Assemblée législative du Nouveau-Brunswick
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John McNair


L'hon. John Babitt McNair est né le 20 novembre 1889, à Andover, dans le comté de Victoria, au Nouveau-Brunswick. Il était le fils de James McNair et de Francis Anne Lewis. Il a fréquenté l'école primaire de Andover et l'école consolidée de Florenceville avant de s'inscrire à l'Université du Nouveau-Brunswick en 1907. Il s'est distingué en tant que boursier avant d'obtenir son B.A. en 1911, puisqu'il a reçu plusieurs prix, y compris la Médaille du lieutenant-gouverneur, et il a prononcé le discours d'adieu. Il s'est mérité une bourse Rhodes pour fréquenter l'université Oxford, où il s'est distingué davantage en obtenant le premier rang de la classe, et il a obtenu un B.A. en 1913 et un B.D.C. en 1914.

Après le déclenchement de la Première Guerre mondiale, M. McNair s'est enrôlé dans les forces armées et il a servi au sein du Corps expéditionnaire canadien en France et en Allemagne. À la fin de la guerre, il avait atteint le rang de lieutenant. Après le déclenchement de la Seconde Guerre mondiale, M. McNair s'est porté une fois de plus volontaire et a servi en tant que capitaine dans la réserve de l'Artillerie royale canadienne.

Après son retour au Nouveau-Brunswick, en 1919, M. McNair a été admis au barreau et s'est associé à J.J.F. Winslow pour former un cabinet, à Fredericton. Pendant les 15 années qui suivirent, il devint un membre de premier plan de plusieurs organismes fraternels, religieux et communautaires. Il est aussi devenu un avocat important, et il a été nommé conseil du roi le 16 juillet 1935.

Pendant la même période, M. McNair a commencé à participer aux affaires publiques. Une étoile montante au sein du Parti libéral, il est devenu président de l'Association libérale du Nouveau-Brunswick en 1932. Il a occupé ce poste jusqu'en 1940. Pendant la campagne électorale de juin 1935, M. McNair a été indispensable à l'élection de A. Alison Dysart au poste de premier ministre. Lors des mêmes élections, M. McNair, âgé de 46 ans, a été élu à l'Assemblée législative à titre de représentant du comté de York.

Le 16 juillet 1935, M. McNair a été nommé procureur général au sein du cabinet du premier ministre Dysart. Il a occupé ce poste pendant les 17 années qui suivirent, jusqu'à sa retraite de la politique en 1952. À l'Assemblée législative, M. McNair s'est distingué en tant qu'orateur doué et était vu comme le plus habile des députés du gouvernement Dysart. M. Dysart était souvent malade, et, pendant ses nombreuses absences de l'Assemblée législative, M. McNair occupait le poste de premier ministre suppléant. Même s'il n'a pas été réélu dans le comté de York lors des élections générales du 20 novembre 1939, une élection partielle a été mise sur pied pour M. McNair dans le comté de Victoria et, le 20 janvier 1940, il a été réélu.

Peu de temps après, M. Dysart s'est retiré de la vie politique, et, le 13 mars 1940, M. McNair a été assermenté à titre de premier ministre. Il a aussi continué son travail en tant que procureur général et, étant donné sa réputation d'administrateur de terrain, il a aussi ajouté brièvement à ses responsabilités les portefeuilles du Travail, de la Santé et du Travail, et des Terres et des Mines. Considéré comme ayant été le plus intelligent de tous les premiers ministres du Nouveau-Brunswick, M. McNair était aussi un habile politicien et un excellent débatteur qui utilisait souvent son esprit acerbe pour parer les critiques de l'opposition. Il était peut-être le dernier premier ministre qui écrivait tous ses discours lui-même, ce qu'il faisait à la main chez lui, sur le rang Waterloo, ou à son chalet, à Gordon Vale.

M. McNair a gouverné la province pendant les années de guerre et des temps économiques difficiles, et on lui a attribué la présentation d'une série excédents budgétaires, la mise en place d'un programme important d'électrification rurale, l'amélioration de l'éducation dans les régions rurales, l'élargissement du rôle de la fonction publique et la centralisation à Fredericton des bureaux du gouvernement provincial et de la Commission d'énergie électrique du Nouveau-Brunswick. Après la guerre, il a instauré divers programmes d'avantages sociaux, a commencé la modernisation du système routier et a créé le ministère de l'Industrie et de la Reconstruction afin d'assurer à la province une transition économique et sociale en douceur entre les périodes de guerre et de paix.

Il a aussi contribué à la modernisation de la politique. Pour les élections générales d'août 1944, M. McNair a été le premier politicien au Canada à embaucher les services d'une agence de publicité professionnelle pour diriger une campagne politique. À la suite de la campagne extrêmement réussie, les Libéraux ont remporté tous les sièges à l'Assemblée législative, sauf cinq. Après une campagne électorale similaire en juin 1948, les Libéraux de M. McNair ont été réélus avec une majorité semblable. M. McNair a été premier ministre jusqu'à la défaite de son parti aux élections de 1952.

M. McNair est ensuite retourné à son cabinet d'avocat à Fredericton. En juillet 1955, il a été nommé juge de la Division d'appel de la Cour suprême du Nouveau-Brunswick. En octobre 1955, il a été nommé juge en chef de la Division d'appel de la Cour suprême du Nouveau-Brunswick. Il a pris sa retraite comme juge en 1964 en raison de son âge. Pendant sa carrière après la politique, M. McNair était aussi membre du Sénat de l'Université du Nouveau-Brunswick, président du comité de sélection pour la distribution des bourses Beaverbrook, et membre du conseil d'administration de la Galerie d'art Beaverbrook.

En juin 1965, alors qu'il était âgé de 76 ans, M. McNair a été nommé lieutenant-gouverneur du Nouveau-Brunswick. Il a occupé ce poste jusqu'au 31 janvier 1968, au moment où la maladie l'a forcé à démissionner. Il est décédé six mois plus tard, le 14 juin 1968.

M. McNair a épousé Mary MacGregor Crocket le 17 mai 1921, et ils ont eu trois filles et un garçon. Peu de temps après que M. McNair soit devenu premier ministre, la santé de sa femme s'est détériorée de façon alarmante, et elle a passé la plupart de son temps dans les hôpitaux. Par conséquent, en plus d'assumer la responsabilité des affaires de la province, M. McNair a assumé la lourde responsabilité d'élever quatre enfants. Après la mort de sa première femme en 1961, il a épousé Margaret Jones le 27 avril 1963.

L'hon. John McNair s'est mérité de nombreux prix dans sa vie, dont un doctorat honorifique en droit de l'Université du Nouveau-Brunswick en 1938 et un doctorat honorifique en droit canon de la Mount Allison University en 1951. Il a été nommé Compagnon de l'Ordre du Canada le 6 juillet 1967, mais le prix lui a été décerné à titre posthume puisque la cérémonie n'a pas eu lieu avant le 23 septembre 1968.


Références:
Dalton Camp, Gentlemen, Players and Politicians, 1970.
Dalton Camp, «A remarkable public man», Telegraph Journal (Oct. 26 1999).
Arthur Doyle, The Premiers of New Brunswick, 1983.
Don Hoyt, A Brief History of the Liberal Party of New Brunswick, 1999.
R.A. Tweedie, On With The Dance: A New Brunswick Memoir 1935-1960, 1986.
Calvin Woodward, The History of New Brunswick Provincial Election Campaigns
     and Platforms 1866-1974, 1976.
Canadian Parliamentary Guide, diverses éditions.
The Canadian Who’s Who, Volume X, 1964-1966.
Elections in New Brunswick 1784-1984, 1984.
Prominent People of New Brunswick, 1937.


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