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Aperçu
L’eau destinée à la consommation, à la cuisson et à d’autres usages domestiques devrait être de bonne qualité. Elle doit être exempte d’organismes pouvant causer des maladies ainsi que de substances chimiques et de matières radioactives susceptibles de présenter un risque pour la santé. L’eau devrait également avoir un certain attrait esthétique, c’est-à-dire qu’elle ne devrait pas avoir de goût, d’odeur ou de couleur désagréables.
Les propriétaires sont responsables de surveiller la qualité de l’eau de leur puits. Des bactéries ou des substances chimiques nocives peuvent être présentes dans une eau potable qui semble pourtant acceptable au goût, à l’odeur et à l’apparence. La qualité de l’eau peut être affectée par des sources naturelles ou d’origine humaine. Certains des problèmes potentiels liés à la qualité des eaux souterraines au Nouveau-Brunswick comprennent l’altération et l’érosion de minéraux et de métaux provenant de certaines formations géologiques, l’intrusion d’eau salée, le sel de voirie utilisé pour le déglaçage, les systèmes d’évacuation des eaux usées, les déjections animales, ainsi que l’entreposage et la manipulation inadéquats de produits chimiques tels que les produits pétroliers et les engrais et pesticides domestiques.
Pour s’assurer que l’eau d’un puits est salubre, elle doit être analysée. La qualité bactériologique devrait être vérifiée tous les six mois. La qualité chimique devrait être vérifiée tous les deux ans. Des analyses régulières permettront :
- de vérifier l’intégrité de votre puits
- de déterminer si des mesures correctives sont nécessaires
- de vous avertir si une autre activité a une incidence sur la qualité de l’eau de votre puits
Des analyses devraient être effectuées plus tôt si des changements de goût, d’odeur ou de couleur sont observés. Elles devraient également être réalisées lorsque le risque de contamination est le plus élevé — par exemple après de fortes pluies, des crues printanières, une sécheresse prolongée ou une longue période d’inutilisation du puits.
Une analyse détaillée de la qualité bactériologique et chimique de l’eau permet :
- d’évaluer la présence possible de contaminants, tels que des bactéries et de l’ammoniac provenant des eaux usées, des chlorures attribuables à l’intrusion d’eau salée, des nitrates liés aux pratiques agricoles, ainsi que de l’arsenic ou de l’uranium provenant de minéraux naturellement présents
- d’évaluer d’éventuels problèmes esthétiques, comme la dureté de l’eau ou les taches
- de comparer les résultats avec ceux obtenus précédemment
La seule façon de s’assurer que votre approvisionnement en eau est salubre est de le faire analyser.
Analyses
Les propriétaires de puits privés sont responsables de surveiller la qualité de leur approvisionnement en eau. Il est recommandé de :
- faire analyser la qualité bactériologique tous les six mois
- faire analyser les matières inorganiques (comme le plomb) tous les deux ans
- effectuer des analyses plus fréquemment si vous remarquez des changements dans l’apparence, le goût ou l’odeur de votre eau
L’analyse régulière de l’eau de votre puits contribuera à vous assurer, à vous et à votre famille, une eau potable propre, salubre et fiable.
Faites analyser votre eau par un laboratoire agréé. Suivez les instructions du laboratoire pour le prélèvement de l’échantillon d’eau.
Pour en savoir plus sur les services d’analyse de l’eau, consultez la page sur l’analyse de l’eau de puits.
La seule façon de savoir si votre approvisionnement en eau est sécuritaire est de le faire analyser par un laboratoire accrédité.
Ce qu’il faut analyser
Le terme technique utilisé pour désigner les éléments que l’on peut analyser dans l’eau est « paramètres ». De nombreux laboratoires offrent des trousses d’analyse de la qualité de l’eau qui sont généralement plus économiques que l’analyse des paramètres individuels. Ces trousses fournissent davantage d’information, ce qui permet une meilleure interprétation des résultats d’analyse de la qualité de l’eau et une meilleure évaluation des besoins en matière de traitement de l’eau.
La présente fiche d’information comprend un tableau sommaire des paramètres de chimie générale. Il s’agit des paramètres les plus fréquemment analysés et offerts par la plupart des laboratoires. Certains paramètres inclus dans les ensembles d’analyses de la qualité de l’eau sont assortis de valeurs limites recommandées, tandis que d’autres ne le sont pas. Toutefois, il est recommandé de les analyser tous pour les raisons suivantes :
leur présence peut nuire à l’élimination de paramètres liés à la santé;
ils peuvent influencer le type de traitement choisi pour votre approvisionnement en eau ou l’efficacité du système de traitement;
ils peuvent être des indicateurs de la qualité globale de l’eau.
Si vous soupçonnez que votre eau pourrait être contaminée par des activités humaines locales, comme l’agriculture, les systèmes septiques, l’élimination des déchets ou des réservoirs souterrains de stockage de produits pétroliers, vous devriez, en plus des analyses régulières, faire analyser la présence de composés organiques volatils (COV), de pesticides ou d’autres composés organiques traces.
Analyses spéciales
L’analyse de certains paramètres doit être demandée expressément. Vous pouvez demander des analyses spécialisées pour le fluorure, le sulfure d’hydrogène, les bactéries du fer, les bactéries du soufre et le radium si vous soupçonnez la présence de l’un de ces éléments dans l’eau de votre puits.
Recommandations pour la qualité de l’eau potable au Canada
Vous devrez comprendre deux termes techniques pour pouvoir interpréter les résultats :
la concentration maximale acceptable (CMA) correspond au niveau établi dans le cas de certaines substances reconnues comme des substances ayant des effets négatifs sur la santé ou soupçonnées d’en avoir.
l’objectif d’ordre esthétique (OE) est établi par rapport aux paramètres qui pourraient altérer le goût, l’odeur ou la couleur de l’eau, ou qui pourraient nuire à l’approvisionnement en eau de bonne qualité.
Limite de détection
La limite de détection correspond à la concentration la plus faible d’une substance chimique qu’on peut mesurer de façon fiable. Elle peut être signalée sur un rapport de laboratoire au moyen des acronymes LD (limite de détection ou de dosage) ou SD (seuil de détection).
La limite de détection dépend du matériel utilisé pour l’analyse et de la méthode d’analyse. Elle peut également être affectée par la concentration des autres paramètres présents dans l’eau. Par exemple, si la concentration de calcium est extrêmement élevée, elle peut hausser la limite de détection d’un autre paramètre. La limite de détection doit être inférieure à la concentration recommandée pour qu’on puisse comparer la concentration d’un paramètre avec la recommandation pour la qualité de l’eau potable au Canada pertinente (le cas échéant).
Certains laboratoires ne font pas état de la limite de détection. Vous pouvez tout de même déterminer la limite de détection utilisée par rapport à chaque paramètre à partir du rapport du laboratoire. Par exemple, si la limite de détection d’un paramètre donné est de 2 mg/L et que la concentration du paramètre est inférieure à la limite de détection, le résultat sera indiqué ainsi : « < 2 » (moins que 2 mg/L). Si la limite de détection est supérieure à la concentration recommandée, vous devriez consulter le laboratoire ayant effectué l’analyse. Il vous avisera des options qui s’offrent pour obtenir une analyse du paramètre préoccupant en fonction d’une limite de détection plus basse.
Unités
Les laboratoires peuvent faire rapport de la concentration des paramètres en milligrammes par litre (mg/L) ou en microgrammes par litre (µg/L ou ug/L). Il existe une différence ÉNORME entre les deux : 1 mg/L correspond à 1 000 µg/L.
Lorsqu’on examine les résultats d’un laboratoire et qu’on les compare à des résultats antérieurs, aux résultats d’un laboratoire différent ou aux Recommandations pour la qualité de l’eau potable au Canada, il est essentiel de s’assurer que les unités sont identiques.
1 mg/L = 1000 microgrammes par litre (µg/L)
1 mg/L = 1 partie par million (ppm)
1µg/L = 1 partie par milliard (ppb)
Interprétation des résultats des analyses de la qualité de l’eau
Comparez les résultats de votre analyse de la qualité de l’eau aux Recommandations pour la qualité de l’eau potable au Canada. Certains laboratoires préciseront les paramètres qui excèdent les concentrations recommandées à votre intention.
Si votre eau dépasse une concentration maximale acceptable (CMA), prenez des mesures pour éliminer le problème ou installer un dispositif de traitement.
Si votre eau dépasse un objectif d’ordre esthétique (OE), vous pourriez décider de traiter votre eau pour deux raisons :
- pour empêcher la coloration, l’écaillage ou la corrosion des appareils sanitaires et des accessoires de plomberie
- pour la rendre plus agréable à consommer
Traitement
Assurez-vous que le système de traitement de votre maison a été attesté comme étant conforme aux normes actuelles de la NSF. Vous devez toujours installer le système et en assurer l’entretien selon les instructions du fabricant. Des analyses plus fréquentes sont recommandées pour vérifier l’efficacité du traitement.
Pour plus d’information sur le traitement de l’eau, veuillez contacter une entreprise privée de traitement de l’eau.
Pour en savoir davantage, communiquez avec le bureau de la protection de la santé (PDF 81 Ko) le plus proche.
Problèmes de santé
Les effets sur la santé liés aux paramètres faisant l’objet d’une concentration maximale acceptable (CMA) sont présentés dans le tableau ci-dessous. Si vous êtes préoccupé par des concentrations élevées de l’un ou l’autre des paramètres, y compris ceux pour lesquels il n’existe pas de recommandation pour la qualité de l’eau potable au Canada, discutez-en avec votre médecin.
Les recommandations pour la qualité de l’eau potable se présentent sous deux formes :
les concentrations maximales acceptables (CMA) sont établies en fonction des effets potentiels sur la santé (présentés dans cette fiche si applicable). Cependant, des résultats d’analyse dépassant ces valeurs ne signifient pas nécessairement qu’il y a un problème de santé immédiat. En effet, les CMA sont, dans la mesure du possible, fixées à un niveau suffisamment bas pour que des années d’exposition à cette concentration n’augmentent que légèrement le risque pour la santé.
Toutefois, des mesures correctives devraient être prises si les résultats d’analyse dépassent la CMA afin d’éliminer tout risque accru pour la santé;
les objectifs d’ordre esthétique (OE) ne concernent pas la santé, mais un dépassement du niveau recommandé peut indiquer que l’eau présente un goût, une odeur ou une apparence indésirable, ou d’autres caractéristiques perceptibles.
Des mesures correctives sont recommandées si les résultats dépassent l’OE, mais elles peuvent ne pas être nécessaires.
Recommandations sanitaires et d’ordre esthétique relativement aux paramètres chimiques et physiques de l’eau potable
Paramètre
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CMA (mg/L)
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OE (mg/L)
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Observations
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| Alcalinité (sous forme de CaCO3) | S.O. | S.O. | L’alcalinité est une mesure de la capacité tampon de l’eau, c’est-à-dire de sa capacité à résister à des variations soudaines de pH. Le pH et l’alcalinité sont des facteurs permettant de déterminer si l’eau est corrosive, susceptible de former des dépôts ou neutre. Si l’eau est corrosive, des métaux tels que le plomb ou le cadmium peuvent se dissoudre dans l’eau et entraîner des effets néfastes sur la santé. |
| Aluminum (Al) | 2,9 | S.O. | L’aluminium est un métal naturellement présent et abondant. Les Recommandations pour la qualité de l’eau potable au Canada fixent une valeur indicatrice opérationnelle de 0,1 mg/L pour les systèmes de traitement qui utilisent des coagulants à base d’aluminium (p. ex., les réseaux municipaux d’eau potable). |
| Ammoniac (comme l’azote) | S.O. | S.O. | La présence d’ammoniac (NH3) peut indiquer des eaux usées ou des engrais mal traités, ou être d’origine naturelle. L’ammoniac peut se transformer en nitrate ou en nitrite. Si les niveaux de nitrate, de nitrite ou de bactéries sont élevés, il faut en identifier la source. |
| Somme des anions | S.O. | S.O. | La somme des anions correspond à la somme des ions négatifs (anions) présents dans l’eau. Elle est utilisée pour calculer l’équilibre ionique. Les principales contributions à la somme des anions proviennent généralement de l’alcalinité, des chlorures et des sulfates. La somme des anions n’est pas un indicateur de la qualité de l’eau. Elle sert à vérifier l’exactitude analytique des données. |
| Antimoine (Sb) | 0,006 | S.O. | L’antimoine est présent naturellement, mais la source la plus courante d’antimoine dans l’eau potable provient de la corrosion des matériaux de plomberie contenant de l’antimoine. Une exposition à des concentrations très élevées d’antimoine dans l’eau potable peut affecter le tractus gastro-intestinal (provoquant nausées, vomissements et diarrhée), ainsi que le foie. |
| Arsenic (As) | 0,010 | S.O. | L’arsenic est un élément naturellement présent dans le sol et la roche. Certaines régions du Nouveau-Brunswick présentent un risque plus élevé de concentrations élevées d’arsenic dans l’eau potable, en fonction du type de minéraux présents dans le sol ou le substrat rocheux. Une exposition à des concentrations élevées d’arsenic dans l’eau potable peut provoquer des nausées, de la diarrhée et des douleurs musculaires. À long terme, une exposition à de faibles concentrations d’arsenic peut entraîner certains types de cancer. Les niveaux d’arsenic dans l’eau devraient être maintenus aussi bas que raisonnablement possible. |
| Baryum (Ba) | 2 | S.O. | Le baryum est un élément courant dans la croûte terrestre. Une exposition à des concentrations élevées de baryum dans l’eau potable peut affecter les reins. |
| Béryllium (Be) | S.O. | S.O. | Le béryllium est un métal que l’on trouve naturellement dans les roches et dans certaines pierres précieuses, comme les émeraudes et les aigues-marines. Il se retrouve également dans certains effluents industriels et municipaux. Il est très rare que le béryllium soit présent dans l’eau à des concentrations supérieures aux limites détectables. |
| Bicarbonate et carbonate (sous forme de CaCO₃) | S.O. | S.O. | Le bicarbonate et le carbonate, sous forme de CaCO₃, proviennent des roches carbonatées, du dioxyde de carbone (CO₂) présent dans l’atmosphère et de l’altération des feldspaths et d’autres minéraux. Ils sont tous deux des contributeurs majeurs à l’alcalinité. Le bicarbonate et le carbonate peuvent se combiner au calcium et au magnésium lorsque l’eau est chauffée, formant ainsi des dépôts (entartrage) sur les tuyaux et les matériaux de plomberie. |
| Bismuth (Bi) | S.O. | S.O. | Le bismuth est un métal que l’on trouve sous forme de cristaux dans les minerais de nickel, de cobalt, d’argent et d’étain. Il est généralement récupéré comme sous-produit de la fusion du plomb et du cuivre. Au Nouveau-Brunswick, il est très rare que le bismuth soit présent dans l’eau à des concentrations supérieures aux limites détectables. |
| Bore (B) | 5 | S.O. | Le bore est un élément naturellement présent dans les roches et le sol. Une partie du bore présent dans les eaux souterraines est d’origine naturelle. Il peut également se retrouver dans les eaux souterraines à la suite d’effluents industriels, de lixiviation d’engrais, d’eaux usées ou de matériaux provenant de sites d’enfouissement. Une exposition à des concentrations très élevées de bore dans l’eau potable peut provoquer des troubles de la reproduction chez l’homme et des anomalies du développement. |
| Cadmium (Cd) | 0,007 | S.O. | Le cadmium se trouve à de très faibles concentrations dans la plupart des roches, ainsi que dans le charbon et le pétrole. Il peut être présent dans les eaux souterraines à la suite de l’érosion et de l’altération de certains minéraux et types de roches. Il existe de nombreuses sources synthétiques de cadmium dans l’eau potable, la plus courante étant la corrosion des conduites galvanisées. Une exposition à des concentrations élevées de cadmium dans l’eau potable peut affecter les reins et les os. |
| Calcium (Ca) | S.O. | S.O. | Le calcium est présent dans toutes les eaux naturelles. Il constitue un contributeur majeur à la dureté de l’eau potable. Une eau excessivement dure peut affecter le fonctionnement et la durée de vie des systèmes de plomberie et des appareils domestiques. |
| Somme des cations | S.O. | S.O. | La somme des cations correspond à la somme des ions positifs (cations) présents dans l’eau. Elle est utilisée pour calculer l’équilibre ionique. Les principaux contributeurs à la somme des cations sont généralement le calcium, le magnésium et le sodium. La somme des cations n’est pas un indicateur de la qualité de l’eau. Elle sert à vérifier l’exactitude analytique des données. |
| Chlorure (Cl-) | S.O. | ≤ 250 | Le chlorure se trouve naturellement dans les eaux souterraines. Il peut donner à l’eau un goût salé. Le chlorure peut également être un indicateur d’intrusion d’eau salée ou de contamination par des eaux usées. Il constitue souvent le premier signe d’une détérioration de la qualité des eaux souterraines. |
| Chrome (Cr) | 0,05 | S.O. | Le chrome est un métal que l’on trouve naturellement dans les roches, les sols et les plantes. Il s’agit d’un élément essentiel, nécessaire en petites quantités à tous les organismes vivants. Les composés de chrome provenant de sources naturelles se retrouvent généralement dans les eaux souterraines uniquement à l’état de traces. Les sources artificielles les plus courantes de chrome dans les eaux souterraines sont la combustion des combustibles fossiles, ainsi que l’exploitation minière et les effluents industriels. Le chrome peut être présent sous forme de chrome 3 ou de chrome 6 dans l’eau. Le chrome 3 n’est pas toxique, mais une exposition à des concentrations élevées de chrome 6 dans l’eau potable peut provoquer une hyperplasie diffuse de l’intestin grêle. |
| Cobalt (Co) | S.O. | S.O. | Le cobalt est un élément relativement rare dans les eaux souterraines. Il peut être libéré dans l’environnement par les émissions provenant des industries utilisant le charbon. Le cobalt n’est pas considéré comme étant un risque pour la santé, car il n’est généralement pas présent en grande quantité dans l’environnement. |
| Couleur | S.O. | ≤ 15 UCV | La couleur de l’eau potable peut être esthétiquement peu attrayante et constituer un indicateur possible de contamination. |
| Conductivité | S.O. | S.O. | La conductivité mesure la capacité de l’eau à conduire un courant électrique. Elle augmente avec la quantité de minéraux dissous (ions) et peut indiquer la présence d’autres contaminants dans l’eau. La conductivité est l’un des paramètres utilisés pour évaluer la qualité globale de l’eau. |
| Cuivre (Cu) | 2,0 | ≤ 1,0 | Le cuivre est naturellement présent, mais la source la plus courante de cuivre dans l’eau potable est la corrosion des matériaux de plomberie contenant du cuivre. Il s’agit d’un élément essentiel, nécessaire en petites quantités à tous les organismes vivants. Une exposition à court terme à des concentrations très élevées de cuivre peut provoquer des nausées et d’autres troubles gastro-intestinaux. Une exposition à long terme peut entraîner des dommages au foie et aux reins. |
| Carbone organique dissous (COD) | S.O. | S.O. | Le carbone organique dissous (COD) est utilisé pour mesurer les composés dissous présents dans l’eau qui proviennent de matières végétales et animales (matières organiques). Le COD est l’un des paramètres utilisés pour évaluer la qualité globale de l’eau. |
| Fluorure (F) | 1,5 | S.O. | Le fluorure est présent naturellement. Il peut se retrouver naturellement sous forme dissoute dans les eaux souterraines à la suite de l’altération et de l’érosion de certains types de roches et de sols. Il peut également être présent dans les eaux souterraines en raison des effluents provenant de systèmes septiques ou de stations de traitement des eaux usées situés dans des régions où l’eau est fluorée. Une exposition à des concentrations excessives de fluorure dans l’eau potable peut provoquer une fluorose dentaire. À long terme, elle peut entraîner une fluorose squelettique. |
| Dureté | Il n’existe pas de valeur numérique recommandée, mais la plage optimale de dureté de l’eau potable correspond à une concentration équivalente en carbonate de calcium (CaCO3) comprise entre 80 et 100 mg/L. | L’eau dure est causée par la présence de minéraux tels que le calcium et le magnésium dans l’eau. Elle entraîne la formation de dépôts (entartrage) dans les tuyaux, sur les appareils de plomberie et dans les systèmes de chauffage. La dureté est l’un des paramètres utilisés pour indiquer la qualité globale de l’eau. | |
| Équilibre ionique | S.O. | S.O. | L’équilibre ionique compare les ions négatifs (somme des anions) aux ions positifs (somme des cations). En théorie, ils devraient être égaux, avec une marge de plus ou moins 5 %. Bien que ce soit inhabituel, si les ions ne sont pas équilibrés, cela peut indiquer la présence dans l’eau d’un ion qui n’a pas été pris en compte. L’équilibre ionique n’est pas un indicateur de la qualité de l’eau. Il sert à vérifier l’exactitude analytique des données. |
| Fer (Fe) | S.O. | ≤ 0,1 | Le fer est un élément métallique présent dans de nombreux types de roches. On le trouve couramment dans l’eau. Il s’agit d’un élément essentiel, nécessaire en petites quantités à tous les organismes vivants. Le fer peut s’accumuler et obstruer les tuyaux ou les appareils de plomberie et se détacher sous forme de flocons de rouille ou de sédiments, donnant à l’eau une apparence et un goût désagréables. Aucun effet sur la santé n’est attendu aux concentrations normalement présentes dans l’eau potable. |
| Indice de Langelier | S.O. | S.O. | L’indice de Langelier est un indicateur approximatif du degré de saturation du carbonate de calcium (CaCO3) dans l’eau. Il est calculé à partir du pH, de l’alcalinité, de la concentration de calcium, des solides dissous totaux et de la température de l’eau d’un échantillon. L’indice de Langelier était autrefois l’un des nombreux indicateurs utilisés pour évaluer la stabilité de l’eau (c’est-à-dire déterminer si l’eau était corrosive ou susceptible de former des dépôts). Il n’est toutefois plus considéré comme un bon indicateur de la corrosion. |
| Plomb (Pb) | 0,005 | S.O. | La principale source de plomb dans l’eau potable est la corrosion des matériaux de plomberie contenant du plomb, comme les conduites, les soudures, les robinets, les raccords et les anciens tubages de puits galvanisés. L’exposition au plomb dans l’eau potable peut présenter un risque pour la santé. Les fœtus, les nourrissons et les enfants sont les plus à risque. L’exposition au plomb dans l’eau potable peut avoir des effets sur le développement neurologique et le comportement, notamment une diminution du quotient intellectuel (QI) chez les enfants, ainsi qu’une augmentation de la pression artérielle ou des problèmes rénaux chez les adultes. Les concentrations de plomb devraient être maintenues aussi faibles que raisonnablement possible. |
| Magnésium (Mg) | S.O. | S.O. | Le magnésium est présent dans toutes les eaux naturelles. Il s’agit d’un élément essentiel, nécessaire en petites quantités à tous les organismes vivants. Il constitue un contributeur majeur à la dureté de l’eau potable. Une eau excessivement dure peut affecter le fonctionnement et la durée de vie des systèmes de plomberie et des appareils domestiques. |
| Manganèse (Mn) | 0,120 | 0,020 | Le manganèse est un élément métallique présent dans de nombreux types de roches. On le trouve couramment dans l’eau. Il s’agit d’un élément essentiel, nécessaire en petites quantités à tous les organismes vivants. Une eau potable contenant des concentrations élevées de manganèse peut présenter un risque pour la santé des nourrissons, provoquant des effets neurologiques et comportementaux ainsi que des déficits de mémoire, d’attention et de motricité. En ce qui concerne les adultes et les enfants plus vieux, une exposition de courte durée au manganèse dans l’eau potable qui dépasse la recommandation ne devrait avoir aucun effet néfaste sur la santé. |
| Molybdène (Mo) | S.O. | S.O. | Le molybdène est un métal que l’on trouve naturellement en petites quantités dans les roches et les sols. Il s’agit d’un élément essentiel, nécessaire en petites quantités à tous les organismes vivants. Les sources de molybdène dans les eaux souterraines comprennent la combustion des combustibles fossiles, les boues d’épuration, certains engrais et les déchets miniers. |
| Nickel (Ni) | S.O. | S.O. | Le nickel est un métal que l’on trouve naturellement dans les roches, les sols et les plantes. Dans les eaux souterraines, le nickel peut être présent à la suite de l’altération des roches ou en raison d’activités humaines, telles que la combustion des combustibles fossiles, la fusion des minerais et l’industrie de l’électroplacage. Bien que le nickel puisse être toxique à des concentrations élevées, les concentrations dans l’eau ne sont généralement pas suffisantes pour poser des problèmes de santé. |
| Nitrate (NO3-) | 45 (si mesuré directement) | 10 (si l’azote nitrique est calculé à partir de la concentration totale en azote) | La présence de nitrate peut indiquer des eaux usées ou des engrais mal traités, ou être d’origine naturelle. La contamination par les nitrates constitue souvent l’un des premiers signes de détérioration de la qualité des eaux souterraines et peut signaler d’autres problèmes liés à la qualité de l’eau de puits. Des concentrations d’azote nitrique supérieures à 10 mg/L peuvent présenter un risque pour les nourrissons jusqu’à six mois. |
| Nitrite (NO2-) | 3,0 (si mesuré directement) | 1,0 (si l’azote nitreux est calculé à partir de la concentration totale en azote) | La présence de nitrite peut indiquer des eaux usées ou des engrais mal traités, ou être d’origine naturelle. La contamination par les nitrites peut être un signe de détérioration de la qualité des eaux souterraines et signaler d’autres problèmes liés à la qualité de l’eau de puits. Des concentrations d’azote nitreux supérieures à 1,0 mg/L peuvent présenter un risque pour les nourrissons jusqu’à six mois. |
| Orthophosphate sous forme de phosphore (P) | S.O. | S.O. | L’orthophosphate est un terme chimique qui désigne un phosphate inorganique. La présence d’orthophosphate dans les eaux souterraines peut indiquer une contamination provenant d’eaux de surface. Il convient d’en identifier la source, car la présence de pathogènes ou d’autres contaminants dans les eaux de surface peut avoir des effets néfastes sur la santé. |
| pH | S.O. | 7,0-10,5 | Un pH inférieur à 7,0 peut contribuer à la corrosion des tuyaux et des raccords. Un pH inférieur à 7,0 ne constitue pas un risque pour la santé, mais l’eau corrosive peut dissoudre des métaux tels que le plomb, le cadmium, le zinc et le cuivre présents dans les tuyaux. Cela peut entraîner une augmentation de la concentration de ces métaux dans l’eau potable, ce qui peut causer des problèmes de santé. Un pH supérieur à 10,5 peut favoriser la formation de dépôts sur les matériaux de plomberie. Le pH est l’un des nombreux paramètres utilisés pour évaluer la qualité globale de l’eau. |
| Phosphore (P) | S.O. | S.O. | Le phosphore est un élément que l’on trouve couramment dans le sol, les roches et les plantes. C’est un nutriment essentiel pour toutes les formes de vie. Le phosphore est utilisé dans les engrais agricoles et est également présent dans les détergents ainsi que dans les déchets humains et animaux. Il est beaucoup plus courant dans les eaux de surface que dans les eaux souterraines, car il est peu mobile et il est très peu probable qu’il atteigne les eaux souterraines à des concentrations importantes. Une préoccupation plus générale concernant le phosphore est son impact environnemental. Des concentrations élevées de phosphore peuvent provoquer des proliférations d’algues bleu-vert dans les eaux de surface. Ces proliférations peuvent affecter la santé humaine par contact ou consommation. |
| Potassium (K) | S.O. | S.O. | Le potassium est présent naturellement, mais la source la plus courante de potassium dans l’eau potable provient des systèmes de traitement de l’eau, tels que les échangeurs d’ions (adoucisseurs d’eau) utilisant du chlorure de potassium. Il s’agit d’un élément essentiel, nécessaire en petites quantités à tous les organismes vivants. Chez les personnes en bonne santé, il est peu probable que l’exposition à des concentrations accrues de potassium dans l’eau potable ait des effets néfastes sur la santé. Le potassium peut toutefois provoquer des effets sur la santé chez les personnes présentant certaines conditions médicales (p. ex., celles prenant certains médicaments pour les maladies cardiaques, les maladies rénales, la douleur ou le traitement du VIH). Si l’eau est adoucie par échange d’ions potassium, vous devriez utiliser une source d’eau séparée et non adoucie pour la cuisson et la consommation. |
| pH de saturation | S.O. | S.O. | Le pH de saturation est un pH théorique auquel l’eau est stable et ne formera ni dépôts ni corrosion. Il est calculé à partir de la température, des solides dissous totaux, de la teneur en calcium et de l’alcalinité de l’eau. |
| Sélénium (Se) | 0,05 | S.O. | Le sélénium se trouve naturellement en petites quantités dans les roches et les sols. Il s’agit d’un élément essentiel, nécessaire en petites quantités à tous les organismes vivants. Le sélénium peut être présent naturellement sous forme dissoute dans les eaux souterraines à la suite de l’altération et de l’érosion de certains types de roches et de sols. D’autres sources de sélénium dans les eaux souterraines comprennent la contamination par les effluents industriels, les eaux usées municipales et les sites de déchets dangereux. L’exposition à des niveaux très élevés de sélénium (supérieurs à 9 mg/L) dans l’eau potable peut provoquer de la fatigue et de l’irritabilité, ainsi que des dommages aux cheveux, aux dents, aux ongles et au foie. |
| Silice sous forme de SiO2 | S.O. | S.O. | La silice est un composé abondant présent dans les eaux souterraines à la suite de l’érosion des roches et des minéraux. Elle est beaucoup plus courante dans les eaux souterraines que dans les eaux de surface. La silice dissoute ne présente aucun risque connu pour la santé humaine. Toutefois, la présence de fortes concentrations de silice dissoute peut nuire au fonctionnement des systèmes de traitement de l’eau conçus pour éliminer le fer et le manganèse dissous. Des concentrations extrêmement élevées de silice dissoute peuvent également entraîner la formation de dépôts dans les tuyaux et restreindre l’écoulement de l’eau dans les réseaux de plomberie. |
| Argent (Ag) | S.O. | S.O. | L’argent est un métal relativement rare. Ses principales utilisations commerciales sont la photographie, les composants électroniques et la fabrication d’alliages métalliques. L’argent peut être absorbé par les sols, mais il est très peu mobile et il est peu probable qu’il soit présent dans les eaux souterraines à des concentrations supérieures aux limites de détection. |
| Sodium (Na) | S.O. | ≤ 200 | Toutes les eaux souterraines contiennent naturellement une certaine quantité de sodium. Il s’agit d’un élément essentiel, nécessaire en petites quantités à tous les organismes vivants. Des concentrations élevées de sodium peuvent donner à l’eau un goût salé. Le sodium dans l’eau potable peut poser des problèmes de santé pour les personnes qui suivent un régime pauvre en sodium. Si l’eau est adoucie par échange d’ions sodium, vous devriez utiliser une source d’eau séparée et non adoucie pour la cuisson et la consommation. |
| Strontium (Sr) | 7,0 | S.O. | Le strontium est un élément naturellement présent dans les eaux souterraines et les eaux de surface à la suite de l’altération des roches et des sols, ou en raison d’activités humaines telles que l’exploitation minière et les activités manufacturières. L’exposition à des concentrations élevées de strontium peut entraîner des effets néfastes sur le développement des os. |
| Sulfate (SO42-) | S.O. | ≤ 500 | Les minéraux de sulfate présents dans l’eau potable peuvent accroître la corrosion des matériaux de plomberie et des composantes des puits d’eau. Le sulfate se trouve naturellement dans les eaux souterraines à la suite de l’altération des roches. À des concentrations supérieures à 1 000 mg/L, le sulfate dans l’eau potable peut avoir un effet laxatif. Consultez notre fiche d’information sur le sulfate pour obtenir plus de renseignements. |
| Thallium (Tl) | S.O. | S.O. | Le thallium est naturellement présent dans les roches. La source la plus courante de thallium dans les eaux souterraines est le lessivage du thallium provenant d’activités de traitement des minerais. |
| Étain (Sn) | S.O. | S.O. | L’étain est un métal présent dans de nombreuses roches et minéraux. Il est rare que l’étain soit naturellement présent dans les sols et dans l’eau. La majeure partie de l’étain présent dans les eaux souterraines provient des activités manufacturières et des effluents industriels. |
| Titane (Ti) | S.O. | S.O. | Le titane est un élément naturellement présent dans de nombreuses roches ignées et sédimentaires. Les composés du titane sont stables dans le sol; par conséquent, seules de petites quantités de titane se retrouvent dans l’eau à la suite de l’altération des roches. Le titane peut également être présent dans les eaux souterraines en raison d’effluents provenant d’activités manufacturières. Le titane est relativement peu toxique. Il ne s’accumule pas dans l’organisme humain. |
| Matières dissoutes totales (MDT) | S.O. | ≤ 500 | Les matières dissoutes totales (MDT) correspondent à la matière dissoute calculée présente dans l’eau, composée de sels minéraux et de petites quantités d’autres substances inorganiques et organiques. Ils sont liés à la conductivité de l’eau. Les MDT constituent l’un des nombreux paramètres utilisés pour évaluer la qualité globale de l’eau. Si la concentration de MDT est trop élevée, l’eau devient impropre à la consommation ou à la cuisson. |
| Turbidité | La turbidité varie selon la source de l’eau et la technologie utilisée pour la traiter. | Dans les eaux de surface et les eaux souterraines directement influencées par les eaux de surface, la turbidité peut indiquer la présence d’organismes pathogènes, tels que des bactéries, des virus et des parasites, pouvant provoquer des nausées, des crampes, de la diarrhée et des maux de tête connexes. Dans les sources d’eaux souterraines protégées, la turbidité peut être due à la présence d’argile, de limon et de matières inorganiques provenant de sources naturelles. Il est important de connaître et de comprendre la source de la turbidité. | |
| Uranium (U) | 0,02 | S.O. | L’uranium est un élément radioactif naturellement présent dans le sol et les roches à travers le monde. Certaines régions du Nouveau-Brunswick présentent un risque plus élevé que les niveaux d’uranium dans l’eau potable dépassent la norme, selon le type de minéraux présents dans le sol ou le substratum rocheux. L’exposition à l’uranium dans l’eau potable peut entraîner des lésions rénales. |
| Vanadium (V) | S.O. | S.O. | Le vanadium se trouve naturellement en petites quantités dans les roches et les sols. La présence de vanadium dans l’eau de puits dépend du type de roches et de sols de la région. D’autres sources liées aux activités humaines proviennent des émissions générées par la production de pétrole, de gaz et d’alliages métalliques. |
| Zinc (Zn) | S.O. | ≤ 5,0 | Le zinc est naturellement présent, mais la source la plus courante de zinc dans l’eau potable est la corrosion des tuyauteries et des matériaux de puits galvanisés. Le zinc est un élément essentiel et est généralement considéré comme non toxique aux concentrations normalement présentes dans l’eau potable. Une exposition à des concentrations très élevées de zinc peut provoquer des nausées et de la diarrhée. |
UCV = unité de couleur vraie.