswick ont été réduites de façon considérable.
Le Ministère exploite un réseau de surveillance des précipitations acides (pluie et neige) depuis le début des années 1980. Des échantillons sont prélevés à chacun de ces sites par un opérateur local, puis ils sont expédiés au laboratoire provincial à des fins d’analyse. Le personnel du Ministère coordonne le programme de surveillance, effectue les analyses d’assurance de la qualité des données et assure l’archivage officiel des données.
Les principaux indicateurs de pluies acides sont les concentrations de sulfate et de nitrate. Chacun de ces paramètres a un effet légèrement différent sur le taux d’acidité, mais ils peuvent être combinés et mesurés en milliéquivalents par litre (meq/L).
Résultats de la surveillance de la qualité de l’air
Rapport annuel des résultats de la surveillance de la qualité de l’air
Tous les ans depuis l’entrée en vigueur de la Loi sur l’assainissement de l’air, un rapport est publié pour faire état du degré d’atteinte des objectifs en matière de qualité de l’air de la province. Ce rapport figure sur la page des publications du ministère de l’Environnement et des Gouvernements locaux.
Portail des données sur la qualité de l’air
Le Nouveau-Brunswick gère un portail des données sur la qualité de l’air en ligne qui donne accès aux résultats de surveillance horaires d’aujourd’hui à chacune des stations de surveillance exploitées par la province et l’industrie. Les résultats sont mis à jour automatiquement toutes les heures.
Cote air santé
La Cote air santé (CAS) a été conçue par Santé Canada pour faciliter la communication de l’information sur la qualité de l’air. Elle convertit les données sur la qualité de l’air relatives aux principaux polluants atmosphériques en un chiffre simple. Le Nouveau-Brunswick partage ses données sur la qualité de l’air avec Santé Canada afin de lui permettre de calculer les valeurs horaires de la CAS pour le Nouveau-Brunswick. Santé Canada collabore également avec Environnement et Changement climatique Canada pour produire des prévisions de la CAS et fournit des messages sur la santé qui accompagnent les valeurs de la CAS. Ces messages expliquent ce que les chiffres signifient quant aux risques pour la santé et à la meilleure façon de réagir à ces risques pour éviter les dommages à la santé.
Les valeurs de la CAS sont mises à jour toutes les heures et les prévisions sont publiées quotidiennement.
Obtenir de l’aide
Pour plus de renseignements, communiquez avec nous du lundi au vendredi, de 8 h 15 à 16 h 30, sauf les jours fériés.
Ministère de l’Environnement et des Gouvernements locaux
Téléphone : 506-453-2690
Courriel : elg/[email protected]