Alcool

Signes avant-coureurs d'un problème lié à l'alcool et ressources disponibles.

Vous ne trouvez pas ce que vous cherchez ou vous avez des questions? Pour de l’information ou de l’aide en tout temps, téléphonez à la ligne d’écoute consacrée au traitement des dépendances et à la santé mentale au : 1-866-355-5550.

Aperçu

Saviez-vous que l’alcool est l’une des principales causes évitables de maladies, d’incapacités et de décès prématurés au Canada ? Les risques à court terme à la santé associés à la consommation d’alcool comprennent les blessures, la violence et l’intoxication alcoolique. La consommation d’alcool accroît aussi le risque de problèmes de santé à long terme, comme le cancer, les maladies hépatiques, les maladies cardiaques, les accidents vasculaires cérébraux, les problèmes de santé mentale et la dépendance à l’alcool. En 2020, les coûts en matière de santé et sur les plans social et juridique engendrés par la consommation d’alcool au Nouveau-Brunswick se sont élevés à plus de 411 millions de dollars.

Écoutez le Dr. Yves Léger, médecin-hygiéniste en chef par intérim, expliquer les méfaits de la consommation d’alcool.

Le médecin-hygiéniste en chef par intérim Dr. Yves Léger explique les nouveaux repères canadiens sur l’alcool et la santé.

La consommation d'alcool au Nouveau-Brunswick

  • En 2022, le taux de consommation excessive d’alcool au Nouveau-Brunswick se situait à 21,3 %, soit une augmentation par rapport au taux de 18,9 % de l’année précédente.
  • En 2021, au Nouveau-Brunswick, la différence dans la consommation abusive entre les hommes et les femmes était importante : 24 % des hommes ont déclaré boire de façon abusive comparativement à 14,1 % des femmes. Il faut noter que les risques pour la santé augmentent beaucoup plus rapidement pour les femmes que pour les hommes au-delà de six verres standards par semaine.
  • Selon les données du Sondage sur le mieux-être des élèves du Nouveau-Brunswick (2021-2022) : 45 % des jeunes de la 6e à la 12e année ont déclaré avoir bu de l’alcool, 17,8 % ont déclaré boire régulièrement, et 11,6 % ont déclaré boire de façon abusive. L’âge moyen de prise du premier verre d’alcool était de 14 ans.

Réduire votre risque

Les Repères canadiens sur l’alcool et la santé fournissent aux personnes vivant au Canada de l’information importante sur l’alcool et la santé dont elles ont besoin pour évaluer leur risque personnel et réfléchir à leur consommation d’alcool. Ce guide permet de comprendre que même en petite quantité, l’alcool n’est pas bon pour la santé. Voici les points principaux du guide :

  • Il existe un continuum de risque associé à la consommation hebdomadaire d’alcool :
    • 0 verre par semaine — Éviter de consommer de l’alcool comporte des bienfaits, comme une meilleure santé et un sommeil de meilleure qualité, par exemple.
    • 2 verres standards par semaine — Vous éviterez probablement les conséquences liées à la consommation d’alcool, pour les autres et pour vous-même. 
    • 3 à 6 verres standards par semaine — Votre risque de développer plusieurs cancers, comme le cancer du sein et du côlon, augmente.
    • Au-delà de 7 verres standards par semaine — Votre risque d’avoir une maladie du cœur ou un AVC augmente radicalement.
  • La consommation de plus de deux verres standards par occasion est associée à un risque accru de méfaits pour vous-même et les autres, comme les blessures et les actes de violence.
  • Aucune quantité d’alcool n’est sans danger pour les femmes enceintes ou qui essaient de tomber enceintes. 
  • Pour les femmes qui allaitent, il est plus prudent de ne pas boire d’alcool.

Signes de consommation nocive d’alcool

Lorsque l’alcool commence à interférer avec ce qui compte le plus pour une personne, comme ses relations, ses responsabilités ou ses objectifs personnels, c’est peut-être le signe qu’il y a un risque de consommation nocive ou de dépendance. Il existe un soutien de compassion pour de telles circonstances, et chaque personne peut choisir l’approche qui correspond le mieux à ses valeurs, ses priorités et sa situation.

Les personnes qui présentent une dépendance physique à l’alcool développent une tolérance à l’alcool. Cela signifie qu’elles doivent en consommer davantage pour ressentir les mêmes effets. La dépendance physique s’installe au fil du temps, et si la personne cesse de boire soudainement, elle risque d’éprouver des symptômes de sevrage.

Les symptômes de sevrage les plus courants sont les troubles de sommeil, les tremblements, les nausées et, dans une moindre mesure, les convulsions. D’une durée de deux à sept jours, ces symptômes peuvent être légers ou graves, selon la quantité d’alcool bue et le nombre d’années de consommation.

Dans certains cas, un delirium tremens (DT) survient cinq ou six jours après le sevrage. Cette complication grave cause des hallucinations, de la confusion, de la fièvre et un rythme cardiaque rapide. S’ils ne sont pas traités, les symptômes graves de sevrage peuvent mettre la vie en danger. 

Toute personne qui souhaite réduire sa consommation d’alcool ou cesser d’en consommer devrait consulter un professionnel de la santé. Il peut être dangereux de cesser soudainement de consommer de l’alcool sans suivi médical.

Nos initiatives pour réduire la consommation d’alcool

Le ministère de la Santé a entrepris un projet pilote quinquennal pour réduire la consommation de substances, notamment de l’alcool, et les méfaits qui y sont liés chez les jeunes par la mise en œuvre du projet Planète Jeunesse dans quatre régions au Nouveau-Brunswick. Planète Jeunesse met l’accent sur la création de milieux communautaires sains pour soutenir la santé et le bien-être des jeunes. Le projet Planète Jeunesse s’inspire du modèle de prévention islandais (disponible en anglais seulement), qui se révèle efficace pour réduire la consommation de substances chez les jeunes en Islande depuis plus de 20 ans.

Le Plan d’action interministériel visant les dépendances et la santé mentale (PDF 697 Ko) fournit un cadre de travail pour guider et harmoniser les visions, priorités et plans pour 2021-2025, et pour favoriser la collaboration entre les intervenants et les partenaires en santé mentale. 

Ce plan d’action repose aussi sur les trois principaux objectifs du plan stratégique du ministère de la Santé. Le Ministère élabore actuellement le prochain plan en fonction des travaux réalisés et des nouvelles priorités.

Du soutien est offert

Si une personne s’inquiète de sa propre consommation d’alcool, différentes options lui sont offertes :

  • Elle peut en parler avec son fournisseur de soins primaires.
  • Elle peut consulter Navigapp, une ressource en ligne qui aide les personnes aux prises avec des problèmes de santé mentale et de dépendance.
  • La direction des Services de traitement des dépendances et de la santé mentale du ministère de la Santé, en collaboration avec les régies régionales de la santé, offre plusieurs services cliniques qui peuvent convenir à chacun, selon le niveau de service qui correspond à ses besoins.

Ressources et soutien autonome