Ravageurs forestiers

Diverses études sur la santé forestière sont menées chaque année sur des insectes et des maladies indigènes et invasifs, avec des analyses pour soutenir les évaluations des risques et les activités de planification.

Aperçu

Le ministère des Ressources naturelles évalue continuellement le risque que posent les maladies et les insectes nuisibles pour l’aménagement forestier durable. Quand ces risques dépassent les seuils acceptables, des interventions d’aménagement sont conçues et mises en œuvre dans le contexte d’une lutte antiparasitaire intégrée. À la fin de chaque année, le Ministère compile les résultats des études et les publie dans le Résumé de l’état des ravageurs forestiers au Nouveau-Brunswick (PDF 580 Ko).

La démarche qui consiste à comprendre le risque que pose un ravageur pour les valeurs de la forêt et à déterminer ensuite s’il faut intervenir est basée sur une combinaison de facteurs obligeant à connaître, prédire ou tenir pour acquis certains renseignements. Plus il y a moyen de recueillir des données, plus l’évaluation du risque sera exacte et plus grande sera la certitude si une réponse est exigée. C’est à la section Santé forestière que revient la tâche de recueillir et d’interpréter ces renseignements.

La surveillance s'effectue sur les terres de la Couronne, les propriétés industrielles et les terres privées.  

Gestion des forêts publiques du Nouveau-Brunswick (PDF 1.0 Mo)

Espèces de ravageurs préoccupantes

Espèces indigènes

On estime qu’il existe à l’heure actuelle plus de cinq millions d’espèces dans le monde, dont plus d’un million ont été identifiées. Les forêts canadiennes hébergent environ 55 000 espèces. Rares sont les ravageurs forestiers importants et ceux qui le sont varient d’une province à l’autre en fonction du type de forêt et des écorégions. Voici quelques-unes des espèces indigènes que le Ministère surveille activement :

  • la tordeuse des bourgeons de l’épinette;
  • l’arpenteuse de la pruche;
  • le dendroctone de l’épinette;
  • le charançon du pin blanc;
  • la tenthrède de l’épinette;
  • la mineuse des feuilles du thuya.

Les pathogènes sont des organismes qui causent des maladies à leur hôte, notamment des champignons, des virus et des bactéries. Ils peuvent être propagés d’arbre en arbre par des animaux, se déplacer dans l’air ou l’eau ou même se répandre sur nos bottes. Les pathogènes peuvent être difficiles à identifier; il faut souvent des microscopes ou des tests génétiques pour confirmer les espèces. Bon nombre de ces organismes peuvent rester dormants ou persister à de faibles niveaux jusqu’à ce que les conditions soient favorables pour une propagation rapide. Les conditions sont souvent environnementales et difficiles à prédire, de sorte qu’il est difficile d’évaluer les conditions risquées. Voici certains pathogènes ordinaires figurant sur la liste de surveillance de la province :

  • l’armillaire; 
  • la rouille suisse, la rouille et les brûlures des aiguilles.

Espèces non indigènes

Dans l’économie mondiale d’aujourd’hui, le risque d’introduire des ravageurs non indigènes est accru. Certains de ces ravageurs peuvent poser une menace directe pour les forêts et les écosystèmes naturels. Les questions de santé et de quarantaine des plantes jouent un rôle grandissant dans le commerce international, mais elles constituent aussi une menace indirecte pour l’exportation et le transport intérieur des produits forestiers.

Le Nouveau-Brunswick compte de nombreuses voies d’entrée potentielles. Étant donné que le Nouveau-Brunswick a des frontières communes avec trois provinces et l’État du Maine, et que Saint John est un grand port d’escale pour les porte-conteneurs, il est manifestement un corridor de transport. L’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) est le principal organisme chargé de surveiller et de réglementer les espèces invasives au Canada. Par conséquent, son rôle consiste à surveiller l’importation éventuelle de ravageurs nuisibles par ces voies et de repérer et réglementer les nouvelles introductions. On trouve sur le site Web de l’ACIA une liste des espèces et des zones réglementées, ainsi que des matériaux qu’il est interdit de déplacer de ces zones réglementées (par exemple bois d’allumage).

Les espèces actuellement surveillées comprennent :

  • l’agrile du frêne;
  • le cul-brun;
  • le puceron lanigère de la pruche;
  • le longicorne brun de l’épinette;
  • le flétrissement du chêne;
  • la spongieuse asiatique.

Identification des ravageurs et études connexes

Avant de pouvoir évaluer le risque que présente un ravageur, il faut d’abord bien l’identifier. La première ligne de défense de tout programme de gestion des ravageurs forestiers est une détection efficace. Le Ministère utilise les outils et systèmes de surveillance les plus récents. L'objectif est de maintenir les populations de ravageurs en dessous de seuils spécifiques pouvant causer des dommages indésirables. En plus d’aider à déterminer la présence ou l’absence de ravageurs, la surveillance permet de mesurer les modifications qui surviennent au fil du temps dans les populations pour comprendre si les niveaux de risque sont en train de changer.

Gestion des ravageurs

Dans certains scénarios, le risque posé par un ravageur est considéré comme supérieur à ce qui est acceptable pour une ou plusieurs valeurs de la forêt. Lorsqu’une telle situation se produit, des contrôles préventifs, suppressifs ou réglementaires peuvent être mis en place.

Ces contrôles peuvent supposer le recours à :

  • des moyens mécaniques (retrait direct d’un ravageur);
  • des moyens biologiques (parasitoïdes, virus, bactéries, champignons);
  • des insecticides synthétiques (produits chimiques et biologiques enregistrés).

Le Ministère travaille avec tous les ordres de gouvernement, des chercheurs, des universités, l’industrie et des groupes d’intérêt spéciaux pour trouver les meilleures options de contrôle et faire en sorte qu’elles soient raisonnables du point de vue biologique et économique, en plus d’être socialement acceptables. Les options cernées en matière de contrôle permettent non seulement de maîtriser les populations de ravageurs et de réduire les niveaux de dommages prévus, mais elles favorisent également les ennemis naturels et, chaque fois que la situation le permet, réduisent la nécessité d’utiliser des insecticides enregistrés.

Une fois que les options de contrôle et de traitement ont été évaluées, un plan est formulé pour déterminer les zones qui posent le plus de risque et les ressources qui seront nécessaires.

Les études au sol incluent habituellement la surveillance avant et après le traitement des populations d’insectes et les niveaux de dommages dans les zones traitées et non traitées. Les études aériennes donnent une vue d’ensemble de la répartition et de la gravité de la défoliation dans les zones traitées en comparaison avec les niveaux prévus. Des analyses statistiques sont menées pour mesurer les effets des traitements (par exemple mortalité des insectes, protection du feuillage) afin d’évaluer et de déterminer les outils de protection les plus efficaces qui vont améliorer les décisions à venir concernant la gestion des ravageurs.

Consultez la base de données historiques représentant l’utilisation initiale de pesticides au Nouveau-Brunswick.

Lutte contre la tordeuse des bourgeons de l'épinette au Nouveau-Brunswick (anglais seulement)